Il
fréquente l’école primaire de Québec Ouest jusqu’en
1940 où il obtient un diplôme de 4e année.
Il lit et écrit
le français mais parle français et anglais.
Il a un
demi-frère du nom de Perceval du premier mariage de son
père. Il a en plus 12
frères et soeurs.
Il commence
à travailler en 1943 pour Price Brothers.
En 1949, il
revoit une jeune fille qu’il avait déjà vue à
St-Raymond de Portneuf lorsqu’ils avaient tout deux 12 ans.
Maintenant âgés de 20 ans,
ils planifient de se marier. C’est
le 4 août 1949 à l’église Ste-Marie-Médiatrice
de Jonquière que Léo COCKS et Fernande GIRARD se diront “oui”
mutuellement devant le révérend père J. Filion, s.m.m. curé
de la paroisse de même que devant leurs parents et quelques amis. Son épouse Fernande GIRARD est
née le 16 novembre 1928 à Jonquière. Elle est la fille de Pantaléon
GIRARD et de Diana LARRIVÉE.
Puis en 1952,
il entre à l’Aluminerie Alcan d’Arvida. Il y sera soudeur
Ils auront
11 enfants. Il en reste huit
vivants, donc pour ceux-ci l’information est protégée.
Par contre,
je peux parler de ceux qui sont décédés :
-Isabelle, deuxième
enfant de la famille, née le 1er août 1952 et
décédée
le 22 août 1952.
-Joseph (dit
Rosaire), troisième enfant de la famille, né et
décédé le 31 juillet 1953.
-Cyrille,
quatrième enfant de la famille, né le 4 septembre 1954 et
décédé le 7 mai 2000 à l’âge de 45 ans.
Et une
vivante :
-Anick, septième
enfant de la famille, historienne de famille, généalogiste
amateure et auteure de ces pages, est née en 1958. Elle est mariée et mère de
trois enfants.
Le dernier
enfant de Léo et de Fernande naîtra en 1963.
Léo
ne pourra pas voir grandir ses enfants puisqu’il décède
trois mois après la naissance de la dernière-née. Il meurt le 10 août 1963 à
l’Hôpital de Chicoutimi d’une méningite. Il n’avait que 35 ans. La méningite étant
très contagieuse, n’a heureusement pas affecté ses neuf
enfants vivants ni son épouse.
C’est lors de l’autopsie que les médecins ont
découvert quelle était la maladie qui l’avait
emportée.
Notre mère
a relevé haut-la-main le défi d’élever seule ses
enfants. En effet, elle n’a
jamais voulu se remarier. Elle s’est
réfugiée dans sa foi pour passer au travers de cette terrible
épreuve qui contenait plus de moments difficiles que de petits bonheurs
d’élever ses neuf enfants âgés de trois mois à
13 ans. Fernande n’avait que
35 ans lors de son veuvage.
Elle a eu le
courage, l’énergie et la foi pour s’occuper de ses
enfants. Elle a même refuser
plusieurs familles qui voulaient adopter un ou l’autre de ses enfants.
Après
avoir travaillé toute sa vie pour les siens, sa vie fût
consacrée à la prière, au bénévolat.
Victime d’un
AVC (accident vasculaire cérébral) le 10 mai 2003, la veille de
la fête des Mères, elle est hospitalisée et on craint pour
sa vie. Finalement, elle se réveille
ou sort de sa léthargie, mais les dommages au cerveau sont très
graves. Les zones de la
mémoire, du langage, de l’écriture, de la lecture, des arts
(elle peignait des images religieuses) sont très touchées. Elle est complètement
paralysée du côté droit. C’est donc le côté gauche du cerveau qui
est atteint. De la
physiothérapie est entrepris, mais sans succès.
Elle ne
reconnaît pas ses enfants, mais elle aime bien les soins de beauté
qu’une de ses filles lui prodiguent. C’était une femme coquette qui prenait beaucoup
soin de sa personne. Malgré
les travaux parfois lourds qu’elle entreprenait dans sa vie active, elle
prenait un soin particulier pour ses mains et ses ongles.
Après
un séjour de sept mois à l’hôpital, elle est transférée
dans un Foyer pour personnes âgées. Elle y restera de décembre 2003 à
février 2005 (près de 14 mois) soit jusqu’à son
décès le 7 février.
Elle avait
76 ans. Aucune maladie, ne prenait
aucun medicament seulement quelques vitamines.
Ainsi, me
voilà orpheline de père et de mère.
Nous devons
tous un jour ou l’autre vivre cette étape dans notre vie, mais il
est toujours trop tôt lorsqu’elle survient.
By
Anick Cocks, 13 avril 2005.