0Biographie de Félix LAVOIE

 

Félix LAVOIE est né entre 1867 et 1870.

 

Ses parents sont Napoléon LAVOIE et Basilice VAILLANCOURT.

 

Dans le recensement canadien de 1881, la famille demeure à St-Léon-de-Standon :

 

-Napoleon LAVOIE, 45 ans, Cordonnier

-Basilica LAVOIE, 40 ans

-Felise LAVOIE, m, 14 ans, fils, cultivateur

-Alfred LAVOIE, m, 10 ans, étudiant

-Victoria LAVOIE, f, 8 ans, étudiante

-Joseph LAVOIE, m, 5 ans

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Donc, en 1881, Félix semble avoir 14 ans comme l’indique le recensement ce qui le ferait naître en 1867.  Il est le deuxième enfant de la famille, du moins actuellement.  Rien n’exclue la possibilité qu’entre sa soeur Basilisse* née en 1862 et lui né entre 1867 et 1870, se glisse un ou plusieurs enfants qui ne nous sont pas connus pour le moment.  Ses parents se sont mariés le 23 octobre 1860 à la paroisse Ste-Famille de l’Île d’Orléans.  Il reste à investiguer si des enfants de cette union sont nés dans la paroisse de Ste-Famille.

 

*Basilisse LAVOIE  est mariée depuis 1877 à Napoléon BROUSSEAU.  En 1881, dans le recensement, ils n’ont pas encore d’enfant.  Selon le recensement de 1901, la date de naissance de Basilisse est le 25 novembre 1862 et ils ont déjà six enfants.

 

Félix LAVOIE se marie le 31 mai 1897 à Célanire BISSON dans la paroisse St-Léon-de-Standon.

 

Un premier enfant naît en juin 1898, il s’agit de Lumina.  Puis, le 20 mai 1899 naîtra Alice Bernadette.

 

Le couple LAVOIE-BISSON et leurs deux filles partiront tenter l’aventure aux États-Unis dans l’état du New-Hamphsire.  Ils sont dans le recensement de Berlin, N.H. de 1900.  Ils demeurent sur la rue High Street avec leurs filles et deux frères de Célanire :  Israël et Gédéon BISSON.  De plus, Célanire est de nouveau enceinte.  Cette fois, elle attend un garçon qui naîtra avant la fin de l’année 1900.  La naissance de Sauveur n’a toujours pas été retracée.

 

En 1901, lors du recensement canadien, la famille est toujours aux États-Unis.  On ne sait pas encore à quel moment, ils sont revenus au bercail.  Par contre, le 23 décembre 1903, ils sont bien à St-Léon-de-Standon puisque Célanire donne naissance à sa troisième fille qui se prénommera Mérilda.

 

Puis, c’est le choc pour la famille, la petite Alice Bernadette décède le 15 mai 1904 à cinq jours de son cinquième anniversaire de naissance.  Ses funérailles auront lieu le 16 mai à St-Léon-de-Standon.

 

Comble de malheur, moins de deux ans après ce drame, le 18 mars 1906, en tentant de mettre au monde son cinquième enfant, Célanire meurt lors de l’accouchement.  Son enfant ne survivra pas non plus.

 

Félix se retrouve monoparental avec deux filles et un fils alors qu’il travaille la plupart du temps à l’extérieur comme bûcheron.

 

Il confiera ses filles à une bonne famille de Québec.  Son seul fils quant à lui sera pris en charge par un frère de Célanire, Oléas Bisson.  On découvre chez Sauveur une grave malformation cardiaque.  Sauveur décédera le 5 mars 1913 à l’Hospice St-Joseph-de-la-Délivrance de Lévis, il n’avait que 13 ans.  Sa sépulture aura lieu deux jours plus tard au cimetière Mont-Marie de Lévis.

 

Pendant plusieurs années, on perd la trace de Félix LAVOIE.   Toutefois, il réapparaît à Québec alors qu’il est hospitalisé le 29 décembre 1928 à l’Hôpital St-Michel-Archange.  La raison de son hospitalisation, il s’est fracturée la hanche en travaillant sur une charette.  De plus, il est épileptique.  En ces temps-là, le mot épilepsie faisait peur et les gens atteints de cette maladie passaient pour des fous.  Il fût donc considéré comme tel et placé dans cette institution.

 

Je ne connais pas les dommages qu’il eût à la hanche, ni si d’autres problèmes de santé se sont développés par la suite.  Toujours est-il qu’il ne sortit jamais de cet établissement.  Il décéda le 17 juin 1943.  N’ayant pu rejoindre sa famille et croyant qu’il n’en avait pas, son corps fût donné à la science.  C’est la Faculté de médecine de l’Université Laval de Québec qui procéda à l’autopsie.  J’ai fait des démarches pour essayer d’obtenir les résultats de ces ultimes tests sans succès pour le moment.  Toujours est-il que son corps fût disposé pour les funérailles 10 mois plus tard le 4 avril 1944 au Cimetière Belmont de Québec.  Il fût inhumé dans la fosse commune.  Ses filles Lumina et Mérilda ne surent jamais où leur père avait été inhumé.

 

C’est en entreprenant des recherches généalogiques que son arrière-petite fille Anick COCKS découvrit ce qui s’était vraiment passé.  Violet la fille de Lumina LAVOIE fût avisée des résultats de l’historienne de famille Anick.

 

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Par Anick Cocks, 13  avril 2005.

 

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