Mon histoire et celle de ma famille

Tout d'abord, il me faut vous raconter mon arrivée dans ce monde il y a de cela près de 48 ans.

Je suis la cinquième enfant du couple Cocks-Girard qui en aura 11 au total dont neuf survivront.  Ma sœur Isabelle et mon frère Joseph n'ont vécu que le temps de le dire.  Ma sœur Isabelle n'a vécu que 23 jours étant un bébé bleu.  Quant à Joseph, il n'a eu qu'une heure de vie.  Sa naissance a été provoquée à huit mois de grossesse parce qu'il était trop gros (il pesait déjà 10 lbs/4.5 kg).  Donc, je suis la deuxième fille vivante de ce couple, mon aînée avait déjà sept ans lorsque je naquis à l'hôpital d'Arvida et j'avais aussi trois frères.  Et qui connaît Arvida connaît l'Alcan.  Cette ville est maintenant fusionnée à la ville de Jonquière qui est située au Saguenay Lac-St-Jean. 

Ma mère a grandi à Jonquière, dans le rang St-François, avec ses sept frères et sœurs.  Elle rencontra son futur mari à l'âge de 12 ans pour la première fois à St-Raymond de Portneuf.  Ils se rencontrèrent à nouveau à l'âge de 18 ans (ils avaient exactement le même âge).  Et là, ce fut la grande demande après deux semaines de fréquentation.

Ma mère lorsqu'elle épousa mon père avait l'intention d'avoir 15 enfants.  Elle en eut 11 car mon père décéda le 10 août 1963 à l'âge de 35 ans.  L'objectif de ma mère ne fut pas atteint, mais je dois vous dire que se retrouver veuve à l'âge de 35 ans avec neuf enfants de l'âge de trois mois à 13 ans fut une expérience assez laborieuse (cinq garçons, quatre filles).  C'est la foi qui l'a aidée à traverser cette dure épreuve.

Mon père était bûcheron et ensuite il a travaillé à l'aluminerie d'Arvida (Alcan) comme soudeur jusqu'à son décès en 1963.

Voici une photo

de leur mariage.  Ils faisaient un très beau couple n’est-ce-pas?

Mes deux grands-pères ont participé à la Première Guerre Mondiale de 1914-1918.  Mon grand-père Girard qui faisait partie du 22e Régiment est même allé combattre en Europe.  Il a obtenu quatre médailles dont celle de service.  J'en ferai le montage sous peu.  En des temps meilleurs, il était commis-voyageur et il fût aussi électricien à l'Aluminerie l'Alcan d'Arvida. 

Quant à mon grand-père Cocks, il effectua plusieurs tâches lors de cette guerre, dont signaleur et ébéniste.  Il avait quitté sa ville natale de Londres, Angleterre en 1908 avec son père Sampson Cyprus (Scypris) Cocks et sa mère Mary Ann Ager.  Malheureusement, sa mère décéda sur le bateau d'une occlusion intestinale.  Ils avaient embarqué au port de Liverpool le 25 juin 1908.   Mon arrière grand-père avait 49 ans et son fils 20 ans lorsqu’ils mirent les pieds en sol canadien et québécois.  Quant à mon arrière-grand-mère paternelle, tout ce que je sais sur elle est qu’elle avait 47 ans à son décès et que sa mère se nommait Rosina Ager.    C’est tout ce que j’ai sur elle actuellement.

J’ai pu retracer l’acte de décès en mer de mon arrière-grand-mère, mais ce ne fut pas facile du tout.   Il faut savoir que les décès en mer sont répertoriés dans le pays d’origine et dans le pays d’accueil.   Ce « répertoire » se nomme « Deaths at Sea ».

Si vous lisez ce texte et si ces noms vous disent quelque chose, n'hésitez pas une seule seconde: entrez en contact avec moi le plus tôt possible.

Pour continuer mon histoire, je grandis paisiblement avec mes cinq frères et trois sœurs.  Rien de catastrophique ne s'est produit pendant ma tendre enfance ni pendant mon adolescence.  J'étais une élève modèle (sans farce).  Par contre, je n'étais pas intéressée par la lecture.  Je ne sais pourquoi je développai cet intérêt à l'âge de neuf ans seulement.  Moi et ma sœur, cadette de un an, allions souvent à la bibliothèque municipale se chercher des livres.  Je n'ai pas changée, je vais toujours à la bibliothèque emprunter des livres.  S'il fallait que j'aie acheté tous les livres que j'ai lus, tous les murs de ma maison seraient tapissés de livres et je serais très endettée.

Depuis le mois de septembre 1996, je m'adonne à la généalogie.  J'y ai découvert des choses que je n'aurais jamais sues si je n'avais entrepris ces recherches.  Je ne le regrette nullement.  Ça m'a tellement apporté d'informations sur le passé de ma famille que je n'en reviens tout simplement pas. 

Par contre, maintenant que j’ai trouvé l'origine de mon arrière-grand-père Sampson Cyprus COCKS il me reste à trouver l’origine de ses parents Joseph Cocks et Matilda Whipps.  J'ai tant entendu d'histoires à son sujet quand j'était petite soit que leur origine était l’Écosse, l’Irlande, qu'à 15 ans je me suis mise à m'intéresser à la généalogie et à rêver de noblesse.   Qui ne l’aurait pas fait?  

À partir de ce désir d’en savoir plus sur mes origines, je me suis mise à rencontrer mes tantes et mes oncles qui sont aujourd'hui disparus et j'ai cueilli quelques renseignements lors de ces rencontres, mais toujours pas sur mon arrière-grand-père paternel.   Par ailleurs, j'ai récolté à ce moment beaucoup d'informations du côté maternel. 

A 18 ans, comme je ne connaissais pas beaucoup la famille de mon père, les relations ayant cessé probablement en raison de la disparition précoce de celui-ci et de la distance qui séparait les familles, je décidai qu'il était temps que je fasse leur connaissance.  Alors, je me suis invitée chez ma marraine dans Portneuf pour une fin de semaine et là on a fait une petite tournée locale afin de rencontrer ceux dont la curiosité me poussait à visiter.  Je fis la connaissance de deux oncles et leurs épouses et enfants et une tante, son mari et leurs deux enfants en plus des enfants de ma marraine qui bien sûr porte mon nom de famille puisqu'elle est la sœur de mon père.  Et nous n’avons pas réussi à rencontrer une tante que je désirais rencontrer à tout prix étant considérée comme LA personne-ressource pour les renseignements généalogiques et familiaux. 

Après ce n'est qu'à 37 ans que j'ai eu la vraie piqûre de cette science.  Cela fait près de sept ans maintenant et je désire toujours en savoir plus.  J'ai finalement rencontré la tante que j'ai tant cherché à entrer en contact.  Elle avait 78 ans lors de notre première rencontre.  Je trouve si dommage de n'avoir plus la rencontrer avant.  Elle est tout simplement fascinante de découvertes.  J'aurais vraiment regretté de ne l'avoir pas connue du tout.  Comment j'aurais su que mon arrière-grand-père était malcommode à l'hôpital où il a fait un long séjour (fracture de la hanche) par ce que les religieuses ne lui permettaient pas toujours de fumer la pipe? Un jour alors qu'une religieuse lui avait refusé ce petit plaisir, elle revient ajuster les draps de son lit.  Comme on lui avait retiré ses béquilles, il avait la mauvaise manie d'en donner des coups, et qu'il avait maintenant une canne, il attira celle-ci près de lui (il était étendu sur son lit) et la coucha de travers sur ses genoux et lui donna la fessée.  Apparemment la bonne sœur ne pouvait plus s'asseoir.  Il ne l'a jamais revue.  Je dois vous dire que mon arrière-grand-père avait les mains très larges, alors imaginez la fessée, oh la la. 

J'ai fait mes recherches partout où il est possible de glaner des renseignements généalogiques:

- Parenté: oncles, tantes, cousins et cousines, beaux-parents, etc.;

- Archives nationales du Canada;

- Archives nationales du Québec situées à l'Université Laval de Québec;

- Société de généalogie de Québec (banque de données de mariages, BMS 2000, banque d'actes notariés, Loiselle, registres paroissiaux, histoires de familles, annuaires et plusieurs autres sources d'informations);

- Société d'histoire et de généalogie de Trois-Pistoles;

- Société de généalogie du Saguenay à Chicoutimi;

- Registres de paroisses diverses;

- Cimetières (dont celui de St-Charles de Québec avec données informatisées);

- Bibliothèques diverses (beaucoup de livres généalogiques, dont le Jetté, le PRDH);

- Centre d'histoire familiale des Mormons de Québec;

- Université Bishop de Lennoxville (où sont conservées toutes les archives protestantes du Québec);

- Relevés d'emploi (Alcan, Canadian Pacifique, Mines de Thetford Mines, etc.);

- Publications de bans dans les paroisses et licences de mariage aux Archives Nationales du Québec;

- Internet: Gendex, Mormons, Family Tree Makers, etc.  (beaucoup de données disponibles)

- Groupe d'entraide généalogique de Stéphane Luce sur Internet

- etc.

 Et si j'avais la chance de d'effectuer un voyage outre-mer, j'irais faire un tour du côté du Public Records Office de Londres en Angleterre où je pourrais trouver des renseignements pour avancer dans mon casse-tête généalogique afin de remonter dans le temps ma lignée paternelle et découvrir si mes ancêtres étaient des seigneurs, des hommes de droit, des hommes d'église (ça arrivait autrefois), des gens ordinaires, des corsaires anglais ou des criminels de bas étage.  Mon imagination travaille, on peut fabuler des histoires héroïques, romantiques ou tristes selon l'humeur du jour.  Non, non, mon humeur ne varie pas comme ça, elle est plutôt toujours au beau fixe c'est-à-dire assez de bonne humeur.  J'aime beaucoup rire, même si ce n'est pas sur ce site que vous allez découvrir des farces et blagues, sitôt entendues sitôt oubliées.  Malgré ce fait, je suis vraiment convaincue que le rire et l'humour sont la santé.

La tante que j'ai rencontrée il y a peu m’a fournit à chacune de nos rencontres des renseignements sur son passé et celui de sa famille.  J'avais toujours un tas de questions à lui poser.   Elle est maintenant décédée et je la regrette beaucoup, elle était de si bonne compagnie.   Alors, pour continuer comme je suis très curieuse et qu'elle aimait bien parler, je dirais que je profitais de son vécu pour alimenter mes données.  Rien ne sert d'inventer, il ne suffit que de raconter.  Les gens qui ont un âge avancé ont toute mon admiration.  Leur vécu est immense et unique.  Personne d'autre qu'eux n'a de semblable bagage personnel en évènement.  J'adore discuter avec des personnes âgées.  Je ne sais pas pourquoi même si j'ai un petit doute.  Je vous explique ce doute.  Mon père est décédé lorsque j'avais cinq ans.  Mes grands-parents maternels sont décédés à quelques mois d'intervalle en 1950.  Mes grand-parents paternels sont décédés avant ma naissance.  Ce qui fait que j'étais orpheline de père et de grands-parents.  Jeune, j'avais plaisir à visiter ceux de mes amis/es et je n'ai pas changée, j'aime encore énormément discuter avec les personnes du troisième âge.  De plus, je considère que ces gens-là souffrent un peu de solitude.  Leurs enfants ont leur vie eux aussi, les amis pour certains ont déjà quitté ce monde.  Alors, leur monde se rétrécit immanquablement.  De plus, j'ai travaillé dans des hôpitaux, je sais que les personnes âgées sont délaissées.  C'est une réalité que personne ne peut nier.

Si vous aimez la généalogie et l'histoire, profitez-en pour visiter une vieille tante, un vieil oncle ou une vieille cousine et posez-leur des questions sur le passé de leur famille.  Un jour, ils seront partis et il sera alors trop tard pour obtenir des informations ou même des copies de certificats de quoi que ce soit (baptême, mariage, décès, carnet nuptial ou faire-part de mariage, articles de journaux, photographies, cartes mortuaires, médailles, reconnaissances diverses, etc.).   Ces papiers risquent de se retrouver dans l’oubli ou pire à la poubelle.

Dernièrement, j'ai appelé une de mes tantes.  Elle m'a dit qu'elle possédait beaucoup de papiers sur son mari et ses beaux-parents, mais qu'elle ne savait pas qui ces papiers pourraient bien intéresser.  Que pensez-vous que je lui ai répondu?  Moi, ma très chère tante, moi-même.  Je cherche des informations depuis belle lurette et je ne savais même pas que vous possédiez ces papiers. 

Je n'ai pas encore vu ces documents, mais je suis certaine que je trouverai des détails qui pourront me permettre d'avancer dans mes recherches.  Je dois la rencontrer sous peu.  Je vous ferai part de mes découvertes.

J'aurai autre chose à vous raconter aussitôt que mes recherches le permettent.

Pour tout commentaire, contactez-moi à l'adresse électronique suivante :

anickcocks@videotron.ca

 Dernière révision de cette page le 9 avril 2005.