Enfant Spirituel
En tant que membres de la famille céleste, c'est-à-dire en tant que fils et filles de Dieu par la foi, que notre foi brille devant toute la terre. Soyons les ambassadeurs et ambassadrices de notre famille divine. En proclamant la bonne nouvelle de l'amour divin mettons notre confiance dans notre Père céleste. Occupons-nous avec tendresse et miséricorde de tous ceux qui sont dans le malheur et le besoin.

Aimons non ennemis; faisons du bien à ceux qui nous haïssent et prions pour ceux qui se servent de nous avec dédain. Faisons aux autres ce que nous croyons que Jésus ferait à notre place. Soyons miséricordieux comme Dieu est miséricordieux et dans l'éternel futur nous serons parfait de même que notre Père est parfait.

Nous sommes sur terre pour apprendre à nous aimer mutuellement et non pour nous juger les uns les autres. Discernons clairement la vérité; vivons avec intrépidité la vie de droiture. Marchons dans la claire lumière de la vérité vivante.

Pour entrer dans la famille, c'est le mobile qui compte. Notre Père regarde dans nos cœurs et juge selon leurs désirs intérieurs et leurs intentions sincères.

Pour entrer dans la famille spirituelle il nous faut repartir à zéro comme de petits enfants et être disposés à faire confiance aux enseignements de Jésus et à croire en Dieu, le laisser écrire ses commandements sur les tablettes de nos cœurs.

La famille spirituelle exige de nous une droiture qui dépasse largement celle de ceux qui cherchent à obtenir les faveurs de notre Père par des prières ou toute autre sorte de liturgie.

Si nous voulons entrer dans la famille éternelle, nous devons avoir une droiture qui consiste en amour, en miséricorde et en vérité, c'est-à-dire le désir sincère de faire la volonté de notre Père qui est aux cieux.

Les enfants spirituels doivent rendre le bien pour le mal. Nous ne devons pas lutter entre nous mais être doux envers tous, et la miséricorde doit toujours déterminer notre jugement, et l'amour notre conduite. Nous accomplirons nos bonnes actions en secret sans amasser de trésors sur terre; par notre service désintéressé nous accumulerons des trésors au ciel, car là où sont nos trésors là aussi sera notre cœur.

Le Père veut que ses enfants spirituels vivent sur terre une vie qui puisse inspirer tous les autres hommes et toutes les autres femmes, de telle sorte qu'en voyant leur vie, ceux-ci soient amenés à s'enquérir auprès d'eux des voies de la famille céleste.

Les sincères chercheurs de vérité sont toujours heureux d'entendre la bonne nouvelle du don de la foi, qui assure l'admission dans la famille éternelle avec ses réalités spirituelles et divines.

Notre Père céleste établit avec ses enfants spirituels des relations personnelles et éternelles qui ont définitivement préséance sur toutes les autres relations humaines. Le devoir suprême des enfants de Dieu s'exprime en deux grands privilèges ; l'adoration sincère du Créateur infini, le Père paradisiaque, et le service aimant rendu à nos semblables. Si nous aimons notre prochain comme Dieu nous aime nous savons que nous sommes réellement des fils et des filles de Dieu.

La bonne volonté des enfants de Dieu à se laisser conduire et diriger par leur esprit intérieur, est une source inépuisable de bonheur et de contentement.

La majorité de nos chagrins proviennent de nos ambitions déçues et des blessures infligées à notre orgueil. Nous nous devons à nous-mêmes de mener aussi bien que possible notre vie sur terre, mais lorsque nous avons fait de sincères efforts dans ce sens, nous devrions accepter gaiement notre sort et faire montre d'ingéniosité pour tirer le meilleur parti de ce qui nous est échu. Ne cherchons pas une paix trompeuse et des joies temporaires, mais plutôt l'assurance de la foi et la sécurité de la filiation divine qui donne la quiétude, le contentement et la joie suprême dans l'esprit.

Notre Père au Paradis gouverne effectivement un univers par le pouvoir contraignant de son amour. L'amour est la plus grande de toutes les réalités spirituelles. La vérité est une révélation libératrice, mais l'amour est la relation suprême. Le but ultime du progrès humain consiste à reconnaître respectueusement la paternité de Dieu et à matérialiser affectueusement la fraternité des hommes.

Parce que notre Père est un Dieu d'amour et se réjouit de pratiquer la miséricorde, ne nous imprégnons pas de l'idée que le service de la famille spirituelle est d'une facilité monotone. L'ascension au Paradis est la suprême aventure de tous les temps, la rude obtention de l'éternité.

Le service de la famille spirituelle sur terre fera appel à tout le courage que nous pourrons rassembler. Il est facile de mourir au front, dans une guerre matérielle, quand notre courage est renforcé par la présence de nos camarades de combat, mais il faut une forme supérieure et plus profonde de courage et de dévouement pour sacrifier sa vie, calmement et tout seul pour l'amour d'une vérité enchâssée dans notre cœur. La bravoure supérieure et suprême est une fidélité intransigeante aux convictions éclairées sur les réalités spirituelles profondes. Ce courage constitue l'héroïsme des hommes et des femmes qui connaissent Dieu.

Toutes choses sont sacrées dans la vie de ceux qui sont guidés par l'esprit, c'est-à-dire qu'elles sont alors subordonnées à la vérité, ennoblies pas l'amour, dominées par la miséricorde et tempérées par l'équité, par la justice.

Pour les fils et les filles de Dieu, la foi devient une expérience réelle, témoignant que notre Père nous à trouvés, idéalisés, ennoblis et spiritualisés, et nous nous sommes enrôlés dans l'aventure éternelle de trouver le Dieu qui nous a lui-même trouvés et pris pour ses enfants.

Les enfants de la foi spirituelle ne peuvent rester stagnants ; ils doivent constamment avancer dans la droiture et aller de l'avant pour embrasser les réalités majeures de la famille spirituelle. Il faut continuellement s'efforcer d'atteindre la pleine envergure de la filiation divine dans la communion de l'esprit et la confraternité des croyants.

L'entrée dans la famille spirituelle est entièrement libre, mais le progrès, la croissance en grâce, est indispensable pour y rester.

La vie éternelle est un don du Père; son acceptation de notre part, par la foi, fait de nous un participant de la nature divine, un fils et une fille de Dieu. Par la foi nous sommes justifiés; par la foi nous sommes sauvés; par la même foi nous avançons éternellement dans le chemin de la perfection progressive et divine.

On ne peut ni acheter la vie éternelle, ni gagner la droiture. La vie éternelle et un don de Dieu et la droiture est le fruit naturel d'une vie née d'esprit, dans la filiation. Nous ne mériterons pas le vie éternelle pour avoir vécu une vie de droiture ; si nous la vivons, c'est plutôt parce que nous sommes déjà entrés dans la famille éternelle, parce que nous avons reconnu la filiation comme un don de Dieu, et le service dans la famille spirituelle comme le délice suprême de la vie terrestre. Les enfants de Dieu par la foi ont faim de droiture et soif de perfection divine.

Nous devons non seulement cesser de faire le mal, mais apprendre à faire le bien. Il faut non seulement se purifier de toute faute consciente, mais refuser d'abriter même des sentiments de culpabilité.

Les enfants de Dieu par la foi, qui ont leurs racines de leur origine et de leur être dans le sol animal de la nature humaine, peuvent élever par la foi leur nature spirituelle dans la lumière solaire de la vérité céleste, et produire réellement les nobles fruits de l'esprit.

Nous devons tous nous assurer que les fondements intellectuels et moraux de notre caractère sont assez solides pour soutenir la superstructure de notre nature spirituelle, qui grandit et s'ennoblit ; cette nature transformera alors notre pensée humaine, puis en association avec cette pensée recréée, elle fera évoluer l'âme, dont la destinée est immortelle.

Notre nature spirituelle, notre âme créée conjointement par l'esprit et la pensée, est comme une plante vivante, et notre pensée et notre morale sont le sol d'où doit surgir cette manifestation supérieure du développement humain et de la destinée divine. Le sol de l'âme évoluante est humain et matériel, mais la destinée de cette créature mixte de pensée et d'esprit est spirituelle et divine.

Les fils et les filles de Dieu par la foi sont certains de vivre éternellement ; ils ne craignent rien de la vie matérielle ; ils sont loyaux et conséquents. Ils savent supporter courageusement les souffrances inévitables et ne se plaignent pas quand ils doivent affronter des épreuves inéluctables.

Les enfants spirituels ne se lassent pas de bien faire, même s'ils sont contrecarrés. Les difficultés fouettent l'ardeur des amants de la vérité et les obstacles ne font que mettre au défi les efforts des intrépides bâtisseurs de la famille spirituelle.

La foi spirituelle n'a pas simplement pour but d'amener la paix, mais plutôt d'assurer le progrès. Il ne peut y avoir ni paix dans le cœur, ni progrès dans la pensée, si nous ne tombons pas sincèrement amoureux de la vérité, des idéaux des réalités éternelles.

L'alternative de la vie et de la mort est placée devant nous : d'un côté les plaisirs impies du temps, et de l'autre les justes réalités de l'éternité. Dès maintenant nous devrions commencer à nous délivrer de l'esclavage de la peur et du doute en entrant dans la nouvelle vie de foi et d'espérance.

Quand des sentiments de service envers notre prochain s'élèvent dans notre âme, ne les étouffons pas ; quand les émotions de l'amour du prochain jaillissent dans notre cœur, manifestons cette tendance affective par un ministère intelligent satisfaisant les besoins réels de notre prochain.

La grandeur spirituelle consiste en un amour compréhensif semblable à celui de Dieu. Pour mettre en œuvre les pouvoirs de la foi, il faut que notre dessin soit pur, notre mobile divin, notre idéal spirituel, et notre ambition altruiste. Notre manière de faire doit être fondée sur l'amour, et le but que nous voulons atteindre doit être conforme à la volonté du Père.

On ne peut pas accomplir une œuvre spirituelle en l'absence de pouvoir spirituel. Même si ces possibilités sont potentiellement présentes, on ne peut les réaliser sans l'existence de l'expérience personnelle de posséder une foi vivante.

Quiconque voudra sauver égoïstement sa vie la perdra, mais quiconque perdra sa vie à cause de sa foi, la sauvera. Quel profit y a-t-il pour un homme ou une femme à gagner le monde entier, et à perdre sa propre âme ? Que peut-on donner en échange de la vie éternelle ?

L'unique lutte de ceux qui entrent dans la famille spirituelle est de mener le bon combat de la foi. Le croyant n'a qu'une bataille à livrer et c'est contre le doute, contre l'incrédulité. Ceux qui ont une certitude au sujet de Dieu, éprouvent toujours un bonheur accru.

Une fois que l'assurance de la présence divine est devenue consciente chez les enfants de Dieu, leur foi élargit leur pensée, ennoblit leur âme, fortifie leur personnalité, accroît leur bonheur, approfondit leur perception spirituelle et rehausse leur pouvoir d'aimer et d'être aimé.

Le fait d'entrer dans la famille spirituelle ne nous immunise pas contre les accidents du temps ni contre les catastrophes ordinaires de la nature. La foi n'empêche pas d'avoir des ennuis, mais elle assure que nous n'aurons pas peur quand les difficultés nous assailliront. Jésus ne nous a pas promis de nous délivrer des eaux de l'adversité, mais il nous a promis de les traverser entièrement avec nous.