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Ville de Gagnon |
Gagnon, paradis nordique de peche et de chasse. Ville sacrifiee lors d'un effondrement du prix du fer. Une mine (Sidbec Normines) qui ne peux battre la concurrence et qui disparait, entrainant la disparition de la ville. Comment peut-on raser une ville et mettre a la rue ses 3500 habitants?...Construire des trottoirs et quelques mois plus tard, chasser les habitants et tout detruire en rasant la ville... Les motifs ayant entrainer cette decision sont quelque peu nebuleux. Ne rien laisser sur place, ensevelir les maisons apres les avoir ecraser et remettre l'endroit comme il etait au depart...pres de 25 annees plus tot.
Tous ceux qui y ont vecu quelques temps se rappellent l'endroit avec une certaine nostalgie. Si certains ont pu oublier, d'autres se rappellent ses rues etroites ou le pieton etait maitre. Peut-on appeler un progres la demolition d'une ville entiere? D'accord....la nature a repris ses droits...mais il y faisait bon vivre. Je regrette ce temps ou je pouvais descendre au lac Barbel, aller me chercher quelques truites pour le souper.
Tous ceux qui ont vecu a Gagnon ont du laisser la des souvenirs, une enfance, une periode de leur vie. Heureux ou non, un sejour au 50 eme parallele, ca laisse des traces. Ces quelques pages et ces photos vont surement ramener bien des souvenirs a certains, elles feront connaitre aux autres un paysage nordique du Quebec, un autre visage de notre belle province, un autre coin de pays.
Les infrastructures de la ville furent construites en 1960, bien que les premiers prospecteurs y soient arrives en 1957. Un chemin de fer trace a travers les montagnes a partir de Port-Cartier, construit a la dynamite comme les routes nous amene a Gagnon. Une ville d'a peine 10 km carres mais avec des chemins allant vers la mine du Lac Jeanine qui continuait vers la riviere Hart jaune. A l'autre bout de la ville c'est le chemin de l'aeroport avec d'autres chemins de bois vers les chalets. Une autre route vers le lac Audet et encore pleins de chalets a cet endroit. Quelques centaines de kilometres de chemin a travers bois qui prennent quelques semaines a explorer. Des centaines de kilometres qui se transforment, l'hiver, en veritable "trails" pour les motoneiges.
Ceux qui on connu Gagnon ont un petit pincement au coeur en voyant la desolation et la vegetation prendre la place de "leur maison". C'etait une ville paisible ou les enfants etaient rois. Au bout d'une soiree on avait deja fait le tour de tout, et le lendemain la ville nous appartenait deja...Avec du recul, on ne peut nier que la paix qui y regnait etait difficile a supporter parfois, surtout l'hiver avec ses 8 mois de neige. Une chance qu'il y a eu un jour, un monsieur Bombardier et sa motoneige...
Le confort des maisons compensait pour l'hostilite du climat. Je me souviens du couvre feu de 19 heures, la sirene de l'hotel de ville se faisait entendre. Il n'etait pas rare de voir des orignaux, des ours noirs ou des loups rodant pres de la ville. Meme les perdrix ou les lievres se promenaient "en ville". Mais apres quelques annees les humains avaient le controle sur leur territoire...L'automne, la chasse a l'orignal permettait un approvisionnement de viande des bois, l'hiver c'etait le lievre et la perdrix, l'ete c'etait la peche a la truite...un petit paradis pour ceux qui aiment la chasse et la peche. Pour ma part, je ne suis pas chasseur, mais je ne peux refuser une assiette de "steak d'orignal" ou un coeur farci a la perdrix...Par contre, la peche...j'adore ca. Je pouvais passer des semaines entieres dans les bois pour la peche. Un regal de truites mouchetees, truites grises, truites rouges, ouananiches ou brochets du nord. Des pieces a faire palir d'envie tous les pecheurs. Ma nostalgie pour cette region...c'est la paix au naturel, l'oxygene qui etourdit et les lacs ou on peut voir le poisson a 6 metres sous l'eau.
Si vous avez vecu quelques temps a Gagnon ou bien si vous avez des photos de l'endroit, j'aimerais bien avoir de vos nouvelles. Faites moi signe...
Il y a maintenant une route et il faut compter environ 14 heures de Montréal pour s'y rendre. Le trajet en vaut la peine. On traverse les barrages de la Manicouagan dont le plus grand barrage a voute multiple au monde, Manic 5, et ensuite on monte vers Fermont par la route 389 avec ces dizaines de ponts...oubliez surtout pas votre "stock de peche"....quand on a une semaine pour aller se perdre dans la nature grandiose et sauvage du Québec.......et qu'on a besoin de faire un bout de brousse....
Si un voyage de pêche
vous intéresse, laissez moi un
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rejoindre........![]()