Amèriq

The only good diarist is a dead diarist...

30.6.03

 
Ce matin, dans le journal, résultats d'un sondage sur l'appréciation et l'appartenance à l'unifolié, notre très cher canadian flag. Comme personne n'a trouvé pertinent de s'enquérir de mon opinion à ce sujet, la voici.

J'ai toujours un drapeau canadien sous la main. Je le range dans la salle de bain. Une pénurie de papier hygiénique est si vite arrivée.

25.6.03

 
L'été traverse la rue. Sera pas long qu’elle foulera le trottoir d’en face. Sera temps pour moi de me grouiller le cul. En ce moment même, il devrait s’activer. Semble s'en foutre. Encore cette vieille habitude encrée de se bouger une fois le nez dedans. Cherche dans les pages jaunes. Aucune compagnie n'offre la machine miracle. J'observe la boule de feu par la fenêtre. Les ti-culs en culottes courtes pointent leurs fusils à l’eau vers le ciel. L'apocalypse approche. Des chevaliers pointent à l'horizon. Des voix hors-champs parlent d'en virer une câlisse. Les buildings prennent feux, les écureuils du parc Lafontaine grimpent dans les rideaux.

23.6.03

 
N’assisterai pas au défilé de la fête nationale ce soir. Me contenterai plutôt de ressortir mon bouquin des meilleurs contes fantastiques Québécois du XIXème siècle. Ne me lasse pas de ces Loups-garous, feux follets, diablotins et fantômes. Surtout lorsqu'ils naissent de la plume d’écrivains tels que Louis Fréchette, Aubert de Gaspé, Honoré Beaugrand, Pamphile Lemay ou Charles-Marie Ducharme.

 
L’été a finalement trouvé son chemin jusqu’à Montréal. Chaud comme une légère robe d'été au tissu diaphane. Les nymphes déambulent pieds nus et moi je les regarde. Il faut savoir fermer le climatiseur lorsque le moment est venu.

20.6.03

 
En Ontario, dépôt le 12 juin dernier d'un projet de loi intitulé : « loi interdisant le lancer de nains » Un des patrons du Leopards, bar ontarien où le sport est pratiqué, s'insurge : « Bradley adore son travail! ». Il ajoute : « C'est Windsor ici, pas Montréal. Faute de Festival de jazz et de Musée des beaux-arts, il faut bien que les gens se divertissent! » Suggestion à Mr. Chanko : pourquoi ne pas instituer un Festival de lancer de nains? Il profiterait ainsi des programmes de subvention du gouvernement en plus de mettre Windsor sur la carte. Ferait mieux de s'y mettre rapidement, Alain Simard doit déjà flairer la bonne affaire. M'étonnerait pas de voir des nains voler au dessus de l'esplanade de la Place des arts un de ces quatre.

19.6.03

 
Etrange, cette tendance homosexuelle à s'approprier le mode de vie des gens tristes et « straights ». Eux qui avaient il n'y a pas si longtemps le réflexe de le décrier et de le pointer du doigt en le taxant d'être obtus et rétrograde voire même, d'être conservateur à outrance. Ils réclament le droit au mariage, à l'adoption et au bungalow situé dans un dortoir de banlieue. Comme si le bonheur se trouvait à Boucherville avec des kids une Aérostar et un piscine hors-terre. Le Mail Champlain ne perd rien pour attendre, Mado cogne à ses portes et réclame sa portion de PFK. Ne me reste plus qu'à me laisser pousser la barbe et à rire un bon coup.

16.6.03

 
Pierre Bourgault est parti rejoindre Trudeau. Orage en vue.

 
À force de se faire décrocher, la lune ne tient plus sur son crochet. Sacrée le camp dans une flaque d’eau boueuse. Les plus jeunes des jeunes hommes se cassent la gueule sur l’asphalte humide des promesses d’éternité.

10.6.03

 
Le veston des grandes occasions fait un comeback. Réception dingue avec la douce. On lui attribuera peut-être la palme du meilleur ECT. Verra bien.

update: les petits sandwichs aux oeufs tourbillonnaient dans le sens des aiguilles. La bouteille de blanc s'est tirée sans s'épancher et 300 ans ne pourront jamais rien y changer. I'm pleased, qu'elle disait. Pas autant que moi, lady Twinky.

 
Lundi dernier:

- Vos document sont en retards depuis 3 jours.
- Non, que je lui répond, ils n'ont qu’une journée de retard.
- Non, avec la journée de samedi et de dimanche, c'est bien trois jours de retard.
- Oui mais la bibliothèque était fermée samedi et dimanche, comment pouvais-je rapporter mes documents? Vous chargez les retards les journées où la bibliothèque est fermée, c’est pas un peu illogique?
- Oui, qu'elle me dit, mais l’ordinateur me dit que vos documents ont trois jours de retards.
- Ah, le tout-puissant ordinateur a toujours raison, non?
- Je suis désolée.
- Et si jamais l'ordinateur vous dit que votre chèque de paie est amputée de deux cents dollars, ce sera toujours ok j'imagine?
- Je suis désolée, l'ordinateur me dit que vos documents ont trois jours de retards.

C’est à ce moment précis que j'ai eu la vision de mon poing lui défoncer la tronche jusqu'à atteindre le fond de sa boîte crânienne. Pas pour une question monétaire, pour la forme. Je l'imagine, cette pimbêche, à s'enfoncer le manche d'un balai au cul, bien profond en répétant: je suis bibliothécaire, je suis bibliothécaire. Je le plains, ce pauvre balai.

5.6.03

 
Qu'est-ce que Réal fout? Il entertain le voisinage.

1.6.03

 
On tue la une. En manchette aujourd'hui, on annonce l'arrivée sur terre d'un petit format. Le titre de Huggies est à la hausse. Joyeux, tout ça, très. On peut recevoir meilleure nouvelle? Non. Eu personnellement l'occasion de recevoir cette nouvelle à trois reprises dans ma vie. Tour du chapeau de la cigogne. Le même bouquet pyrotechnique à chacune de ces occasions. Le petit pois ne pouvait mieux tomber. On sacrifierait son petit orteil pour s'équiper de tels parents. Des parents qui me touchent très sincèrement pour une deuxième fois. Rare.

 
Mise en ligne des archives du JDR de août 1998. Quelle chance vous avez.

 
Vague de chaleur dans le sud de l'Inde, le Celsius grimpe jusqu'à 47 degrés. Déjà plus de 900 morts. Cependant, pas un mot sur ces sacrées vaches. Quelqu'un a à se plaindre de nos comfy 9 degrés montréalais?

 
Je fume des barres granola et bouffe des clopes. Temps que j'aille au lit.

 
Marché avec la plus grande jusqu'au vidéo club. Location de films et achat de quelques trucs mauvais pour la santé. Transgression d’une rectitude alimentaire sous observation. Sur le chemin du retour, les nuages ont tentés de faire de nous des belettes matinales surprises par la rosée. Vaine tentative, nous avions sous la main plus d'un parapluie. Des parapluies à grandes feuilles. Des parapluies bruns et verts sur lesquels nous aurions pu graver de quelconques et éphémères promesses. Des accords ou des tractations. Entre l'arbre et l’écorce. La journée où la grande faucheuse me tiendra par les couilles, je pourrai dire: "j'ai aimé ça".

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