LE PINSON DIAMANT DE GOULD



  • Le choix d'un couple
  • Le choix de la cage d'élevage
  • Les volières
  • Cohabitation avec d'autres espèces
  • Le choix du nid
  • Nutrition d'un couple de reproducteurs
  • Recette de graines germées
  • La ponte
  • L'incubation
  • De l'éclosion au sevrage
  • Nourrissage
  • Baguage
  • Sortie du nid
  • Sevrage
  • Mortalité des jeunes
  • Nombre de nichées dans l'année
  • La mue
  • Les parents adoptifs
  • La génétique du diamant de gould
  • Les maladies du diamant de gould

    ÉLEVAGE DU GOULD


    Les motivations qui peuvent pousser les amateurs d'oiseaux à choisir ce petit exotique, sont assez variées
    Il ya d'abord la beauté du diamand de Gould.L'espèce sauvage est fort belle et les variétés obtenues ces dernières années sont souvent très belles aussi. Lorsque l'on peut réunir dans une volière bien aménagée, une vingtaine de Goulds aux couleurs différentes, on ne se lasse pas de contempler ce spectacle plein de vie et de couleurs. Il n'est pas impossible d'ailleurs de faire cohabiter des Goulds avec divers petits exotiques, ce qui augmente le plaisir de l'éleveur.
    Il y a ceux qui élèvent les Goulds par goût de la difficulté.Ce n'est pas très facile en tout cas c'est moins simple que d'élever des perruches ou des canaris. L'éleveur peut s'efforcer d'obtenir les plus beaux oiseaux par leur taille ou leur plumage. Leur présentation dans des concours lui permettra de receuillir la juste récompense de ses efforts. Le simple fait de réussir l'élevage des Goulds est déjà un bon motif de satisfaction.
    Mais on peut aller plus loin en s'efforçant d'obtenir des variétés nouvelles, et cela en combinant diverses mutations , qui peuvent d'ailleurs se manifester dans tous les élevages. La connaissance de la génétique est alors indispensable , mais quel plaisir de voir apparaître des oiseaux que l'on avait prévus, et quelle joie d'obtenir une variété nouvelle.
    Tous ces éleveurs, inégalement motivés, éprouvent cependant les mêmes joies, les mêmes angoisses; ils sont fraternellement unis par leur amour du diamant de Gould.

    Le choix d'un couple


    La femelle se distingue du mâle par des couleurs moins vives: la poitrine est lilas,le ventre jaune clair. Le vert et le bleu sont moins vifs, d'où un collier turquoise moins marqué et un dos plus terne; la séparation entre la couleur de la poitrine et celle du ventre est beaucoup moins nette que chez le mâle; les filets sont plus courts (queue)
    Les 2 sexes poussent de petits cris aigus mais le mâle a un chant caractéristique.
    Le choix du mâle est important. Il doit féconder les oeufs, ce qui suppose sa maturité sexuelle et sa virilité, mais aussi nourrir les jeunes, tâche primordiale où son rôle l'emporte sur celui de la femelle. Divers ennuis comme les oeufs clairs, l'éjection des jeunes hors du nid, la mortalité précoce des jeunes sont souvent la conséquence d'un mauvais choix du mâle.
    Le mâle doit avoir au moins un an révolu; sa mue doit être terminée et ses couleurs doivent être éclatantes. Bien que l'acquisition complète du plumage adulte ne soit pas indispensable, car dans la nature des Goulds en plumage juvénile ou semi-adulte peuvent se reproduire, il est préférable que la mue soit complète. L'éclat du plumage est chez le mâle un important caractère sexuel que met en évidence la parade nuptiale. Il intervient dans le conditionnement de la femelle; aussi seuls les mâles bien en couleur seront appariés.
    Les jeunes femelles étant sujettes au mal de ponte, il est préférable de prendre comme femelle un oiseau dans sa seconde année et ayant bien terminée sa mue adulte. Certes là encore on peut citer le cas de femelles qui à 10 mois ont pondu et fort bien élever, mais mieux vaut ne pas prendre de risques, surtout si on est débutant.
    Finalement le couple le mieux indiqué sera formé d'une femelle de 2 ans et d'un mâle plus âgé ou plus jeune qu'elle, l'un des deux ayant déjà reproduit.
    Il nous paraît important de tenir compte de la date de naissance des conjoints. On choisira autant que possible des oiseaux nés le même mois, voire à 2 mois d'intervalle, et cela quel que soit leur âge (horloge biologique) (facultatif au Canada).


    Charte de couleur chez le Gould (mâle et femelle)


    Choix de la cage d'élevage


    L'éleveur débutant peut se contenter d'une ou plusieurs cages. Mais rapidement, avec l'expérience et l'augmentation du nombre d'oiseaux, une ou plusieurs volières seront indispensables. Cages et volières devront satisfaire à certaines conditions.
    Le diamant de Gould est un oiseau vif et rapide, au vol surtout horizontal. Il lui faut un cage assez grande, lui offrant un espace de vol suffisant et des aires de repos et de nidification.
    Pour un couple de Gould une cage de 60 cm de long sur 40 cm de largeur et de hauteur est apparemment un minimum.Plus confortable est la cage de 80 cm X 45cm X 40cm, permettant l'emploi d'une séparation verticale.
    L'entretien doit être facile et afin de troubler le moins possible les oiseaux, les divers ustensiles (mangeoires, nids, abreuvoirs...) doivent être accessibles de l'extérieur. Cela suppose un certain nombre de portes bien situées sur une ou plusieurs faces. Les perchoirs ne doivent pas être superposés, afin que les oiseaux ne soient pas souillés par les fientes d'un autre oiseau placé plus haut; ils doivent être assez éloignés l'un de l'autre pour favoriser le vol; proche du nid, et un perchoir dortoir placé dans la partie haute de la cage, sera le bienvenu.
    La cage doit comporter, reposant sur le fond, un plateau mobile, ou plusieurs, qui seront garnis de sable fin ou de papier journal que l'on entretiendra régulièrement.
    Il n'est pas nécessaire que la cage soit grillagée sur toutes ses faces. 2 ou 3 faces latérales peuvent être pleines, notamment la face postérieure: Le mur contre lequel sera placé la cage ne sera pas sali, et cette face peinte en blanc sera facile à entretenir et contribuera à l'éclairement. (la mélamine est un matériau de choix).Aussi on peut trouver dans le commerce, des devants de cages métalliques.
    La cage doit être placée contre le mur, à hauteur suffisante, à l'abri des courants d'air et hors de la portée des enfants.

    Les volières


    Ce sont des volières qui vous permettent la reproduction dans les meilleures conditions. On y loge souvent 2 ou 3 couples, car ainsi qu'on l'a constaté , la coexistence peut créer une sorte d'émulation, et les couples se montrent plus proléfiques. Le sevrage est aussi favorisé car les échanges de nourriture y sont plus fréquents et l'apprentissage plus facile.
    On parle de volière quand le volume offert est supérieur à 1 M cube. Les dimensions d'une volière d'élevage dépendent de la place dont on dispose et des ambitions de l'éleveur. On peut concevoir une ou deux volières d'élevage ou une batterie de volières.
    La volière est équipée de barreaux peu nombreux mais bien disposés et autant que possible de diamètres différents.
    Une volière peut être utilisée juste pour les jeunes et les adultes n'étant pas accouplés. La volière doit être aussi grande que possible , large d'au moins 1 mètre et haute de 2 mètres. Le volume étant suffisant, on pourra y placer des branchages, ce qui offrira toute une gamme de perchoirs de diamètre et d'orientation variés.
    Certains éleveurs offrent à leurs Goulds toute une pièce de leur maison où les oiseaux s'ébattent en liberté. Ils y installent des rameaux d'arbre mort mais aussi des plantes vivantes: lierre, tradescantia, fougère aigle, etc... Les Goulds s'y reproduisent librement, et si l'on n'y introduit quelques variétés différentes, on peut y voir apparaître des variétés et même des mutations nouvelles; ces dernières étant favorisées par la consanguinité. De telles pièces sont dites "chambres d'oiseaux".

    Cohabitation avec d'autres espèces


    De façon générale, les éleveurs ne font pas cohabiter les Goulds avec d'autres espèces. Cependant cela est possible, si on dispose de volières suffisemment grandes et si on choisit bien les oiseaux.
    On choisira des espèces calmes et de petite taille dont le régime alimentaire sera le même que celui du Gould, ou presque. Certains petit exotiques comme le cordon bleu , certains diamants (ruficauda, diamant à longue queue) peuvent convenir, en revanche le diamant de Nouméa, le diamant à gouttelettes, sont trop turbulents.
    On opérera avec prudence et on éliminera tout oiseau agressif.

    Le choix du nid


    Le choix du nid est important. Il doit être fonctionnel et bien situé.
    Un bon nid doit être assez grand, car le mâle y rejoint volontiers la femelle qui couve. C'est surtout dans le nid que se fait la copulation. De plus, jeunes et parents doivent s'y sentir à l'aise .
    Un nid style perruche peut être confectionné en contreplaqué (par un bon bricoleur) (environ 6-7 pouces de large X 6 pouces de profond X 7 pouces de haut) avec une ouverture ronde ou rectangulaire.
    Ceux que j'utilise sont fait avec des 2 litres de lait (on fait une ouverture carré pour les oiseaux et une autre ouverture sur le dessus du contenant (environ 1/2 d'un coté du contenant )pour vérifier les oisillons et les oeufs. La boîte sera installée dans le sens de la largeur. le contenant est accroché à la cage avec 2 crochets ou à l'aide de gros lastics et d'équerres à l'extérieur. L'avantage est que vous ne réutilisez pas le nid donc pas de désinfection.
    Le nid peut être tapissé de gazon séché (que vous pouvez vous procurez quand vous tondez votre gazon) attention cependant qu'il ne contienne pas d'herbicide ou de produit chimique. Le gazon peut être passé au micro-onde quelques minutes (5) pour détruire les parasites. On peut aussi y rajouter une pincée de poudre de carbaryl 5% entre le gazon et le nid pour éviter les parasites.
    Un petit perchoir sera rajouté sous l'ouverture du nid pour faciliter l'entrée.
    Si les oiseaux visitent le nid (environ dans la semaine qui suit la pose du nid ) il y a de fortes chances qu'ils se soient acceptés pour l'accouplement!

    Nutrition d'un couple reproducteur


    Une nutrition plus riche pourra stimuler les couples à pondre. La nutrition de base se compose naturellement de graines de pinson (auquelles on pourra rajouter d'autres sortes de millet tel le millet japonais , leur favori, le millet doré, surtout pour les jeunes au sevrage, et le millet jaune); un os de seiche et de l'eau fraîche en tout temps.
    Durant la période de ponte il faudra rajouter de la pâtée (genre Cédé pour canari ) qu'on peut humidifier avec un peu d'eau ou donner sec; un apport de légumes vert (tel les épinards ) est une bonne source de fer et de vitamines, à raison de 2 ou 3 fois par semaine; les graines germées sont aussi un excellent stimulant pour débuter la ponte (un petit godet par jour); La vitamine E peut être rajoutée aussi dans l'eau à raison de 1 ou 2 fois par semaine.Une grappe de millet par semaine sera aussi fort appréciée. On rajoute également des coquilles d'oeuf (préalablement stérilisées au four à 350 degrés F pendant environ 20 minutes).

    Recette de graines germées


    Les graines seront faites à partir de millet blanc et d'alpiste auxquels on peut rajouter du millet japonais.
    Jour 1: Deux cuillèrées à table de ce mélange sera mis dans une passoire en platique et on laisse tremper pour 24 heures dans l'eau (on devra rincer abondamment et changer l'eau de rinçage 4 à 5 fois durant ces 24 heures).
    Jour 2: On rince le mélange abondamment et on vide l'eau mais on tient le mélange humide en tout temps en faisant des rinçages 3 ou 4 fois dans la journée; en maintenant le mélange sous une lumière, le germe apparaîtra plus rapidement.
    Jour 3: le mélange est rincé abondamment et on peut commencer à le distribuer aux oiseaux pour une période d'environ 2 à 3 jours. (ne pas oublier les rinçages abondants).
    En aucun temps le mélange ne devra avoir une odeur nauséabonde. (contamination par les champignons).
    On doit prévoir de refaire des graines avant la fin du mélange (étant donner le 48 heures de délais); c'est pourquoi il serait bon d'avoir 2 passoires et 2 bols diponibles.
    La distribution se fera tôt le matin une fois par jour durant la période de ponte; au moment de l'éclosion les parent nourrissant souvent les jeunes avec ce mélange, la distribution pourra être plus fréquente.
    Les bols de nourriture ainsi que les bains et les abreuvoirs doivent être désinfectés 2 à 3 fois par semaine dans une solution désinfectante (1/4 tasse eau de javel par gallon d'eau), puis rincés abondamment.
    autre solution désinfectante (inoffensive pour les oiseaux):
    chlorhexidine 2% (15-20 ml par gallon d'eau)
    Cette solution peut être vaporisée dans les cages sans problème.

    La ponte


    Pendant la construction du nid, la grappe d'oeufs a muri dans l'ovaire de la femelle, si bien que la ponte débute dès que le nid est fini.
    Elle a lieu assez tôt le matin; pour un éclairement débutant à 6:30hre elle se situe entre 7:30 hre et 9:30hre; 4 à 7 oeufs blancs, sont pondus à intervalle de 24 hres. Le nombre dépend de l'âge de la femelle, une jeune femelle pond souvent 4 ou 5 oeufs, une femelle âgée en pond 6 à 8. Il est fréquent que les femelles primipares fassent une fausse ponte: un seul oeuf est pondu puis une semaine plus tard débute la véritable ponte.La ponte peut aussi débuter régulièrement puis s'interrompe et reprendre après un intervalle de 48 hres.
    La taille des oeufs dépend des femelles; les plus gros oeufs donnent les plus beaux sujets.

    L'Incubation


    Il arrive que pendant la ponte, les oiseaux soient ensembles dans le nid, mais la couvaison ne commence qu'après le quatrième oeuf; les oiseaux alors se relaient le jour et la femelle couve la nuit. Le mâle se tient alors sur le perchoir ,dépendant du nid ou dans l'antichambre du nid lorsque celui-ci est de type horizontal.
    Il arrive qu'en pleine incubation, les 2 oiseaux quittent le nid à la grande crainte de l'éleveur. Cela est assez fréquent lorsqu'il s'agit de jeunes couples et on peut y voir un signe d'inquiétude de la part des oiseaux; d'où la nécessité de les déranger le moins possible. Heureusement les oeufs ne se refroidissent pas trop vite et en général une telle attitude a seulement pour effet d'allonger l'incubation d'un ou deux jours.
    L'incubation dure en moyenne 15 jours (14-17). On peut mirer les oeufs à partir du sixième jour; l'oeuf fécondé apparaîtra opaque à la lumière , s'il n'a pas été fécondé il est clair. On peut également grouper dans un même nid les quelques oeufs qui ont été fécondés.
    Les oeufs clairs peuvent être dûs à une mauvaise préparation des reproducteurs, de leur jeunesse, de leur incompatibilité ou de mauvaises conditions d'élevage: température trop basse, coup de froid, et plus exeptionnellement surchauffe. Bien qu'assez exeptionnelle, une carence en vitamine E peut être envisagé. Rappelons que pendant la ponte et l'incubation, les Goulds doivent être dérangés le moins possible.

    De l'éclosion au sevrage


    Généralement les jeunes naissent en 24 heures, souvent par groupe de 2 et le matin; cependant s'il y a moins de 5 oeufs, l'éclosion peut être simultanée. Ils naissent sans duvet, leur peau est rose, plus sombre pour la tête où les yeux cachés sous les paupières se voient nettement. Ils ont besoin de chaleur, aussi les parents continuent-ils de les couver alternativement pendant une dizaine de jours.
    Mieux vaut éviter durant cette période de contrôler le nid. En effet si les 2 parents perdent le contact avec leurs jeunes, ils paraissent alors effrayés par leurs propres petits. On risque de les voir nettoyer le nid, ce qui les conduit à éjecter les jeunes, que l'on retrouvent dans le fond de la cage. On remet les jeunes dans le nid même s'ils doivent être encore éjectés...
    On comprend alors l'importance d'une température suffisante. Les couples âgés se montrent moins inquiets.
    Ce n'est que vers le troisième jour que l'on commence à entendre faiblement les jeunes.

    Nourrissage


    Les parents nourrissent très discrètement les premiers jours; ils donnent aux jeunes un mélange de pâtée et de graines régurgitées; ils continuent à se relayer dans le nid et peuvent y rester ensemble; cette présence simultanée semble les rassurer. Peu à peu ils prennent l'habitude du nourrissage et, passé une semaine, le contrôle du nid devient possible sans trop de risques.
    Les jeunes sont devenus assez bruyants et quand un parent se présente, on entend un joli tintamarre. Dès le dixième jour, ils se bousculent même à l'entrée du nid.
    Le nourrissage est favorisé par des excroissances que portent les jeunes à l'extérieur de la bouche, près des commissures du bec, et par des taches noires portées par le palais et la base de la langue. Les excroissances sont luminescentes (ce sont des photophores), les taches se détachent sur un fond clair.
    Ces marques incitent normalement les parents au nourrissage et elles les guident dans l'obscurité du nid. Elles sont spécifiques et constituent donc un signe de reconnaissance. Ces marques vont grossir en même temps que les jeunes, puis peu à peu s'atténuer ; elles disparaîtront vers l'âge de 2 mois, après le sevrage de jeunes.
    Le fait que les parents continuent de couver les jeunes est très important, car maintenus au chaud ceux-ci sont plus actifs et ils sollicitent davantage. Si les parents sont inquiets et s'ils quittent souvent le nid, les jeunes se refroidissent , s'engourdissent, quémandent moins et finissent par mourir. Il en est de même, s'ils sont minés par la maladie ou affaiblis génétiquement.
    Au bout d'une dizaine de jours les plumes commencent à pousser. La peau des ailes, de la tête, du dos, est devenue plus sombre; on voit bientôt apparaître le canon des plumes, aux ailes puis à la queue, au dos, aux flancs et au poitrail. Le plumage sera complet après 22 ou 23 jours après la naissance.
    Le nourrissage continue pendant toute la journée avec des phases plus intenses le matin, à midi,et le soir. Entre se situent des périodes de repos, au cours desquelles les jeunes gavés et repus, somnolent tout en digérant . Ce sont des goinfres, car même au repos, il sufit d'un petit choc provoqué par un parent se posant sur le perchoir du nid, pour que les têtes se lèvent et que les becs s'ouvrent.

    Baguage


    Pour bien distinguer les oiseaux entre eux, il est nécessaire de les baguer. Certes un petit éleveur peut se contenter de bagues colorées en plastique, dites ouvertes car elles présentent une fente, permettant de les placer sans trop de difficulté sur un jeune sorti du nid ou un adulte; mais généralement , on emploie des bagues métalliques fermées, qu'il est indispensable de placer tôt.
    De telles bagues constituent une garantie, car il est impossible de les enlever sans les ouvrir. Aussi dans les concours, qui sont une des finalités de l'élevage, seuls sont admis les oiseaux ayant une bague fermée. Ces bagues ont 2.5 mm. de diamètre.
    Sur la bague, que l'on se procure auprès d'une Fédération d'éleveurs sont gravés: l'année de naissance de l'oiseau et le numéro de souche de l'éleveur. Ce numéro, qui est particulier à l'éleveur, lui est attribué par la Fédération.
    Le baguage de jeunes est indispensable dès que l'on a un nombre important d'oiseaux et que l'on désire suivre leur descendance sur plusieurs générations. Il permet la tenue d'un cahier d'élevage et il constitue une garantie pour un acheteur.
    On bague entre 8 et 10 jours, suivant que la croissance des jeunes est plus ou moins rapide. Trop tôt, la bague ne tient pas, trop tard , elle ne passe plus.
    Il faut en effet faire glisser la bague le long des doigts d'une patte. 3 doigts sont maintenus vers l'avant, le quatrième doigt étant appliqué contre la patte. Quand la bague est passée, on dégage ce quatrième doigt, au besoin en employant une aiguille émoussée. Cela demande une certaine dextérité et un débutant doit faire preuve de beaucoup de calme. Auparavant on aura habituer les oiseaux à des visites régulières. On bague en milieu de journée en profitant de ce que les jeunes sont seuls.




    Prudence encore: comme les bagues brillantes peuvent perturber les parents, il est recommandé de les ternir avec un produit sombre, vernis, albuplast ou micropore.

    Sortie du nid


    À l'âge d'une vingtaine de jours, les jeunes commencent à s'approcher du trou du nid. Non par curiosité de connaître l'extérieur, mais plutôt pour être le premier à être nourri.
    Ils s'aventurent bientôt sur le perchoir du nid et ils y restent, puis ils vont sur les perchoirs voisins. Ainsi à partir du 23 ième jour, ils quittent le nid; ils y retournent la nuit , puis n'y reviennent plus.
    Pourtant si la mère entreprend une seconde ponte, ils peuvent y retourner momentanément.
    Le rythme de nourrissage ne change pas, même si la femelle a pondu à nouveau. Le mâle s'occupe activement des jeunes, qui presque dès leur sortie du nid, tentent déjà de se nourrir. Ils n'en seront vraiment capables qu'au bout d'une quinzaine de jour plus tard.

    Sevrage


    Le nourrissage par le père va peu à peu en décroissant. Dans le même temps les papilles luninescentes des commissures du bec se ternissent pour devenir de modestes boutons qui disparaîtront aussi.
    Les jeunes commencent à manger seuls. Depuis la naissance une quarantaine de jour se sont écoulés.
    À ce stade, la seconde nichée est déjà avancée. Dans la cage coexistent les jeunes de la première nichée et le parents élevant la seconde.Si la cage est suffisamment grande on peut les laisser coexister. On pourra avoir la surprise d'assister au nourrissage des jeunes par quelques uns de leurs aînés...
    Si la place est limitée, et si on opère en batterie d'élevage, il est préférable de séparer les jeunes pour éviter la surpopulation, les aînés risquant de trop s'intéresser à ce qui se passe dans le nid.
    Les jeunes Goulds sont alors transportés dans une cage plus grande, ou dans une volière où ils vont coexister avec des oiseaux en réserve d'élevage et avec des jeunes plus aguerris. Le calme doit régner dans cette volière. On distribue alors une nourriture abondante et aussi variée que possible.Le millet en grappe est très employé pour créer le maximum d'appétence chez les jeunes: ceux-ci prennent plaisir à le décortiquer et cela devient un véritable jeu.
    À partir du moment où les jeunes sont en volière et jusqu'à la mue comprise, il faut les laisser ensemble. Toute séparation d'oiseau peut en effet créer chez celui-ci un stress néfaste.
    La période de sevrage est délicate, il faut bien surveiller les jeunes, mais au-delà du cinquantième jour on a moins de problème.

    Mortalité des jeunes


    Il faut bien surveiller l'alimentation. Peu abondante et désiquilibrée, elle cause un retard de croissance et un affaiblissement des jeunes. Trop riche, elle peut inciter les parents à mettre trop tôt en route une nouvelle nichée, ce qui peut inciter le mâle à éjecter les jeunes.
    Contre les troubles hépatiques on donne à intervalle régulier de la choline (calcicholine).
    Les graines trempées ou germées sont très favorables au sevrage.
    Dès que les troubles apparaissent (jeunes moins actifs, frileux), on ajoute un antibiotique dans l'eau de boisson, mais en alternance avec un mélange vitaminé. Une température suffisante, une alimentation saine, une ambiance calme sont indispensables.

    Nombre de nichées dans l'année


    Dans les conditions favorables les Goulds se montrent bons parents et prolifiques.On peut obtenir une trentaine de jeunes dans l'année en quatre nichées. Cependant l'éleveur moyen obtient rarement d'aussi bons résultats et ce n'est pas vraiment son intérêt, s'il tient à conserver assez longtemps les parents. Il est nécessaire que les reproducteurs aient le temps de bien récupérer, faute de quoi ils sont plus sensibles aux maladies et, pour la femelle, au mal de ponte.
    Après 2 ou 3 nichées réussies, un couple a bien mérité de se reposer.
    Le temps qui s'écoule entre 2 nichées est assez variables; il est d'environ un mois et demi en période de reproduction. Le temps séparant 2 pontes est réduit si on enlève les oeufs.

    La mue


    Au moment du sevrage, le jeune Gould présente un plumage assez terne, verdâtre sur le dos, plus sombre sur la tête, beige ventralement; c'est le plumage juvénile.. Il va alors subir une première mue dite mue juvénile, correspondant à une mise en couleur plus ou moins complète; puis l'année suivante, une seconde mue lui donnera le plumage définitif en qualité et en couleurs. Désormais, cette seconde mue se reproduira régulièrement à chaque année, c'est la mue adulte.

    Les parents adoptifs


    Il arrive assez fréquemment que les jeunes Goulds élèvent mal. Ils ne sont pas assidus au nid d'où des oeufs clairs et ils éjectent les jeunes. L'éleveur est alors tenté de confier les oeufs de Goulds à d'autres oiseaux moins capricieux et moins craintifs. Très généralement on fait alors appel aux moineaux du Japon (Sociétés).
    Très anciennement élevé, le moineau du Japon est probablement de tous les exotiques, celui dont la reproduction pose le moins de problèmes. Un couple de moineaux en bonne santé couve soigneusement et nourrit activement. On peut lui confier des oeufs que d'autres oiseaux ne veulent pas couver ou encore des jeunes abandonnés, ils s'empressent et mènent à bien leur nouvelle tâche, même s'il s'agit d'espèces très différente. Ainsi on a pu confier aux moineaux du Japon, les pontes de divers diamants australiens et notamment du diamant de Gould.
    Les moineaux du Japon se révèlent d'excellents parents adoptifs pour les jeunes Goulds. Ils permettent aussi l'obtention d'un plus grand nombre de jeunes.
    On notera qu'en élevage intensif par des moineaux, il faut prévoir 4 couples pour 1 couple de Gould. En effet de la couvaison au sevrage, il faut une bonne soixantaine de jours, or une femelle Gould à laquelle on a ôté ses oeufs, répond au bout d'une quinzaine de jours, ce qui permet 4 pontes en un peu plus de 2 mois. L'échange de oeufs se fait à âge égal ou presque avec ceux du moineau du Japon, ce dernier ayant une moyenne d'incubation de 13 à 15 jours.
    Même si l'élevage par des moineaux présente des avantages qui semblent l'emporter sur les inconvénients, sa géneralisation est contre nature. Il convient seulement dans des conditions particulières: conservation de mutations rares et d'une manière plus générale en ornithologie, acclimatation difficile.
    L'élevage naturel ne peut qu'être conseillé, car il fait appel à des aptitudes des parents et des jeunes prévues par la nature et relevant d'une adaptation réciproque. Si ces aptitudes laissent parfois à désirer, l'éleveur doit se demander si l'échec ne lui est pas imputable, au mois en partie: les mauvais ouvriers se plaignent parfois d'avoir de mauvais outils....
    Il est possible d'améliorer les résultats en sélectionnant les reproducteurs. Pour cela on ne doit pas se contenter d'observations sur une année; il faut au mois 2 ans pour juger d'un couple et pour connaître les meilleurs parents.
    Parce qu'il est conforme à la nature, l'élevage par les parents est le plus capable de donner les meilleurs résultats, il est pour l'amateur un important motif de satisfaction. Il lui permet aussi de consacrer le maximum d'espace à cet oiseau qui le passionne: le diamant de Gould.


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