VOTRE OISEAU
Des pinsons aux perruches calopsittes (cockatiels), des canaris aux amazones, en passant par les grands aras, il existe plusieurs espèces d´oiseaux exotiques. Chaque espèce présente des différences au point de vue de la personnalité et du comportement ainsi que de l´espace de la cage dont ils ont besoin. Par contre les oiseaux présentent aussi plusieurs ressemblances : principes de nutrition, habitation, exercice, symptômes de maladie ou de santé et de premiers soins.
Comment nourrir les oiseaux est certainement un des aspects les plus difficiles a traiter. Ce problème vient principalement du manque de connaissances en ce qui concerne les besoins nutritifs de chaque espèce. Cependant quelques bonnes méthodes pour nourrir les oiseaux ressortent des expériences et des recherches scientifiques.
Le régime d´ oiseau est un des soin les plus importants a considérer. On pourra prescrire un régime approprié, comprenant une grande variété d´aliment disponibles sur le marché ou choisir parmi les mélanges commerciaux préparés spécialement pour les oiseaux . Une alimentation variée et intéressante offre a votre oiseau une saine stimulation.
LA MOULÉE
Des mélanges alimentaires complets, disponibles sur le marché, offrent aux oiseaux un régime équilibre. Ils sont aussi très pratiques pour le propriétaire. La tendance actuelle se tourne vers les mélanges adaptés aux différents style de vie des oiseaux ; ils tiennent aussi compte de l´âge, de l’activité, des besoins thérapeutiques et des besoins reliés au stress.
Des moulées servant d´aliment principal spécialement développées pour les oiseaux sont maintenant disponibles. Cette nourriture se vend sous forme de granules, de pépites, de tablettes (comme Avicakes et Nutriberries), de miettes ou de mélanges préparés pour nourrir les oisillons a la main. Le personnel de l´hôpital pourra vous en montrer des échantillons.
Changer un régime a base de graines par une moulée doit être fait avec soin car l´oiseau risque de ne pas prendre le mélange pour de la nourriture : Dans leur habitat naturel les oiseaux sont prudents. Il s’agit d´un mécanisme de défense les empêchant de manger des matières dangereuses. Les oiseaux domestiques présentent un comportement semblable, limitant leur régime a un choix restreint d´aliments familiers, causant ainsi des déficiences alimentaires. Aussi tout changement apporté a l´alimentation, afin de corriger ces carences s´avère souvent difficile. Une nouvelle nourriture présentée trop soudainement peut faire peur a certains oiseaux, au point qu’ils pourraient complètement arrêter de manger. Afin d ´éviter cette situation, nous recommandons les méthodes suivantes pour habituer l´oiseau au granules
.Au début , mélanger environ 10% de granules a la nourriture habituelle, puis augmenter graduellement les quantités.
Écrasez les granules et saupoudrez-en les graines.
Ou
Remplissez un bol avec des granules, des Avicakes ou des Nutriberries, et laissez le toute la journée a l`oiseau tout en continuant de lui donner des graines pour une courte période, matin et soir seulement.
Par ailleurs, on doit sevrer les oiseaux qui mangent des graines de tournesol en remplaçant celles-ci par des graines de carthame. Cette mesure n’est que temporaire puisque les graines de carthame contiennent plus de gras que les graines de tournesol.. Garder quelques graines de tournesol comme récompense
La période de transition des graines aux granules peut prendre 1 mois selon l´oiseau.
Il ne faut pas priver l´oiseau de nourriture pour l´habituer a manger des granules
Vous pouvez toujours ajouter 20% de nourriture de table variée pour épicer les granules. Par exemple lui préparer sa propre assiette avec des pâtes, du riz ou pomme de terre. On peut bien sûr y ajouter les légumes suggérés
Une fois que l´oiseau commencera a manger des granules,ses fientes passeront du vert , ou du noir au brun. Par ailleurs comme un régime a base de granules lui fait boire plus d’eau, ses fientes deviendront plus liquide et même plus grosses.
On recommande de peser régulièrement l´oiseau avant et pendant la période de transition
D'AUTRES FACONS DE NOURRIR VOTRE OISEAU
Malheureusement, plusieurs propriétaires inexpérimentés croient a tort que les graines, les gâteries faites a partir de graines et certains autres produits vendus sur le marché comme la « nourriture pour oiseau » fournissent une alimentation complète. Dans les graines il manque plusieurs éléments nutritifs appartenant aux quatre groupes alimentaires. Ainsi aucun régime composé uniquement de graines ne peut fournir une nutrition complète. Par conséquent, on doit ajouter d´autres aliments maigres, de type végétarien, afin de remplacer les éléments nutritifs absents des graines. La plupart de oiseaux domestiques manquent de vitamine A et de Calcium tout en ayant trop de matières grasses dans leur régime.
LES GRAINS
Environ 60% de la consommation quotidienne peut provenir de grains entiers ou de produits du grain. On offrira normalement diverses graines pour oiseaux, du riz brun cuit, de l´avoine et des f locons d´avoine , du mais, de l´orge, du pain de blé et du pain de céréales entières
LES LÉGUMES
Les légumes frais peuvent compter pour environ 10% du régime. Ils fournissent certains de minéraux et des vitamines essentiels aux oiseaux. Les légumes de couleur pâles (comme la laitue Iceberg et le céleri) contiennent beaucoup d’eau et ils sont, par le fait même, les moins bénifiques. Les meilleurs légumes que vous puissiez donner a votre volatile sont des légumes vert foncé et feuillus ou ceux de couleur jaune foncé qui contiennent beaucoup de vitamine A comme le brocoli cuit ou cru, l´endive,la scarole, la carotte, le persil, la citrouille, la courge et la patate sucrée, ces deux dernières crues ou cuites. Varier la présentation peut faciliter l´acceptation en dés, en tranches, hachés, râpés , en rondelles ; laissez allez votre imagination, selon le produit.
LES FRUITS FRAIS
On doit limiter la quantité de fruit donnée a l´oiseau afin d´éviter qu’il n’en consomme trop. Le régime devrait contenir moins de 5 % de fruits frais. La plupart des oiseaux n’ont pas besoin de source additionnelles de vitamine C sauf pendant les périodes de maladie ou de stress. Cependant les fruits riches en vitamine A comme la papaye, le cantaloup, et les abricots sont a inclure dans le régime.
LES SOURCES DE PROTÉINES
Le régime peut contenir jusqu’à 25% de légumineuse (fèves cuites telles les fèves de soya, les haricots rouges, les lentilles et les pois mûrs)Ces dernières procurent une excellente source de protéines. On doit cependant limiter les arachides, car elles ont un taux élevé de gras. On peut aussi offrir, en petites quantités, du thon (ou tout autre poisson) , du boeuf, du poulet et des oeufs.
LES SOURCES DE CALCIUM
Comme nous ne conseillons pas les grandes quantités de produits laitiers pour les oiseaux, il faut combler leur besoins autrement. Les volatiles aiment bien le yogourt, le fromage cottage de même que certains autres fromages fermes(en petites quantités). En règle générale, plus le régime contient de graines, plus il sera nécessaire de rajouter un supplément de Calcium en fournissant un supplément de minéraux sous forme d´os de seiche, d´écailles d´huître, ou de bloc minéral. Si l´oiseau refuse de manger ces aliments, on pourra rajouter a sa nourriture du calcium liquide, en poudre ou en comprimés écrasés.
L'ENGAGEMENT DU PROPRIÉTAIRE
Le temps et les efforts nécessaires pour préparer la nourriture ainsi que pour équilibrer les éléments nutritifs sont les aspects les plus difficiles d´un régime alternatif. Ceci demande un engagement sérieux de la part du propriétaire. L´oiseau ne choisira pas de lui-même un régime équilibré.
L'EAU FRAICHE
De l’eau fraîche doit être disponible en tout temps. Les suppléments de vitamines et de minéraux ne doivent jamais être ajoutés a l’eau : ils y subissent une oxydation rapide les neutralisant, et ils créent un milieu de croissance pour les bactéries, polluant ainsi l’eau que l´oiseau boit.
QUELQUES SUGGESTIONS
Vérifiez attentivement la consommation totale d´aliments si vous changez le régime de l´oiseau
Lavez vous les mains et lavez les fruits et légumes avant de les offrir a votre oiseau
Introduisez des morceaux de taille appropriée de quelques aliments nouveaux a la fois et répéter la procédure pendant deux ou trois semaines jusqu’à ce que l´oiseau s’y habitue. Ne vous découragez pas , persévérez. Dans le cas de certains, s’ils vous voient ou s’ils voient un autre oiseau goûter un aliment, il y a de bonnes chances qu’ils y goûtent aussi.
Réduisez graduellement la quantité de graines offertes pendant que vous augmentez celle des autres aliments.
Nettoyez a fond les contenants d’eau et de nourriture chaque jour et enlevez la nourriture renversée dans le fond de la cage.
Des suppléments de vitamines peuvent être recommandés par votre vétérinaire, mais ils ne sont pas nécessaire avec un régime de moulée .
Certaines formes de nourriture fournissent une bonne source d´activité pour l´oiseau comme les baies, les épis de mais de même qu’une quantité limitée de noix de coco ou de noix entières
· NE PAS DONNER:
avocats, noyaux de fruits, plants de tomates, feuilles de rhubarbe, chocolat, café, beurre, aliments gras, sel, sucre ou alcool.
· Plusieurs plantes de maison sont toxiques si ingérées.
· La salive humaine contient des éléments nuisibles aux oiseaux. Evitez d'utiliser un ustensile que vous avez mis en bouche pour nourrir votre oiseau, de même qu´offrir un aliment a l'oiseau en le tenant entre vos lèvres
LE GRAVIER
La nécessité de donner du gravier dur et non digestible (différent des suppléments en minéraux dont nous avons parlé plus tôt) est controversée. Les oiseaux décortiquant leurs graines n'ont pas besoin de gravier. De plus, une surconsommation de gravier peut provoquer une irritation de la muqueuse intestinale ou encore une obstruction . Nous vous conseillons d'éviter le gravier dans le régime de votre oiseau. Par contre, un matériel dur, tel les écailles d´huître, facilite la digestion des oiseaux consommant leur graines entières (tourterelles, pigeons) et fournit un supplément de calcium en même temps.
LES BESOINS SPÉCIFIOUES
Les loris, les loriquets et les espèces parentes gardées en captivité nécessitent un régime spécial simulant le nectar. On offrira un mélange contenant les éléments nutritifs essentiels connus sous forme sèche ou humide auquel on ajoutera, tous les jours ou plusieurs fois par semaine, des fruits et des légumes frais, du pollen, des graines et des vers de farine.
Des régimes spéciaux sont disponibles pour les oiseaux a bec fin. Comme les toucans et les mainates ont tendance a développer une maladie reliée a I'accumulation de fer, on leur offrira un mélange a faible teneur en fer Ces oiseaux ont besoin de fruits et de légumes coupés en cubes chaque jour, en évitant ceux a haute teneur de fer (épinards, per ex.).
Notre personnel peut vous donner plus de détails au sujet de ces régimes.
LES SOINS DE BASE
L´ENVIRONNEMENT
LA TEMPÉRATURE
Un oiseau en santé peut facilement s´accommoder de températures que son propriétaire trouve confortables. Cependant, de brusques changements de température peuvent être une menace pour l´oiseau malade.
L'HUMIDITÉ;
Votre oiseau peut s´adapter a différents degrés d´humidité. Toutefois, les oiseaux originaires des régions subtropicales ont besoin d’une plus grande humidité ambiante. Vous pouvez, par exemple laisser couler la douche ou vaporiser souvent leur plumage avec de l’eau, de préférence le matin. Vous pouvez aussi utiliser un humidificateur (avec filtre propre) dans la pièce ou les oiseau passent le plus de temps.
LA LUMIERE ET L'AIR FRAIS
L´oiseau a besoin d´air frais et de bains de soleil (d’une lumière non filtrée par une vitre).Il faut cependant s’assurer que l´endroit est sécuritaire et offre des coins d´ombre. L´utilisation d´éclairage a spectre complet du genre vitalites ou verilux Tru -Bloom peut aussi s´avérer bénifique, surtout l’hiver. Un purificateur d´air (possiblement avec ionisateur) peut aussi être utilisé dans la pièce ou vivent les oiseaux.
L´HABITATION
Nous recommandons la plus grande cage que vous puissiez garder dans votre maison pour les oiseaux qui y passeront la plupart du temps. Celle-ci doit être suffisamment solide pour ne pas être tordue ou démantelée par l´oiseau, faite de matériau non toxiques, conçue pour la sécurité et facile d´entretien. Les cages en bois ne sont pas recommandées. Dans la plupart des cas, la cage devrait être plus large que haute afin de permettre a l´oiseau de déployer ses ailes. Cependant les oiseaux a longue queue ont aussi besoin d’une cage haute.
LES PERCHOIRS
Le perchoir idéal est propre , de grosseur appropriée et il se remplace facilement. Il est fait de branches en bois naturel provenant d´arbres non toxiques qui n’ont pas été vaporisés d´insecticide (ormes, arbres fruitiers (sauf cerisiers), manzanitas)
Il est préférable de choisir des perchoirs ayant des formes, des textures et des diamètres différents. Ne recouvrez jamais les perchoirs de papier sablé, car ce dernier peut endommager la peau des pattes de l´oiseau.
Les perchoirs peuvent être placés a plusieurs niveaux de façon a encourager l´exercice. Parfois un seul perchoir bien situé peut être suffisant pour d´agiles grimpeurs comme les perroquets, puisque ceux-ci semblent toujours choisir le perchoir le plus haut. Pour les espèces comme les pinsons qui préfèrent voler et sauter plutôt que de grimper, on devrait mettre au moins deux perchoirs, un de chaque coté de la cage.
Il faut placer le perchoir de façon a ce que les fientes de l´oiseau ne tombent pas dans la nourriture ou dans l’eau. De plus il faut éviter que la queue de l´oiseau touche la nourriture, l’eau ou le fond de la cage . Il ne faut pas placer trop de perchoirs dans la cage afin de procurer a l´oiseau un sain exercice.
LES CONTENANTS POUR LA NOURRITURE ET POUR L`EAU
L`utilisation d`un bol plus large que profond rend la nourriture plus attrayante et peut encourager l`oiseau à manger de nouveaux aliments. Les perroquets en bonne santé et se déplaçant normalement peuvent facilement rejoindre la nourriture et l’eau . Il n’est pas nécessaire de placer les bols directement a coté du perchoir évitant ainsi que le volatile se suralimente ou qu’il mâche les bols par ennui.
L'HYGIENE
Afin de prévenir la détérioration de la nourriture, il est important de nettoyer quotidiennement le fond de la cage et les contenants. Le propriétaire pourra ainsi observer les fientes de l`oiseau et de surveiller tout signes de maladie. Un nettoyage complet de la cage est recommandé à toutes les semaines. Il est souhaitable de laver à l’eau avec un détergent doux, non toxique : du détergent à vaisselle par exemple.
LE FOND DE LA CAGE
Le meilleur matériel pour couvrir le fond de la cage est le papier journal, le papier essui-tout ou le papier brun ordinaire. Évitez les copeaux de cèdre ou de pin, les épis de mais broyés, la litière pour chat ou le sable, car ils peuvent obstruer le système digestif s’ils sont ingérés. Le papier permet de mieux remarquer les fientes tous les jours.
UN COIN PRIVÉ
Plusieurs oiseaux apprécient de disposer d`un endroit pour se cacher à l’intérieur de leur cage. Un sac en papier, une serviette ou une boîte pourra servir à cet effet.
LES ACTIVITÉS
On peut selon l’espèce , laisser voler l`oiseau librement dans la maison, tout en le surveillant.
La plupart des oiseaux domestiques sont des animaux intelligents et actifs ayant des besoins psychologiques à combler. Pour cette raison, il ne faut pas isoler l`oiseau, mais plutôt le placer dans la pièce principale de la maison, là ou il y a le plus d`activités.
Les jouets sont des distractions mentales et encouragent l'animal à faire de
l´exercice. De plus ils contribuent à l´usure du bec. On doit toutefois les
sélectionner en pensant tout d´abord, à la sécurité de l'oiseau. Ces objets à
mordiller sont les branches, les jouets en cuir pour chiens, les cordes en fibres:
naturelles et le bois de pin blanc. Évitez les objets en plastique cassant qui
peuvent blesser l´animal ,ceux dont la peinture peut s´écaler et être avalée, etc.
L´oiseau en santé et bien nourri requiert un minimum de soins corporels.
Cependant les oiseaux domestiques confinés à l´intérieur et refusant un régime
varié auront besoin de plus d´attention pour leur bec, leurs griffes leurs pieds et
leur plumage.
Le sommeil et le repos sont des éléments importants pour votre oiseau. Vous
pouvez aider à trouver le sommeil soit en plaçant la cage dans une pièce éloignée
de vos activités de soirée ou recouvrir la cage d´un tissu épais et foncé.
Pendant la période de la mue(La mue est un: processus physiologique normal pour remplacer les vieilles plumes. Ce
processus peut se produire une ou deux fois par année, ou moins selon l'oiseau, et durer
d'une semaine de deux ou trois mois selon l´oiseau et son environnement.), on conseille parfois d´ajouter des protéines, des
vitamines et du gras au régime de l'oiseau. Pendant qu´une nouvelle plume
se développe, l´animal est porté à picorer l´enveloppe de la plume afin de
l'ouvrir. Il ne faut pas penser tout de suite que l´oiseau cherche à s'arracher les
plumes ou qu´il a des mites. Vaporiser quotidiennement (le matin surtout) à l´eau
pure demeure ce qu´il y a de mieux pour le plumage.
Gardez les plumes de votre oiseau propres et sans substances huileuses.
N´appliquez jamais d´onguents ou de produits gras sur les plumes ou la peau
d'un oiseau. Si le plumage devient souillé on peut le nettoyer à l'aide d´un savon
doux tel un shampoing pour bébé suivi d´un rinçage complet à l'eau tiède et d'un
séchage dans un environnement chaud.
Une taille de plumes biannuelle peut être nécessaire afin d´éviter les escapades et
les blessures, ou si l´on veut apprivoiser et entraîner l´oiseau.
Les griffes trop longues peuvent rester prises dans les barreaux de la cage ou
dans certains jouets. L'oiseau pourrait se blesser en essayant de se libérer. On
recommande de les faire tailler régulièrement.
Afin d'éviter les blessures il sera peut-être préférable d´enlever, s'il y a lieu la
bague sur la patte de l´oiseau. Si on doit garder la bague pour des raisons
d'identification, il faudra surveiller occasionnellement sous celle-ci afin qu´il n´y
ait pas d´accumulation de saleté, d'enflure ou de constriction de la patte. Faites
attention aux jouets dans lesquels la bague pourrait se prendre et piéger l'animal.
Nous recommandons fortement I'implantation d'une micropuce afin d'identifier
votre oiseau de facon permanente. C´est une manoeuvre rapide qui ne nécessite
pas l'anésthésie de l'oiseau.
A ÉVITER:
Les perchoirs recouverts de papier sablé;.
Les polluants de l'air tel la fumée de cigarette, les insecticides et les vapeurs toxiques provenant d'ustensiles en Téflon surchauffés, d`huile brûlée ou de peinture.
Les vaporisateurs ou les plaquettes pour les mites
Les jouets qui se démontent facilement, tels les jouets en bois balsa, les chaînes à petits animaux, les jouets avec des attaches en métal non sécuritaires ou des broches, ou encore des jouets avec des boules de plomb.
L`accès aux copeaux de cèdre ou de pin pressé utilisés en tant que recouvrement du fond de la cage.
Tout fil de métal contenant du plomb, du cuivre, du zinc, de l`or ou de l`argent.
Laisser les oiseaux en liberté lorsque personne n’est au domicile.
LES SYMPTÒMES
Les premiers signes de maladie chez l`oiseau passent souvent inaperçus . Dans la nature, l`oiseau malade tentera de garder une apparence normale le plus longtemps possible : il s’agit de sa tactique de survie. Quand les symptômes deviennent apparents, l`oiseau est habituellement malade depuis un certain temps.
Ne pas reconnaître les signes précurseurs d`une maladie dans l`apparence ou le comportement de l`oiseau, peut donner l`impression d`une mort subite lors du décès de l`animal. Pour cette raison nous conseillons au propriétaire de se familiariser avec les signes avant-coureurs de maladie afin que le vétérinaire puisse intervenir avant qu’il ne soit trop tard.
L`EXAMEN DES FIENTES
L`observation des excréments est une méthode simple pour vérifier l’état de santé de votre oiseau. On peut utiliser des essui-tout, du papier journal ou tout autre genre de papier pour couvrir le fond de la cage. Ceci permet de voir et de noter quotidiennement la quantité, la grosseur, la couleur et la consistance des trois composants des fientes. L`apparence normale des excréments varie selon le régime de l `oiseau.
LES FIENTES NORMALES
Les selles (résidus de la digestion) peuvent être de différentes couleurs et consistances. Les régimes contenant un taux élevé de graines , produisent généralement des fientes homogènes noires ou vert foncé alors que les oiseaux nourris d'une moulée, produisent des excréments plus mous tirant sur le brun.
L`urine est normalement un liquide clair qui représente une portion faible de la fiente. Un régime trop riche en fruits et en légumes peut augmenter la quantité d`urine de la fiente.
Les dépôts d`urate (dépôts blanc crémeux provenant des reins) sont souvent présents dans l`urine où ils semblent enroulés autour des excréments.
LES FIENTES ANORMALES
L’oiseau malade peut démontrer les signes suivants :
Diminution du nombre de fientes ;
changement de couleur des urates ou de l’urine (passant du blanc crémeux au jaune ou au vert) ;
Augmentation d’eau dans les selles(diarrhée) ;
volume excessif d’urine (polyurie) ;
Diminution de la grosseur des selles accompagnée d’une augmentation de dépôts d’urates (polyurates) ;
Présence de sang.
On peut remarquer des variations normales dans les cas suivants : chez les femelles qui vont bientôt pondre, chez les jeunes oiseaux nourris à la main avec une formule spéciale, dans la première élimination du matin, dans les conditions de nervosité et de stress ou après un repas copieux d’un aliment coloré (comme des bleuets). Ainsi avant de s’inquiéter, le propriétaire devra évaluer plusieurs fientes dans des conditions normales.
LES PREMIERS SIGNES DE MALADIE
Les symptômes suivants ne nécessiteront peut-être pas un traitement d’urgence, mais, parce qu’ils sont anormaux tout oiseau démontrant ces signes devrait être examiné par un vétérinaire spécialisé.
Mue prolongée ou présence continuelle de nouvelles plumes.
Plumes brisées, tordues, rongées ou mâchouillées ;
Plumage de couleur anormale ou terne ;
Plumes tachées près des narines ou du cloaque ;
Formation de croûte dans les narines ;
Rougeur, enflure ou perte de plumes autour des yeux ;
Desquamation de la peau ou du bec ;
Perte d’uniformité ou de lustre du plumage, calvitie ou plaies sous les pieds ;
Boiterie ou changement d’appui ;
Croissance excessive du bec ou des griffes ;
Changements mineurs dans leur façon de parler, de mordre ou de manger ;
Faible reproduction des oiseaux utilisés pour l ‘élevage ;
Fientes anormales.
LES SYMPTOMES DE MALADIE GRAVE
Si les signes énumérés précédemment ne sont pas remarqués, ils peuvent se transformer en symptômes de maladie grave . Les symptômes suivants peuvent être des indicateurs pour lesquels il faut consulter un vétérinaire immédiatement :
Changement important dans la quantité et l’apparence des excréments ;
Consommation moindre ou excessive de nourriture et d’eau ;
Changement d’attitude, de personnalité ou de comportement ;
Posture avec un plumage gonflé ;
Chant ou vocalisation diminués ou arrêtés ;
Changement dans la respiration ou sons anormaux ;
Changement dans le poids (en grammes) ou dans la condition générale du corps de l’oiseau ;
Élargissement ou enflure sur le corps;
Vomissement ou régurgitation ;
Écoulement provenant des narines, des yeux ou du bec ;
Perte d’équilibre, incapacité de se tenir sur le perchoir.
LES ACCIDENTS
Beaucoup d’accidents peuvent être évités :
Faire tailler des plumes et des griffes par un professionnel.
N’amenez pas votre oiseau près des lieux de cuisson (rond de cuisinière allumés, casseroles bouillantes,, etc..)
Surveiller toujours un oiseau en liberté
Attention aux plantes toxiques (demandez une liste à la réception)
La chaleur et la nourriture sont les deux éléments les plus importants à considérer en attendant de consulter un vétérinaire. L’oiseau doit être gardé dans le calme et ne pas être manipulé.
LA CHALEUR
On doit maintenir la température entre 28 C-33 C. On peut installer un incubateur temporaire en plaçant un coussin chauffant au fond ou autour de la cage et en la recouvrant entièrement (ou les ¾ selon l’intensité de la chaleur) avec des serviettes ou avec une couverture. Une ampoule infrarouge (ou 100 watt) peut aussi servir de source de chaleur . Si l’oiseau commence à respirer rapidement et qu’il garde les ailes éloignées de son corps, c’ est que la température est trop élevée. On doit donc surveiller l’oiseau régulièrement. Certains types de combustibles (comme le kérosène) sont à éviter pour le chauffage si l’oiseau en est près.
LA NOURRITURE
Il faut le plus possible encourager l’oiseau à manger. Placez les contenants de nourriture à coté de l’endroit où l’oiseau est perché. Si l’oiseau n’est pas sur le perchoir, répandez de la nourriture dans le fond de la cage. Si nécessaire vous pouvez même nourrir l’oiseau à la main en lui offrant ses aliments préférés. Plus l’oiseau est petit, plus il est fragile et plus il a besoin de soins immédiats. NE PAS DONNER D’ALCOOL OU D’HUILE.
LE TRANSPORT
Si vous n’avez pas de cage de transport pour apporter l’oiseau malade chez le vétérinaire, placez le dans une boîte doublée d’un linge ou d’une couverture. Faites des trous sur le dessus de la boîte. N’y mettez pas de contenant d’eau, mais placez y un peu de sa nourriture préférée. Si vous devez le transporter pendant la saison froide enveloppez la boîte d’une serviette épaisse ou d’une couverture, puis placez le tout dans un sac de plastique en guise de coupe-vent. Une fois dans la voiture, retirez le plastique en partie afin de permettre une circulation d’air. Si possible voyagez avec un compagnon et tenez la boîte sur vos genoux.
Le vétérinaire aura besoin du papier ayant servi de fond de cage pendant les dernières 24 heures pour vérifier les fientes. Apportez également les gâteries qui encourageront l’oiseau à manger au cas ou il devrait être hospitalisé.
Nous amenons régulièrement notre chien ou notre chat chez le vétérinaire pour un examen de routine. C’est encore plus important pour votre oiseau de passer des examens de routine, puisque les symptômes de maladie sont beaucoup moins évidents chez les oiseaux et qu’ils passent ainsi souvent inaperçus.
LA QUARANTAINE
La première chose importante qu’un propriétaire d’oiseau doit faire est d’isoler le nouvel arrivé Celui-ci devra être isolé pendant au moins six semaines après la date de son achat afin de protéger les autres oiseaux de la maison. Comme certains virus peuvent être transmis d’une pièce la l’autre par le système de chauffage ou de climatisation, on va même jusqu’à conseiller de ne pas garder l’animal sous le même toit. La quarantaine est indispensable pour tout nouvel oiseau, même pour ceux que l’on considère en bonne santé.
On suggère de vos laver les mains après avoir été en contact avec l’oiseau en quarantaine.
EXAMEN D’UN NOUVEL OISEAU
On recommande l’examen d’un nouvel oiseau dans les 3 jours suivant l’achat de l’animal. Ceci a pour but de protéger l’investissement du propriétaire, de découvrir ou de prévenir des maladies et d’informer le propriétaire sur les soins à apporter à l’animal.
Même si les premiers test prouvent un état de santé normal , ils fournissent des références importantes pour les examens ultérieurs. Pour plus de détails, obtenez notre document intitulé LE PROFIL AVIAIRE COMPLET .
LES CONSTITUANTES DE L’EXAMEN
LE PASSÉ DE L’ANIMAL
Votre vétérinaire sera intéressé de connaître le passé de votre oiseau : son âge, son sexe, son origine, son régime, depuis quand vous possédez l’animal et comment vous le logez. Même si l’oiseau habite chez vous depuis longtemps, le vétérinaire doit être informé de tout contact direct ou indirect avec d’autres oiseaux. Si le propriétaire achète de la nourriture en vrac dans une animalerie qui vend des oiseaux, ou qu’il visite des volières, des expositions d’oiseaux ou des marchés d’oiseaux, ce sont là des exemples de contact indirects avec d’autres oiseaux.
L’EXAMEN PHYSIQUE
A partir d’une première observation critique de l’oiseau en cage, le vétérinaire peut analyser l’apparence générale du corps de l’oiseau (obésité, tumeurs), la posture, l’attitude et la respiration. Même si plusieurs problèmes internes ne sont pas évidents au moment de l’examen, un vétérinaire expérimenté avec les oiseaux, reconnaîtra certaines malformations ou anomalies en ce qui concerne les plumes, la peau, le bec, les yeux, les oreilles, les narines, la cavité orale, les os, les muscles, l’abdomen et le cloaque (anus).
LE POIDS
Une fois devenu adulte, le poids du volatile devrait demeurer relativement stable. Au moment de son examen annuel, par exemple, la vérification de son poids fournira des informations importantes concernant son état de santé. Le poids de l’oiseau devrait être mesuré en grammes, et non pas en onces, afin de pouvoir mieux déceler toutes les variations.
L’EXAMEN DES MATIÈRES FÉCALES
L’apparence des fientes (la grosseur, la couleur et la composition) peut généralement aider le vétérinaire à évaluer l’état de santé de l’oiseau et à déceler certaines maladies. Il est préférable d’amener le papier de fond de la cage des 24 dernières heures précédant l’examen, car la plupart des oiseaux sont nerveux et leurs fientes peuvent être plus liquides que d’habitude quand ils sont chez le vétérinaire. S’il est nécessaire de déterminer s’il y a présence de parasites internes, le laboratoire examinera au microscope un échantillon de matières fécales.
En tenant compte du passé, des résultats de l’examen physique, de l’espèce, de l’âge et de la condition générale de l’oiseau, votre vétérinaire pourra suggérer quelques unes des techniques de diagnostique suivantes afin d’aider à évaluer l’état de santé de l’oiseau.
LE TEST DE PSITTACOSE
Les vétérinaires ont à leur disposition plusieurs tests de dépistage pour la psittacose. Ce test constitue une partie importante de l’examen d’un nouvel oiseau parce que le chlamydia psittaci est une maladie qui peut être transmise à l’homme.
LES PRISES DE SANG
On prendra une prise de sang afin de déterminer le nombre et la distribution des cellules sanguines (globules blancs) . Cette information peut diriger le diagnostic vers certaines maladies et on aura peut-être besoin de faire d’autres tests afin d’en obtenir la confirmation. Une série de tests chimiques fait à partir d’une prise de sang peut démontrer des déséquilibres dans les fonctions vitales et indiquer la possibilité de troubles organiques. Par ces tests, on peut également déceler des parasites dans le sang.
LA MICROBIOLOGIE
Votre vétérinaire peut peut-être conseiller une culture de la gorge, du cloaque, de l’oesophage ou des prélèvements de tissu et de fluide afin de détecter la présence anormale de bactéries ou de champignons. On pourra, en même temps, faire un test afin de déterminer un antibiotique approprié au cas ou la maladie requerrait un traitement antibiotique.
LES RADIOGRAPHIES
On pourra également avoir recours au rayons X pour connaître la condition interne de votre oiseau. Souvent, les radiographies permettent de voir la présence de nouvelles ou de vieilles fractures ,la grosseur des organes et le rapport qu’ils ont entre eux, la présence de corps étrangers ou de masses de tissus mous telles des tumeurs, ainsi que la condition des poumons et des sacs aériens.
LES TESTS DE DÉPISTAGE POUR LES VIRUS
De nouveaux tests sont présentement à l’étude pour le dépistage de certains virus chez les oiseaux. .Le dépistage est particulièrement important chez les oiseaux d’élevage puisqu’il existe des germes qui ne se manifestent pas en maladie clinique avant que l’oiseau ne subisse un stress quelconque comme la ponte des oeufs, l’alimentation des petits ou le sevrage.
On recommande une visite annuelle chez le vétérinaire parce que souvent, les propriétaires ne reconnaissent pas les symptômes évidents du début d’une maladie. Cette visite permettra d’identifier rapidement une maladie éventuelle et de la contrôler. En même temps, le propriétaire pourra prendre connaissance des nouvelles informations concernant les oiseaux. La plupart du temps, les oiseaux sont présentés deux fois l’an : aux six mois pour le soin des griffes, des plumes et du bec, et pour la pesée, ainsi qu’annuellement pour l’examen physique.
L’HOSPITALISATION
Si l’oiseau est malade, on devra peut-être l’hospitaliser afin de lui donner les traitements et les supports nutritifs dont il a besoin. Soyez tout à fait à l’aise d’interroger nos techniciennes sur le traitement de votre oiseau afin d’être bien informé.