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Après
les folles exubérances, dues au génial Harley Earl, qui culminèrent
en 1959, le style "Cadillac" vécut les sombres années de l'après-ailerons:
coupes sombres qui, moins drastiques que chez d'autres marques de
GM (voir les Impala 63-64-65 de Chevrolet !), laissaient à ces voitures
de prestige un arrière-goût de "has been" !
En 1965, la toute nouvelle carrosserie, sous la houlette de Bill
Mitchell, s'affirme vers un dessin sobre qui n'enlève rien à ces
grands navires routiers...
La sophistication technique se bornait davantage, selon la tradition
américaine de l'époque, dans le domaine des "gadgets", que dans
l'élaboration des techniques routières. Néanmoins, le châssis périphérique,
la direction à assistance variable, le différentiel autobloquant,
la suspension pneumatique à niveau constant et automatique à l'arrière,
s'ils n'avaient rien de bien nouveau, faisaient de ces voitures
d'excellentes routières dans un confort digne de la marque, d'autant
plus que le système d'air climatisé entièrement automatique, volant
de direction réglable en hauteur et en profondeur étaient nouveaux,
et les déjà connus vitres et déflecteurs d'air électriques, verrouillage
central, sièges électriques et chauffants (en option), phares de
route à commande automatique associés au changement tout aussi automatique
des feux de route et des feux de croisement, frein de stationnement
se desserrant ... automatiquement, ouverture à distance et fermeture
assistée du couvercle de coffre, régulateur de vitesse, capote électrique
(pour les décapotables!), etc... les rendaient sans égales.
A l'usage, ces voitures sont d'un agrément indiscutable, et finalement,
seules leurs dimensions gigantesques et leur appétit gargantuesque
en font des automobiles... désuètes! Ce qui n'enlève rien à leur
charme, bien au contraire !
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