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Lorsqu'est
arrivé le moment de planifier cette modeste page, nous ne voulions
pas parler des Ferrari, parce que le sujet est déjà amplement couvert,
le mythe et la mode ayant fait leur chemin...
Et puis, pourquoi ne pas parler des choses que l'on aime à notre
manière ?
Ayant eu le privilège d'en posséder il y a déjà de trop nombreuses
années, il n'y avait pas de raison valable de faire de la discrimination
!
Parmi toutes les Ferrari, la série des 250 est sans doute celle
qui a enraciné le "MYTHE", bien secondée par une participation effrénée
de la marque en compétition et ses nombreux succès. Mais il y a
plus: des mécaniques hors du commun ( V12) et l'aide des carrossiers
géniaux qui savaient donner du style à ce qui aurait pu être seulement
"una bella vettura"...
Pinin Farina est de ceux-là, peut-être le plus inspiré de cette
époque, et comme il aimait les voitures, il s'était dessiné une
Ferrari pour son usage personnel, il a eu la gentillesse d'en faire
profiter d'autres amateurs sous le nom de Lusso.
Car les premières Ferrari de route n'étaient pas vraiment ce que
l'on appelle des voitures de luxe, à l'exception des Superamerica
hors de prix... La Lusso était donc une vraie "Grand Tourisme" au
sens propre du terme: habitacle raffiné, ligne parfaite, mécanique
exceptionnelle, comportement routier digne de ses performances,
malgré l'archaïsme du pont rigide et des ressorts semi-elliptiques.
Le V12 s'exprime avec allégresse dans une symphonie inoubliable,
des graves aux aigus dans les montées en régime, toujours disponible
et bien aidé par des rapports de boîte superbement étagés. La conduite
est musclée selon les critères d'aujourd'hui, une 250, Lusso ou
non, se pilote, le train arrière n'est pas à la hauteur du reste,
ce défaut sera gommé sur sa descendante, la 275 GTB, pourvue enfin
de quatre roues indépendantes...
Les 250 n'aimaient pas la ville, la carburation capricieuse qui
encrassaient l'allumage était la hantise du citadin désireux de
prendre la clef des champs et profiter des envolées symphoniques
du V12... La finition si elle se voulait de luxe était quand même
perfectible, et les nombreuses commandes d'origine plébéienne, décourageantes.
Considérations de second ordre quand on peut profiter d'un mythe
!
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