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Nom
mythique s'il en est un entre tous!
Pourtant, les voitures de la marque sont très critiquées... Par
ceux qui ne les connaissent pas ?
Longtemps fabuleuses pour leurs performances et leurs prix raisonnables
dans les années 50 & 60, elles ont pris de l'embonpoint en essayant
de résister à des concurrentes devenues sinon aussi nobles et raffinées,
mais au moins aussi performantes...
De plus, les accessoires électriques étant un pré-requis pour tout
véhicule de luxe, les Jaguar, mal aidées par la réputation déplorable
(justifiée) des voitures anglaises au niveau électrique, une industrie
automobile britannique souffrante incapable de progresser et les
multiples problèmes sociaux, les années 70 apportèrent leur lot
de malheurs à toutes les automobiles sophistiquées, dont les XJ,
E-type vieillissante, puis XJS firent les frais, ou plutôt ceux
de leurs propriétaires !
Pourtant, dans les années 60, la MkII, si elle n'était pas parfaite,
était une redoutable berline de grand tourisme surtout dans sa version
3,8 Litre.
De son habitacle cuir et bois à l'odeur inimitable, en passant par
son confort et ce merveilleux moteur XK, plein de couple dès les
plus bas régimes et qui avale les côtes aussi bien qu'il laisse
sur place à peu près tout ce qui roule à l'époque.
La direction est bien un peu ferme pour les manœuvres (une direction
assistée était disponible en option), mais reste suffisamment précise,
les freins à disques sont efficaces, le différentiel autobloquant
est un autre atout et la vieille boîte Moss, malgré sa 1ère non-synchronysée,
est bien étagée avec l'agrément de l'overdrive sur le dernier rapport.
L'essieu rigide et les ressorts semi-elliptiques arrière ne sont
même pas un handicap, car la tenue de route est excellente.
Et puis cette silhouette trapue, mais aérée, la ligne du toit qui
s'arrondit sur une poupe effilée, cet avant agressif, dévoreur d'asphalte...
Comment y résister ?
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