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Parmi
toutes les élucubrations de la préhistoire de l'automobile, voitures
à ressort, à air comprimé, etc... Certaines créations se remarquent
particulièrement, les voitures électriques en sont un exemple, elles
n'ont d'ailleurs quasiment pas évolué depuis ces temps bénis !
La motorisation par la vapeur, elle, au tournant du siècle, bénéficiait
de l'expérience de tout ce qui était auto-mobile au XIXème siècle
et même avant (le "fardier" de Cugnot en étant un des plus célèbres
exemples, la vapeur étant plus ou moins bien domestiquée depuis
Denis Papin !): les "motorisations" à vapeur remplaçaient avec plus
ou moins de bonheur ces bons vieux chevaux : locomotives et transports
routiers s'installaient dans le paysage.
Rien d'étonnant à ce que beaucoup de fabricants se soient intéressés
à ce mode de propulsion, d'autant plus que le moteur thermique était
bruyant, salissant, nauséabond, peu fiable et difficile à utiliser
( les fameux "retours de manivelle" et les membres brisés sont encore
dans toutes les mémoires !). Le moteur à vapeur, à l'époque, lui
était de loin supérieur, même si "salissant" lui convenait parfaitement
! Pas besoin de boite de vitesses et tous ces engrenages bruyants,
ces moteurs généreux en couple pouvaient s'en passer.
Il semble pourtant, et avec le recul, que l'évolution de ces moteurs
stagnait, même si de temps à autre réapparaît un modèle modernisé,
l'industrialisation à grande échelle des voitures à vapeur s'est
arrêtée en 1927 avec les dernières Stanley.
Stanley était le plus prolifique des constructeurs farouchement
attaché à ce mode de propulsion et de démonstrations en records
(127.659 mph, soit plus de 205 km/h, en 1906 !), la clientèle était
fidèle, séduite par la suprématie des Stanley sur ses concurrentes
pétaradantes...
En effet, une petite demi-heure de bricolage suffisait pour être
opérationnel ! Ceci si vous aviez arrêté la chaudière, car rien
ne s'opposait, du moins en principe, à ce que vous laissiez le "pilot"
(la veilleuse) allumé, et ainsi en remontant la pression, le départ
était quasi-instantané. Le plus surprenant quand on roule en Stanley
est l'absence de bruits mécaniques, si ce n'est les quelques clic-clics
des pompes et autres bruits de roulement, de vent et le léger chuintement
de la vapeur, le tout entrecoupé, par la seule volonté du "chauffeur",
d'un petit coup de sifflet dans la plus grande tradition ferroviaire
!
C'était vraiment la Belle Epoque !
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