Complainte d’un oiseau seul
J’ai été pris dans le nid de mes parents , Peut-être que mes parents ne m’ont pas bien nourri
Peut-être que j’étais prédestiné à être nourri à la main.
Je n’ai pas connu la chaleur des plumes de mes parents, ou si peu de temps
Une main humaine m’a nourri pendant quelques semaines,
Une autre main m’a pris pour m’adopter
Il a fallu que je me réhabitue à cette autre main
On m’a rogné les ailes pour que je ne vole, peut-être était-ce cela la vie d’un oiseau apprivoisé !
Je n’ai pas compris tout de suite que je ne pouvais pas voler, mais mon maître me l’a fait comprendre
Il me caresse sans cesse, mais cela doit être cela un oiseau apprivoisé.
Je crie un peu et cela dérange mon maître, mais je crie surtout quand il n’est pas là
J’ai besoin que l’on me comprenne, et je ne sais pas parler
Je me suis habitué enfin à ses caresses, et je recherche son affection sans cesse
Tout seul dans ma cage je m’ennuie, et j’essaye par tous les stratagèmes de sortir de ma cage
Cage dorée, cage avec des jouets, les mois ont passé, les années,
Un nouvel arrivant humain est arrivé !
Je ne sors plus de ma cage, on me visite rarement
Je crie souvent, alors on me couvre
Je mange parce qu’il faut manger pour vivre, j’essaye d’attirer l’attention de mes maîtres
Je ne suis plus leur centre d’intérêt !
Je commence à me déplumer, le stress disent-ils ! Je dirais l’ennui ou plutôt l’abandon !
Je suis un perroquet et je peux vivre jusqu’à 30 ans
Que fais-je devenir ?
Un autre maître ? Vais-je me laisser mourir de chagrin ?
La morale de cette petite histoire est de dire que je ne suis pas un objet
Et que je vis longtemps.
Si je n’ai plus mes parents ou mes amis à plumes, j’ai besoin de la main humaine
Sans vous je ne suis rien ! Je suis perdu !
Alors si vous ne pouvez pas être sûr de vous occuper de moi pendant 30 ans,
Ne me prenez pas !
Texte de Florence RICHARD