LASCAUX
Les hommes.... les artistes
La caverne
Lascaux a été gravée par les hommes de Cro-Magnon il y a 17,000 ans.
Cette caverne
n'était pas un habitat. Les hommes y sont passés ou y ont séjourné.
Les squelettes
de la race de Cro-Magnon provenant des abris-sous-roche en
Dordogne,
correspondent à des individus de taille élevée, l,80 m environ,
aux membres
longs et robustes dénotant une musculature puissante.
Ils avaient
le même aspect physique que nous, la même intelligence.
Ils connaissaient
comme nous le langage, le rire, les larmes.
Ils avaient,
tout comme nous, des qualités et des défauts.
Ils menaient
une vie active dans la nature.
Dans le
langage des anthropologues, ils étaient déjà Sapiens (savant),
nous, parait-il,
nous sommes des Homo sapiens sapiens,
c'est à
dire deux fois savants.
Ces hommes
de Cro-Magnon du temps de Lascaux,
avaient
une civilisation avancée et une vie sociale.
Les objets
abandonnés sur les lieux, forment un extraordinaire bric-à-brac
dont l'étude
permet de reconstituer la vie des artistes préhistoriques de Lascaux.
Ils n'étaient
ni des brutes ni des clochards. Ils vivaient dans de confortables huttes,
bâties en
plein air ou encore sous l'auvent des abris ou le porche des cavernes.
Ils ont,
peu à peu, mis au point des outils de silex et des armes de chasse en
bois de
renne. Ils ne portaient pas des guenilles. L'abondance d'aiguilles à chas,
retrouvées
dans leurs demeures, témoignent de l'intérêt pour la couture.
Ils avaient
des temps libres. La préparation d'outils, la chasse et la pêche ne leur
prenaient
que quelques heures par jour. Ils menaient en famille ou en groupes de
familles,
une vie de chasseurs semi-nomades. La chasse était sans doute l'activité
des hommes
et la cueillette celle des femmes, en équilibre avec leur milieu.
Le renne
était une sorte de libre-service de la Préhistoire.
Les bois
étaient taillés pour fabriquer des sagaies, les os servaient à fabriquer
des aiguilles
pour coudre et des tubes. La peau aux longs poils serrés, était tannée
pour recouvrir
la charpente des huttes ou était coupée pour confectionner de
chauds vêtements
et d'épais mocassins. Les tendons étaient disséqués en de multiples
fils à coudre.
Le suif récupéré, alimentait les lampes. La viande du renne avec
sa graisse,
sa moelle et ses abats, formait l'essentiel de la nourriture carnée
des Magdaléniens,
qu'agrémentaient des baies, des feuilles,
des racines,
des noix et des noisettes.
Les autres
animaux étaient très peu consommés, mais leurs silhouettes
figurent,
en grand nombre sur les parois et le plafond de la caverne.
Tous sont
bien sûr des animaux sauvages, non domestiqués.
Ce qu'il
y a de certain, c'est l'habilité et le talent dont les peintres ont fait
preuve.
Dès les
origines, ils ont su trouver tous les ingrédients de la création artistique:
outils,
imagination et savoir-faire se combinent pour engendrer la beauté.
La grotte
elle-même a été scellée par l'effondrement de la voûte
du porche
peu après le passage de ces anciens Magdaléniens.
Les objets
appartenaient aux artistes eux-mêmes car, la couche
des sédiments
contient les instruments et ingrédients dont ils se servaient.
On a retrouvé
les silex des graveurs aux angles usés par le frottement sur la roche,
des pigments
en crayons ou en poudres, des palettes, des broyeurs et des lampes.
Certains
objets de cette couche sont décorés de signes
très particuliers
à l'art des parois de Lascaux.
Cette visite
a été pour moi une découverte et un réel plaisir.
Ces artistes
ont laissé de magnifiques chef-d'oeuvres à la postérité.
1er texte: Lascaux, Chapelle Sixtine 2e texte: Lascaux, les chef-oeuvres
Courriel
Rachel