Cathédrale de Séville

SÉVILLE

L’Espagne est un pays montagneux qui conserve l’histoire
des conquérants Romains et Arabes qui y ont laissé leur traces.

J’arrive à Séville, métropole de l’Andalousie, le dernier jour
de la féria d’avril qui attire une foule immense.
Dans les rues, se promènent, des belles Andalouses
vêtues de longues robes à volants, la chevelure décorée
d’un grand peigne retenant leur mantille.
Elle sont toutes prêtes pour danser le flamenco et les sévillanas.
Des cavaliers ont endossé leurs élégants et seyants costumes espagnols.
Ils sont fièrement campés sur leurs chevaux décorés pour la parade.
Ils défilent pour le plus grand plaisir des badauds.
Cette foule colorée se rassemble dans un parc en dehors du centre-ville,
pour le dernier soir de la féria. Le son des guitares, invitent les
danseuses à tournoyer en rythmant leurs pas de leurs castagnettes.
Autour des arènes de la Maestranza, il y a une grande animation.
Les amateurs de corridas sont nombreux.
De l’extérieur, on entend les clameurs de la foule.
Pour un moment, je peux m’imaginer,
Don José à la poursuite d’Escamillo
qui a gagné l’amour de sa belle Carmen.

Je réside à deux pas de l’impressionnante cathédrale.
Son clocher est nommé La Giralda, qui signifie Girouette.
Cette cathédrale est, par sa taille, la 3e d’Europe après
St-Pierre-de-Rome et St-Paul-de-Londres.
On y trouve  le tombeau colossal de Christophe Colomb
qui représente son cercueil, porté par quatre rois.
Ils sont les symboles des quatres royaumes
de Léon, Castille, Navarre et Aragon.
Sur  leurs tuniques, on peut admirer le blason
de leurs royaumes, en or et en argent.
Ce sont de majestueuses sculptures de bronze.

Je suis intéressée tout le long de mon périple espagnol,
par tout ce qui se rapporte ou appartient à Christophe Colomb.
Cet attrait est sans doute dû au fait que je suis une descendante
des colons qui ont peuplé le nouveau monde qu’il a découvert.
L’effort de monter à pied les 35 étages, jusqu’au sommet
de la Giralda, vaut bien la récompense qui m’attend.
De là-haut, on domine toute la capitale de l’Andalousie.
La vue est magnifique sur les clochers et les toits de couleur ocre.

Séville est très belle.
C’est un véritable plaisir de se promener dans ses ruelles paisibles.
Il faut découvrir au hasard, des petites places fleuries,
des boutiques chargées de céramique et de cuivre rutilant.
Il faut prendre le temps de découvrir ses quartiers anciens
aux ruelles étroites: l’aristocratique
Santa Cruz et ses balcons de fer forgé,
chargés de fleurs multicolores; les innombrables petites
terrasses et bars, où l’on se régale de tapas accompagnées
de xérès ou de sangria, à l’heure de l’appéritif;
ses placettes plantées de palmiers ou d’orangers
avec ses grilles ouvragées, contribuent à nous faire
aimer cet ancien quartier juif.

En Espagne, le repas du soir est tardif.
Il n’est pas rare de voir les convives, s’attabler vers minuit.
Il m’est arrivé de me rendre vers les 20 heures,
à un restaurant qu’on m’avait recommandé.
Un mot sur la porte spécifiait: "Ouverture à 22 heures".
Il faut bien discipliner son estomac pour s’habituer au rythme du pays.

Le Musée de Bellas Artes est installé dans l’ancien couvent de la Merced.
J’ai le plaisir d’admirer plusieurs tableaux de El Greco, Murillo, Torrigiani,
Zurbaran, Ribera, Brueghel, Goya, Esquivel, Vasquez, Diaz, Zuolaga, etc.
C’est la première fois que je vois des oeuvres de
plusieurs de ces peintres de l’école de Séville.

Le parc Maria Luisa, créé au 19e siècle,
est agréable pour ses beaux arbres, ses bassins et ses fontaines.
Il abrite des édifices construits pour l’exposition
de 1929 dont la vaste Plaza de Espana.
Je me promène dans une grande allée bordée de bougainvilliers
couverts de fleurs pourprées, et je vois venir vers moi,
un élégant cavalier vêtu d’un costume andalou,
gris comme sa monture. D’un grand geste,
il soulève son sombréro noir et me salue
avec un grand sourire. Je lui souris à mon tour pour
le remercier de sa galanterie, tout en me demandant
si je ne serais pas dans une scène d’un film de Luis Mariano.

En croisière sur le Guadalquivir, on passe sous 10 ponts différents,
dont plusieurs ont des structures modernes et extravagantes.
On se promène en longeant les quartiers, anciens et nouveaux.
L’architecture et la couleur des pierres contribuent
au charme de Séville, capitale de l'Andalousie.

(photos sous les mots soulignés)
 

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