Plusieurs types de médecine utilisent les plantes. Mais qu'est-ce que la médecine Ayurveda, l'homéopathie, la médecine chinoise et ces autres médecines mentionnées dans les livres ou textes sur l'utilisation des herbes en médecine et qui semblent si extraordinaire comparativement à la médecine traditionnelle occidentale que nous connaissons tous et à laquelle, nous avons tous, un jour ou l'autre, eu recours.

Médecine Ayurveda
La médecine Ayurveda est originaire de l'Inde ancienne et remonte à quelque 3 000 ans mais l'évolution de cette médecine telle que connu de nos jours remonte à environ 500 ans avant J.C.. Cette méthode de soigner est mentionnée dans les livres sacrés de l'hindouisme écrits en sanscrit, les Veda. La médecine Ayurveda est reconnue par le gouvernement de l'Inde et est enseignée dans certaines écoles et même à l'université où il existe aussi des cours de médecine moderne.
Ayurveda est composé de deux mots sanscrits soit «Ayu» qui veut dire «vie» et «veda» qui signifie «connaissance de». C'est donc la connaissance de la vie, où le mot vie signifie ici quatre parties essentielles reliées: la pensée, le corps, les sens et l'âme. Le but du «système» est de fournir des conseils concernant la nourriture et le mode de vie pour que les personnes qui sont en santé le restent et les personnes qui ont des problèmes puissent améliorer la leur. Ces recommandations dépendent, la plupart du temps, de chaque individu: son âge, son sexe, son tempérament, le climat sous lequel il vit, son alimentation et la nature de ses activités quotidiennes. Il s'agit d'atteindre un équilibre entre les différentes humeurs: kapha ou le flegme, pitta ou la bile et vata ou le souffle. Par conséquent, la maladie résulte d'un déséquilibre. Tout est validé par les observations faites, les questions posées, les examens physiques et les écrits dans les textes anciens. Les praticiens de la médecine Ayurveda, les vaidya, font les diagnostiques. Comme traitement, ils utilisent régulièrement des médicaments à base d'herbes ou de parties animales, la manipulation du patient et une modification de la diète du patient. La liste des médicaments dans les textes excède 700 plantes.

Médecine homéopathique
Homéopathie vient des mots grecs homoios qui veut dire «semblable» et de pathos qui veut dire «maladie» que l'on peut traduire aussi par «thérapeutique par les semblables». L'homéopathie veut soigner le malade ou ce qui cause la maladie et non seulement les symptômes. Elle prend en ligne de compte tous les symptômes du malade et tient compte des réactions personnelles particulières et caractéristiques de chacun. La médecine homéopathique a été créée par le médecin allemand Samuel Hahnemann voici maintenant environ 200 ans. C'est une méthode thérapeutique qui consiste à traiter un malade avec des doses dites infinitésimales (très très petites doses, non perceptible) de substances qui créeraient chez un homme sain des symptômes similaires à ceux qui sont soignés. Les remèdes homéopathiques se présentent, généralement sous 4 formes: liquides ou teintures-mères, granules (petites boules de sucre imbibées de solution), doses ou globules et gouttes. Pour obtenir les remèdes homéopathiques on dilue en partant de teinture mère ou substance de base. On procède par dilutions successives au 1/100 appelées CH (pour centésimales hahnemanniennes). Après une première dilution on obtient 1 CH ce qui revient à mettre 1 goutte de teinture mère dans 99 gouttes du solvant. Le 2 CH s'obtient en mettant 1 goutte du 1 CH dans 99 gouttes du solvant et ainsi de suite. Ainsi, on retrouve différentes dilutions des médicaments: 3 CH, 5 CH jusqu'à 30 CH. Une grande partie des médicaments sont à base de plantes ou de métaux et certains de ceux-ci, s'ils étaient pris à une forte dose, seraient hautement toxique comme la belladone (Atropa belladona), l'aconit (Aconitum napellus) ou le mercure (Mercurium cyanatus) mais comme les doses sont infinitésimales il n'y a aucun danger.

Médecine traditionnelle chinoise
La médecine chinoise est souvent mentionnée lorsque l'on mentionne l'utilisation d'une herbe comme thérapie. Elle remonte jusqu'au 8ième siècle avant J.C. et est très implantée dans l'univers de la pensée chinoise. Le concept fondamental est exprimé par une dualité entre le yin et le yang. Exemple: le yang est le ciel et le yin est la terre, le yang est chaud, le yin est froid, le yang est mâle et le yin est femelle. L'univers est composé de 5 éléments: le métal, le bois, l'eau, le feu et la terre. Ils se retrouvent en différentes proportions mais leurs interactions sont contrôlées par le yang et le yin. Les deux «forces» sont égales mais en changements constants. Le praticien chinois a comme rôle de rebalancer ces deux éléments. Il doit donc avoir l'habileté de contrôler les niveaux de yin et de yang chez un individu. Il est présumé exister 12 canaux invisibles, les «chin» qui transportent les forces. Ils sont situés profondément dans les muscles mais ne sont pas en communication avec les vaisseaux sanguins. Ils communiquent avec 3 «espaces brûlants» qui sont les réservoirs de yang et de yin.

Les théories de la médecine chinoise traditionnelle se retrouvent dans divers textes: Nei Ching (traitant d'anatomie, de physiologie, d'hygiène et d'acupuncture), Mei Ching (traitant du pouls), Shanghang Lun (traitant de la fièvre), et Pen-t'sao Kang Mu (traitant de l'utilisation des médicaments).

Il y a deux étapes dans le traitement du malade. D'abord, faire le diagnostic en «interrogeant» les sens jusqu'au plus petit détail. L'étude du pouls peut facilement prendre trois heures puisque c'est considéré comme l'élément qui constitue la source d'information la plus valable concernant le patient. Le pouls varie selon certains facteurs et il existe 51 types de pouls différents. Lorsque le pouls est anormal à un endroit, c'est où un des 12 canaux est bloqué. La deuxième étape est la thérapie pour balancer le yang-yin. L'acupuncture est une des méthodes thérapeutiques utilisées en médecine chinoise pour rétablir l'équilibre. Le Pen-t'sao Kang Mu, publié au 16ième siècle, recence environ 1,900 médicaments différents la plupart à base de plantes. Certains de ces médicaments sont maintenant utilisés par la médecine occidentale moderne comme l'éphédrine, extrait de l'éphédra utilisé pour ses effets vasoconstricteurs, dans les cas d'asthme.

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Dernière mise à jour: 13 janvier, 1999