

LES PRODUITS DE SANTÉ NATURELS: Une
nouvelle vision
Il devrait bientôt y avoir une nouvelle réglementation concernant les produits de santé naturels (PSN) si on se fie sur le rapport publié par le Comité permanent sur la santé déposé le 4 novembre 1998. Les PSN incluent les produits médicinaux traditionnels (comprenant entre autres les herbes médicinales traditionnelles ainsi que les remèdes chinois, ayurvédiques et ceux des Autochtones d'Amérique du Nord), les remèdes homéopathiques et les suppléments vitaminiques et minéraux. Suite à des pressions du public et de l'industrie des PSN, le Comité a eu le mandat du ministre canadien de la santé d'effectuer une étude approfondie sur ces produits. Il avait donc la tâche de consulter, d'analyser et de faire des recommandations concernant le régime législatif et réglementaire reliés aux PSN. Plusieurs experts internationaux ainsi que plus de 300 Canadiens se sont présentés devant le Comité qui a aussi reçu au-delà de 1 000 lettres ou mémoires de personnes ou d'organismes reliés à l'industrie.
Suite à toutes ses
études et analyses, le Comité en est venu à publier 53
recommandations, dont:
- constitution d'un nouveau cadre réglementaire;
- création d'un Comité consultatif d'experts dont le rôle est
d'assister Santé Canada dans les différentes tâches
nécessaires à créer, guider et soutenir le nouvel
environnement réglementaire;
- nouveau cadre d'homologation des produits en vue d'en évaluer
l'innocuité;
- établir une section des PSN à Santé Canada et doter celle-ci
d'installations de recherche et de laboratoires;
- directives adaptées concernant les pratiques de fabrications
(inspection, permis valide pour les fabricants, emballeurs et
distributeurs ainsi que le contrôle de qualité);
- possibilité de faire l'objet d'allégations relatives à la
santé reliées à l'efficacité des produits et devra être
appuyer de preuves raisonnables;
- étiquetage plus pertinent permettant d'inclure des
informations claires et uniformes à l'intention des
consommateurs.
Le ministre de la santé du Canada, Allan Rock a spécifié vouloir agir rapidement pour mettre en place un régime qui assurerait aux Canadiens un accès aux PSN qui serait sécuritaire et de grande qualité. Santé Canada prévoyait une réponse au rapport dans les six mois, ce qui nous ramène en avril prochain.
Reste à savoir ce que le ministre va conserver des recommandations ...
Quelques-uns des produits naturels
les plus populaires sur le marché sont reliés à la stimulation
physique ou mentale. Les plus populaires sont utilisés pour la
perte de poids ou pour garder le moral. Certains de ceux-ci
contiennent des stimulants dits naturels comme la caféine,
l'éphédrine et/ou la pseudoéphedrine.
La caféine, tout le monde connaît, elle vient de produits comme
le café, le thé mais est aussi présente dans les boissons
douces de type cola et dans certains médicaments.
L'éphédrine, quant à elle, vient d'une plante qui se nomme
éphedra (Ephedra spp). Il y en a quelques espèces,
mais la plus connue porte le nom de «ma huang» (son nom
chinois) ou Ephedra sinica . Cette plante contient de
l'éphédrine et de la pseudoéphédrine. La première est
utilisée dans les médicaments pour traiter les asthmatiques et
la deuxième dans les décongestionnants (Sudafed, Sinutab et
bien d'autres). Bien sûr ces deux types de médicaments sont
réglementés et, avec une utilisation conforme, il n'y a aucun
danger. Par contre, les alcaloïdes présents dans la plante
agissent comme stimulant et peuvent entraîner une augmentation
ou une irrégularité des battements cardiaques, si la
consommation se fait sur une période prolongée. Les
complications reliées à ces effets peuvent causer des
hémorragies cérébrales, des arhythmies cardiaques qui peuvent
à leur tour, entraîner des arrêts cardiaques.
Au Canada, l'utilisation de l'éphédrine dans les produits sans
ordonnance est limitée aux décongestionnants. Autrement dit, la
vente en est interdite au Canada mais tout le monde sait bien que
c'est facile de s'en procurer de diverses façons (entre autre
par Internet).
Le problème c'est que l'éphedrine est utilisée dans des
«formules miracles» pour la perte de poids (phen-fen naturel ou
Reduxa) ou encore pour améliorer la musculation et donner un
regain d'énergie. Cependant, les effets voulus sont réels
lorsque l'utilisation se fait sur une période prolongée.
L'organisme américain Food and Drug Administration (FDA) a
depuis quelques mois, donné plusieurs avis comme quoi
l'utilisation à long terme de ses produits peut entraîner des
effets secondaires assez importants mais les gens continuent d'en
consommer.
Sous prétexte que le produit est naturel, les gens ont souvent tendance à croire que c'est bon d'en consommer. Mais ce n'est pas parce que c'est naturel que c'est sans danger. La digitaline (extrait des fleurs la digitale qui est utilisé chez les gens avec des problèmes cardiaques) est une substance que l'on pourrait dire naturelle, mais quelqu'un qui consomme des fleurs de digitale risque de se retrouver avec des problèmes de santé. A ce compte là, la cigüe aussi est naturelle.

Quelquefois la réponse à nos problèmes de jardinage est juste devant nous, bien rangée dans nos armoires ou dans nos jardins. Voici quelques petits remèdes que j'utilise et qui semble-t-il fonctionnent assez bien généralement. Alors avant d'utiliser l'artillerie lourde, il vaut bien mieux les essayer.
Contrôle d'insectes au
jardin avec eau savonneuse (surtout pour les pucerons et mouches
blanches):
Mélanger de 1 à 4 c. à table d'un savon liquide
(savon à vaisselle, pas de détergent) dans 1 gallon d'eau (16
tasses). Vaporiser les plantes affectées en couvrant toutes les
parties de la plante. Recommencer tous les 5 ou 7 jours. Essayer
aussi le mélange suivant (surtout pour les pucerons, araignées
rouges, cochenilles et chenilles): 1 tasse d'huile
végétale, 1 c. à table de savon liquide et 1 tasse d'eau.
Vaporiser sur les plantes. Répéter à tous les 5 ou 7 jours.
Prévention du
mildiou et de la rouille:
Mélanger 3 c. à table de soda à pâte et 1 c. à table de
Murphy's Oil Soap dans 1 gallon d'eau. Vaporiser en recouvrant le
dessus et le dessous des feuilles au début du printemps ou
aussitôt que les symptômes apparaissent. Recommencer à tous
les 5 ou 7 jours.
Il existe aussi certains insecticides à bases de plantes comme l'«insecticide à l'ail», l'«insecticide au piment fort» et l'«insecticide à la rhubarbe». Pour le premier, hacher 3 bulbes d'ail et les faire macérer dans 4 c. à table d'huile végétale pendant 24 heures. Mélanger ensuite cette préparation avec un litre d'eau. Ajouter 1 c. à table de savon biodégradable. Filtrer et conserver au frais. Pour utiliser sur les plantes il faut diluer à 20 fois le volume. Exemple: si on prend ¼ de tasse d'insecticide, il faut ajouter 20 x ¼ de tasse d'eau, soit 5 tasses.
Pour le mélange au piment fort, il faut mélanger ½ tasse de piment fort haché à 2 tasses d'eau. Filtrer et faire attention c'est aussi fort pour les bibittes à deux pattes.
Pour faire le mélange à la rhubarbe, il faut cueillir quelques feuilles et les faire bouillir dans de l'eau pendant environ 20 minutes. Laisser refroidir et filtrer. Il faut diluer jusqu'à l'obtention d'une couleur ressemblant au thé. On peut remplacer la rhubarbe par des feuilles d'absinthe, de tanaisie ou d'ortie.
Contrôle des limaces:
Les limaces sont reconnues pour être tenaces. Presque
tout le monde connaît le truc avec la bière, il y a aussi le
truc avec les coquilles d'oeufs brisées, mais on peut aussi
essayer d'entourer de cendre de bois les plantes attaquées, les
limaces n'aiment pas du tout et ça les éloigne.
Préparation pour fleurs
coupées:
Mélanger ¼ tasse de sucre avec 1 c. à thé d'eau de
javel à 1 gallon d'eau tiède (ou pour une plus petite
quantité: 1 c. à table de sucre, quelques gouttes d'eau de
javel et 4 tasses d'eau tiède).

Suite à des études reliées à la tolérance au stress chez un certains nombres de plantes à l'Université de Guelph, le professeur Praveen Saxena et son équipe en sont venus à la conclusion que le pélargonium à senteur de citron, Pelargonium 'Frensham' est capable d'absorber et d'accumuler une grande quantité de métaux toxiques provenant de sols contaminés. Les chercheurs ont fait subir aux plants étudiés un stress extrême en les arrosant avec de l'eau très dure et les gardant à des températures élevées. Les boutures de pélargoniums ont été arrosé avec des solutions contenant diverses concentrations de métaux. En fait, ils ont absorbé en deux semaines jusqu'à 3 200 mg de cadmium, 18 700 mg de plomb, 6 400 mg de nickel et 650 mg de cuivre pour chaque kilo de plant.
En réalité, chaque plante absorbe une très faible quantité de minéraux venant du sol. Mais les pélargoniums sont, semble-t-il, capables d'en absorber une assez grande quantité. C'est donc une plante que les scientifiques appelent «hyperaccumulatrice» parce qu'elle est capable d'accumuler une quantité d'ions métalliques à forte concentration (comme Brassica juncea ou la moutarde joncée ou moutarde brune). Le pélargonium citron est une plante cultivée pour ses huiles essentielles qui sont ajoutées aux parfums et aux pots-pourris. Peut-être qu'un jour, les sols pollués et impropres à l'utilisation seront décontaminés avec des plantes plutôt qu'en déplacant des mètres cubes de terre qui sont souvent déposés à un autre endroit qui devient lui aussi pollué et inutilisable.
Source: OBERDOF, Charles, "Lemon Geranium Absorb Toxic Waste", Toronto Star, 21 février 1998

Quelquefois on se demande ce qui peut bien motiver des chercheurs à développer de nouvelles variétés. Voici en bref l'histoire de la nouvelle variété de basilic.
Une des sélections gagnante pour l'année 1998 de l'organisation All-America Selections, le basilic 'Sweet Dani' est le résultat d'une recherche de longue haleine effectuée par le professeur James E. Simon du centre de recherche O'Neall Vegetable Research Farm du Purdue University à West Lafayette en Indiana. Simon et son équipe ont effectué 6 ans de travaux. En fait, ils travaillaient sur la production d'huile essentielle à partir du basilic, lorsqu'ils ont voulu essayer quelque chose de nouveau concernant la production de nouveaux plants de basilic pour leur qualité ornementale. Ils ont semé dans le même champ expérimental jusqu'à 80 différentes espèces de basilic (allant du basilic pourpre de l'Iran au basilic camphre en forme d'arbre d'Afrique) pour qu'ils se croisent entre eux. A la fin de la saison, ils ont ramassé les graines et les ont mélangées toutes ensemble dans un sac de papier.
Le printemps suivant, l'équipe a semé les graines et bientôt le champ expérimental a été couvert de toutes sortes de plants étranges de différentes couleurs, formes et fleurs. Simon a ainsi sélectionné certains plants qui valaient la peine d'être étudiés plus en profondeur pour leur forme et leur arôme. Un de ces plants était ce qui est maintenant le 'Sweet Dani'. Ces plants ont été transplanté en serre et séparé les uns des autres ainsi que de tous les autres pour éviter les différents croisements. Les graines ont été récolté et un long processus de sélection et de stabilisation de chaque caractéristiques a débuté. Plusieurs années se sont écoulées pour récolter suffisamment de graines fiables en vue de la commercialisation. Le plant a été nommé ainsi en l'honneur de la fille du professeur Simon qui porte le nom de Daniella et qui semble-t-il a humé son premier basilic à l'âge de 4 ans.
Cette variété de basilic se cultive comme les autres: soleil, arrosage régulier, fertilisation surtout après une récolte importante. C'est une plante très vigoureuse qui ne prend que quelques jours (environ 30) pour passer de la germination à un plant mature de 60 à 65 cm. Ses fleurs sont blanches et forment des épis de 12 à 20 cm. Ses feuilles sont ovales allant de 5 cm de long par 4 cm de large et ont un goût de citron.
'Sweet Dani' a été nommé dans la catégorie légume avec la bette à carde 'Bright Lights'. C'est la quatrième variété de basilic a être sélectionné par l'organisation All-America Selections. En 1997, c'est 'Siam Queen' qui avait été nommé dans la catégorie légumes. En 1987, c'était 'Purple Ruffles' et en 1962 c'était au tour de 'Dark Opal'.
Source: DeBaggio, Thomas, "'Sweet Dani', A Winning Basil with a Strong Lemon Flavor", The Herb Companion, Avril/Mai 1998, p. 50-51.

Retour à la page d'accueil
Dernière mise à
jour: 15 février, 1999