|
Les Années
1990
|
||||
|
|
||||
|
|
Survol de la pensée de l'époque... Les années 1980 constituent une période de transition. D'une part, toute une approche initiée dans les années 1960 se poursuit : rejet des formes littéraires traditionnelles, recherche de nouveaux moyens d'expression. De plus en plus, la culture a tendance à s'universaliser. Et le Québec n'échappe pas au mouvement. Dorénavant, il évolue au même rythme que le reste de la société occidentale. Depuis les années soixante, un courant semble se dessiner dans nos sociétés : le postmodernisme. Comme son nom l'indique, ce courant marque une rupture avec les différents courants qui se sont réclamés de la modernité depuis le XlXe siècle. Le postmodernisme constitue une réaction contre cette idée que l'humanité est en constant progrès : notre monde ne s'achemine pas nécessairement vers une société plus évoluée (un accomplissement), le présent ne constitue pas nécessairement une amélioration sur le passé. Comme aucune «autorité» morale, spirituelle ou idéologique ne semble en mesure de rallier une majorité de citoyens, on a l'impression d'avancer à l'aveuglette, dans tous les sens, comme si on avait perdu le fil conducteur. L'écrivain postmoderne ne se prend pas au sérieux, refuse de jouer le rôle de l'écrivain porteur d'une inspiration créatrice. Il n'hésite pas à se mettre en scène, à se moquer de lui-même, de son œuvre ou de ses personnages, à désamorcer ses effets de style, à neutraliser l'émotion qui pourrait naître, bref à tout moment il invite le lecteur à ne pas se laisser prendre au jeu de la fiction (référence: site internet de Jean-Louis Lessard sur la littérature québécoise, voir liens) |
|||
|
François Charron
|
Qui est-il ? François Charron est né à Longueuil en 1952. Après des études universitaires, puis quatre ans d'enseignement, il a décidé de se consacrer entièrement à la poésie. II a reçu le prix Émile-Nelligan pour son recueil Blessures, ainsi que le prix Canada-Belgique pour l'ensemble de son oeuvre. Tout au long d'une démarche à la fois rationnelle et intuitive, François Charron est demeuré le poète le plus déconcertant de sa génération. Son travail, d'une grande densité spirituelle, a, au fil des années, conduit vers un dépouillement de plus en plus marqué du langage poétique. Ce travail vise essentiellement à donner toute sa place aux émotions du corps dans la matière de l'écriture. Ses poèmes aux tonalités tour à tour étranges et familières viennent finalement nous rappeler que seule une parole singulière, une parole risquée, peut nous ouvrir à la présence toujours exigeante de la vie réelle. (référence: Site internet «l'Ile» (voir liens) dossier Nicole Brossard) Cliquez ici pour une biographie exhaustive |
|||
|
Un de ses livres ?
La Beauté des visages ne pèse pas sur la terre, Trois-Rivières, Écrits des Forges, 1990.
|
||||
|
Un extrait de cet ouvrage ? La Transparence du désir [...] Je respire l'espace entre les mots / je vois la couleur de ton sourire / la lumière s'ouvre dans la chaleur qui s'approche / nos corps deviennent du silence / rien ne s'égare, ton mystère est plus beau que le sens de la / terre j'ai oublié d'aller chercher du pain / en face de chez moi un voisin parcourt son journal / tout repose dans la paix des feuilles à midi / le fait de vivre suffit / le fait de vivre est infiniment réel / j'accepte sans surprise la simplicité d'un astre au-dessus de / mes phrases (référence: LA BEAUTÉ DES VISAGES NE PÈSE PAS SUR LA TERRE, pp.13-14) |
||||
|
|
||||
|
|
|
|||