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Fiche 9 |
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Le cancer:
maladie
génétique ,
mais, semble-t-il,
non héréditaire
Cette fiche pourra
intéresser quiconque cherche à avoir une idée de ce qu'est le cancer, maladie
cellulaire. On pourra avoir recours à la Fiche 8 soit pour
se remettre en mémoire quelques notions fondamentales soit pour se
constituer une base sommaire de connaissances qui faciliteront la
compréhension de
cette fiche.
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Introduction |
Introduction
Tout cancer consiste en une
prolifération anarchique de cellules. Les
cellules cancéreuses ne répondent plus aux contrôles qui régissent leurs
divisions; ces cellules en surnombre et anormales donnent naissance, le plus souvent, à une masse cellulaire dite
tumeur maligne qui libère bientôt
d'autres cellules
cancéreuses qui vont s'implanter un peu partout, par voie
sanguine et/ou lymphatique, en donnant des
métastases. Le
cancer est une maladie génétique
car il résulte d'altérations se manifestant au niveau du
génonome d'un
individu donné.
(En fait un le génome d'un individu donné constitue son génotype) Initialement
il y a modification brusque (= mutation)
d'un gène
c'est-à-dire d'une séquence de nucléotides
entrant dans le composition de l'acide
désoxyribonucléique
(ADN)
d'une cellule donnée; comme il s'agit d'une
mutation somatique
(soma = corps) qui n'affecte pas les cellules reproductrices, le cancer,
bien que maladie génétique, n'est pas héréditaire. Il n'est pas impossible
toutefois que certaines prédispositions soient transmises d'une génération à la
suivante; toutefois, l'héritabilité du cancer, si elle existe, ne peut être
évaluées, pour l'instant, avec la même certitude que celle de l'hémophilie ou de
la chorée d'Huntington par exemple.
Les causes du cancer sont actuellement assez bien connues; la prévention et les
traitements sont nombreux et de plus en plus efficaces:
chirurgie,
chimiothérapie,
radiothérapie.
L'immunothérapie, la
thérapie génique et les
transplantations cellulaires constituent
de nouveaux espoirs d'éradiquer
complètement cette maladie redoutable.
Actuellement, dans la mesure ou le cancer
est décelé suffisamment tôt et qu'il n'a
pas encore produit de
métastases, on arrive aux
résultats suivants:
le % correspond aux guérisons augmentées des très longues rémissions
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Prostate
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Sein | Peau | Rectum | Lymphome | Colon | Poumons | Pancréas | ||
|
% |
88 | 80 | 80 | 75 | 70 | 55 | 9 | < 5 | |
|
(Cell and Molecular Biology. Gerald Karp John Wiley & Sons NY 1999) |
|||||||||
Lymphome: cancer des tissus
lymphoïdes se traduisant par des aberrations au niveau de certains globules
blancs.
La
cancérologie ou
oncologie est la branche
de la médecine qui se consacre au cancer.
Caryotype aberrant d'une cellule cancéreuse
de pancréas d'un homme
Le
caryotype d'un individu est
l'ensemble des paires de chromosomes d'une cellule, rangées par ordre
décroissant de taille.
Toute cellule d'un
organisme diploïde
(C'est le cas de l'homme) renferme 2n chromosomes dans son noyau. Le nombre mais aussi la forme de chaque chromosome
est caractéristique d'une espèce donnée.
Au microscope optique, tous les individus d'une même espèce et du même sexe ont le même caryotype,
ce qui ne veut pas dire qu'ils ont tous un potentiel génétique identique. Les
différences étant de nature biochimique ne peuvent se déceler qu'en faisant des
analyses chimiques très fines; certaines anomalies peuvent être décelées au microscope
électronique.
![]() |
Quelques aberrations constatées ci-contre
- Plus de deux chromosomes en 1, 2, 3, 4,
5, 7, 8, 9, 11, 12, 13, 15, 16, 19. |
- les
récepteurs
(= marqueurs) membranaires
sont modifiés ce qui fait que la cellule cancéreuse devient une cellule
non-soi qui, généralement,
est détruite. Exceptionnellement les cellules
aberrantes persistent et un cancer se déclare. Un cancer se développe le plus
souvent à partir d'une cellule
unique qui se divise et donne une sorte de clone
de cellules aberrantes: le cancer est dit monoclonal.
L'adhérence intercellulaire est diminuée et les
cellules ont tendance à se disjoindre;
certaines se détachent de la tumeur et
vont ''ensemencer''
des tissus
sains, on parle de métastase.
Vers la Fiche 8
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Suite à une mutation
somatique, les cellules de droite se mettent à synthétiser des récepteurs
membranaires aberrants. Trois cas sont alors possibles: Étant donné les millions de division cellulaires qui se
produisent chaque jour, les mutations somatiques qui sont dues à des
erreur dans la réplication de l'ADN lors de
l'interphase sont fréquentes; heureusement les phénomènes 1 et/ou 2 entrent
en jeu et la plupart du temps les cellules anormales sont éliminées. |
1.3. Les aberrations observées sont dues à des modifications de l'ADN.
Cycle
cellulaire
(Il est décrit
dans la Fiche 8. Ci-dessous vous ne trouverez
qu'un court rappel)
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Interphase |
Mitose |
Les erreurs
(mutations)
se produisant au cours d'une interphase en particulier sont
extrêmement rares mais comme des millions d'interphases se produisent chaque
jour dans notre organisme, les probabilités de mutations somatiques sont loin
d'être négligeables. Elles sont le plus souvent sans conséquence car le code
génétique est
redondant, de plus,
l'apoptose et/ou l'action
de notre système immunitaire nous débarrassent des
cellules anormales; le
cancer est donc un phénomène relativement rare eu égard au nombre de ''pannes'' de
duplication de l'ADN qui se produisent.
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Exemples d'erreurs de duplication entraînant |
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Il existe d'autres
types de mutations ponctuelles notamment
-
par addition: un nucléotide vient s'ajouter à la succession existante
provoquant un décalage dans l'ensemble. Une telle mutation est souvent létale pour la cellule.
- par délétion: la chaîne perd un nucléotide. Les conséquences sont semblables à
celles de l'addition.
-
par substitution: un
nucléotide est remplacé par un autre. Le code étant redondant il arrive qu'une
telle mutation n'ait aucune conséquence.
Remarque: la duplication s'étant
effectuée correctement, des ''erreurs'' peuvent se produire au cours de la
transcription Codon/Anticodon.
1.4. Le cancer résulte d'une perte de contrôle des
mitoses
L'extrêmité de toute molécule d'ADN est terminée par une double séquence
particulière répétée quelques centaines de fois: TTAGGG/AATCCC constituant un
télomère, absolument indispensable à la duplication de la molécule d'ADN. Dans la lignée de cellules issues d'une même
cellule-mère on constate que les télomères raccourcissent à chaque division et
ont besoin d'une enzyme particulière, une
télomérase, pour assurer une
re-synthèse permanente du télomère et par suite une
continuation des mitoses. Dans la plupart des cas, après un nombre donnée de
mitoses la télomérase cesse d'être produite et les cellules d'une lignée donnée
cessent de se diviser. Pour une raison aujourd'hui encore inconnue, il
arrive que cette télomérase continue d'être produite indéfiniment et que les
cellules d'une lignée donnée continuent de se diviser, donnant lieu à un cancer.
Certains gènes dits suppresseurs de tumeurs
consistent en un ''plan'' (fragment d'ADN) permettant la synthèse de protéines
qui contrôlent l'activité mitotique. Des mutations au niveau de tels gènes sont
à l'origine de la non-synthèse des protéines de contrôle ce qui entraîne une
activité mitotique désordonnée.
D'autres gènes dits oncogènes
provoquent des mitoses intempestives à la suite de mutations qui se manifestent
chez des proto oncogènes présents dans certaines cellules.
2.
Causes environnementales du cancer
En 1775, Percival Pott,
chirurgien anglais, avait constaté qu'il existait un taux anormalement élevé de
cancer chez les ramoneurs, lesquels sont très exposés à la suie résultant de la
combustion du charbon et du bois. Depuis on a démontré que la plupart des
goudrons et notamment ceux résultant de combustion du tabac
(tel le benzopyrène)
étaient cancérigènes. Depuis une bonne trentaine
d'années des agents contenus dans nos aliments ont été identifiés comme
cancérigènes ; tel est le cas de l'alfatoxine B1 contenue
dans certaines moisissures. D'autres agents alimentaires semblent favoriser le
développement du cancer mais sans que l'on ait réussi jusqu'alors à établir une
causalité formelle concernant un produit précisément défini. Il existe une
certaine corrélation entre alcool, graisse insaturées et cancer mais les
conclusions auxquelles on parvient sont encore floues; toutefois de nombreuses études épidémiologiques permettent
d'affirmer qu'un régime alimentaire pauvre en graisse, léger en viande et
riche en légumes frais diminue les risques de cancer de tube digestif; de
plus, incontestablement, la cigarette augmente les risques de cancer du poumon.
L'exposition à certaines radiations déterminent des cancers de la peau et de la
moelle osseuse, toutefois il y a bien des myélomes dont on a toujours pas trouvé
la cause environnementale.
Les différents agents cancérigènes provoquent
des mutations ponctuelles notamment de substitution. Le benzopyrène des
goudrons de cigarettes par exemple détermine le remplacement de la thymine par
la guanine d'où des modifications dans les chaînes protidiques pouvant affecter
la composition de certaines enzymes.
Des radiations et en particulier les ultras violets sont à l'origine de
cancers de la peau quant aux radiations provenant d'explosions nucléaires elles
peuvent donner lieu, entre autres, à des cancers de la moelle osseuse.
Des cancers sont d'origine virale. En 1911,
Peyton Rous démontra sur des souris qu'un animal
sain pouvait contracter le cancer si on lui injectait un filtrat provenant d'un
broyat de tumeur maligne. Rous parlait alors de virus
filtrant, c'est-à-dire si petits qu'ils pouvaient passer au travers des
pores de filtres qui normalement retiennent des bactéries. A la fin des années
60 on a découvert que certains virus à ARN étaient capables d'introduire une
séquence nouvelle de nucléotides dans l'ADN d'un individu sain au moyen de
transcriptases inverses (=enzyme) susceptibles de catalyser une transcription ARN → ADN. Le virus de
l'hépatite B par exemple peut déterminer le cancer du foie.
On a démontré que des cancers mammaires (chez des Rongeurs et chez le Chat)
pouvaient se transmettre d'une génération à la suivante alors que l'ADN avait été
préalablement modifié par un virus oncogène. Dans ce cas particulier le cancer
serait vraiment héréditaire.
3. Aperçu
des thérapies du cancer
3.1.
Les traitements traditionnels.
Dans la mesure où la tumeur maligne est
bien
localisée et
sans métastases
l'ablation chirurgicale demeure le traitement le
plus efficace; il consiste souvent en une ablation d'une partie de l'organe
atteint (estomac, colon) suivi d'une chimio et/ou d'une
radiothérapie qui ont
pour but de diminuer les risques de métastases.
Quand la tumeur est mal placée, quand des métastases ont été décelées ou quand
il s'agit de cancer de moelle osseuse on a recours à la chimiothérapie et/ou à
la radiothérapie souvent efficaces mais qui ne sont pas très sélectives dans
leur action: bien des
cellules saines sont détruites en même temps que les cellules cancéreuses.
3.2. Des thérapies prometteuses
3.2.1. L'immunothérapie.
En
1891,
William Coley, un médecin de NewYork avait eu la surprise de constater que
l'un de ses patients atteint d'une tumeur maligne au cou et en phase
terminale avait recouvré la santé, la tumeur ayant régressé puis disparu suite à une infection par un
streptocoque (Bactérie) comme si le système immunitaire de son patient avait été
stimulé par ce germe pathogène sans rapport avec le cancer. Coley a passé le reste de sa vie à confectionner
des extraits de diverses bactéries qu'il injectait à des patients atteints de
cancers; il obtint quelques remissions et même des guérisons mais il connut
aussi de nombreux échecs. Ce qu'il faut retenir des travaux de Coley: le système
immunitaire peut être stimulé par certains agents pathogènes non cancérigènes ce
qui ne l'empêche pas de réagir ensuite efficacement contre des cellules
cancéreuses.
On a constaté que les cellules cancéreuses sont porteuses de
marqueurs membranaires ''anormaux'' et qu'elles deviennent, de ce fait, des
cellules ''non soi'' qui, chez l'individu sain, sont éliminées par son système
immunitaire.
On arrive à extraire de certaines mélanomes (cancer de la peau), des protéines
que l'on purifie et que l'on injecte à des cancéreux dans le but de faire réagir
leur système immunitaire pour qu'il se mette à produire des anticorps et
des
CTLs (cytotoxic T lymphocytes) qui attaquent et éliminent la tumeur.
Des techniques empruntées au
génie génétique permettent d'introduire des gènes
dans des
virus (virus de la vaccine par exemple) afin que ledit virus
produise des antigènes identiques à ceux générés par les cellules cancéreuses.
Ces virus étant injectés dans un patient il arrive que l'on assiste à une
stimulation de son système immunitaire et à la production d'anticorps qui
éliminent la tumeur. Enfin on peut injecter à un cancéreux des anticorps et les CTLs que l'on a sélectionnés et qui vont agir sélectivement sur les cellules
cancéreuses; ce type d'action n'est pas sans rappeler la sérothérapie.
L'immunothérapie en est encore à ses
débuts mais son gros avantage est qu'elle permet une
attaque sélective des
cellules cancéreuses.
3.2.2. La thérapie génique
La thérapie génique consiste à modifier le génotype d'un
patient en changeant la nature d'un ou de plusieurs de ses gènes. Initialement
la thérapie génique a été envisagée pour guérir ou prévenir des maladies
héréditaires; aujourd'hui on essaie de l'appliquer à d'autres pathologies et en
particulier au cancer.
Les cellules cancéreuses ont presque toujours perdu la faculté de synthétiser
une protéine particulière dite ''suppresseur de tumeur''
qui normalement contrôle les mitoses et notamment empêche une prolifération
intempestive des cellules. La synthèse de cette protéine est commandée
(en
partie tout au moins) par un gène particulier dit ''gène
suppresseur de tumeur'' nommé
p53. Le p53 est déficient ou
manquant dans les cellules cancéreuses. La thérapie génique dans ce cas
particulier consiste à introduire p53 dans les cellules tumorales au moyen d'un vecteur à savoir,
un virus le contenant. Suite à un tel traitement on a observé des régressions de
tumeur in vitro et sur des souris. Neuf patients atteints d'un cancer du poumon
ont été traités par le p53, la tumeur a régressé chez 3 d'entre eux et la
prolifération cellulaire a été stoppée chez 3 autres. Les études se poursuivent
et les résultats sont encourageants.
3.2.3. Traitement par implants de cellules souches
Depuis 1970, on pratique des greffes de moelle osseuse pour combattre certains
cancers du sang; les guérisons ou les longues rémissions sont fréquentes mais
encore loin d'être systématiques. Depuis la fin des années 1990, on s'intéresse
de plus en plus aux cellules souches
que l'on rencontre chez l'embryon et chez l'adulte notamment dans la moelle
rouge des os. Ces cellules dites totipotentes,
c'est-à-dire à potentialités multiples, ne sont pas spécialisées et ont gardé
l'aptitude à se différencier en différentes cellules selon le milieu dans lequel
elles se développent et qui les induit à se spécialiser en globules rouges, en
globules blancs, en cellules hépatiques, musculaires ou épithéliales etc.
Actuellement on pense que la réussite d'une greffe de moelle osseuse tient
essentiellement à la proportion de cellules souches contenues dans le
''greffon'' c'est-à-dire dans les cellules injectées au patient. Ces études
initiées par Bradley Martin du Osiris Therapeutics Laboratoiry installé à
Baltimore sont extrèmement prometteuses.
3.2.4. Thérapie par entrave à l'irrigation de la tumeur
Pour qu'une tumeur se développe il faut évidemment qu'elle soit
correctement irriguée afin que les cellules puissent puiser dans le sang ce dont
elles ont besoin et rejeter leurs déchets. J. Folkman et son équipe
(Harvard,
depuis 1971) ont réussi à extraire des cellules cancéreuses un facteur favorisant
l'angiogénèse (bourgeonnement et développement des vaisseaux sanguins notamment
des capillaires). On a également isolé des facteurs inhibant le bourgeonnement
des vaisseaux comme l'angiostatine et l'endostatine.
Folkman a montré sur des souris que des tumeurs malignes pouvaient régresser
suite à un traitement par l'endostatine; en disséquant l'animal traité on s'est
aperçu que la régression de le tumeur était due à une dégénérescence des
vaisseaux qui l'irriguent; de plus l'endostatine ne s'attaque pas aux vaisseaux
''normaux''. Si l'on associe l'angiostatine à l'endostatine, les résultats sont
améliorés et on ne constate aucune accoutumance à ces deux produits. Ce type de
thérapie suscite beaucoup d'espoir.
Conclusion
La connaissance que l'on a du cancer de même que les progrès considérables concernant la thérapie de la maladie sont dus aux avancées prodigieuses de la génétique et de la biologie moléculaire. La prévention, un diagnostique précoce de la maladie et les nombreuses thérapies dont on dispose actuellement sont autant de raisons d'avoir confiance et d'espérer que dans un avenir relativement proche le cancer sera définitivement vaincu.
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Système immunitaire:
système diffus qui assure la défense de l'organisme au niveau cellulaire et moléculaire. Il
comprend, entre autres, la
moelle rouge
des os, le thymus,
les ganglions lymphatiques.
Il produit des anticorps
générés par les lymphocytes B.
En dehors des lymphocytes B, interviennent différents autres types de cellules
notamment les lymphocytes T
qui s'attaquent directement aux cellules à éliminer. Normalement nos lymphocytes
T ne s'attaquent pas aux cellules de notre organisme sauf si ces dernières
changent de nature en modifiant leurs marqueurs membranaires; les cellules ainsi
modifiées deviennent non-soi;
ainsi la plupart des cellules cancéreuses sont-elles normalement
éliminées; ce n'est que dans le cas où le système immunitaire est défaillant
qu'il y a prolifération de la cellule aberrante. L'immunité en rapport avec les
lymphocytes B est dite à médiation
humorale, celle en rapport avec les
lymphocytes T est dite à médiation
cellulaire. Ces deux types d'immunités ne
s'excluent pas et dans la plupart des cas les deux interviennent simultanément.
Il peut arriver que notre système immutaire se mette à détruite nos propres
cellules, on est alors dans le cas de
maladies auto-immunes telles, le
rhumatisme articulaire aigu ou le
diabète insulino dépendant
qui résulte de
l'autodestruction des cellules β du pancréas
lesquelles sécrétent l'insuline.
Antigène: tout produit
susceptible d'induire la formation
d'anticorps. La plupart des antigènes sont
de nature protéinique; ce sont de grosses molécules rigides, étrangères à
l'organisme. Quand un organisme se met à produire des anticorps contre ses
propres protéines on a affaire à une
maladie auto-immune.
La combinaison anticorps-antigène est du type clé-serrure.
Virus:
parasite intracellulaire obligatoire constitué d'une courte molécule d'ADN ou
d'ARN (cas de certains rétrovirus) encapsulée. Le virus seul ne peut ni croître ni se multiplier; libre dans le
milieu il a une ''vie latente'' et est généralement très sensible à la chaleur
et à certaines radiations (UV). Introduit dans une cellule, il détourne le
métabolisme de cette dernière à son profit tel un chef d'orchestre qui en
remplacerait un autre (le noyau de la cellule parasitée) et qui ferait jouer les
musiciens selon sa propre partition .
Les rétrovirus possèdent une enzyme particulière
appelée transcriptase inverse
qui permet la formation de fragmente d'ADN à partir de fragments d'ARN. Tous les
rétrovirus sont des virus à ARN (Ex: virus du
SIDA) par contre certains virus à ARN ne
sont pas des rétrovirus (Ex: virus de la mosaïque
du tabac, virus de l'hépatite C)
Génotype: ensemble des
gènes (ou plutôt des allèles - Cf. Fiche 8)
d'un individu donné. On peut parler également du génome d'un individu en
particulier (à ne pas confondre avec le génome de l'espèce qui lui, correspond à
tous les allèles des gènes de cette espèce).
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Quelques sources |
© Les Fiches à Berca. 07/04/2009