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NAISSANCE
DE LA SCIENCE MODERNE
( XVIe / XVIIIe)
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Sources:
Dictionnaire des Sciences. Michel Serres. Flammarion, Paris 1997.
1092 p
A History of Civilisation Crane Brinton. Prentice-Hall,
Inc. New York 1971. 1200 p
A Modern History of Europe. Eugen Weber. WW Norton and Co. New York 1971
. 1245 p
Western Civilization Richard Pipes. Harper & Row.
New york and London. 1968. 872 p |
Introduction
1. Le monde ancien est stable
2. Bouleversements conceptuels et outils du changement
3. Découvertes ayant conduit à une amélioration quasi immédiate de la vie de
l'homme.
Conclusion
Introduction
Aujourd'hui, la
science
a envahi le monde et notre compréhension des phénomènes se doit d'être validée
par des lois scientifiques
qui ont été dûment démontrées par la
mesure,
par des observations
minutieuses et par
l'expérimentation; le tout
sous-tendu par l'outil
mathématique qui conduit à des
généralisations
permettant de répéter
et/ou
de prévoir.
Grâce à la sciences bien des phénomènes sont prévisibles sans que l'on ait
besoin de recourir à une quelconque voyance. Bien que certains aient encore
recours à
l'astrologie,
cette dernière a perdu beaucoup de sa superbe; dans le monde ''sérieux''
on ne consulte plus les astrologues
(ou, plus exactement on prétend ne plus les consulter !).
Pour la gent éclairée comme pour le commun des
mortels la ''vérité'' ne peut être que scientifique même si l'on ne comprend pas
grand chose à la démonstration que l'on nous propose. On fait
confiance à la science
en laquelle on a développé un véritable
culte. L'homme
de science s'est substitué à
l'homme d'église et même au
philosophe, c'est lui désormais que l'on consulte
pour accéder à la
''vérité''.
Jusqu'au XVII è siècle, les découvertes qui avaient été faites depuis le XV è
ne faisaient pas encore autorité car le
savoir officiel,
défendu par des sortes de corporations
(Ex; médecins,
astrologues)
et par
l'Église
était contesté, voire nié; on n'admettait pas que
''les vérités
révélées
et
immuables''
puissent être remises en question. Copernic
(1473-1543) fut mis à l'index dès 1516, quant à
Galilée
il fut
condamné et dut se rétracter en
1633
et déclarer devant le
tribunal de l'Inquisition
(convoqué par le pape Urbain VII)
que la terre était
immobile au centre de l'univers.
Ce n'est qu'en 1992 que l'Église réhabilita
Galilée ! Hier comme aujourd'hui, les
convictions
et les
fausses certitudes
bloquaient l'évolution des mentalités et interdisaient certaines
prises de conscience
indispensables au progrès. Certains esprits éclairés, tel
Ambroise Paré
(1517-1590), continuaient d'accepter les
''vérités'' qui nous étaient léguées mais à condition qu'elles soient consciencieusement
vérifiées. '' La connaissance est une chose essentielle mais seulement si elle
est basée sur
l'expérience''. Quant à
Léonard de Vinci
(1452-1519), artiste et bricoleur de génie, les
engins qu'il conçut furent des précurseurs de bien des inventions;
entre autres, il imagina des objets volants dont on s'inspira par la
suite.
Aujourd'hui, en ce début de XXI e siècle, nous sommes profondément marqués par
la science qui a contribué à améliorer la qualité de notre vie ne serait-ce qu'en
augmentant considérablement notre
espérance de vie à la naissance laquelle est
passée pour ce qui est de l'Europe occidentale
(de 1900
à 2000) de 45 à 78 ans
(Moyenne femmes/hommes).
En un siècle l'espérance de vie à la
naissance s'est donc accrue de près de 75%; la seule
vaccination contre la variole
a permis une augmentation de l'espérance de vie de 12 ans, de 1796
(début de la
vaccination jennérienne)
à 1810 ! On n'a pas le droit de faire la fine bouche pour ce qui a trait aux
progrès de la science...à moins de faire fi de la vie elle-même!
Copernic,
Galilée,
Kepler
et Newton,
véritables créateurs de la science moderne ont mis en place de nouveaux concepts
en même temps que se produisaient des bouleversements religieux et politiques,
qui se sont exprimés
par la Réforme
(début en 1517),
la monarchie constitutionnelle
qui trouve son expression dans
''The Glorious Revolution'' anglaise
(1688-89), la ''Révolution'' américaine
(1776)
et la
Révolution française de 1789. Révolution
scientifique
et révolutions politico-religieuses sont étroitement imbriquées.
On pourra
toujours essayer de se faire une idée personnelle sur l'effet de l'une sur les
autres ou réciproquement, ce ne sera pas notre propos ici.
Afin d'éviter toute confusion, nous considérerons comme scientifique, tout phénomène pouvant être
expliqué en nous référant à la
raison
et non à la
foi;
est scientifique
ce qui
peut-être prévu et/ou reproduit
à l'intérieur d'une fourchette chiffrée, étant bien entendu qu'il existe des
faits scientifiques qui se situent dans le domaine de
l'incertitude, que l'on peut
cependant évaluer. Par exemple nous avons 6 fois plus de
chance de sortir un 4 avec un seul jeté de dé (un seul dé) qu'avec un seul
tirage de roulette (36 numéros);
une
incertitude du domaine scientifique peut donc être évaluée d'une manière
rigoureuse. Du point de vue scientifique, une hypothèse peut être confirmée ou
infirmée; il ne faut pas confondre avec une croyance ou une opinion. '' Dieu
existe '' ou '' Dieu n'existe pas '' n'est pas une hypothèse scientifique car
cette affirmation n'est pas vérifiable; dans le langage courant toutefois on peut entendre ''
c'est une hypothèse'' pour ''c'est une manière de voir ...'' On peut alors
parler ''d'hypotèse de travail.''
La science moderne s'est mise en place durant la
Renaissance et l'époque classique, c'est de cela qu'il sera question ici.
1. Le monde ancien est stable
Jusqu'au début du XVII e siècle, la science est toute imprégnée de
transcendance
et les explications qu'elle donne du monde ne doivent pas déroger des vérités
révélées par les
écritures. On cherche à comprendre
l'œuvre de Dieu pour
mieux communier avec le créateur. L'Église enseignant la
stabilité de toute chose, on
essaie de comprendre les beautés d'un monde fondamentalement
stable
où tout est normalement
immobile.
La naissance de la science moderne
fut difficile car non seulement il fallut démontrer d'une manière rigoureuse ce
qui était avancé mais il a fallu aussi lutter contre les
idées reçues
dont l'Église (qui
avait adopté l'essentiel des idées d'Aristote),
toute puissante, se faisait l'ardent défenseur.
Jusqu'au XVI è siècle,
l'astronomie occupait une
place centrale dans les connaissances humaines; elle se proposait d'expliquer
les modalités du déplacement des astres dans le ciel. L'astronomie était intimement liée à
l'astrologie
qui prétendait prédire les
évènements terrestres
et les
destinées humaines. La position des astres dans la ''voûte
céleste''
devait nous renseigner sur notre futur que l'on aurait bien voulu maîtriser. L'église condamnait l'astrologie ce qui n'empêchait pas bien
des puissants de ce monde, y compris certains ecclésiastiques, d'y recourir . On allait même jusqu'à prétendre que les rois mages
avaient été des
astrologues.
Jusqu'au XVII è siècle, le monde savant et en particulier les astronomes
expliquaient d'une manière fort astucieuse le mouvement des astres et des objets
terrestres qui pourtant, fondamentalement, se devaient d'être immobiles. On avait
des
convictions
qui faisaient office de vérités.
L'univers comprenait deux ensembles distincts où le mouvement était régi par des
lois différentes: celles
du
monde céleste
et celles
du
monde terrestre. Les
mouvements que
l'on y observait à l'œil nu paraissaient
uniformes
et, pour ce qui est des objets terrestres, les mouvements étaient
exceptionnels
et
transitoires.
Le monde était fondamentalement
statique
et
immuable.
Le monde terrestre: il
comprenait la Terre,
immobile,
sphérique,
au
centre de tout le système,
l'univers était donc
géocentrique.
Trois sphères concentriques entouraient la terre: la sphère de l'eau,
puis celle de l'air
et enfin celle du
feu
qui avait le plus grand rayon. Quatre éléments constituaient les objets
''terriens'': la
terre
(roc, et objets divers),
l'eau,
l'air
et
le
feu. Ces éléments étaient naturellement immobiles dans leur propre
sphère mais si jamais ils étaient écartés de leur habitacle habituel, ils se
déplaçaient verticalement, vers le haut ou vers le bas
pour rejoindre leur sphère d'origine. Ainsi
le feu plus léger regagnait la sphère du feu, la plus périphérique. L'air plus
léger que l'eau et la terre, mais plus lourd que le feu retournaient à sa sphère,
quant à l'eau ou la
terre, plus lourde elle se déplaçait verticalement également, mais vers le bas pour
regagner la sphère aquatique ou la terre.
Le monde céleste:
Ptolémée
(100-170) ayant repris et complété les travaux d'Hipparque
(Grec, IIe av. JC) considérait que le monde céleste
était constitué de sphères emboitées les unes dans les autres avec un
centre commun,
celui de la Terre. Chaque
astre, immobile était fixé sur telle ou telle sphère qui tournait sur elle même
d'un mouvement uniforme. C'était la sphère la plus périphérique, celle de la
quintessence, qui
entraînait toutes les autres. Des explications fort complexes permettaient de
rendre compte du mouvement irrégulier de certaines planètes telles Mercure,
Venus ou Mars. Pour ce qui est du soleil et de la lune on avait réussi à
calculer précisément leur course, mais on n'envisageait que des
orbites circulaires,
puisque les astres étaient inscrits dans des sphères. Le
cercle,
la
sphère
de même que le
mouvement uniforme circulaire,
révélaient la
perfection divine.
Cette perfection même nous permettait d'accéder à Dieu.
Science,
raison,
foi,
et religion
convergeaient vers un but commun, la découverte de
Dieu.
2.
Nouveaux concepts et outils du changement
2.1. Les bouleversements
conceptuels.
Ces bouleversements ont donné naissance à une
nouvelle astronomie
et à une
nouvelle dynamique; la
dynamique étant la partie de la physique qui porte sur l'étude du lien qui
existe entre force
et mouvement.
Les progrès considérables qui ont été réalisés dans la
compréhension du mouvements des
''corps célestes'' peuvent
être non seulement très ciblés dans le temps mais aussi précisément
associés avec des savants d'une envergure exceptionnelle.
Le Polonais Nicolas Copernic
(1473-1543)
a ouvert la voie et son traité ''De
Revolutionibus Orbium Cœtestium''
(Révolution des corps célestes 1543) marque
le début d'une ère nouvelle pour l'humanité toute entière. Rappelons qu'à
l'époque la plupart des écrits savants étaient publiés en latin. À Padoue
(Italie) Copernic se lança dans une étude
critique des écrits de
Ptolémée
(Grec, 100-170) dont il mit en doute les
''certitudes'' tant pour des raisons esthétiques et religieuses que
scientifiques. Copernic critiquait les mouvements
parfaitement circulaires imposés par Ptolémée ainsi que les pirouettes
intellectuelles auxquelles il devait se livrer pour expliquer certaines
''anomalies'' qu'il constatait par l'observation et dont les mathématiques ne
pouvaient rendre compte. Copernic se mit en quête d'une
explication globale
permettant de rendre compte de certaines ''bizarreries'' célestes
(et notamment de la non uniformité des mouvements)
dans le but ultime de découvrir les ressorts de la
perfection divine, pour mieux
se rapprocher de Dieu. Les mouvements des astres tels que Copernic les observait
devenaient plus faciles à expliquer à partir du moment où la
Terre
cessait d'être un astre fixe au centre de l'univers pour devenir une
planète
donc un corps céleste mobile gravitant autour du
soleil,
étoile fixe
qui désormais était au centre du système.
L'héliocentrisme
remplaçait le
géocentrisme et l'importance
de la Terre était relativisée. Si le soleil ''se lève'' à l'est et ''se couche'' à
l'ouest c'est parce que nous l'observons d'un astre en mouvement. De même les
arbres deviennent des objets mobiles dès lors que nous les observons depuis un
véhicule qui se déplace.
Tycho Brahe
(Astronome Danois, 1541-1601) adopte l'essentiel
des idées de Copernic et accumule un grand nombre de données sur la position des
corps célestes à différentes dates et à différentes heures; il établit ainsi des
tables
chiffrées qui seront bientôt utilisées par son assistant,
Johannes
Kepler,
(astronome et mathématicien allemand 1571-1630) qui allait établir
trois lois relatives aux orbites des corps célestes et à leur vitesse de
progression. Rappelons qu'ici, une orbite est la courbe décrite par un corps
céleste.
Lois de Kepler:
-
Les orbites des corps célestes
(y compris la terre) sont des
ellipses
(Courbe plane dont tous les points sont tels que la somme de leur distance à deux points fixes
appelés foyer est constante)
-
La vitesse d'une planète sur son orbite
n'est pas constante.
-
Considérant deux planètes qui gravitent autour du soleil, on a la relation:
T2/T’2
= D3/D’3
T ou T'= temps que met une planète
pour accomplir une
révolution complète sur son orbite
D ou D'= distance
moyenne (de la planète
considérée) au soleil.
Galilée
(1564-1642), savant Florentin, non seulement observa et eut recours
aux
mathématiques
comme ses prédécesseurs, mais en plus, ils fit des
expériences
et des mesures
relatives à la chute des corps.
De plus, profitant des découvertes des Hollandais dans le domaine de l'optique
(lentilles), il mit au point un
télescope
(la lunette de Galilée)
qui lui permit de mieux observer les astres. Dès 1609,
Galilée découvre les
lunes de Jupiter,
les irrégularités
de la surface de la
Lune
qui gravite autour de la Terre ainsi que les
éruptions
solaires. Désormais non
seulement
tout est en mouvement
mais la perfection sphérique que l'on considérait comme le reflet de la
perfection divine n'est qu'un
leurre
né de l'imperfection de nos observations. Une science nouvelle est en marche, la
critique
vient mettre en doute toutes les
vérités établies défendues par l'Église et par le monde de la ''science
officielle'', tout est remis en question.
Alors que Copernic et Kepler avaient dû se ''colleter'' avec
Ptolémée,
Galilée lui, doit s'attaquer à
Aristote
dont il met en doute les idées qu'il avait sur le mouvement. Pour Aristote le
mouvement n'était qu'exceptionnel et transitoire et avait sa
cause à l'extérieur de l'objet
en déplacement, le monde
d'Aristote était fondamentalement
stable
et immuable.
Galilée se mit non seulement à considérer
le mouvement comme l'état naturel de
toute chose mais il découvrit
que les mouvements célestes et les mouvements terrestres étaient de
même nature,
qu'ils devaient être régis par les
mêmes lois.
Pour Galilée il n'y a plus qu'un seul monde dans lequel la terre n'est qu'une
particule en mouvement comme toutes les autres !
L'observation,
l'expérimentation
et la mesure,
sous-tendues par l'outil
mathématiques permirent à
Galilée d'établir la loi de la
chute libre qui s'exprime par
la relation suivante dans la mesure où l'on
fait abstraction de tous frottements:
|
e = 1/2 γ t2
e
=
distance (en mètres par exemple),
parcourue par l'objet qui a été lâché au temps
t = 0, avec une vitesse nulle.
γ =
accélération due à la pesanteur; γ varie légèrement avec la
latitude et
l'altitude, elle est
en moyenne de 9,81 m/sec/sec au niveau de la mer (Pour une latitude de
45 degrés)
Chaque seconde, l'objet en chute libre augmente sa vitesse de 9,81 m
t2
=
le carré du temps (en secondes)
qui s'est écoulé depuis que l'objet a
été lâché.
Exemples:
Un objet lâché d'une altitude de 1000 m, par exemple, aura parcouru
- au bout de 3 sec: 1/2 x 9,81 x 9 #
44 m → vitesse moyenne # 53 km/h;
V(3s) # 106 km/h
- au bout de 4 sec: 1/2 x 9,81 x 16 # 78 m
→ vitesse
moyenne # 70 km/h; V(4s) # 141 km/h
L'objet touchera le sol au bout de:
[(1000/9,81) x 2]0,5 # 15 sec
γ
= 9,81 m sec/sec à 45 degrés de
latitude et au niveau de la mer.
= 9,78 à l'Équateur
= 9,83 aux Pôles |
Comme nous savons que la vitesse est égale à la dérivée de
l'espace par rapport au temps, nous avons:
Vitesse à un temps t =
γt
Rappel si
y = UV, y' = U'V + UV'
U = 1/2 γ et V = t. Comme la
dérivée d'une constante est nulle on a donc U' = 0 car 1/2 γ
est une constante (1/2 x 9,81),
d'où UV' = 1/2 γ x 2t = γt |
Isaac Newton
(1642-1727),
inscrit les découvertes de Galilée dans un ensemble plus vaste celui de
l'attraction universelle
qui peut s'exprimer d'une manière simplifiée par la relation:
| |
F(En Newtons)
= MM’(En kg)/d2
(En mètres) |
Tout corps a tendance à se
diriger vers un autre corps, la force qui les attire est la
gravité
qui est proportionnelle au produit de la
masse
de chacun
des corps considérés et inversement proportionnelle au
carré de la distance
qui les sépare.
Rappel:
le Newton est une force qui imprime une accélération de 1 m/sec
par sec à un corps ayant une masse
de 1 kg.
Une force constante,
appliquée à un corps, lui imprime un mouvement
uniformément
accéléré, c'est ce que Galilée avait mis en
évidence par l'expérience et la mesure. En bref Newton
généralise la ''chute des
corps'' de Galilée à tout corps de l'univers, y compris les corps terrestres. Il
n'y a plus une dynamique céleste et une dynamique terrestre, mais une
dynamique générale dont les
lois s'appliquent à tous les corps en tous lieux. Le ''ciel'' et la terre sont
donc régis par les mêmes lois.
Lien entre:
e = 1/2
γ t2
et F = MM'/d2
Pour ce qui est de la
gravité terrestre,
c'est-à-dire, de la force qu'exerce la Terre sur tout corps situé dans son champ
d'attraction, nous avons d = rayons de la terre à la latitude
(et au niveau de la mer)
du lieu + altitude à laquelle se trouve le corps considéré; or cette
force (quasi)
constante va déterminer sur le corps en chute libre une accélération
γ,
pratiquement constante. M est alors la masse de la Terre et
M' la masse du corps considéré.
Remarque: au cours de la chute même,
d diminue il y a donc
théoriquement une variation de
F, la force exercée sur le
corps en mouvement n'est donc pas rigoureusement constante et
γ
doit donc varier au cours de la chute ce qui fait que l'accélération
n'est pas constante. En fait pour les corps en chute libre étudiés par Galilée,
M' était très faible par
rapport à
M, de plus l'altitude d'où
chutait le corps était également très petite par rapport au rayon de la Terre,
si bien que la loi de la chute des corps mise en évidence par Galilée est
pratiquement exacte.
En bref
γ
et
F
sont liés puisque
γ
dépend de
F
et que cette force est
justement celle qu'exerce la Terre sur les corps qui sont dans son
champ gravitationnel.
Galilée avait pressenti très
intuitivement qu'un corps en mouvement soumis à aucune force continuait sa
course
indéfiniment,
à vitesse constante
sur une trajectoire circulaire; Newton, modifia quelque peu l'hypothèse de
Galilée et arriva à l'énoncé du
principe d'inertie
à savoir:
un corps animé d'un mouvement uniforme et soumis à aucune force
poursuit sa course en ligne droite, indéfiniment,
dans la mesure où le corps envisagé est bien
entendu
libre de tout frottement et soumis à aucune force gravita- tionnelle.
Dans le cas d'un corps initialement immobile il demeure immobile tant que la
résultante
des forces qui lui sont
appliquées est
nulle.
Si l'on applique une force sur un corps en mouvement on
en modifie alors sa vitesse
(accélération ou décélération)
et/ou
sa trajectoire.
La course d'un astre qui se déplace sur un cercle ou une ellipse s'explique par
le fait qu'une force constante lui est appliquée ce qui a pour effet de gauchir
sa trajectoire d'une manière permanente.
Si aucune force ne lui était appliquée il se déplacerait en ligne droite.
Certes la naissance de la science moderne tient beaucoup à des découvertes
réalisées dans le domaine de l'astronomie
et de la
dynamique,
toutefois bien d'autres avancées ont été réalisées dans d'autre domaine.
Ainsi,
André Vésale
(1515-1564)
un Flamand, posa les bases de l'anatomie
moderne en recourant à
l'autopsie
sans trop se soucier des interdits imposés par l'église, quant à
William Harvey
(1578-1657) un Anglais, il découvrit la
circulation sanguine
et le rôle du
cœur
qu'il assimila à une
pompe.
Alors que Galilée et Newton avaient dû contester Aristote et
Ptolémée,
Vésale et Harvey mirent en doute la médecine de
Galien
(grec. 130-200), statique et maintenant dépassée.
Le
mouvement
était vraiment la grande nouveauté, dans tous les domaines.
2.2. L'esprit nouveau et les outils du
changement
René Descartes
(1596/1650)
et
Francis Bacon
(1561/1626)
que l'on a trop tendance à opposer ont largement contribué à l'élaboration de
''l'esprit nouveau'' fondement de la ''science nouvelle''. Francis Bacon a mis
l'accent sur le rôle fondamental de l'observation
et de l'expérimentation
en privilégiant l'empirisme
et l'induction,
tandis que Descartes sans condamner d'aucune manière cette nouvelle tendance
insistait sur la nécessité d'exprimer les découvertes sous forme
mathématique
de manière à donner à l'expression un tour
universel
et en privilégiant la
déduction rationnelle.
Chaque science a ses
méthodes particulières, chacune d'elles a une approche spécifique, toutefois les
sciences partagent un fonds commun marqué par un état d'esprit que l'on retrouve
en chacune d'elles. L'astronomie
et la
dynamique,
disciplines leaders de la Révolution scientifique ont marqué les autres sciences
et leur ont imposé l'observation,
l'expérimentation
et la
mesure
qui se sont exprimées par des
lois générales
élaborées dans un
langage mathématique.
L'expression même de ces lois prenait un tour
universelle,
ce qui améliorait la
communications entre les scientifiques
qui pouvaient se dégager du latin souvent confus et mal adapté aux nouvelles
découvertes. Le nouvel esprit qui se manifeste dans les sciences procède souvent
par
induction
et, par extrapolation
conduisant à des
lois théoriques générales
d'où l'on peut ''redescendre'' par
déduction
afin d'expliquer tel ou tel cas particulier, toujours imparfait. Ainsi le
principe d'inertie,
entrevu par Galilée et mis en musique par Newton n'est pas strictement
vérifiable dans le champ gravitationnel de la Terre mais peut-être approché dans
la mesure où l'on fait abstraction de la pesanteur et des frottements. Une chose
est certaine, on fait une distinction entre
spéculation, qui consiste à
affirmer ou à nier un peu n'importe quoi sans aucune preuve et
vérité scientifique
qui résulte d'une
hypothèse
confirmée
ou
infirmée
par
l'observation
et/ou
l'expérience
et/ou la
démonstration mathématique.
Dire que Dieu existe ou qu'il n'existe pas est une
spéculation, affirmé que la
distance parcouru par un corps en chute libre
égale
1/2
γ t2
est
une
vérité scientifique
démontrée par l'expérience.
La
mesure
s'est révélée essentielle dans l'étude précise et objective des faits
observés ce qui explique l'importance de certains outils
(appareils) permettant de
nous dégager de la
subjectivité de nos sens. Bien des outils ont été mis au
point pour permettre une approche plus précise de ce qui était étudié.
Les
Hollandais
au début du XVII è siècle ont largement contribué au progrès de
l'optique
en développant de nouvelle technique de polissage du verre ce qui a permis de
disposer de
lentilles
de plus en plus perfectionnées à l'origine du
télescope
mis en œuvre par
Galilée
et du microscope inventé par
Van Leeuwenhoek
(1632-1723) qui fut en mesure d'observer des
microbes et des spermatozoïdes.
Jusqu'à la Renaissance la
chaleur
était évaluée d'une manière très approximative, quasi qualitative. On se mit à
établir des
échelles de valeurs
qui permirent des évaluations par comparaison
avec une valeur fixe prise comme
unité.
Torricelli
(1608-1649), un Florentin, inventa le
thermomètre
et le
baromètre
avec lequel on put mesurer le
''poids de l'air''
et, par suite la
pression atmosphérique dont
Pascal
(1623-1662) découvrit les fluctuations selon
l'altitude.. C'est
à Galilée que l'on doit l'invention de
l'horloge à pendule
permettant une mesure plus précise du temps; cette horloge fut perfectionnée par
Huygens
(1629-1645) .
Toutes ces découvertes donnèrent l'impression aux scientifiques de l'époque
qu'ils étaient rendus dans une sorte d'antichambre aux portes multiples qu'ils
ne tardèrent pas à entrouvrir ce qui leur fit prendre conscience de
l'immensité de ce qui leur restait encore à découvrir... Le monde de la
connaissance, lui aussi, devenait foncièrement
dynamique.
Les nouveaux instruments non seulement contribuaient à une énorme amélioration
de la qualité des observations mais ils permettaient aussi d'améliorer la
précision des mesures. Les hypothèses pouvaient désormais être infirmées ou
confirmées d'une manière plus objective, en se dégageant de l'opinion et de la
manière de penser de l'Église. L'efficacité de l'instrumentalisation de la
science allait être accrue d'une manière considérable par les
mathématiques
que l'on allait perfectionner grâce, entre autres, à l'adoption généralisée
d'une nouvelle forme d'écritures des nombres que l'on exprimerait désormais au
moyen des chiffres arabes
que ces derniers avaient empruntés aux Hindous. Le
zéro
faisait parti des dix chiffres de base ce qui constituait une grande nouveauté
par rapport à numération romaine. L'écriture traduisant les données
quantitatives
des mesures
devenait beaucoup plus simple.
Exemple: CMXXIII devenait 923. On passe ainsi
de 7 signes en écriture romaine à trois signes en écriture arabe.
Remarque: Il faut noter que dans certains cas, l'écriture romaine
peut ne pas être plus compliquée que l'écriture arabe, ceci étant dû au
fait que l'écriture romaine s'était simplifiée au cours du temps.
Exemple: IIII était devenu IV
(soit 5 - 1 = 4), de même LXXXX (soit 50 + 10 x 4
=90) était devenu XC (soit 100 -10). Dans ce cas particulier XC s'écrit donc avec deux signes comme dans l'écriture
arabe: 90.
En mathématiques, trois découvertes majeures:
les
logarithmes,
la
géométrie analytique
et le
calcul intégral
vont permettent une avancée considérable des sciences qui vont pouvoir
s'exprimer d'une manière plus simple, plus précise, sans équivoque.
Les logarithmes.
Inventés par Napier
(Écossais.
1550/1617) ils vont considérablement simplifier les calculs.
Le
logarithme d'un nombre est la puissance à laquelle on doit élever la base du
logarithme considéré, pour obtenir ce nombre.
Il y a autant de bases de logarithmes qu'il y a de nombres positifs mais dans la pratique
on envisage deux types de logarithmes: les uns à
base 10 (abréviation:
log)
dits
logarithme
décimaux, les autres à
base e (e
# 2,7183)
dit
logarithmes népériens
(Abréviation: ln).
jusqu'à tout récemment les calculs logarithmiques nécessitaient le recours aux
''tables de logarithmes'' d'un emploi fastidieux, aujourd'hui, les machines à
calculer modernes ont contribué à une simplification encore plus grande des
calculs.
Exemples:
1) log 10 000 = Log 104
= 4;
2)
178 = 17 x 17 x 17 x 17 x 17 x 17 x 17 x
17 =
6 975 757 441
(Avec les machine à calculer moderne, c'est facile,
quand il fallait multiplier 8 fois, c'était beaucoup long.)
Avec les log nous avons: 8 log 17 = 8 x 1,230448921 = 9,843591371 or
101,230448921=
6 975 757 441 (Naguère il fallait recourir aux
tables de logarithmes)
Précision concernant e,
base des logarithmes népériens. e = (1 +1/n)n
#
2,7183 etc...
quand n tend vers
l'infini
La géométrie analytique.
C'est à René Descartes
(1596/1650) et à
Pierre de Fermat
(1601-1665) que l'on doit cette
'' nouvelle '' géométrie
qui permet de faire correspondre un
objet
(un graphe le plus souvent) et une
équation et réciproquement.
Exemples:
- une droite peut être représentée par l'équation y = ax + b
-
une parabole
par Y = X2
- une
hyperbole par Y = 1/X etc.
Chaque point du graphe peut être localiser dans l'espace d'une manière précise
grâce à des axes de référence parfaitement bien définis. Tout point d'un plan
par exemple est parfaitement localisé grâce à ses
coordonnées.
Le calcul intégral.
Inventé simultanément par
Newton
(1642-1727)
et Leibniz
(1646/1716)
bien qu'ils ne se soient
pas consultés. Bel exemple de zeitgeist
(esprit du temps)Une intégrale est la
limite d'une sommes infiniment grande d'infiniments petits.
Les intégrales permettent, entre autres, de calculer la valeur exacte d'une
aire curviligne
c'est-à-dire d'une surface limitée par une courbe dont on connait l'équation.
Elles évitent des manipulations longues et fastidieuses et trop souvent
imprécises et font gagner énormément de temps ce qui eut pour effet d'accélérer
le progrès dans le domaine de la physique.
3. Découvertes ayant conduit à une amélioration
quasi immédiate de la vie des hommes.
Les découvertes
de Copernic, Galilée et
Newton, de même que l'invention de nouveaux outils mathématiques
(Descartes,
Napier, Newton, Leibniz) et la mise au point de nouveaux appareils
(thermomètres, baromètre, horloges, lunettes etc) ont entrainé des
bouleversements conceptuels
majeurs qui ont sapé l'autorité de l'église;
on s'est progressivement dégagé des
explications divines,
l'homme est devenu
l'unique recours pour expliquer le monde.
En dépit de ces
avancées considérables,
la vie des paysans, alors
majoritaires, n'a guère
changé du XVI è au
XVIII è. On continuait de subir les saisons, la sécheresse, les inondations, les
épidémies, les disettes dues à une agriculture primitive et à un réseau routier
fort limité. Le
choléra, la
peste,
la variole,
la fièvre puerpérale,
la sous alimentation,
l'absence d'hygiène
continuaient de faire des hécatombes d'où une
population stagnante
voire par moment décroissance
( Cf. la grande peste de 1348-1350)
en dépit d'un
taux de natalité élevé.
L'espérance de vie à
la naissance n'a guère
augmenté durant la période correspondant à l'accouchement de la science moderne.
Ce n'est qu'à la toute fin du XVIII è que deux découvertes techniques
fondamentales vont avoir un impact considérable sur la vie des hommes: la
machine à
vapeur et la
vaccination jennérienne
3.1. La machine à
vapeur
Qui a inventé la machine à vapeur ? Voici une question à laquelle nous nous garderons
bien de répondre car il semble que cette invention ait eu une gestation
difficile, par essais et erreurs, avant d'être vraiment fonctionnelle à la fin
du XVIIIe (après 1780).
Denis Papin
(1649/1712).
Après avoir inventé l'autoclave
(ancêtre de la cocotte minute)
il mit au point une machine à piston qui demeura expérimentale.
Thomas Savery
(1650/1715)
mit au point une pompe à vapeur pour remonter l'eau des puits de mine.
Thomas Newcomen
(1663/1729)
qui construisit la première machine à vapeur avec cylindre et piston.
James Watt
(1736/1819)
Il perfectionna la machine à vapeur en inventant le
condenseur
qui permet de récupérer une partie de la vapeur d'eau; il mit au point le
régulateur à boules
qui empêchait l'explosion en cas de surchauffe.
Ces quelques noms que l'on associe souvent à la machine à vapeur ne constituent
évidemment pas une liste exhaustive; nombreux sont ceux qui ont participé
à l'élaboration d'une machine à vapeur fiable et vraiment fonctionnelle
''incarnée'' par la locomotive du premier train sur rail reliant
Liverpool
à
Manchester
le
15 septembre 1830.
La machine à vapeur allait
libérer l'homme de l'énergie solaire actuelle
et permettre un formidable bond en avant dans le domaine industriel. Grosso
modo, jusqu'à la fin du XVIII è
le soleil était la principale source d'énergie
et de travail pour les humains.
En effet, les moulins à vent, les moulins à eau, le bois, ainsi que toute
l'énergie musculaire animale
(homme inclus)
sont indirectement liés au soleil. Certes les premières machines à vapeur
fonctionnaient au bois mais très vite on en est venu à l'utilisation des
énergies fossiles
et en particulier du
charbon. On a donc
commencé à
puiser dans des réserves
énergétiques que la nature avait mis des millions d'années à constituer via la
photosynthèse
qui permet la formation de masse considérable de
matières organiques
(énergétiques)
à partir du
bi oxyde de carbone
et
d'eau. La machine à
vapeur consomme ainsi du ''soleil
fossile'' ce qui a
pour effet de
livrer un énorme supplément de travail à l'homme
tout en
restituant à l'atmosphère le gaz carbonique
qui avait été fixé pendant des millions d'année.
La pollution est désormais en marche,
le
cycle de l'énergie
qui était jusqu'alors ''nourri'' par le soleil actuel est bouleversé: la machine
à vapeur et l'utilisation des énergies fossiles constituent bien le
bouleversement le plus important que le monde vivant
(y compris l'humanité)
ait
connu depuis sa ''création'' !
Une certaine
rationalisation de l'agriculture
va permettre une ''libération'' des
paysans
qui vont dès lors constituer une
main d'œuvre disponible
pour
l'industrialisation
(mines, aciéries, transport, manufactures diverses etc), un
prolétariat
va se constituer, un nouveau monde prend naissance. Sans tomber dans un marxisme
primaire il faut quand même reconnaître que
Marx
a très bien vu ce qui se passait.
Pour la première fois dans l'histoire de l'humanité la science et la technique
ont un impact considérable sur la vie de l'homme ordinaire.
3.2. L'immense apport de
d'Edward Jenner
(1749/1823):
la
vaccination.
Le 14 mai 1796,
Edward Jenner effectua la première
vaccination antivariolique
ce qui eut pour effet de libérer l'homme de la
variolisation,
pratique efficace certes, mais très dangereuse car il arrivait que cette
variolisation détermine une variole mortelle chez l'individu que l'on voulait
protéger. En inoculant quelques croûtes de
vaccine, maladie
bénigne de la vache à des hommes Jenner s'aperçut que la vaccine, sans danger
pour l'homme, immunisait contre la variole maladie souvent mortelle qui
jusqu'alors faisait des ravages considérables dans les populations. Ceux qui
survivaient à ce fléau devenaient souvent aveugles. Jenner sut tirer profit de
cette immunité
croisée
(phénomène
rarissime) pour sauver la vie de millions d'individus qui chaque année étaient
''fauchés'' par la variole. Il est révoltant de constater que ce
bienfaiteur de l'humanité
est souvent omis dans les livres d'histoire alors que bien des imbéciles y ont leur
place.
Pasteur avec
l'asepsie
et l'antisepsie
et les vaccinations contre le
charbon
et la
rage
prendra bientôt le relai ce qui aura pour effet d'augmenter l'espérance de
vie à la naissance d'une manière substantielle.
Conclusion
La ''nouvelle science'' qui a vu le jour entre le XVI è et le
XVIIIe
siècle est à l'origine de bouleversements considérables qui sont nés de
l'observation
et de
l'expérimentation
bien servies par de
nouveaux
instruments
(télescope,
microscope, horloge, thermomètre, baromètre etc) et
par
l'outil mathématique qui a connu des inventions majeures
dans le domaine de la
mesure et du
calcul
(géométrie analytique,
logarithmes, intégrales).
Les découvertes et inventions que l'on a réalisées durant cette période
ont sapé l'autorité de
l'église
et
remis en cause un monde qui jusqu'alors était
statique
et que l'on essayait de comprendre par des
explications
définitives
d'origine divine.
Désormais on s'aperçoit que non seulement toute chose est
en mouvement
mais que les
idées elles aussi peuvent ''bouger''.
Dans le monde scientifique rares sont les explications définitives. Pour
expliquer le monde
l'homme n'aura de plus en plus recours qu'à lui-même,
les explications divines seront progressivement mises de côté.
Ce n'est qu'à la toute fin du XVIII è que les découvertes
scientifiques et techniques ont commencé d'avoir un impact sur le monde paysan qui va
migrer vers les
centres industriels
et se métamorphoser en un
prolétariat ouvrier
qui ne tardera pas à
prendre conscience
de sa force et de la possibilité qu'il a désormais d'agir sur son propre
destin. Après une exploitation inhumaine de la classe ouvrière il y aura
bientôt des
lois sociales
qui contribueront à une amélioration des conditions de vie d'une grande
partie de la population.
La
machine à vapeur
et
l'utilisation massive des
énergies fossiles
marquent un tournant majeur de l'histoire de l'humanité. C'est à
la fin du XVIII è siècle que commence la
rupture du cycle énergétique.
Le soleil actuel n'est plus l'unique source d'énergie, on peut se
dégager de l'énergie musculaire grâce à l'apport considérable d'énergie
que l'on puise dans le
trésor des énergies fossiles
que la nature a mis des millions d'années à constituer. L'avantage
que l'on tire de l'utilisation des énergies fossiles s'accompagne
d'une restitution massive du bi oxyde de carbone à l'atmosphère, la
pollution
deviendra un
problème de plus en plus préoccupant pour l'humanité toute entière alors
que les bénéfices de la nouvelle énergie ne seront partagés que par une
minorité d'individus.
Pour les gains, le partage est inique, pour ce que
est de la pollution on pratique une ''belle'' égalité...
Dans le domaine de la santé la
vaccination
antivariolique
épargnera des millions de vies; cette vaccination marque le début d'un
progrès considérable dans le domaine médical. Notons que les progrès
réalisés en ce domaine sont dus initialement à
des application de
pratiques empiriques
qui ont témoigné de leur
efficacité
sans que l'on connaisse les modalités de leurs actions. Ce ne sera que
dans la seconde moitié du XXe siècle que l'on commencera d'entrevoir les
mécanismes
biochimiques de l'immunité
qui demeurent, aujourd'hui encore, que partiellement connus.
En bref les applications pratiques ont largement précédé leur
explication théorique.
©
Les Fiches à Berca. Dernière mise à jour 17/11/2009
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