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Fiche 8 |
Quelques notions
fondamentales de biologie cellulaire
(Tout mot ou expression souligné fait l'objet
d'un lien)
|
Ces notions sont indispensables pour une bonne
compréhension |
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L'Homme, comme tout être vivant, est à la croisée du
temps et de
l'espace
( ici espace = milieu). L'acide désoxyribonucléique
(ADN) transmet l'information dans le temps, de génération en génération et, dans
un même individu, de cellule mère en cellules filles. L'ADN est
localisé dans les chromosomes
eux-mêmes contenus dans tout noyau cellulaire et, en particulier, dans celui de
l'œuf
(= zygote), cellule unique dont chacun de nous est issu. L'homme
est formé d'environ 1014
cellules; chez l'homme il y a environ 200 catégories de cellules,
spécialisées dans des fonctions particulières. Une molécule d'ADN peut atteindre
2 m de longueur mais dans le noyau, chacune d'elles est énormément pelotonnée
sur elle-même.
L'ADN est
le plan à partir
duquel nous sommes ''construits''; il permet la mise en ordre de la matière que nous empruntons
au milieu.
Rappelons qu'il existe deux sortes de matières
(=substances), les unes
organiques,
les autres minérales.
Pour les êtres vivants ces substances ont trois rôles qui ne s'excluent pas:
plastique,
énergétique,
fonctionnel.
Pour bien comprendre prenons un exemple non biologique: dans un moteur à
explosion, l'acier qui constitue les cylindres et les pistons est
plastique, il entre dans la
constitution même du moteur; l'essence est
énergétique, elle permet le travail du moteur, quant à l'huile qui lubrifie, elle est
fonctionnelle, elle ne
sert ni à la construction du moteur, ni de source d'énergie mais est
cependant indispensable au fonctionnement.
Il arrive que l'on pose la question de savoir: pour un être vivant donné, quelle
est la part qui revient au milieu et quelle est celle qui revient à l'hérédité
(ADN).
La question n'a guère de sens. Sans emprunt au milieu il n'y a pas de vie. . .
de la matière inerte sans ''plan'' (ADN
et/ou ARN) pour la mettre en ordre, pas de
vie non plus! Dans un moteur à explosion il paraitrait un peu bizarre de
demander la part qui revient au cylindre et celle qui revient au piston !
| Comparaison: constructions humaines / êtres vivants | ||
| Différences |
Points communs |
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Constructions humaines (Machines, édifices, etc) |
Ne
peuvent ni se reproduire ni renouveler la matière dont elles sont
constituées. |
Tout individu qui durant toute sa vie a lutté
contre le désordre en maintenant ses structures finit par mourir et par se
dé-composer en retournant à une entropie (=désordre) maximum. De même
toute construction humaine non entretenue finit par retourner au désordre
(ex: ruines). À la longue tout se transforme en poussière .
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| Êtres vivants |
Peuvent se reproduire et renouveler la matière dont ils sont constitués (c'est le ''turn over''). S'ils s'arrêtent de ''fonctionner'' un temps long, ils meurent. (Toutefois, certaines graines peuvent persister plusieurs années) |
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1. Ce que l'on emprunte au milieu
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Substances empruntées au milieu par l'homme (ou par tout autre organisme non chlorophyllien) |
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Substances minérales |
Elles sont plastiques et/ou fonctionnelles. Pour les êtres vivants, elles ne sont jamais énergétiques, sauf chez certaines Bactéries. |
Exemples: oxygène, eau, divers sels minéraux tels des phosphates, des chlorures, des carbonates, etc. |
| Substances organiques | Plastiques et/ou énergétiques et/ou fonctionnelles | Protides, lipides, glucides, vitamines. |
Rappelons que toute substance contenant du carbone
est
dite
organique
à l'exception du carbone
lui-même, du dioxyde de carbone (CO2),
des carbonates et des cyanures (Tout ceci est évidemment
conventionnel). Cette distinction existe depuis que
Wohler a fait la synthèse de l'urée en
1928. Avant Wohler, était organique les substances
fabriquées par les êtres vivants et dont on ne savait pas faire la
synthèse.
Les autotrophes
n'empruntent au milieu que des substances minérales (eau,
CO2, nitrates), c'est le cas des plantes vertes; les hétérotrophes
doivent emprunter des substances minérales et des substances organiques, c'est
le cas des champignons, des animaux et de l'homme en particulier;
ils tirent leur énergie des seules substances organiques qui peuvent être aussi
plastiques et/ou fonctionnelles.
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Substances
organiques des êtres vivants |
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Protides (C, H, O, N) | Lipides (C, H, O) | Glucides (C, H, O) |
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Rôle(s) essentiel(s) |
- Plastiques
essentiellement - Fonctionnels (Ex: enzymes) - Énergétiques (accessoirement) |
-
Plastiques (membrane cellulaire) - Énergétiques - Fonctionnels |
-
Énergétiques - Plastiques (Cf. ac. nucléiques) - Fonctionnels (ex: cellulose) |
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Termes finals
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H2O + CO2 + CO(NH2)2 (Urée) |
H2O
+ CO2 |
H2O + CO2 |
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Pouvoir calorifique |
4 kcal/g soit
16,5 kJ/g |
9kcal/g soit 37,5
kJ/g |
4kcal/g soit
16,5 kJ/g |
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Source alimentaire |
Viande, poisson, œufs, laitages, légumes secs. |
Beurres, huiles, graisses |
Pâtes, farines, sucres, légumes secs, riz, p. de t, maïs, miel etc |
Ce sont les cellules
musculaires et nerveuses (cerveau) qui consomment le plus de
glucose (combustible) et d'oxygène
(comburant).
Sur le plan qualitatif les glucides et les
lipides sont identiques car ils contiennent carbone, hydrogène et oxygène;
toutefois, comme les lipides sont proportionnellement
moins riches en oxygène que
les glucides (et plus riches en hydrogène) ils sont plus réducteurs et, par suite,
plus énergétiques.
Exemple C6H12O6
= glucose ; CH3 CH2-CH2-CH2-CH2-COOH
= un acide gras saturé
(C6H12O2)
Les protides donnent plus d'énergie quand on les brûle in vitro
(5,6 kcal/g) que
lorsqu'ils sont ''brûlés'' in vivo; ceci tient au fait que les protides sont
incomplètement catabolisés puisque l'urée, CO(NH2)2, est une
substance organique qui
contient encore de l'énergie potentielle chimique (L'urée est combustible !). L'urée constitue donc une
''fuite énergétique'' et une
''fuite azotée'' pour l'organisme.
Les protéines de l'homme (comme celles des autres êtres vivants) sont
constituées de 20 acides aminés
formant une espèce d'alphabet protidique. Une protéine en particulier est une
sorte de mot constitué d'un ensemble d'acides aminés (que l'on peut comparer à
des lettres); c'est la diversité de ses acides aminés qui fait la richesse
nutritive d'une protéine
(Pour reprendre la comparaison des lettres -acides
aminés- et des mots -protéines- : Montréal est plus riche que Mississipi;
dans
un cas toutes les lettres (8) sont différentes tandis que dans le second il n'y
a que 4 lettres différentes bien que le mot en contienne 10.)
Notons que la spécificité d'une protéine dépend de la nature des
acides aminés qu'elle contient mais aussi de la manière dont ils sont agencés.
Deux protéines ayant des acides aminés identiques et en même nombre peuvent
être différentes comme deux mots ayant les mêmes lettres en même nombre peuvent
être différents
(Ex: arme et rame; talent et
latent ).
Les protides, c'est l'ensemble des protéines et des acides aminés.
Au cours d'un jeûne prolongé, l'organisme ''brûle'' tout d'abord ses réserves
glucidiques; le glycogène du foie et des muscles,
est
tout d'abord hydrolysé en glucose
lequel est rapidement utilisé
(Les réserves de glycogène du foie et des muscles sont
relativement peu importantes). Ensuite on ''brûle'', nos lipides
(qui peuvent
être très abondants; Cf. Certaines formes d'obésité) et enfin nos
protides, c'est l'autophagie entraînant la mort
(Cf. Camps de concentration).
L'utilisation
excessive des lipides par les sujets diabétiques entraîne une
acétonurie qui
conduit au coma diabétique, mortel; le diabète entraine également des dépots de
substances lipidiques dans les vaisseaux: c'est l'athérosclérose.
Quand on mange des protéines de bœuf par exemple, dans un premier temps
ces protéines doivent être ''démontées'' c'est-à-dire transformées en acides aminés,
c'est la digestion.
Ces acides aminés sont ensuite absorbés
(au travers
de la paroi intestinale) puis
distribués aux cellules par le sang et enfin remis en ordre
dans les cellules pour former nos propres protéines, compte tenu du plan que constitue
notre ADN, c'est l'assimilation.
Nos protéines sont différentes de celles des autres hommes et constituent le
sceau qui caractérise notre identité biologique, notre ''moi''
biologique
qui sera différent de celui de n'importe quel autre individu reconnu comme ''non
soi''... à moins que ledit individu soit
notre jumeau vrai. La distinction que nous faisons entre
notre ''soi'' et ''non soi''
est à l'origine des difficultés que l'on rencontre dans le domaine des
greffes.
Remarque:
On ne peut pas mettre en réserve les protéines; absorbées
en excès elles sont converties en glucide et en lipides, l'excès d'azote est
rejeté sous forme d'urée -
CO(NH2)2
Lien avec la Fiche 12
2.
L'ADN est le plan qui transmet l'information
(Watson et Crick 1953)
L'ADN transmet
l'information d'une génération à la suivante par
l'intermédiaire de l'oeuf, (lequel résulte de la
fécondation, fusimâle a
2.1. Composition de l'ADN
(Watson et Crick 1953)
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![]() |
Entre les deux bases azotées d'un même ''barreau d'échelle'' (Ex: adénine - thymine) existent des liaisons hydrogènes, très faibles en énergie ce qui fait que la séparation des deux torons d'une même molécule peut se faire avec un minimum d'énergie. L'énergie d'acti- vation nécessaire à la mise en route de la duplication en particulier est très faible.
2.2. L'ADN durant un cycle
cellulaire: transmission de l'information dans le temps
Vers la Fiche 9
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Cycle cellulaire = Interphase + Division cellulaire
(ou mitose) |
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Interphase: autoreproduction de l'ADN,
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Ci-contre, il
s'agit d'une séquence de 6
nucléotides renfermant les bases GCAATA pour le brin de gauche
(brin =
toron, toute molécule d'ADN est formée de deux torons) et les bases CGTTAT
pour le toron de droite. Nous avons bien toujours l'association GC ou AT.
(ou CG
ou TA) L'interphase est la phase de duplication semi-conservative de l'ADN contenu dans les chromosomes. En début d'interphase (moitié supérieure de la figure) nous n'avons qu'une seule molécule d'ADN (ici un fragment); l'information n'existe qu'en un seul exemplaire. En fin d'interphase (et en début de mitose) représentée dans la partie inférieure de la figure ci-contre, le ''plan'' que forme chaque molécule d'ADN est en deux exemplaires; notons que chaque molécule fille a conservé un toron de la molécule mère. On a bien une autoreproduction semi-conservatrice. Chacune des deux molécules filles contient exactement la même information que celle qui était contenue dans la molécule mère laquelle n'existe plus en fin de duplication. Vers la Fiche 9 |
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Mitose: distribution de l'information aux deux cellules filles |
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En début de mitose, chaque
chromosome est formé de 2 chromatides, chacune d'entre elles étant
constituée, sur le plan informationnel, d'une seule molécule d'ADN. Dans l'exemple choisi il y 3 paires
de chromosomes et donc 3 ensembles de 4 chromatides. Le phénomène essentiel de la mitose
consiste en une fissuration du centromère si bien que les deux
chromatides de chaque chromosome se séparent. Pour un chromosome donné
l'une des chromatides ira dans une cellule et son identique dans l'autre.
Chaque cellule fille recevra exactement la même information
mais chacune en
un seul exemplaire.
En début de mitose on voit
trois paires de chromosomes formés chacun, de
2 chromatides alors qu'en fin
de mitose on retrouve bien 3 paires de chromosomes dans chacune des cellules
filles mais chaque chromosome ne renferme plus qu'une chromatide.
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Pour qu'une cellule donnée puisse continuer à se diviser il faut que chacun de
ses chromosomes possède une séquence particulière d'ADN nommée
télomére situé à l'une des extrémités; cette
séquence est la même chez tous les Vertébrés (TTAGGG/AATCCC) et se répète de 500
à 3000 fois. Au cours des
mitoses successives d'une même cellule les télomères se raccourcissent ce qui
conduit, pour une taille très faible du télomère, à un
arrêt des mitoses suivi du ''suicide '' de la cellule: c'est le phénomène
de l'apoptose. Dans certaines cellule une
télomérase permet la resynthèse du télomère après
chaque duplication de l'ADN ce qui a pour effet d'augmenter la durée de vie de
la cellule. (voir la Fiche 9: télomérase et cancer)
Clonage: Si l'on remplace le noyau d'un
ovule de femme par un noyau d'une cellule ''ordinaire''(donc à 2n)
on obtient
alors un ''oeuf'' dont tout le bagage génétique provient du même individu. A
supposer que cet oeuf engendre un nouvel individu, celui-ci sera le jumeau vrai
du donneur; si le donneur est la femme porteuse celle-ci accouchera donc d'une
fille qui sera sa jumelle . . .Cette jumelle risque d'avoir une
longévité écourtée car le noyau dont elle est issue
avait des chromosomes qui avaient déjà raccourci leurs télomères. Pour éviter cet
inconvénient on pourrait transplanter dans l'ovule énucléé, le
noyau d'une cellule d'un nouveau né ou le noyau d'une cellule
germinale (par exemple, spermatocyte ou ovocyte de 1 er ordre, cellule à 2n) qui elle, conserve ses télomères dans leur intégralité car elle est
constamment pourvue de télomérase.
2.3. La
transmission de l'information du noyau au cytoplasme: synthèse
des protéines.
Ceci correspond à une transmission de l'information
dans l'espace.
Les unités d'information du code génétique sont constituées par des
triplets de nucléotides (triplets codants). Nous avons vu que l'ADN est formé d'une succession de
4 nucléotides différents que l'on peut comparer à un alphabet de 4 lettres
(A,
T, U, G) et avec lesquelles on peut réaliser 64 combinaisons différentes. À ces
64 combinaisons (43) ne correspondent que 20 acides aminés
essentiels entrant dans la
constitution des êtres vivants en général et de l'homme en particulier
(Il
existe d'autres acides aminés dont nous ne faisons pas état ici). En bref,
toutes nos protéines ne sont faites qu'à partir de 20 sortes d'acides aminés
(= l'alphabet protidique); une
protéine particulière correspond à un nombre donné d'acides aminés ordonnés formant une
séquence particulière.
La synthèse des
protéines se fait dans les ribosomes, particules
intra cytoplasmiques.
En fait, bien que l'ADN soit à l'origine de l'ordre dans lequel les acides aminés
sont agencés dans la protéine, la transmission de l'information n'est pas
directe; il y a deux intermédiaires:
ARNm (m
pour messager)
et l'ARNt
(t pour
tranfert) comme l'indique le schéma ci-dessous.
Modèle: Les triplets codants d'une molécule d'ADN sont autant de
serrures (sorte
de moules) dans chacune desquelles vient s'emboîter une clé représentée par un
triplet codant d'ARNm, clé qui s'est formée en complémentarité spatiale avec
ladite serrure. L'ARNm une fois formé au contact du toron codant d'ADN
migre dans le cytoplame. Chaque ''clé'', par exemple CCC va s'emboîter dans une
serrure libre complémentaire, par exemple GGG entrant dans la constitution d'une
petite molécule: un ARNt lequel
''choisit'' un des 20 acides aminés servant à édifier les protéines.
En résumé: l'ordre d'enchaînement des acides aminés de la protéine en formation
dépend de l'ordre des triplets de l'ARNm (ces triplets sont nommés
codons)
lequel dépend de l'ordre des triplets codants de l'ADN:
l'agencement des acides aminés dans l'espace (leur séquence = succession
ordonnée) dépend donc bien de la nature de l'information qui a été transmise
dans le temps par l'ADN et dans l'espace par les ARNm et ARNt
( ARNt =
anticodon). Lors de la synthèse d'une protéine un
seul toron de l'ADN est utilisé, le toron codant ou brin codant.

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Le code génétique
(Nirenberg et Ochoa 1963) |
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| Codons | Acides aminés | Codons | Acides aminés | Codons | Acides aminés | Codons |
Acides aminés
|
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UUU UUC UUA UUG |
Phényl-alanine idem Leucine idem |
UCU UCC UCA UCG |
Sérine idem idem idem |
UAU UAC UAA UAG |
Tyrosine idem Non-sens Non-sens |
UGU UGC UGA UGG |
Cystéine idem Non-sens Tryptophane |
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CUU CUC CUA CUG |
idem idem idem idem |
CCU CCC CCA CCG |
Proline idem idem idem |
CAU CAC CAA CAG |
Histidine idem Glutamine idem |
CGU CGC CGA CGG |
Arginine idem idem idem |
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AUU AUC AUA AUG |
Isoleucine idem idem Méthionine |
ACU ACC ACA ACG |
Thréonine idem idem idem |
AAU AAC AAA AAG |
Asparagine idem Lysine idem |
AGU AGC AGA AGG |
Sérine idem Arginine idem |
|
GUU GUC GUA GUG |
Valine idem idem idem |
GCU GCC GCA GCG |
Alanine idem idem idem |
GAU GAC GAA GAG |
Acide aspartique idem Acide glutamique idem |
GGU GGC GGA GGG |
Glycine idem idem idem |
Comme il y a plus de codons
(64) que d'acides aminés
(20) le code est redondant c'est-à-dire qu'un même acide aminé peut correspondre
à plusieurs codons différents; ceci permet de limiter l'effet dévastateur des erreurs
(= mutations pontuelles) qui
peuvent se produire lors de la duplication de l'ADN et lors de la transciption
ADN → ARNm.
Exemple: si, suite à une erreur de transcription le triplet codant (niveau ADN) GGG a été transcrit GGC
(en rouge: l'erreur), le codon
(niveau ARNm)
correspondant deviendra CCG au lieu de CCC; peu
importe puisque les codons CCC et CCG correspondent au même acide aminé à
savoir la Proline.
En fait la transmission de l'information qui permet
la synthèse de protéines dans le cytoplasme à partir
du plan (ADN) contenu dans le noyau est un peu plus complexe que ce qui est
expliqué ci-dessus; depuis 1977, on s'est aperçu qu'il n'y a qu'environ 5% de l'ADN qui sert de plan; ceci
constitue les exons, les autres séquences seront
éliminées lors de la transcription; elles constituent les
introns, non fonctionnels pour la synthèse des protéines. L'élimination des introns (=
excision) et le ''collage'' des exons entre eux (= épissage) fait intervenir un
ARN prémessager.
Aujourd'hui encore le rôle des introns est
énigmatique toutefois de récentes études semblent indiquer qu'ils auraient un
rôle dans le fonctionnement de certains organites cellulaires. Notons qu'un
poisson japonais le Fugu possède des introns très
courts ce qui fait que la presque totalité de son ADN est fonctionnel
c'est-à-dire constitué d'exons.
Sans se perdre dans les détails, une grande idée est à retenir:
La nature des protéines d'un individu donné dépend
de son héritage biologique (ADN) et détermine son ''soi''
; toute
protéine étrangère introduite dans son milieu intérieur (ou née dans ledit
milieu à la suite d'une mutation) sera identifiée comme ''non-soi''
et de ce fait éliminée par son système immunitaire . . .à moins que
celui-ci ne soit défaillant auquel cas,
gare aux infections et/ou aux cancers...
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Chromosomes sexuels
|
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Vers la Fiche 9
4. Aperçu
relatif au gène.
La définition du gène n'a cessé
d'évoluer depuis près d'un siècle; initialement il correspondait à une entité
hypothétique que Mendel, dès
1865, nommait facteur héréditaire. La définition que nous donnerons du
gène sera évidemment partielle et critiquable; nous prenons le risque. . .
En 1941 Beadle et Tatum (Prix Nobel 1950) étaient arrivés au célèbre aphorisme:
un gène→une
enzyme (enzyme est masculin ou féminin, on a le choix!). L'affirmation de ces
deux chercheurs ne peut être généralisée bien qu'elle soit exacte dans quelques
cas, chez certains champignons notamment.
Actuellement on peut définir le gène comme une séquence discontinue
(gène en mosaïque) ou
continue de
nucléotides d'ADN (chez les virus il peut être une séquence d'ARN)
qui commande
la synthèse d'une protéine (laquelle peut être une enzyme) ou d'une fraction de protéine ce qui signifie qu'une
même protéine peut nécessiter plusieurs gènes. De plus un même gène peut
participer à la synthèse de plusieurs protéines. Un même gène existe sous plusieurs formes:
ses allèles. Dans un organisme diploïde donné il n'y a
que deux allèles d'un même gène.
L'ensemble des gènes d'une espèce donnée constitue son génome;
l'ensemble des allèles présents chez un individu particulier d'une espèce donnée constitue
son génotype.
Un gène en particulier est à ses allèles ce que le mot cheval, par exemple, est
à tous les chevaux. Comme il y a pratiquement pas de gène à un seul allèle, le
concept gène ne peut pas être confondu à un de ses allèles.
Le gène étant un concept est donc une abstraction, comme le mot ''cheval'' par
exemple.
On a tout d'abord évalué le nombre de gènes de l'espèce humaine à 100.000;
récemment l'estimation a été revue à la baisse; il n'y aurait environ 30.000 gènes assurant la synthèse d'environ 35.000 protéines.
On distingue deux sortes de gènes:
-
les gènes de structure commandent la synthèse des
protéines de constitution et des protéines outils comme les enzymes et les anticorps
- les gènes de régulation contrôlent l'action des
gènes de structure. (Jacob, Lwoff, Monod 1961)
Prenons un exemple concernant un gène de structure, celui qui commande les
groupes sanguins du système ABO. Le gène des groupes sanguins comprend 3
allèles: A,B,O. A ou B sont dits dominants par rapport à O qui est dit
récessif; quant à A et B, étant de même
''force'', ils sont dits codominants. Dans un gamète
(cellule reproductrice, spermatozoïde et ovule)
il n'y
a toujours qu'un allèle d'un gène donné. Dans l'oeuf il y en a deux, l'un venant
du père l'autre de la mère, ces deux allèles du même gène peuvant être
identiques ou différents.
Individu du groupe O: pour ce qui est du groupe sanguin, son génotype (pour ce
qui est du groupe sanguin) ne comprend
que des
allèles O, il sera O/O.
Individu du groupe B: son génotype comprend au moins un allèle B; pour ce qui est du
groupes sanguin, son génotype sera B/O ou B/B. Il sera à coup sûr B/O si l'un de ses 2
parents est O.
Pour terminer ces quelques rappels, risquons une définition de l'Homme sur le
plan biologique:
L'Homme est un système ouvert en
équilibre dynamique qui lutte sans cesse contre
l'entropie (= le désordre) en empruntant à l'espace
(le milieu) de
l'énergie qui provient indirectement du soleil et
de la matière qui est mise en ordre selon un
plan (ADN)
qui lui a été transmis
(dans le
temps)
par ceux qui l'ont précédé.
La mort met fin à ce maintien de l'ordre
moléculaire, alors on se dé-compose.
(Cette définition s'applique à tout être vivant sauf que, pour les
organismes
chlorophylliens, l'énergie vient directement du
soleil).
|
-
Notre planète s'est formée il y a environ 4,5 milliards d'années (= 4,5 Ga) - Les premières traces de vie (Bactéries ) remontent à 3,8 milliards d'années - La vie a pris naissance dans une atmosphère sans di-oxygène - Les premiers métazoaires sont apparus il y a 6 ou 700 millions d'années. - On fait remonter les premiers hominidés (Australopithèques) à 6 millions d'années - Les premiers Homo sapiens se situent aux environs de - 35 000 ans. |
G. pour giga (109). Ga = 109 années
Des questions, des commentaires ?
Précisions de vocabulaire
Vers la fiche 9
Turn over:
renouvellement constant de la matière vivante qui est sans cesse détruite
(catabolisme) et reconstruite (anabolisme)
durant toute la vie. L'énergie nécessaire à l'anabolisme provient du catabolisme et, chez les
phototrophes, de la lumière. Un
tel
turn over n'existe pas chez
les non-vivants.
Energie:
tout ce qui peut produire de la chaleur
et/ou du travail (la
mise en ordre de la matière est considérée comme un travail). Pour maintenir
l'ordre, c'est-à-dire lutter contre l'entropie
(= désordre) il faut donc de l'énergie. Notons que tous les êtres vivants à
l'exception de ceux des grands fonds marins, dépendent directement (plantes
vertes, dites autotrophes) ou indirectement (animaux, champignons, certains
microorganismes) de l'énergie solaire.
Si le soleil venait à ''s'éteindre'' nous serions dans l'obscurité 8 minutes
plus tard et la vie ne tarderait pas à disparaître de la Terre. Les anciens qui
considéraient le soleil comme un Dieu avaient bien compris l'importance de
l'étoile qui nous éclaire...
On aimerait bien se libérer des énergies fossiles
(Chabons, pétroles, gaz) qui, tôt ou tard finiront par s'épuiser tout en ayant
beaucoup pollué. Alors on voudrait bien, comme les plantes, savoir convertir
l'énergie solaire pour tous nos besoins. Nous nous heurtons à des
problèmes de rendement
(même les plantes vertes ont des rendements très bas de l'ordre de 0,5 à 2 % !)
liés à
un problème de surface. L'immense surface
de toutes les feuilles d'un chêne ou même d'un roseau nous fait toucher du doigt
la difficulté du problème ! La grande surface d'une voiture solaire ne
risquerait-elle pas de la rendre un peu encombrante et... pesante.
Métabolisme
=
Anabolisme + catabolisme
Le métabolisme est l' ensemble des réactions physico-chimiques qui se produisent chez
les êtres vivants. Elles sont presque toutes
enzymatiques
- Anabolisme: réactions de construction
moléculaire c'est-à-dire de mise en ordre de la matière. Toute réaction
anabolique demande de l'énergie, on la dit endergonique.
La photosynthèse est
le principal phénomène anabolilique de la biosphère.
- Catabolisme: destruction moléculaire augmentant
le désordre, c'est-à-dire l'entropie. Toute réaction catabolique est
exergonique (elle libère de
l'énergie). La digestion,
la respiration
cellulaire et les fermentations
(fermentation lactique dans le cas de l'homme) sont des phénomènes
cataboliques. Chez les hétéroptrophes,
et chez l'homme en particulier, l'énergie dont nous avons besoin pour l'anabolisme provient
essentiellement de la respiration.
Notons que la respiration est un phénomène cellulaire qu'il ne faut pas
réduire aux simples échanges gazeux respiratoires qui se produisent au niveau des
poumons (ou des branchies, ou des trachées ou de la peau).
La ''vraie'' respirations est cellulaire, elle se fait dans les mitochondries.
Protéines
Les protéines complexes sont formées de
plusieurs séquences différentes d'acides aminés. Dans le détail les protéines
qui constituent un individu donné lui sont particulières. La particularité des
protéines d'un individu donné dépend non pas de la nature des acides aminés
empruntés au milieu mais de la manière dont ces acides sont mis en ordre. Cet
ordre dépend de l'ADN, que l'on a reçu de nos parents. C'est la nature
particulière des protéines de chacun qui constitue le caractère unique de notre
''moi'' biologique. Tout
individu est caractérisé par son ''soi'' et toute protéine étrangère est ''non-soi'';
toute protéine ingérée
devra être ''démontée'' par la digestion afin que ses acides aminés soient
libérés puis ordonnés selon le plan ADN qui nous caractérise.
En bref tout dépend du plan: avec les mêmes briques on peut faire un pavillon de
banlieue ou la cathédrale d'Albi ! Avec 20 types d'acides aminés empruntés au
milieu on peut faire un escargot, une puce ou même un homme, tout dépend du plan
(ADN) que contient l'œuf. Tout être est à la
confluence du temps (L'ADN est transmis de
génération en génération) et de l'espace
(Le milieu où l'on emprunte la matière que l'on met en ordre selon le plan ADN)
Les plantes vertes sont plus astucieuses encore puisqu'elles n'empruntent au
milieu que des substances minérales (eau, CO2,
O2, nitrates) et qu'elles
sont capables de transformer du minéral en organique en mobilisant l'énergie
solaire qu'elles captent grâce à leur chlorophylle au cours de la photosynthèse.
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Les acides ribonucléiques (ARNm et ARNt)
- L'acide ribonucléique messager (ARNm) est formé d'un seul toron, de plus la
Thymine (T) y est remplacée par l'Uracile (U)
dont la molécule a une configuration spatiale très voisine de la Thymine ce qui
lui permet de s'associer, comme ladite Thymine, avec l'Adénine. On a toujours
l'association A-U (ou U-A).
- L'acide ribonucléique de transfert (ARNt) est formé à partir des mêmes
nucléotides que l'ARNm (donc T est remplacé par U) ; il ne constitue jamais de
chaîne mais simplement des ensembles libres de 3 nucléotides.
Corps cétoniques:
Il y a toujours des corps cétoniques
dans sang, mais, dans le cas du diabète insulino dépendant (type I) l'organisme qui ne peut plus
''brûler'' les glucides privilégie la ''combustion'' des lipides d'où une
augmentation de la teneur du sang en corps
cétoniques cause d'une baisse de pH du
sang provoquant le coma diabétique.
Vitamines: substances organiques,
nécessaires à faible dose (qq cg/jour) , qui entrent dans la constitution des
enzymes (=catalyseurs biologiques fabriquées par l'organisme) et de certaines
hormones.
© Les Fiches à Berca. Dernière mise à jour 10/09
/2009