Les traitements concernant le Blépharospasme.

A ce jour il y a possibilité de trois (3) traitements.

1. les injections de toxine botulinique

2. les médicaments

3. la chirurgie

 

 

1. les injections de toxine botulinique:

La toxine botulinique (commercialisé sous le nom de BOTOX) a été approuvée pour le traitement du blépharospasme, il est aussi utilisé aux États-Unis, en Europe et en Amérique du Sud. Cette toxine provient d'une culture de Clostridium botulinun et purifiée dans des conditions très strictement contrôlées.

Le système nerveux contrôle tous les mouvements du corps. Si ce système ne fonctionne pas parfaitement, certains des muscles peuvent se contracter involontairement, entraînant des spasmes musculaires incontrôlables. BOTOX est injecté en quantités extrêmement faibles dans plusieurs endroits, au-dessus et sous les yeux. Les sites d'injection varieront légèrement d'un patient à l'autre. Le spécialiste injecte une solution fraîche du médicament à l'aide d'une seringue jetable munie d'une aiguille fine. En général, l'effet initial des injections est complet dans les 5 à 10 jours. Dans la plupart des cas BOTOX soulage les symptômes pendant plusieurs mois. Des études à long terme ont montré que ce traitement est efficace et sans danger, et de 85 à 90% des patients ont observé un soulagement complet des symptômes.

Les effets secondaires sont passagers et peu fréquents. On a signalé des larmoiements et ou la chute passagère de la paupière. Toutes ces réactions disparaissent spontanément. Il peut y avoir une ecchymose ( communément appelé un bleu) qui peut apparaître occasionnellement après l'injection dans les tissus mous des paupières. Heureusement tout rentre dans l'ordre dans un laps de temps assez court.

BOTOX n'est pas un traitement définitif. Mais il représente le meilleur médicament pour soulager la douleur et les spasmes de façon sûre, efficace et durable. Cependant, les effets du médicament dans les muscles traités s'épuisent. On doit donc répéter l'injection pour maintenir les effets bénéfiques. On peut maintenir le traitement aussi longtemps que nécessaire. Le moment exact des injections dépend du sentiment de nécessité du patient et de l'évaluation du retour de la fonction musculaire par le médecin.

Ce traitement peut permettre une grande amélioration de la qualité de vie, même chez les personnes qui souffrent depuis de nombreuses années et n'ont pas été soulagées avec d'autres thérapies. Nous pouvons reprendre une vie normale une fois que nos symptômes ont été maîtrisés avec les injections.

2. Les médicaments Le traitement médicamenteux du Blépharospasme est difficile car certain médicaments n'offrent un soulagement temporaire qu'à certains patients.

L'utilisation des médicaments exige une surveillance étroite du malade par un neurologue, et il est très important que le patient ne change pas sa posologie et n'arrête pas son traitement sans l'autorisation préalable du neurologue.

3. La chirurgie On utilise la myectomie des paupières, c'est-à-dire l'ablation d'une partie du muscle des paupières.

Cette approche s'adresse surtout aux personnes qui ne répondent pas aux autres traitements car il s'agit d'un traitement assez compliqué, nécessitant une grande expertise et dont les résultats sont irréversibles.

Nous pouvons peut-être ajouter les traitements de soutien qui peuvent possiblement nous aider. Le stress, nous l'avons déjà mentionné, aggrave tous les mouvements anormaux, y compris le blépharospasme. Pour en atténuer les effets, certaines personnes développent leurs propres techniques de contrôle, d'autres préfèrent suivre des cours. Si nous parvenons à bien nous connaître, nous pouvons certainement nous aider nous-mêmes.

Nous savons que c'est une maladie difficile à vivre pour nous, pour nos proches et socialement. Essayer de composer avec tous ces éléments ne se fait pas du jour au lendemain. Il faut s'accepter petit à petit, s'apprivoiser et affronter à nouveau le public, cela demande du temps et beaucoup de courage.

Cette maladie nous transforme, change notre vie et celle de notre entourage immédiat. Il est important d'en parler et de ne pas se sentir coupable d'éprouver des difficultés. Un mot d'encouragement, un geste au bon moment est un baume dans une journée difficile.

La meilleure façon pour certaines personnes de conserver leur santé mentale c'est d'exprimer leur souffrance. Or elles se privent souvent de cet exutoire à cause du malaise et du non-dit de leur entourage. Le conjoint en particulier, peut avoir tendance à se comporter comme si rien n'avait changé, par crainte de bousculer ou de peiner. Avec le résultat que cette personne, même bien entourée en apparence, se sent néanmoins isolée. Il ne sert à rien de nier la réalité; ce n'est pas vrai que rien n'a changé.

Quelle que soit notre situation il faut continuer à chercher de nouveaux points d'intérêts qui vont maintenir notre volonté et notre esprit alerte. Essayons de briser la routine en prenant avantage de toutes les occasions qui se présentent. Continuons d'avoir de l'audace, de prendre des chances, d'affronter l'inconnu qui possiblement peut nous faire vivre des expériences enrichissantes.

Il faut à tout prix éviter de nous attendrir sur nous-mêmes, ne pas ressasser de vieux problèmes. Essayons de planifier pour l'avenir en ayant la foi et cultivons la confiance en soi afin d'atteindre une certaine sérénité.

Ce n'est pas l'espérance qui fait vivre, c'est le désir.

 

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