(vue par Robert)
Voici quelques notes sur la vie de
L.-Henri.Les faits que je raconte ci-après son des souvenirs que j'ai vécus, d'autres m'ont été racontés par ma mère, à différentes étapes de mon enfance.
Vers l'âge de 11 ans, Louis-Henri quittait l'école pour travailler comme livreur dans un magasin général. Après quelque temps, il a commencé à faire de l'exploration forestière avec son père, au nord du Lac-Saint-Jean. Ils partaient, à l'automne, à pied, et montaient du côté nord du Saguenay jusqu'à Honfleur, d'où ils ne revenaient qu'au printemps suivant.
La photo
ci-contre date de 1928. Elle a été prise lors d'un contrat que
notre père effectuait à Saint-Cyriac, sur les bords du lac
Kénogami. Cette année là, il avait amené sa famille avec lui.
On reconnaît, maman, Robert et Fleurette.Il a aussi navigué avec son père sur la rivière Saguenay, pour le compte de la Compagnie Price Brother's, sur un «alligator» (bateau à fond plat, propulsé à la vapeur avec roues à aubes de chaque côté) qui servait à tirer les trains de bois de drave, pour les amener au moulin à scie ou à la pulperie.
En 1918, il a obtenu son brevet de capitaine, qui lui donnait le doit des naviguer sur tous les cours d'eau à l'intérieur des limites du Canada.
Au début des
années trente, il a travaillé pour la Compagnie Jonson and
Genest de Québec, qui avait obtenu le contrat de construction du pont
de Sainte-Anne, qui
enjambe la rivière Saguenay devant Chicoutimi. Au cours de ce
contrat, il a d'abord navigué sur le remorqueur Roger-M, sur la
photo à gauche. ( J'ai appris plus tard, que c'est à cause de
ce bateau que nous avons un frère qui s'appelle
Roger) puis par la suite sur
le Gipson. Toute la charpente d'acier ayant servi à la
construction du pont à été transportée de Sorel, sur des
chalands (bateau à fond plat sans moteur) tirés par le
remorqueur que notre père pilotait. Il a également navigué sur les lacs, Saint-Jean, Onatchiway et Kénogami pour le compte de la Compagnie Price, comme employé ou comme entrepreneur sur des remorqueurs, pour amener les trains de bois près des usines de pâte à papier de la région.
Vers le milieu des années vingt, il
est devenu policier pour la ville de Chicoutimi. Il a aussi
travaillé comme contremaître, également pour la ville de
Chicoutimi durant la construction des systèmes d'aqueduc et
dégoût pendant les étés 1934 et 1935. Lorsque la saison
froide arrivait, il exécutait des contrats de coupe de bois au
nord du lac Onatchiway.
Je m'en souviens encore, il venait nous rendre
visite à la période des fêtes pour une semaine. Nous
l'attendions dans les jours qui précèdent Noël, en allant
jusqu'au pont de Sainte-Anne, vers 4 heures de l'après midi, car
il arrivait à pied, avec un cheval et un traîneau. Il était
parti trois jours auparavant, avait couché un soir au dépôt du
lac Onatchiway, le deuxième soir, à la barrière du lac Clair. (Louis-Henri et ses hommes, comme inscrit à
l'arrière de la photo) La
distance était d'environ 60 milles, soit de 90 à 100
kilomètres.
Pendant un certain temps il a été contremaître pour l'entrepreneur général Xavier Néron et aussi pour Euclide Perron. Au début de la guerre 1939-1945, il a obtenu le poste de contremaître général pour J.-Rodolphe Théberge, qui exploitait une carrière de pierre concassée pour la construction des usines d'aluminium de l'Alcan à Arvida.
Quelques années plus tard il a dû prendre du repos, tout en étant gardien au Club du lac Xavier. Il a terminé sa vie de travailleur, dans le secteur de la rivière Shipshw, ou il surveillait le toboggan (la «dale») dans lequel descendaient des billes de bois de pulpe, jusqu'au moulin de Kénogami.
(Les occupations décritent ne le sont pas nécessairement dans un ordre chronologique.)
Cliquez sur chacune des photos pour les voir agrandir.
