HOMMAGE

VÉTÉRAN ET
MEMBRE DE LA LÉGION
ROYALE CANADIENNE
Succ. 58, Gatineau

À CE VÉTÉRAN DE LA DEUXIÈME GUERRE

Roger Charbonneau, né le 4 novembre 1921 à Hull, Province de Québec, décida de se porter volontaire en 1941 à l'âge de 20 ans. Son entraînement de base fut d'abord de trois (3) mois au Parc Landsdowne à Ottawa puis de trois (3) mois à Kingston, Ontario. De là, il prit le train qui l'amena à Halifax où il embarqua sur le bateau « Queen Elizabeth » qui le mena en Angleterre pour un entraînement plus approfondi qui dura jusqu'au jour « J », jour du débarquement des forces alliées sur les plages de Normandie en France.

Matriculé C101217 et connu sous le nom de J-CAR, il fit partie du Corps des Signaleurs sous les ordres du Major Cato et du Capitaine Sutcliffe du 2ième groupe de l'armée canadienne des Quartiers Généraux d'Outre-mer.

      Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, il fut parachuté, comme beaucoup de Canadiens, au nord de la ville de Caen en Normandie. Spécialiste en dynamitage et en interception de messages codés, son rôle était d'empêcher la 2e ligne allemande de traverser le pont qui leur aurait permis de rejoindre les autres Allemands sur la plage. Il devait s'emparer à tout prix des bureaux de postes et de télégraphes afin d'y intercepter les messages des Allemands. Ce fut une glorieuse mais sanglante victoire. Quelques-uns de son groupe seulement ont réussi à rejoindre les alliés sur la plage.

     Après la Normandie, il se retrouve en route pour la Belgique et la Hollande. Mais par une nuit de décembre, lui et quatre (4) de ses compagnons partent en mission secrète sur une rivière en Hollande. Surpris par une patrouille allemande, il sera le seul survivant, ayant pu s'échapper en se jetant à l'eau, toujours sous les balles des mitraillettes ennemies. Il fut recueilli trois (3) jours plus tard par les Américains.

     À un autre moment, il fut blessé quand le camion qu'il conduisait passa sur une mine. Le bilan: un poignet, des côtes et des dents brisés. Il fut parmi les hommes qui ont eu la chance d'en revenir mais qui n'oublieront jamais le cauchemar de cette guerre.


Après la fin de la guerre, en 1945, il décide de demeurer une autre année en Europe comme garde du corps du brigadier Genest d'Ottawa et du Major Cato qui devaient se rendre en mission diplomatique en Russie. De là, il partit pour l'Allemagne, où il fut le premier Canadien Français à entrer dans la ville de Clèves. Il visita aussi les camps de concentration et aida à leur nettoyage.