Dès
1981, s'amorce le nouvel essor de l'ancienne caserne de pompiers de
la rue Saint-Dominique.En 1983, le Centre des arts contemporains du
Québec à Montréal s'incorpore. Ses fondateurs formeront
le premier conseil d'administration auquel viendront se joindre plusieurs
artistes de renom.
La reconstruction
de l'espace en centre de diffusion et de production pour la sculpture
contemporaine accordait une seconde vie au bâtiment tout en préservant
l'esprit du lieu.
Le réaménagement
du bâtiment et de ses limites s'établit autour d'un consensus
provisoire et sans cesse révisable : l'espace est devenu un matériau
malléable. Les dimensions volumétriques de la caserne
le permettent : 3600 mètres carrés avec une hauteur de
plafond de six mètres, à l'intérieur desquels sont
aménagés des ateliers spécialisés pour la
fabrication d'oeuvres de grand format, une galerie vouée principalement
à la diffusion de la sculpture contemporaine et à l'étage
quatre studios, lieux de conception pouvant recevoir des artistes de
l'extérieur de Montréal.
Pour les
artistes fondateurs, il importait de tisser des liens entre le lieu
d'accueil et le travail de création actuelle en sculpture pouvant
s'y pratiquer et s'y exposer.
Dominique
Valade et Dominique Rolland en sont les principaux fondateurs. Ils travaillent
activement dès le début des années 80 à
concilier la création artistique et leur implication dans le
milieu culturel montréalais.
Hors de
ses murs, le Centre des arts contemporains du Québec à
Montréal devient le principal acteur des événements
publics et des symposium qui auront lieu durant les années 80
et 90. Il contribue fortement à préciser l'engagement
des artistes face à leur environnement et à créer
du côté des instances publiques, un engouement certain
pour la sculpture de grand format. Ces événements réalisés
sous l'égide de la corporation marquent un moment d'histoire
de la sculpture reflétant les préoccupations de l'art
monumental québécois de la dernière décennie.