Du 17 mars au 27 avril 2001

AUX PORTES DU JARDIN.

Le CENTRE DES ARTS CONTEMPORAINS DU QUÉBEC À MONTRÉAL est heureux d'accueillir :

Melvin Charney et Gilles Clément


L'exposition AUX PORTES DU JARDIN regroupe des œuvres photographiques de Melvin Charney et de Gilles Clément. Chiasme paysager où le regard de l'artiste-architecte croise celui de l'ingénieur -paysagiste. Si les portes servent à entrer et sortir d'un lieu à l'autre, à glisser du dedans au dehors, leurs cadres montrent la seuil qui écartent phusys et logos.

LES ARBRES, Melvin Charney : Décadrés, des arbres se dressent aux portes du jardin, marginaux. Sous le coup de la coupe, ils s'étirent, plein cadre. Vus en contre-plongée, ils s'élèvent comme autant de chemins d'ascension prêts à toucher aux cieux. Bois sacrés, piliers du monde, poumon vert qui annoncent un jardin mais de l'autre côté, à l'issue d'un passage. Charney poursuit son œuvre en croisant l'arbre à la colonne (Jardin du Centre Canadien d'Architecture), celle-ci empruntant sa forme à celui-là. À pratiquer l'art du lieu, il réinvente notre relation au monde, cueilleur de sens. Sa recherche sur le paysage urbain, l'amène aujourd'hui dans l'établissement d'un espace critique à déborder le jardin clos, à toucher ses limites en exposant ses frontières, au moment même où l'homme a de plus en plus conscience de la finitude physique de la planète.

À Montréal, Melvin Charney a réalisé le Jardin du Centre Canadien d'Architecture. Récemment, il a participé à la Biennale de Venise (2000). À l'automne prochaine, il exposera à Toronto (Sable-Castelli Gallery) et à New York, (Frederieke Taylor Gallery). Il prépare pour février 2002 des expositions au Musée d'art contemporain de Montréal et à la Galerie René Blouin. Ses derniers ouvrages parus sont : Melvin Charney Parcours. De la réinvention (FRAC Basse Normandie, 1998), Tracking Images (Centre Canadien d'Architecture, 2000).

LES PORTES, Gilles Clément : Le lieu pose des questions fondamentales touchant notre rapport au monde. Devant l'urgence à réfléchir ces interrogations capitale, Gilles Clément essaime à travers les continents son jardin planétaire. Au cours de ses pérégrinations, le voyageur cultive des traces photographiques. À partir d'une série de portes qu'il a relevées, il questionne les rapports entre l'échelle humaine et celle de la nature. Jardiner rend l'art à la nature. Ici, ses portes - végétale, initiatique, domestique, interdite, éphémère, solaire, monumentale - balisent le paysage. Elles traversent des territoires multiples, de l'Indonésie à la Chine, en passant par le Pérou, le Maroc ou encore la Grande-Bretagne. Elles franchissent un espace double oscillant entre les traditions rurales et urbaines, portées par l'ultime question de l'être au monde.

Ingénieur - paysagiste, Gilles Clément enseigne à l'École nationale supérieure du paysage de Versailles. Il a publié notamment Gilles Clément, Les Jardins Planétaires (présentation Guy Tortosa, Jean-Michel Place, 1999), Thomas et le voyageur (Albin Michel, 1997) , Traité succinct de l'art involontaire (Sens et Tonka, 1997) et co-dirigé le colloque Le Jardin Planétaire (L'Aube 1997). Lors du passage de l'an 2000, il a mis sur pied une grande exposition autour du Jardin planétaire à La Villette, explorant les relations de l'humanité à l'environnement naturel

Manon Regimbald, directrice artistique, cacqm@videotron.ca


Vernissage : le samedi 17 février 2001, à 14h

La galerie du Centre est ouverte du mardi au samedi de 11h à 17h.

4247, rue Saint-Dominique, Montréal. 514 842-4300.
   
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