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Étude de la langue dans Cadavres

Faisons d'abord une petite mise en contexte...

  Malgré le fait que François Barcelo ait écrit ce roman dans le but de le publier dans la Série noire de Gallimard en France, il ne s'est pas censuré en ce qui concerne les références proprement québécoises, certaines d'entre-elles pouvant être pratiquement inconnues en dehors de la population d'ici.

Ces références ne sont pas situées dans l'espace québécois ; elles sont simplement évoquées. L'auteur ne les met pas en contexte, ne les explique pas à un public non-initié aux réalités québécoises. Par conséquent, ces informations reposent sur l'imaginaire collectif.

 

 

Les lieux : Les villages de Saint-Nazaire et de Saint-Barnabé, Mainville, Montréal, le plateau Mont-Royal...

Les références politiques : Les allusions au système du bien-être social ainsi qu'au Ministre des Finances qu'il qualifie de nationaliste.

 

 

 

Les autres petits détails : Le magazine de mode Elle Québec, le quotidien Le Journal de Québec, les noms des marchés Jovi et Axep, les marques de commerce de bière Lucky et Norois, sans oublier ce que le narrateur et personnage principal considère comme le summum de la "gastronomie" québécoise : le rôti de porc!

Bref, le contexte du roman place les personnages dans un univers québécois...

 

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Et au point de vue de la langue, qu'en est-il ?

 

À quel registre de langue Raymond Marchildon, le narrateur autodiégétique du roman, ce b.s. chronique sans grande éducation et profiteur du système social québécois, a-t-il recours ? Sa langue reflète-t-elle son statut ?

 

Et les autres personnages, qui sont tous aussi paumés les uns que les autres, s'expriment-ils dans la même langue que le narrateur ?  

Par les choix linguistiques qu'il a faits, l'auteur s'est-il laissé influencer par le fait que son roman cible avant tout un marché français ? Cette situation aurait-elle mené Barcelo à vouloir évacuer toute marque de français populaire québécois, et ce autant en narration qu'en discours pour satisfaire son public ?

 

 

 

Mais encore plus...Barcelo a-t-il voulu créer une rupture entre la langue de la narration et la langue du discours pour ainsi mettre en place un décalage qui lui permettrait d'être accessible à un public français, tout en demeurant fidèle au parler de ses personnages et au contexte dans lequel le récit prend place ?  
L'auteur fait un usage mixte de la langue. Pourquoi ?

 

 

 

Pour répondre à ces questions, passons à l'analyse des usages linguistiques du roman...

 

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