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Étude
de la langue dans Cadavres
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Faisons d'abord une petite mise en contexte... |
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Et au point de vue de la langue, qu'en est-il ?
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| À quel registre de langue Raymond Marchildon, le narrateur autodiégétique du roman, ce b.s. chronique sans grande éducation et profiteur du système social québécois, a-t-il recours ? Sa langue reflète-t-elle son statut ? |
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| Et les autres personnages, qui sont tous aussi paumés les uns que les autres, s'expriment-ils dans la même langue que le narrateur ? | |||
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Par les choix linguistiques qu'il a faits, l'auteur s'est-il laissé influencer par le fait que son roman cible avant tout un marché français ? Cette situation aurait-elle mené Barcelo à vouloir évacuer toute marque de français populaire québécois, et ce autant en narration qu'en discours pour satisfaire son public ?
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| Mais encore plus...Barcelo a-t-il voulu créer une rupture entre la langue de la narration et la langue du discours pour ainsi mettre en place un décalage qui lui permettrait d'être accessible à un public français, tout en demeurant fidèle au parler de ses personnages et au contexte dans lequel le récit prend place ? | |||
| L'auteur fait un usage mixte de la langue. Pourquoi ? |
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Pour répondre à ces questions, passons à l'analyse des usages linguistiques du roman...
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