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Son naissance & sa famille
Robert Stephenson Smyth Baden-Powell naît à Londres, le 22 février 1857. Il est le plus jeune fils
d'une famille de sept enfants.
Son père, le révérend H. G. Baden-Powell, est pasteur protestant et professeur à Oxford. Il meurt alors
que Robert n'a que trois ans.
C'est sa mère, Henrietta Grace Smyth, naturaliste de profession, qui se charge de l'éducation de ses
enfants. Elle les encourage à passer beaucoup de temps dehors. C'est ainsi que B.-P., comme nous
l'appelons, s'intéresse, dès son âge, à la nature et à ses secrets. B.-P. est aussi très près de son
grand-père maternel, l'amiral Smyth, qui lui raconte des histoires de marine et autres aventures.

Son enfance
Comme tous les enfants de son âge, "Stephe" ou "Ste" comme on
l'appelle, négocie le moment d'aller se coucher et il se cache derrière les portes pour écouter "les grandes personnes".
Il aime se déguiser et inventer des pièces dont il tient le premier rôle. Il dessine et écrit adroitement de
ses deux mains, joue du piano et se lance tôt dans l'utilisation de l'aquarelle.
Son éducation
En 1870, il quitte la maison familiale pour entrer comme boursier à l'école de Charterhouse. Il fait
partie de la chorale, joue du clairon dans une fanfare et du cor dans des orchestres. Il n'est pas très
bon en sport par contre il est aimé de ses camarades à cause de sa bonne humeur et de ses dons
pour imiter les professeurs. Il est faible dans toutes ses matières scolaires. Il préfère les fugues dans
la campagne où il peut explorer le bois, apprendre à faire des feux sans fumée et ramper sans être vu.
Il passe la plupart de ses vacances en mer avec ses frères aînés, découvrant les côtes de
l'Angleterre. Comme il est le plus jeune du quatuor, on lui confie donc des tâches de garçon de
cabine, de cuisinier et de laveur de vaisselle.
À la fin de ses études secondaires, B-P est âgé de 19 ans. Il tente sa chance à l'examen d'entrée à
Oxford. Il échoue lamentablement dans une première école, puis dans une seconde où on lui
conseille d'abandonner tout espoir universitaire.
Son échec provoque une profonde consternation chez les Baden-Powell où, selon la tradition, tous
les enfants accédaient aux études supérieur et les achevaient.
Sa carrière militaire
Au milieu de la défaite et du pessimisme, c'est lui-même qui trouve, par hasard, la solution en
découvrant dans un journal une annonce concernant un examen d'entrée dans une école d'officiers.
Quatre-vingt-dix places étaient ouvertes dans l'infanterie et trente dans la cavalerie. Il décide de tenter
sa chance et, à sa grande surprise, il réussit avec succès. Il est brillamment reçu: 50e sur 718 pour
l'infanterie et 2e pour la cavalerie. Sa place dans les six premiers le dispense de deux ans d'école
préparatoire. Il est promu sous-lieutenant et trois mois plus tard, il s'embarque pour l'Inde avec le 13e
Hussards. À ce moment là, ce pays est une colonie britannique.
Sa carrière militaire va durer trente ans. Il organise des fêtes et des concerts pour son régiment. Il ne
perd pas une occasion de faire une expédition. En 1880, il participe à la guerre des Zoulous. Après
l'Inde, en 1880, c'est l'Afghanistan. En 1884, c'est l'Afrique du Sud. Puis on lui confie une mission
d'agent secret en Russie, en Allemagne, en Afrique du Nord et en Turquie. Grâce à sa curiosité
naturelle, à sa mémoire, à ses dons pour les déguisements, l'imitation et le dessin, sans oublier son
sens de l'observation, il accomplit de vrais exploits.
En 1890, il est envoyé en mission en Yougoslavie pour relever le plan des fortifications de la capitale.
B-P se déguise en chasseur de papillons, avec sa boîte, son filet et tout ce qu'il fallait pour dessiner
et se mit à se promener aux alentours des fortifications, observant, faisant des croquis sur son
carnet. Il avait tout prévu.
"Lorsque j'ai rencontré un soldat autrichien, je lui ai dit que je cherchais telle sorte de papillon et je lui
ai demandé s'il n'en avait pas vu. Comme bien sûr il ne connaissait pas ce papillon, il a tout de suite
sympathisé avec cet Anglais un peu bizarre..."
Les soldats admirent les dessins de papillons reproduits sur le carnet que leur montrait B-P. Mais ils
n'ont bien sûr pas deviné que ces jolies lignes sur les ailes du papillon représentaient le tracé des
fortifications, et que ces gros points sur les ailes montraient le nombre et la position des canons!...
À vingt-six ans, il est promu capitaine. Il expérimente des méthodes nouvelles. "Drill" au minimum,
responsabilités au maximum, il groupe ses hommes en patrouilles, il leur apprend à suivre une piste,
à se tenir cachés, à faire des croquis...
Il veut que tout éclaireur sois prêt; il leur donne donc une devise en caricaturant ses initiales
(Be Prepared).
Quand l'ennemi n'est pas là, il organise l'entrainement sous forme de jeu et le soir, il rassemble ses
hommes pour un bivouac ou une veillée.
En 1896, on lui demande de prendre part à l'expédition des Matabélsé en Afrique du Sud.
Les Boers se révoltent contre l'occupation anglaise. Dans cette guerre, tout va mal pour les armées
de l'empire.
Dans un village perdu, Mafeking, B-P est attaqué par 9000 Boers alors qu'il n'avait que 1000 soldats,
mais bien entraînés. Malgré les bombardements, le rationnement de nourriture et sept mois de siège,
il réussit à sauver la ville en faisant espionner par ses éclaireurs l'armée des Boers. Il utilise des
jeunes garçons pour tous les travaux qu'ils pouvaient assumer: postier, messagers, sentinelles.
Le scoutisme se prépare à
naitre
Cette guerre le rend célèbre par son sens de l'organisation, de l'humour, son énergie et son
dynamisme. Il devient le plus jeune major-général de l'armée. Vers la fin de la guerre, on lui demande d'organiser une police militaire en Afrique du Sud pour
maintenir la paix. Il reprend encore une fois le système des patrouilles. Il choisit un uniforme
pratique : le chapeau à large bords, la chemise beige, le foulard et la culotte courte.
Il écrit un livre pour l'armée: "Aids to scouting" où il fait ressortir l'importance du rôle des éclaireurs
et la manière de les former.
En 1902, B-P constate que ce livre passionne les jeunes garçons, alors qu'il n'a
pas été écrit pour eux. Il se dit que cette formation des éclaireurs de l'armée pourrait être essayée pour les garçons
mais dans un autre sens. B-P se met à l'oeuvre pour transformer ce qui était un art d'apprendre aux
hommes à faire la guerre en un art d'apprendre aux garçons à faire la paix.
B-P continue son métier de militaire. En 1903, il est promu inspecteur général de la cavalerie. Il
occupe cette fonction pendant quatre ans.
En 1907, il rassemble une troupe de 24 garçons et se rend camper avec eux sur l'île de
Brownsea.
Pendant ce camp, il met en pratique tout ce qu'il a appris dans les bois et dans l'armée.
L'année suivante, B-P écrit un livre sur cette expérience: "Scouting for boys". Ce livre enthousiasme
une foule de garçons et un peu partout, en Angleterre, des garçons se regroupent pour réaliser ce
que B-P avait lui-même vécu à Brownsea. Le scoutisme était né...
Le scoutisme est né
En 1908, un an après la sortie de "Scouting for boys", B-P s'aperçoit que ce sont des milliers de
garçons qui se sont mis à faire du scoutisme.
En 1909, lors d'un défilé scout à Londres, qu'elle ne fut pas la surprise de B-P de voir un grand
nombre de filles en uniforme qui se disaient des "Girl scouts".
Au début, c'est à sa soeur Agnès que B-P confie les guides car il est littéralement débordé et tiré de
tous les côtés par ses scouts.
En 1910, à la demande du roi d'Angleterre, Edouard VII, B-P quitte l'armée pour se consacrer
uniquement au scoutisme.
Sa femme Olave
En 1910, en entrant à la caserne Knightsbride, B-P remarque la démarche assurée d'une jeune fille...
En 1912, lors d'une croisière aux Antilles, il retrouve son "exception"; elle se nomme Olave Sinclair
Soames. Elle est née le 22 février 1889, à Chesterfield, en Angleterre. Elle habite "Liliput" (patrie de
Gulliver). Elle est la dernière d'une famille de trois enfants (2 filles - 1 garçon).
B-P épouse Olave le 30 octobre 1912. Il est alors agé de 55 ans; sa jeune épouse n'en a que 23. À
l'occasion de leur mariage, les scouts offrent à B-P une magnifique STANDARD 20 cv en contribuant
chacun d'un sou (100 000$). Le voyage de noce n'a lieu seulement qu'en janvier 1913, dans le désert
du Sahara...
Dès leur mariage, B-P et Olave se mettent à parcourir le monde. Ils visitent 42 pays.
Trois enfants viennent parfaire leur bonheur: 1 garçon, 2 fille:
(Peter, né le 30 octobre 1913, épouse "Karine" née elle aussi le 30 octobre, 3 enfants (1 fille, 2
garçons). Peter est décédé en 1962)
(Heather, née en 1915. Se marie et a 2 garçons dont l'un est né le 22 février.)
(Betty, née le 16 avril 1917. Elle rencontre son mari sur un paquebot. Son mari est né lui aussi un
16 avril. Ils ont 4 enfants: 3 garçons et une fille).
Le mouvement guide
En 1914, B-P éprouve beaucoup de chagrin suite au décès de sa mère. C'est le début de la première
guerre mondial. Lady Olave prend la relève d'Agnès auprès des guides.
Pendant le conflit mondial, les guides et les scouts rendent service à la patrie en oeuvrant dans les
hôpitaux, etc...
En 1916, Lady Olave fait sa promesse guide.
B-P devient Lord
En 1918, B-P fait l'acquisition de Gilwell Park, propriété qui lui est est léguée par W.F. de Bois
MacLaren (écossais). B-P reçoit le titre de Lord.
Dès 1919, B-P croit qu'il devient important de créer un centre de formation pour les chefs bénévoles.
En septembre 1919, B-P donne le premier cours de formation à Gilwell Park.
Le premier jamboree mondial
En 1920, le premier jamboree mondial regroupe 12 000 éclaireurs de 22 nations. Le jamboree se tient
au Chrystal Palace, à Londres et ensemble, les éclaireurs fêtent la paix retrouvée. C'est à cette
occasion que B-P reçoit le titre de Chef scout mondial.
B-P poursuit ses voyages autour du monde avec son épouse, Olave, qui à son tour devient Chef
guide mondial en 1930. En 1932, le 22 février est déclaré journée d'amitié internationale.
La fin de Baden-Powell
En 1938, B-P se retire au Kenya, en Afrique du Sud. Sa maison se nomme "Paxtu", ce qui veut dire
"La paix seulement".
B-P est décédé le 8 janvier 1941 au Kenya, à l'âge de 83 ans. Sur sa pierre tombale on retrouve le
signe "fin de piste", ce qui signifie "retourné à la maison".
Olave continue l'oeuvre
Après le décès de B-P, Lady Olave continue ses voyages dans le monde. Elle visite 107 pays. Elle se
rend à 15 reprises au Canada, dont 4 au Québec, entre autre à l'expo 67, à Montréal.
Lady Olave rend l'âme en juin 1977. Elle est âgée de 88 ans.

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