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la mort attend aux portes des villes aux alentours des villages la peur ombrage les visages on se méfie on s'engouffre dans le silence on se toise de l'oeil ce pourrait être l'ennemi ce quidam qui nous sourit dans la foule du souk la nuit percée d'étoiles a voilé la face de la terre chacun se réfugie chez lui chacun se met à l'abri derrière les portes closes la mort frappe et tue des vieillards sont assassinés des femmes violées puis égorgées des enfants massacrés par les mêmes bourreaux au nom du bien on se croise pour combattre le mal on se croise les mains pour prier on se croise les bras pour ne rien faire on se croise dans la rue on n'a rien dit on n'a rien vu on n'a rien fait on s'est tu avez-vous entendu des cris ou est-ce des on-dit la mort frappe là-bas en Algérie avec son visage hideux sa faux à la main ses doigts osseux la mort frappe avec ses bras assassins qui abattent des innocents la mort tue en Algérie elle frappe surtout la nuit pour ne pas être vue ailleurs dans les autres pays on ferme les yeux pour prier pour ne pas voir pour ne pas savoir pour dormir la nuit ne pas avoir de cauchemar avez-vous entendu des cris des bruits des coups de fusil non la mort frappe parait-il là-bas en terre algérienne ici on n'en sait que trop si ce n'est que par ouï-dire oui ici on parle la bouche pleine parce que c'est au bout du monde l'Algérie 1997
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