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il porte son costume rapiécé de chiffons multicolores avec son masque noir sur le nez il fait des grimaces et le bouffon il sait qu'à chaque jour suffit sa peine peine perdue qu'il tente de retrouver misérable Arlequin dont on rit mais rira bien qui rira le dernier il n'a pas dit son dernier mot puisqu'à toute chose malheur est bon d'autant plus qu'il n'arrive jamais seul il est certain d'en prendre plein la gueule avec Colombine de son mieux il se console cependant qui trop embrasse mal étreint et celle-ci qui n'aime pas que les cabrioles lui déclare sa déception et se plaint elle qui est ardente a les mains froides et le coeur comme on sait d'autant plus chaud elle lui avoue tout de go sans rougir que l'intention ne vaut pas le fait à la condition évidente qu'il soit bien fait que ce que femme veut Dieu le veut aussi et maintenant nous savons à quoi Il pensait alors faute de grives elle mange des merles Arlequin n'a rien à se mettre sous la dent donc le prétexte devient bon pour roupiller car qui dort dîne et il en profite tant et tant après tout ventre affamé n'a point d'oreille et il en a besoin pour se faire un peu d'oseille en jouant tous les soirs la commedia dell'arte sur la scène de sa canne il frappe pour de bon affirmant ainsi que celui qui aime bien châtie bien surtout quand il tient le gros bout du bâton il fait ce que doit et advienne que pourra plus on est de fous plus on rit de cela après tout c'est là le but ultime de la comédie 1998
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