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le désert dénudé roule ses bosses pousse ses dunes éparpille le sable comme une malédiction il avance vers les terres vole les moissons les brûle il descend vers la forêt il touche les villes anciennes portes des caravanes autrefois riches et prospères maintenant dans la misère les gens sont malades les ventres sont affamés du haut de son ciel le soleil impitoyable sème la désolation pas de prière pas de pardon rien ne le retient l'enfer se trouve là-bas aux confins du Sahara où les enfants qui se meurent nous lancent un dernier regard suppliant à genoux sans larme insoutenable 16 juillet 1998
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