Les Petites Âmes
 

 


 



Éditions Le Grand Large
"Les petites âmes", 2000

et nouvelle édition, revue et augmentée, aux Éditions du Gref à Toronto

Juillet 2005


Les petites âmes
Avant-propos

De notre fenêtre de cuisine, j'observe les animaux : chats, chiens, ratons laveurs, oiseaux, insectes. Ils me regardent, parfois s'intéressent à moi et s'approchent. Je ne suis ni biologiste ni spécialiste des animaux, encore moins vétérinaire, juste un banlieusard, choyé d'habiter au bord de la majestueuse rivière des Outaouais, dans l'Ouest québécois. Mes écrits vont au rythme des jours, des saisons et des découvertes. J'espère que mes pages vous toucheront, comme m'ont ému ces petites âmes. Peut-être serez-vous plus sensibles à leur sort, plus prudents aussi avant "d'adopter" un animal. Une petite âme vous attend sûrement dans un refuge, une société protectrice, un abri. Ils sont des milliers d'animaux, dans ces endroits souvent surpeuplés, à quêter votre affection, à souffrir, à vouloir échapper la mort. De là, vous sortirez avec un chien, un chat, un oiseau, que sais-je ?
Et si c'était le début d'une belle amitié ?

Ce livre, entiérement revu et augmenté, avec une superbe page couverture, est publié aux Éditions du Gref à Toronto:

 

 

Recension de Caroline Hébert,

La Nouvelle d'Ottawa-Gatineau

Janvier-février 2007

Ce document nous raconte l'histoire de Vagabond, le chat qu'on a dû amener à la SPCA faute de candidat pour l'adoption ainsi que celle de Louta, la bernache parcourant l'hiver gatinois affublée d'un plomb dans le corps. On peut aussi y lire le récit de Puce, la chatte autrefois sauvée d'un incendie qui sauva à son tour sa maîtresse des flammes quelques années plus tard, de même que les péripéties de Paris et Hanoi, les deux bernaches qui ont raté leur voyage annuel vers le Sud. On retrouve également parmi ses pages quelques lignes parlant de l'homme-chat du Parlement d'Ottawa et plusieurs autres histoires touchantes, surprenantes et parfois cocasses.


Ce n'est pas un roman, ce n'est pas un documentaire. C'est plutôt un recueil de récits entourant la faune outaouaise. Un requiem sur la condition animale du XXIe siècle, un plaidoyer en faveur de la sauvegarde des animaux et de leur habitat naturel. Un appel à la mobilisation contre le braconnage, les coupes à blanc et la chasse excessive. Un document à contenu social agréable à lire, plein de vérité et de révélations. Un ouvrage qui responsabilise, conscientise et mobilise.

Monsieur Grosmaire est un passionné des animaux, qu'il nomme affectueusement les " Petites âmes ". Il tente, à travers ces nombreux récits, de partager son amour des bêtes tout en responsabilisant les citoyens à leur condition et à leurs besoins.

 

 

 


« Je me suis laissée emporter par votre talent. Vous racontez des histoires de façon intelligente, la prose est belle… j’ai l’impression de lire de la poésie… »

Carole Breton
, reporter culturel
CBON, la première chaîne de Radio-Canada


 

Lire aussi la recension suivante:

Les enseignements des petites âmes

Paul-François Sylvestre ( L’Express, Toronto, semaine du 18 au 24 octobre 2005, page 8.)

Écrivain vivant aux abords de la rivière des Outaouais, au Québec, Jean-Louis Grosmaire est de ceux qui ont suffisamment regardé dans les yeux un chien ou un chat triste, même un écureuil souffrant, pour pouvoir affirmer que les animaux ont une âme. Si l’outarde que l’écrivain a voulu protéger du froid et de la cruauté des hommes est malheureusement morte, il en conserve une plume et s’en sert pour dire cet animal, et combien d’autres, dans un ouvrage intitulé Les Petites Âmes.

Jean-Louis Grosmaire nous raconte des histoires d’animaux qui ont souvent trop fréquenté certains hommes pour leur faire confiance. C’est le cas de ces bernaches, trop nombreuses au dire de certains, qui seraient une nuisance pour les golfeurs et les baigneurs. «Moi, je n’ai encore jamais vu une bernache sortir un fusil, ni même tirer une balle de golf sur un pare-brise!» Dans une autre histoire d’une rare tendresse, l’auteur raconte comment un renard a annoncé la venue d’un enfant pour la mère adoptive qui le contemplait de loin. Grosmaire précise alors que «cette histoire, comme toutes celles de ce recueil, est totalement authentique».

Même si les histoires font toutes écho à des faits réels, elles prennent l’allure de fables qui renferment chacune leur petite dose de sagesse. L’une d’elle se demande si nous n’avons pas perdu l’envie de jouer comme des petits chiens. «Ils sont là pour nous apprendre à ne pas oublier cette joie.» Jean-Louis Grosmaire est un homme sensible et ses mots traduisent bien son credo affectif et émotif. La conclusion de l’une de ses histoires en fait brillamment foi: «Qui n’a point eu de compagnons aussi fidèles que ceux qui nous entourent ne peut comprendre ce que signifie la perte d’une petite âme. Ces amis laissent plus que des souvenirs dans un album de photos, c’est une absence douloureuse.»

La maison de Jean-Louis Grosmaire et de son ami Michel semble être un véritable refuge pour les chats orphelins, souvent blessés physiquement et spirituellement. Plusieurs histoires racontent les démarches effectuées par l’auteur et son copain pour guérir ces petites âmes, Que ce soit Pichou, Boucane ou Réglisse, chaque chat finit par retrouver sa santé et, surtout, son indispensable liberté. De sa maison sise sur les bords de la rivière des Outaouais, l’auteur est témoin du passage de plusieurs animaux. Pour lui, «le défilé des canetons sur la rivière est plus rassurant que toutes les horreurs des nouvelles télévisées. Je tâche de ne pas trop nourrir ces canetons ou ratons laveurs, car ils ne se méfieront pas assez de l’humain qui est doté de puissantes armes.»

Ces armes ont conduit les hommes à saccager les boisés, à envahir les forêts et à faire de la coupe à blanc. Lorsque ces mêmes hommes voient les accidents routiers causés par des chevreuils, les dégâts de castors et les incursions des ours en ville, ils clament que l’animal en est responsable, «pas l’expansion abrupte des humains sur leur territoire».

Né en Côte-d’Ivoire de parents français, ayant grandi au Sénégal et en Franche-Comté, établi au Canada depuis belle lurette, Jean-Louis Grosmaire, docteur ès géographie, puise dans sa riche expérience tricontinentale pour donner à ses histoires des saveurs tour à tour tropicales, gauloises et arctiques. Dans une histoire pleine de simplicité et de vivacité, l’auteur nous parle du chien de son voisin et il conclut en affirmant: «Il a fallu que le petit Africain que je suis resté dans l’âme rencontre, après de nombreuses années au Canada, un chien japonais, pour enfin comprendre la magie hivernale.»

Selon l’auteur, la fréquentation des petites âmes nous apporte constamment «le sens des saisons et de la vie, des exemples d’efforts et de persévérance, de solidarité et d’autonomie.» En ville ou à la campagne, en Amérique ou en Europe, nous sommes devenus des gens trop impatients, de véritables comptables de tout. «Pourtant, il suffit de se pencher vers un chien gentil ou un chat affectueux pour savoir que la vie n’est pas une course.»

Fabuleux et mystérieux, le monde animal a de quoi fasciner Jean-Louis Grosmaire. Il est reconnaissant envers tous les animaux qui ont traversé sa route. Il remercie ces créatures pour les enseignements et le bien-être qu’elles lui prodiguent. Voilà pourquoi l’écrivain tenait à nous offrir ces témoignages-réflexions et se porter à leur défense.

 

Jean-Louis Grosmaire, Les Petites Âmes: histoires d’animaux de France et du Canada, Toronto, Éditions du Gref, 2005, 240 pages, 20$.

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Livre disponible en librairie ou sur commande à:

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