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Les petites âmes Avant-propos De
notre fenêtre de cuisine, j'observe les animaux : chats, chiens, ratons
laveurs, oiseaux, insectes. Ils me regardent, parfois s'intéressent à
moi et s'approchent. Je ne suis ni biologiste ni spécialiste des animaux,
encore moins vétérinaire, juste un banlieusard, choyé d'habiter
au bord de la majestueuse rivière des Outaouais, dans l'Ouest québécois.
Mes écrits vont au rythme des jours, des saisons et des découvertes.
J'espère que mes pages vous toucheront, comme m'ont ému ces petites
âmes. Peut-être serez-vous plus sensibles à leur sort, plus
prudents aussi avant "d'adopter" un animal. Une petite âme vous
attend sûrement dans un refuge, une société protectrice, un
abri. Ils sont des milliers d'animaux, dans ces endroits souvent surpeuplés,
à quêter votre affection, à souffrir, à vouloir échapper
la mort. De là, vous sortirez avec un chien, un chat, un oiseau, que sais-je
? Et si c'était le début d'une belle amitié ?
Ce livre, entiérement revu et augmenté,
avec une superbe page couverture, est publié aux Éditions du
Gref à Toronto: Recension de Caroline Hébert, La
Nouvelle d'Ottawa-Gatineau Janvier-février 2007 Ce
document nous raconte l'histoire de Vagabond, le chat qu'on a dû amener
à la SPCA faute de candidat pour l'adoption ainsi que celle de Louta, la
bernache parcourant l'hiver gatinois affublée d'un plomb dans le corps.
On peut aussi y lire le récit de Puce, la chatte autrefois sauvée
d'un incendie qui sauva à son tour sa maîtresse des flammes quelques
années plus tard, de même que les péripéties de Paris
et Hanoi, les deux bernaches qui ont raté leur voyage annuel vers le Sud.
On retrouve également parmi ses pages quelques lignes parlant de l'homme-chat
du Parlement d'Ottawa et plusieurs autres histoires touchantes, surprenantes et
parfois cocasses. Ce n'est pas un roman, ce n'est
pas un documentaire. C'est plutôt un recueil de récits entourant
la faune outaouaise. Un requiem sur la condition animale du XXIe siècle,
un plaidoyer en faveur de la sauvegarde des animaux et de leur habitat naturel.
Un appel à la mobilisation contre le braconnage, les coupes à blanc
et la chasse excessive. Un document à contenu social agréable à
lire, plein de vérité et de révélations. Un ouvrage
qui responsabilise, conscientise et mobilise.
Monsieur
Grosmaire est un passionné des animaux, qu'il nomme affectueusement les
" Petites âmes ". Il tente, à travers ces nombreux récits,
de partager son amour des bêtes tout en responsabilisant les citoyens à
leur condition et à leurs besoins.
Lire
aussi la recension suivante: Les enseignements des petites âmes
Paul-François Sylvestre ( LExpress, Toronto,
semaine du 18 au 24 octobre 2005, page 8.)
Écrivain vivant aux abords de la rivière des
Outaouais, au Québec, Jean-Louis Grosmaire est de ceux qui ont suffisamment
regardé dans les yeux un chien ou un chat triste, même un écureuil
souffrant, pour pouvoir affirmer que les animaux ont une âme. Si loutarde
que lécrivain a voulu protéger du froid et de la cruauté
des hommes est malheureusement morte, il en conserve une plume et sen sert
pour dire cet animal, et combien dautres, dans un ouvrage intitulé
Les Petites Âmes. Jean-Louis Grosmaire
nous raconte des histoires danimaux qui ont souvent trop fréquenté
certains hommes pour leur faire confiance. Cest le cas de ces bernaches,
trop nombreuses au dire de certains, qui seraient une nuisance pour les golfeurs
et les baigneurs. «Moi, je nai encore jamais vu une bernache sortir
un fusil, ni même tirer une balle de golf sur un pare-brise!» Dans
une autre histoire dune rare tendresse, lauteur raconte comment un
renard a annoncé la venue dun enfant pour la mère adoptive
qui le contemplait de loin. Grosmaire précise alors que «cette histoire,
comme toutes celles de ce recueil, est totalement authentique».
Même si les histoires font toutes écho à
des faits réels, elles prennent lallure de fables qui renferment
chacune leur petite dose de sagesse. Lune delle se demande si nous
navons pas perdu lenvie de jouer comme des petits chiens. «Ils
sont là pour nous apprendre à ne pas oublier cette joie.»
Jean-Louis Grosmaire est un homme sensible et ses mots traduisent bien son credo
affectif et émotif. La conclusion de lune de ses histoires en fait
brillamment foi: «Qui na point eu de compagnons aussi fidèles
que ceux qui nous entourent ne peut comprendre ce que signifie la perte dune
petite âme. Ces amis laissent plus que des souvenirs dans un album de photos,
cest une absence douloureuse.» La
maison de Jean-Louis Grosmaire et de son ami Michel semble être un véritable
refuge pour les chats orphelins, souvent blessés physiquement et spirituellement.
Plusieurs histoires racontent les démarches effectuées par lauteur
et son copain pour guérir ces petites âmes, Que ce soit Pichou, Boucane
ou Réglisse, chaque chat finit par retrouver sa santé et, surtout,
son indispensable liberté. De sa maison sise sur les bords de la rivière
des Outaouais, lauteur est témoin du passage de plusieurs animaux.
Pour lui, «le défilé des canetons sur la rivière est
plus rassurant que toutes les horreurs des nouvelles télévisées.
Je tâche de ne pas trop nourrir ces canetons ou ratons laveurs, car ils
ne se méfieront pas assez de lhumain qui est doté de puissantes
armes.» Ces armes ont conduit les hommes
à saccager les boisés, à envahir les forêts et à
faire de la coupe à blanc. Lorsque ces mêmes hommes voient les accidents
routiers causés par des chevreuils, les dégâts de castors
et les incursions des ours en ville, ils clament que lanimal en est responsable,
«pas lexpansion abrupte des humains sur leur territoire».
Né en Côte-dIvoire de parents français,
ayant grandi au Sénégal et en Franche-Comté, établi
au Canada depuis belle lurette, Jean-Louis Grosmaire, docteur ès géographie,
puise dans sa riche expérience tricontinentale pour donner à ses
histoires des saveurs tour à tour tropicales, gauloises et arctiques. Dans
une histoire pleine de simplicité et de vivacité, lauteur
nous parle du chien de son voisin et il conclut en affirmant: «Il a fallu
que le petit Africain que je suis resté dans lâme rencontre,
après de nombreuses années au Canada, un chien japonais, pour enfin
comprendre la magie hivernale.» Selon
lauteur, la fréquentation des petites âmes nous apporte constamment
«le sens des saisons et de la vie, des exemples defforts et de persévérance,
de solidarité et dautonomie.» En ville ou à la campagne,
en Amérique ou en Europe, nous sommes devenus des gens trop impatients,
de véritables comptables de tout. «Pourtant, il suffit de se pencher
vers un chien gentil ou un chat affectueux pour savoir que la vie nest pas
une course.» Fabuleux et mystérieux,
le monde animal a de quoi fasciner Jean-Louis Grosmaire. Il est reconnaissant
envers tous les animaux qui ont traversé sa route. Il remercie ces créatures
pour les enseignements et le bien-être quelles lui prodiguent. Voilà
pourquoi lécrivain tenait à nous offrir ces témoignages-réflexions
et se porter à leur défense. Jean-Louis
Grosmaire, Les Petites Âmes: histoires danimaux de France et du Canada,
Toronto, Éditions du Gref, 2005, 240 pages, 20$. ***************************************
Livre disponible en librairie ou sur commande à:
http://www.livres-disques.ca/editions_gref/home/index.cfm Groupe
de recherche en études francophones Glendon,
Université York 2275, avenue Bayview Toronto
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