L'Homme Qui Regardait Vers L'Ouest

 

En 1899, à Apreval, village du Val de Saône, Paul Javelier, Renée son épouse et leur fille Louison, vivent modestement. Ils ont peu d'amis et se sentent à l'écart du village. Paul et Renée envisagent d'émigrer, pour rebâtir leur vie ailleurs et offrir un meilleur avenir à Louison. La disparition subite de Renée laisse Paul désemparé. Aller au Canada lui semble la seule issue pour revivre. C'est durant ces jours cruciaux que Paul rencontre Madeleine, une couturière parisienne. Paul et Louison doivent partir, que va faire Madeleine? Paul et Louison s'installent près de la ville de Québec, puis, en raison du manque de travail, Paul s'exile en forêt au nord d'Ottawa. Ce monde de rivières, de lacs et d'arbres saura-t-il retenir Paul ? Que deviennent Louison la fille tant aimée et Madeleine de Paris ? En 1900, se déclenche la conflagration qui détruit une partie de la ville de Hull ( nord d'Ottawa ) , quel est le sort de ces Français, qui ont déjà traversé tant d'épreuves ?
Les personnages, venus de " l'autre bord ", sont tenaces et touchants devant les luttes à mener. Ils voyagent entre eaux et feu, forêts lacs et rivières, entre France et Canada, Franche-Comté et Québec.
Cette histoire est celle de la rencontre, toujours actuelle, de deux mondes. Le départ avive les êtres et pousse les personnalités à leurs limites. Paul Javelier est porteur de nos rêves, nos espoirs, notre désir de bouger. Nous sommes tous un peu comme ce Franc-Comtois, qui regarde vers l'ouest en quête d'une autre Amérique.

ÉDITIONS MON VILLAGE

Vuillens ( Suisse )
Disponible en Suisse, France et Canada

Pour la Suisse et la France:

se commande aux Editions Mon Village

POUR LE CANADA: Éditions du Vermillon


Dessin et graphisme de Gian-Franco Brunetti

 


« Roman immense, puissant et habile »


P. Gay Montréal, automne 2002

« Jean-Louis Grosmaire est le lauréat de trois prix littéraires et auteur d'une quinzaine d'ouvrages. Il aborde ici la migration, celle des Français au Canada. En 1981, il a soutenu à Montréal une thèse de doctorat sur l'immigration française au Québec. La fiction s'appuie sur une patiente recherche et une profonde connaissance des faits migratoires. Géographe sensible à toutes les différences, respectueux des êtres et des cultures, il signe une œuvre exceptionnelle, celle du périple qui conduit jusqu'à soi-même.
Établi au Québec depuis 1969, l'auteur vit sur les bords de la majestueuse rivière des Outaouais. Ce cadre lui a inspiré une passionnante saga menée de mains de maître ! »

M. Bouffard, Gatineau, octobre 2002

 

Voici quelques commentaires faits par Mme Danièle Grenier lors de l'émission de

Radio-Canada, Divines tentations le samedi 29 novembre, superbe entrevue réalisée par une journaliste qui a réellement lu cette oeuvre !

2003.http://radio-anada.ca/regions/ottawa/Radio/Chroniques/jlgrosmaire_12703.shtml


« Ce livre est une véritable saga familiale. Je vous avoue que j'ai lu, d'une couverture à l'autre, votre livre avec un très grand intérêt. Je lisais même en marchant dans les couloirs en faisant attention de ne pas entrer dans quelqu'un !
Cet ouvrage captivant serait digne d'une télésérie du genre Les filles de Caleb. Votre livre se lit aussi bien que les livres d'Arlette Cousture.

Voici une lecture qui va vous détendre, vous prendre en haleine. Si vous vous demandiez quoi lire pendant la prériode des fêtes...
J'invite les gens à lire votre livre, qui serait un excellent cadeau pour le temps de fêtes. »

 

<< Pour Jean-Louis Gromaire, le bonheur est une attitude face à la vie >>

Paul-François Sylvestre

Le Métropolitain ( Toronto )

Professeur de géographie à la retraite, le romancier Jean-Louis Grosmaire a savamment réuni son talent de conteur, sa fascination pour l'aventure et ses connaissances de la France et du Québec dans une création littéraire aux accents à la fois historique, romantique et poétique. Le résultat est un solide roman de 400 pages, où le lecteur voyage de la Franche-Comté à Paris, puis traverse en Amérique du Nord, d'abord à Charny-Québec, ensuite à Hull-Ottawa. D'un lieu à l'autre, il suit un homme, une fillette et une femme qui ont l'impression d'être des algues qui voguent ici et là sur la mer de la Vie.

Intitulé L'Homme qui regardait vers l'Ouest, ce roman tente de répondre à une éternelle question : le bonheur a-t-il un pays? L'histoire débute en 1898 dans le village d'Apreval (Franche-Comté), où le manouvrier Paul Javelier assiste, impuissant, à la mort de son épouse. Bien qu'aucun fermier ne se plaigne de son travail rigoureux, Paul sent le regard et le silence de ses concitoyens peser sur lui : on lui prête des intentions et on lui invente des méchancetés. Il veut rebâtir sa vie ailleurs, il rêve de partir pour le Canada avec sa fille Louison. Paul se rend donc à Paris pour entamer des démarches d'immigration et, au moment où tout se règle, il rencontre Madeleine. Doit-il partir ou s'établir à Paris? Le bonheur se trouve-t-il dans un nouveau pays?

Comme le titre du roman le laisse deviner, Paul opte pour l'Ouest et débarque avec sa fille dans le Québec de la fin du XIXe siècle. On l'a mis en garde contre les hivers rigoureux, mais cela ne l'empêche pas de monter dans les chantiers de l'Outaouais. Dans les chantiers des formen anglais Paul peut renflouer ses goussets et faire preuve de sa droiture comme de son habileté. Mais cela ne lui évite pas de goûter à la petite misère. D'un pays à l'autre, d'une saison à l'autre, Paul ne se laisse pas abattre. Il se forge un avenir en se disant que "le bonheur, c'est une attitude face à la vie. La vie ne vous donne pas grand-chose, c'est vous qui lui donnez tout à la vie."

Habile de ses mains et doté d'une remarquable musculature, Paul apprécie se retrouver en pleine nature : "Je ne sais pas ce qui m'arrive, j'aime cette terre, de plus en plus. J'aurais voulu y naître, y vivre avant. (…) Est-ce du bois que je suis venu couper ou moi que je suis venu chercher?" Avant même de pouvoir répondre à cette question, Paul apprend que Madeleine a traversé l'Atlantique pour venir le rejoindre et bâtir un nid d'amour. Lorsque l'auteur veut décrire l'amour physique qui unit ces deux " Franças " exilés, il fait preuve de véritables envolées poétiques : "Ses cheveux ondulent. Ses hanches douces, ses bras gracieux dessinent la plus harmonieuse invitation à un bouquet de douceur. Les premiers baisers sont le prélude à une reconnaissance farouche, à une communion épanouie de leurs corps qui s'unissent jusqu'au paroxysme haletant qui conduit au seuil de l'éternité."

Je tiens à préciser que le roman de Jean-Louis Grosmaire offre nombre de descriptions finement ciselées, notamment lorsqu'il est question des environnements. Un décor de Franche-Comté est ainsi peint en ces termes : "les toits de tuile, les murs gris, le ciel bleu, l'herbe luisante, le chemin de calcaire, les vaches tachetées, les saules encore verts, les arbres cuivrés, le clocher comtois composent un décor séduisant." Plus loin on lit que "la nature joue dans le vert. Champs, prairies, bosquets marient les dégradés sous les rayons de plus en plus généreux." Le paysage québécois, lui, offre des reflets enchanteurs : "Les Laurentides chatoyaient au nord; le fleuve enlaçait l'île de ses eaux argentées." Il arrive souvent que la prose de Grosmaire emprunte des envolées poétiques dont voici un exemple : "Quelques nuages roses dentellent les heures tièdes de l'automne."

Ma seule réserve à l'endroit de ce roman repose sur la malencontreuse remarque d'un personnage. Quand Paul met les pieds à Ottawa pour la première fois, son guide lui dit que "tout est anglais" dans cette ville. Ce commentaire demeure à la fois inopportun et inexact puisque, en 1899, la ville compte un hôpital et des classes francophones (sous la direction des Sœurs Grises), un député fédéral francophone (Napoléon-Antoine Belcourt), un deuxième évêque francophone (Mgr Thomas Duhamel) et un quotidien franco-ontarien (Le Temps qui a été précédé de plusieurs hebdos et mensuels d'expression française depuis 1858).

Avec L'Homme qui regardait vers l'Ouest, Jean-Louis Grosmaire signe sans doute son roman le plus achevé et, à mon avis, le plus envoûtant.

Jean-Louis Grosmaire, L'Homme qui regardait vers l'Ouest, roman, Ottawa/Vaud, Éditions du Vermillon (Canada) et Éditions Mon village (Suisse), 2002, 400 pages, 26 $.

Paul-François Sylvestre

Le Métropolitain de Toronto

Printemps 2004



Au Canada, le livre est disponible dans les librairies et peut être commandé soit:

aux Éditions du Vermillon:

tél: 613 241 40 32

http://www.leseditionsduvermillon.ca/

 

Au coin du livre:

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tél: 613 746 12 42

 

à Livres,disques, etc:

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tél: 1-888-320-8070