|
« Roman immense, puissant et habile »
Montréal, automne 2002 «
Jean-Louis Grosmaire est le lauréat de trois prix littéraires et
auteur d'une quinzaine d'ouvrages. Il aborde ici la migration, celle des Français
au Canada. En 1981, il a soutenu à Montréal une thèse de
doctorat sur l'immigration française au Québec. La fiction s'appuie
sur une patiente recherche et une profonde connaissance des faits migratoires.
Géographe sensible à toutes les différences, respectueux
des êtres et des cultures, il signe une uvre exceptionnelle, celle
du périple qui conduit jusqu'à soi-même. Établi
au Québec depuis 1969, l'auteur vit sur les bords de la majestueuse rivière
des Outaouais. Ce cadre lui a inspiré une passionnante saga menée
de mains de maître ! » , Gatineau, octobre 2002 Voici
quelques commentaires faits par Mme Danièle Grenier lors de l'émission
de Radio-Canada, Divines tentations
le samedi 29 novembre, superbe entrevue réalisée par une journaliste
qui a réellement lu cette oeuvre !
2003.http://radio-anada.ca/regions/ottawa/Radio/Chroniques/jlgrosmaire_12703.shtml «
Ce livre est une véritable saga familiale. Je vous avoue que j'ai lu, d'une
couverture à l'autre, votre livre avec un très grand intérêt.
Je lisais même en marchant dans les couloirs en faisant attention de ne
pas entrer dans quelqu'un ! Cet ouvrage captivant serait digne d'une télésérie
du genre Les filles de Caleb. Votre livre se lit aussi bien que les livres
d'Arlette Cousture.
Voici une lecture
qui va vous détendre, vous prendre en haleine. Si vous vous demandiez quoi
lire pendant la prériode des fêtes... J'invite les gens à
lire votre livre, qui serait un excellent cadeau pour le temps de fêtes.
» <<
Pour Jean-Louis Gromaire, le bonheur est une attitude face à la vie >> Paul-François
Sylvestre Le Métropolitain
( Toronto ) Professeur de
géographie à la retraite, le romancier Jean-Louis Grosmaire a savamment
réuni son talent de conteur, sa fascination pour l'aventure et ses connaissances
de la France et du Québec dans une création littéraire aux
accents à la fois historique, romantique et poétique. Le résultat
est un solide roman de 400 pages, où le lecteur voyage de la Franche-Comté
à Paris, puis traverse en Amérique du Nord, d'abord à Charny-Québec,
ensuite à Hull-Ottawa. D'un lieu à l'autre, il suit un homme, une
fillette et une femme qui ont l'impression d'être des algues qui voguent
ici et là sur la mer de la Vie.
Intitulé L'Homme qui regardait vers l'Ouest, ce roman tente de répondre
à une éternelle question : le bonheur a-t-il un pays? L'histoire
débute en 1898 dans le village d'Apreval (Franche-Comté), où
le manouvrier Paul Javelier assiste, impuissant, à la mort de son épouse.
Bien qu'aucun fermier ne se plaigne de son travail rigoureux, Paul sent le regard
et le silence de ses concitoyens peser sur lui : on lui prête des intentions
et on lui invente des méchancetés. Il veut rebâtir sa vie
ailleurs, il rêve de partir pour le Canada avec sa fille Louison. Paul se
rend donc à Paris pour entamer des démarches d'immigration et, au
moment où tout se règle, il rencontre Madeleine. Doit-il partir
ou s'établir à Paris? Le bonheur se trouve-t-il dans un nouveau
pays? Comme le titre du roman le laisse
deviner, Paul opte pour l'Ouest et débarque avec sa fille dans le Québec
de la fin du XIXe siècle. On l'a mis en garde contre les hivers rigoureux,
mais cela ne l'empêche pas de monter dans les chantiers de l'Outaouais.
Dans les chantiers des formen anglais Paul peut renflouer ses goussets et faire
preuve de sa droiture comme de son habileté. Mais cela ne lui évite
pas de goûter à la petite misère. D'un pays à l'autre,
d'une saison à l'autre, Paul ne se laisse pas abattre. Il se forge un avenir
en se disant que "le bonheur, c'est une attitude face à la vie. La
vie ne vous donne pas grand-chose, c'est vous qui lui donnez tout à la
vie." Habile de ses mains et
doté d'une remarquable musculature, Paul apprécie se retrouver en
pleine nature : "Je ne sais pas ce qui m'arrive, j'aime cette terre, de plus
en plus. J'aurais voulu y naître, y vivre avant. (
) Est-ce du bois
que je suis venu couper ou moi que je suis venu chercher?" Avant même
de pouvoir répondre à cette question, Paul apprend que Madeleine
a traversé l'Atlantique pour venir le rejoindre et bâtir un nid d'amour.
Lorsque l'auteur veut décrire l'amour physique qui unit ces deux "
Franças " exilés, il fait preuve de véritables envolées
poétiques : "Ses cheveux ondulent. Ses hanches douces, ses bras gracieux
dessinent la plus harmonieuse invitation à un bouquet de douceur. Les premiers
baisers sont le prélude à une reconnaissance farouche, à
une communion épanouie de leurs corps qui s'unissent jusqu'au paroxysme
haletant qui conduit au seuil de l'éternité." Je
tiens à préciser que le roman de Jean-Louis Grosmaire offre nombre
de descriptions finement ciselées, notamment lorsqu'il est question des
environnements. Un décor de Franche-Comté est ainsi peint en ces
termes : "les toits de tuile, les murs gris, le ciel bleu, l'herbe luisante,
le chemin de calcaire, les vaches tachetées, les saules encore verts, les
arbres cuivrés, le clocher comtois composent un décor séduisant."
Plus loin on lit que "la nature joue dans le vert. Champs, prairies, bosquets
marient les dégradés sous les rayons de plus en plus généreux."
Le paysage québécois, lui, offre des reflets enchanteurs : "Les
Laurentides chatoyaient au nord; le fleuve enlaçait l'île de ses
eaux argentées." Il arrive souvent que la prose de Grosmaire emprunte
des envolées poétiques dont voici un exemple : "Quelques nuages
roses dentellent les heures tièdes de l'automne." Ma
seule réserve à l'endroit de ce roman repose sur la malencontreuse
remarque d'un personnage. Quand Paul met les pieds à Ottawa pour la première
fois, son guide lui dit que "tout est anglais" dans cette ville. Ce
commentaire demeure à la fois inopportun et inexact puisque, en 1899, la
ville compte un hôpital et des classes francophones (sous la direction des
Surs Grises), un député fédéral francophone
(Napoléon-Antoine Belcourt), un deuxième évêque francophone
(Mgr Thomas Duhamel) et un quotidien franco-ontarien (Le Temps qui a été
précédé de plusieurs hebdos et mensuels d'expression française
depuis 1858). Avec L'Homme qui regardait
vers l'Ouest, Jean-Louis Grosmaire signe sans doute son roman le plus achevé
et, à mon avis, le plus envoûtant. Jean-Louis
Grosmaire, L'Homme qui regardait vers l'Ouest, roman, Ottawa/Vaud, Éditions
du Vermillon (Canada) et Éditions Mon village (Suisse), 2002, 400 pages,
26 $. Paul-François
Sylvestre Le
Métropolitain de Toronto Printemps
2004
Au
Canada, le livre est disponible dans les librairies et peut être commandé
soit: aux Éditions du Vermillon: tél:
613 241 40 32 http://www.leseditionsduvermillon.ca/ Au
coin du livre: http://www.coindulivre.ca/ tél:
613 746 12 42 à Livres,disques,
etc: http://livres-disques.franco.ca tél:
1-888-320-8070
|