Musique
La musique, je travaille autant que possible avec un fond sonore.
Chet Baker, cela me relaxe beaucoup, la musique
classique, le violon...
Ce que j'écoute:  


Chet Baker,


Compay Segundo,

Belmondo, ( Lionel et Stéphane ): Hymnes au soleil, tout le monde recommande ce disque qui marie jazz et classique en émotion pure.

Georges Chelon, depuis des années je suis son parcours intéressant et mélodieux.

Sam Alpha, pour son intrepréation émouvante de Brassens en créole, mais ausssi pour Alizés biguine soleil.

Henri Salvador

Chambre avec vue

Ce disque est un plaisir! je retrouve
les sons de mon enfance africaine
où déjà le grand Henri me berçait de
sa Chanson douce.
Que de bonheur retrouvé!!!

Et: Ma chère et tendre,

oui c'est un voyage dans le bonheur !

Merci Henri !!!

De mon enfance, je garde aussi les chansons de:

Ricky Nelson

Anthony Perkins

Pour rêver d'ailleurs:

Ismaël Lo

Juan de Jorge ( Argentina, les chants de l'âme )

Lilison di Kinara ( Bambatulu )

Munir et Omar Bashir ( Irak, Duo de `ûd )

Latcho Drom, ( Un film de Tony Gatlif, quelles musiques et images !)

Garo Hayrabedian ( The best of, The magic vilonist, Parseghian records )

Cesaria Evora

Teri moïse

Comme je regrette de ne pas entendre plus souvent Alain Barrière, pour Ma vie et autres belles musiques et chansons

Je savoure l'oeuvre de Guy Béart en passant par L'eau vive et tant de mélodies.

Bientôt on va redécouvrir ces artistes et louanger leur grand talent.

 


Daniel Taylor

Portrait Réf:Atma ACD 2 2228
Une voix! Bach, Purcell
Quel bonheur!

Bryan Ferry
As time goes by,Virgin
Ce disque a un côté nostalgique la voix et la musique se marient
créant une atmosphère douce et intemporelle

Et je plonge avec immense joie, je n'en dis pas plus, car je les aime, dans les oeuvres des artistes suivants, nommés dans le plus grand désordre:

Brel

Barbara

Félix Leclerc

Léo Ferré

Brassens

Daniel Lavoie

Sylva Balassanian ( pour les Souffles d'Orient )

Jean-Pierre Ferland

Zachary Richard

Nilda Fernandez

Miguel Bosé

Villeray

Dorothée Berryman

Diana Krall

Francis Cabrel

Guy Béart

Alain Lefèvre

Caetano Veloso

Stan Getz

Adamo, La part de l'ange, pure poésie !

Yves Simon, savourez Rumeurs.

Daniel Taylor, une voix toujours touchante, aérienne

Joshua Bell, la mélodie, le violon, on respire, on voyage.

Sylva Balassanian, les Souffles d'Orient, envoûtants!

Autour de la mer, différents excellents interprètes , un disque et un livret somptueux, le vent du large.

 


Harry Connick Jr.:

Come by me, sorti chez Columbia
ça swingue! un style doucement,
délicatement nostalgique

Madeleine Peyroux:
Dreamland,étiquette Atlantic.
On est emporté par le rythme et la voix chaude.

La musique de La vie est belle,
par Nicola Piovani, La Vita È Bella!!!


J'apprécie la musique et le film suivant:
Le Violon rouge de François Girard. Un voyage dans le temps, dans le monde de la musique, dans la poésie et la passion. Je vous recommande aussi cet autre chef d'oeuvre:

Trente deux films brefs sur Glenn Gould, images et musiques vous resteront en douce mémoire pour longtemps!

Mes dernières découvertes:

 

Orchestra Baobab, produit par Nick Gold et Youssou N'Dour, tous les rythmes de mon enfance africaine sont là, un son tropical aux accents cubains et très africains.

Elek Bacsik, Guitar Conceptions, sur étiquette Gitanes Jazz in Paris, enregistré en 1963, savouré en 2004. Beau !!!

Sacha Distel, Jazz guitarist, Hors série 01 , Gitanes, Jazz in Paris, le grand Sacha enchante les mélomanes, du vrai jazz !

 

 

 


Mentions spéciales:

SHEN QI.
The Everlasting impression, a special edition of er hu by Shen Qi.
J'ai acheté ce disque au Jardin de Chine, du Jardin botanique de Montréal.
Ce disque est une merveille de sensibilité! Un voyage dans l'émotion
(1997, compagnie SQ, 97-2, Montréal.)

Nouveau, j'ai eu le bonheur de rencontrer cette grande artiste au pavillon chinois en aôut 2004. Elle a réalisé d'autres disques superbes : Tu me manques vraiment ( Really miss you ) A lover's tears,sentimental Erhu, et en compagnie de Shao Yun: Chinese Traditional Masterpieces. Ces disques m'enveloppent de joie et de nostalgie, une musique aérienne et fluide, un souffle de vent sur la paille de riz, une brise sur un lac en automne, la brume se dégage, les feuilles frisonnent...

Pour en savoir plus:

voici le site de Shen Qi:

http://shenqierhu.com/home1.htm

 

 

 

 

 

 

J'écoute avec très grand plaisir le disque suivant:" Ave Maria "
par Vyatcheslav Kagan-Paley,
Je transporte ce disque dans mes voyages.

Et cette autre merveille : Lullaby, vous serez comblé de Brahms à Mozart, de Schumann à Gershwin... laissez-vous bercer !

 

 

Lectures


J'ai lu et aimé les livres suivants:

Quelques lectures

 

Suite française ,

Irène Némirovsky

Que ce livre nous soit parvenu tient du miracle. Quel ouvrage ! L'auteur peint la société française durant l'exode de juin 1940. Nous sommes envoûtés par la précision des détails, la richesse du texte, la pureté du style, la force évocatrice des images, les réflexions sur la vie, sur l'essentiel de la vie, les relations entre les êtres dans une période chaotique. Il s'agit d'un talent exceptionnel qui fut couronné par le prix Renaudot 2004. Ce livre devrait être lu par toutes les personnes qui oublient le prix exorbitant payé par les guerres. Quelle tragédie pour cette auteure et son époux, qui disparurent dans les camps d'extermination et pour toute la famille et d'abord leurs enfants.
Comme une lumière qui surgit au milieu de la nuit, ce manuscrit sauvé nous apporte intacte la sensibilité, l'intelligence, l'esprit d'une femme exceptionnelle.

Merci à la famille, merci à toutes les personnes et en particulier à l'éditeur de nous avoir permis de lire la Suite française. La préface de Myriam Anissimov permet de situer l'auteure et le parcours du manuscrit. Denise Epstein, une des filles d'Irène, a ainsi dignement honoré la mémoire d'une grande dame et de son époux.

Jamais je n'ai lu des pages aussi vraies et denses sur cette période de 1940. Un chef d'œuvre !

Denoël, Paris 2004, Prix Renaudot, 2004

 

 

 

 

Voici un ouvrage que j'ai beaucoup apprécié : Juste avant l' aurore.
C'est un roman du célèbre auteur de franc-comtois André Besson.
André Besson nous raconte l'histoire des habitants d'un petit village de Franche-Comté sous l'occupation nazie.
Ce qui fait l'originalité de ce texte est l'intensité du suspense et la profondeur des personnages. André Besson a su montrer des soldats pris dans une horrible tourmente et obligés de se dépasser. Les Allemands ne sont pas dépourvus de sentiments humains et les Français ne sont pas tous animés de bonnes intentions. Certaines scènes relèvent de la tragédie grecque, la vie, la mort, l'amour, la guerre, se mélangent et exacerbent les caractères. Un village franc-comtois sous l'occupation, des paysans, une institutrice, un curé, des amoureux, des soldats, des chefs, un paysage grandiose, sont violemment happés par la guerre et sa folie. Un jeune franc-comtois, qui a rallié les troupes de la France libre, tente désespérément d'éviter le drame. Bizarrement, un général allemand, cultivé et sensible, tentera lui aussi l' impossible pour sauver des vies.
De sa plume alerte, André Besson nous plonge dans une histoire qui pourra
it se dérouler dans n'importe lequel des conflits contemporains. Encore une fois, André Besson est un auteur a fréquenter. Pour les gens qui ne le connaissent pas, je vous recommande, parmi les derniers ouvrages de cet écrivain prolifique: Les rouliers de la Bérézina, aux Éditions Mon Village, et Victor Hugo, vie d'un géant, aux Éditions France-Empire

Voilà quelques passages de Richesse de la pauvreté, Soeur Emmanuelle avec Philippe Asso. Ce récit est publié dans la collection J'ai lu nº 6473, Flammarion, Paris 2001

<<Emmanuel, « Dieu avec nous ». Ce nom est fêté le jour de Noël. Noël est devenu le phare de ma vie.
... Le scandale vient en effet d'un ordre planétaire injuste et finalement accepté.
C'est le péché du monde : l'indifférence des uns devant la misère des autres.
Dans quelle de société vivons-nous qui laisse ainsi crever à ses pieds des milliers d'humains, sans leur accorder un regard, sinon de mépris ?
Dans ses tournées à l'étranger, Don Helder Camara fulminait: « Payez-nous le café brésilien son juste prix, sans fluctuations, et nous n'avons que faire de votre aide ! » Il en est ainsi pour l'ensemble des matières premières que le tiers-monde est forcé de livrer au prix qu'on lui impose.
Si, en consommant notre banane, en enfilant notre tee-shirt, nous pouvions voir leur visage abruti, défiguré par un travail inhumain - surtout s'il agit d'un enfant -, les achèterions-nous encore ?
Il ne faudrait pas non plus passer sous silence le trafic d'armes, obstacle fondamental au bien-être et à la paix du monde. Si je ne me trompe, nous, Français, sommes les troisièmes fabricants de la planète.
Celui qui exerce sa responsabilité aux bénéfices des autres entre dans sa nature d'homme libre et fraternel.
C'est donc au prix d'un certain dépouillement que s'ouvre la voie du bonheur.
Pourquoi amasser encore et toujours ?
Le rapport juste aux choses et aux autres ne vient pas du cerveau mais de la fine pointe de l'âme.
L'avare ne possède pas, il est possédé.
Ce qui est émouvant dans l'homme, ce n'est pas l'homme victorieux, mais celui qui lutte.
Soyons concrets : personne n'est appelé à imiter qui que ce soit, et surtout pas un François d'Assise ou une mère Teresa ! Chacun doit réaliser son affranchissement personnel selon sa vocation propre. C'est en découvrant en lui, en faisant jaillir de lui, ses qualités à lui qu'il atteint sa stature d'homme.
Le Christ pauvre, souffrant, mourant, seul et abandonné, devient-il le salut de l'humanité pauvre, souffrante, mourante, seule et abandonnée ?
Le Christ est vivant et continu à s'incarner dans tout ce qui est humain.
Je suis convaincue que ceux qui n'arrivent pas à croire en Dieu mais agissent dans la fraternité, Dieu, lui, croit en eux.
Pour moi je reprends sans cesse ce thème de la résurrection car seul il me permet de trouver un sens à notre bref et difficile passage sur terre. Ce qui me paraît merveilleux, c'est que Dieu ne m'abandonne jamais.>>

Voici, maintenant, quelques extraits d'un livre qui a suscité émois et polémiques lors de sa sortie :


<<... pousser ce dernier cri, cet ultime S.O.S. qu'elle essayait de faire comprendre au monde indifférent et cruel dans lequel elle survivait.

Elle adorait les loups, ces animaux mythiques, mal-aimés, attachants, courageux, exclus parce qu' insoumis à l'Homme, tout comme les renards pour lesquels elle avait une véritable passion.

...fourrières saturées de petits museaux humides, de grands yeux affolés, jetés là par des municipalités intransigeantes sur la propreté de leur commune, n'ayant aucune compassion pour tous ces petits corps tremblants, blottis les uns contre les autres dans des espaces réduits, insalubres et obscurs dont ils ne sortiront, à part miracle, que pour la piqûre mortelle faite maladroitement et à la chaîne par un vétérinaire administratif sans états d'âme.


Elle pleurait devant son inutilité face à ce commerce d'animaux vivants, souffrant, mourant, ce scandale multiquotidien qu'elle tentait de dénoncer depuis des années...

Une nourriture saine, une belle âme, une discipline de vie tournée vers une certaine spiritualité, un sourire un éclat dans les yeux, la générosité du coeur, l'élévation de l'esprit au détriment du matériel. C'est simple, ça ne coûte rien !
À flanc de colline, la minuscule chapelle, dédié à la Vierge, qu'elle avait fait construire, était le but de ses promenades quotidiennes.

Alors, un jour poussant l'autre, elle tentait de survivre.>>

Vous avez deviné que ce livre est celui de Mme Brigitte Bardot :

Un cri dans le silence, révolte et nostalgie.
Éditions du Rocher, Jean-Paul Bertrand, 2003.

 

On aime ou on n'apprécie pas ce livre. J'en recommande la lecture.

Cet ouvrage porte à la réflexion, souligne de grands défauts de notre société, donne des orientations, soulève parfois la controverse, laisse place à l'humour et au rêve fou, celui d'un monde plus humain et respectueux de la faune de la flore.

Je n'ai pas retenu , dans ce livre, ce que beaucoup de critiques ont noté ou ont prétendu qu'elle disait. Après tout, chacun trouve dans la lecture ce qu'il veut. Madame Bardot exprime franchement ce qu'elle pense, sans se préoccuper de la rectitude politique. Il faut du courage pour cela. J'ai été sensible aux combats de Mme Bardot, à ce cri qui mérite de ne pas rester dans le silence. À vous de faire votre propre idée en lisant ce livre. Moi, je dis : merci Mme Bardot.


Le 26 octobre 2002

Brigitte Bardot "supplie le peuple français de ne plus manger de cheval" et demande aux pouvoirs publics d'interdire les transports de chevaux. La viande de cheval "fut une survie lors du siège de Paris en 1870 pour une population affamée" mais sa "consommation actuelle reste une barbarie dans une société de surproduction qui mène à l'obésité", estime l'ancienne actrice dans une lettre ouverte publiée au nom de la Fondation Brigitte Bardot qu'elle a créée. Dénonçant des "transports de mort qui n'ont d'égaux que certains génocides que le monde réprouve", Brigitte Bardot demande au président Jacques Chirac, au Premier ministre Jean-Pierre Raffarin et aux parlementaires d'interdire tout transport de chevaux de consommation. "Ces animaux, effrayés, mutilés, affamés, atrocement martyrisés et stressés dont les yeux reflètent l'épouvante sont les victimes muettes de marchés européens", écrit Brigitte Bardot. "De la Pologne à Bari, au sud de l'Italie, en passant par la Belgique et la France, ces transports déposent des cadavres ou des animaux tellement mutilés après cinq jours de voyage qu'il est parfois impossible de les mener jusqu'à l'abattoir".

Source TF1.Fr

Mes commentaires:

Madame Brigitte Bardot a totalement raison, tant d'animaux sont transportés dans des conditions ignobles, indignes et révoltantes. JLG

La route des petits matins

Gilles Jobidon

VLB Éditeur, 2003

Ce livre émouvant vient du coeur et roule à fleur de peau. L’histoire des Chinois de Saigon, des Chinois du monde, des naufragés, des réfugiés, c’est plus que cela, en contrepoint surgit notre histoire, nos oublis, notre manque d'ouverture aux autres. D'une écriture cristalline, l'auteur révèle le prix de la liberté, arrachée à la douleur et le désastre des liens familiaux happés par la tourmente. Il y a le départ, immense fuite sous la pluie et, tout au long des pages, des tableaux précis tracés en quelques lignes. Une phrase suffit à tout exprimer. Chaque mot, soigneusement choisi, évoque une situation, un caractère, un sentiment, un paysage qui nous touche, nous bouleverse. Un peintre, un poète, un écrivain sensible, nous conduit sur la route des petits matins, dans une brassée d'émotions soutenues par un style d'une pureté aérienne.

Ce livre me rappelle Soie de Baricco, par sa tension narrative, sa force évocatrice, sa lumineuse poésie. La route des petits matins mérite une diffusion internationale.

Grosmaire Jean-Louis

31/01/05

 

Le 15 mars 2005, une bonne nouvelle, l'auteur Gilles Jobidon mérite le prestigieux

Prix Anne-Hébert.

Bravo !!!

Voir le site suivant:

http://www.ledevoir.com/2005/03/15/77015.html

Gilles Jobidon

L'âme frère V.L.B. Éditeur, Montréal, 2005

Ce livre nous prend comme une fièvre. Nous sommes transportés sur les rives du Saint-Laurent dans les Isles, à Louisbourg. Tout s'anime, vibre résonne. L'auteur ouvre les joies, trames et drames de vies dans un style étincelant.
Un livre haletant, de frissons poétiques, du feu de la passion. Éclatent par touches précises des mondes de vents, de mer, de neige, de tropiques, dans les pays de l'amour en tableaux de lumière crue ou douce. Un livre, qui comme La route des petits matins touche l'âme et passionne l'esprit.Envoûtant.

Grosmaire Jean-Louis

14/03/ 06


André Besson,

Le roman de Sissi

Roman France-Empire

Paris, 2005


André Besson signe ici une œuvre géante. Cet ouvrage est si minutieusement documenté, que nous avons l'impression de vivre aux côtés de l'impératrice! L'auteur connaît bien les lieux. Il peint les paysages et anime les personnages. Voici les couloirs des châteaux, les palais, les chambres et les salons, les bals et les chevauchées, les lacs glacés, les montagnes autrichiennes, les plaines hongroises. Nous partons en voyage de Corfou à l'Angleterre de la France à la Méditerranée. La comtesse Alexandra, la confidente, l'amie de l'impératrice, nous relate la vie à la cour, les joies, les douleurs de Sissi. Des pages de l'histoire européenne se déroulent sous nos yeux, dans une perspective intime qui nous passionne. André Besson est un maître. Il nous tient en haleine et nous touche. Cette fastueuse fresque historique est roman d'amour, de passion, d'amitié et un hommage à une femme hors du commun Sissi, un livre d'André Besson, que du grand talent!

Grosmaire Jean-Louis

14/03/06


 

Jean Robinet,

Instants,


Éditions Dominique Guéniot


Langres 2005


Je suis un admirateur de l'œuvre de Jean Robinet. Cet auteur a beaucoup écrit et surtout bien écrit! il nous offre des instants, des pages de vie, et quelle vie, depuis le 20 janvier 1913! L'amour des animaux, des chevaux, ses frères! la vie, malgré la longue captivité en Silésie, des matins et des saisons, des pâquerettes, aux oiseaux, du rosier sous les buissons et du soleil à la fenêtre, Jean Robinet semble s'adresser personnellement à nous, c'est un extraordinaire conteur et poète, un Grand Monsieur, je l'ai rencontré récemment et il est un vrai écrivain, un homme vrai!

Merci Jean Robinet, pour ces pages touchantes. Voici un extrait du Roman de la rose:

" Et les fleurs sont là, effacées, mais bien vivantes comme le fut celle qui cultiva le jardin. J'en ai respiré la parfaite essence et, puisque la légende veut que dans toute rose une âme de femme soit cachée, je crois y avoir , sans me tromper, retrouvé l'âme de celle qui s'est tant courbée et même tant agenouillée dans l'espace aujourd'hui envahi et qui, si longtemps accompagna ma vie.

C'est elle qui avait placé la bouture, il y a bien des ans. " p.127

Grosmaire Jean-Louis

14/03/05

 

 

Le rire des arbres, les pleurs des forêts

Luc Fournier

Lanctôt éditeur, 2003

Un livre sur les arbres, donc sur nous ! Un ouvrage qui conduit à la réflexion. Les phrases touchent la fibre intérieure, nous aident à vivre. L’auteur dénonce les « écocides », se révolte contre la destruction de la planète. Il ouvre des pistes vers les arbres, nos alliés, nos amis, en somme vers nous. Les citations, judicieusement choisies, bijoux de la pensée, sont des fleurs vivantes qui nous guident. Ce livre est à mettre entre toutes les mains. Si seulement les décideurs, les politiciens, pouvaient le lire, le comprendre, ils aimeraient les arbres, les respecteraient, et nous serions rassurés pour l'avenir. L'auteur nous conduit vers les arbres et la beauté intérieure, nous invitant au dialogue silencieux et doux entre l'homme et l'arbre. Luc Fournier a ajouté le bambou, la si généreuse graminée, c'est une excellente idée, de même que de nombreux arbres tropicaux nous sont présentés dans toute leur magnificence. Les références, les pensées de l'auteur sont pleines de sagesse. Il nous permet ainsi de vivre mieux et de souhaiter que les arbres, les forêts, donc la nature puisse vivre mieux, elle aussi. Admirer, respecter, aimer les arbres, les défendre, c'est ce que ce livre-arbre nous rappelle. Victime du pillage la forêt canadienne et mondiale est une amie en détresse.

On ne ferme pas ce livre, on y repense, on le relit avec grand intérêt.

L'ouvrage est de très haute tenue et représente une somme de connaissances facilement accessibles, bien agencées, qui conduisent à la réflexion et à la passion des arbres, de la nature, de la vie.

Grosmaire Jean-Louis

31/01/05

 

Variations sauvages

Hélène Grimaud, Robert Laffont, 2003,

<< Je voudrais aider les enfants à reconnaître cet espace, leur espace, celui que les loups m'ont permis de retrouver, cette part de soi-même qui possède l'univers et, avec lui, le temps par la clef de la musique.

L'espace de la santé essentielle.>>p.286

Hélène Grimaud est une pianiste de renommée mondiale. Ce livre est sa musique intérieure. Un magnifique témoignage, qui touche, car tout se tient, l'âme et le monde, les Loups et la musique: la vie !

 

Pierre Ceyrac

Pèlerin des frontières,


Cerf
1998

Un petit livre, un grand livre. Impossible de résumer cet ouvrage, par cette phrase peut-être: " partir et marcher dans la force du pain. "
C'est un hymne à la joie, un encouragement à relever les manches, à travailler, à lutter pour l'amour des enfants, le respect, l'éducation, la joie de Dieu.
"Rêver ses rêves ".
Cet homme, ceux et celles qui l'entourent, sont de la vitamine, un bouquet de fraternité.
Ce livre nous rajeunit.
Pierre Ceyrac fait sienne la parole du Psalmiste, " Je cherche le visage, le visage du Seigneur. " Et il ajoute : " Et je tâche de découvrir le bruit de son pas sur les routes de l'Inde. "
Il y a un chapitre très éclairant sur : " Hindouisme et christianisme : affinités " où le père montre qu'il se sent proche et distant à la fois en particulier avec " ce qui est dur et inhumain dans ce système, cette hiérarchie qui empêche tout passage d'une caste à l'autre. ". Le père dénonce l'oppression et l'exploitation des dalits, ceux que Gandhi nommait les " fils de Dieu ", les Harijans.
Il est séduit par : " cette longue marche vers Dieu, cette recherche de Dieu à l'intérieur de soi-même. Dieu habite dans la caverne de Guha ) de mon coeur…Rechercher Dieu à l'intérieur de moi-même. "
Lisez ce livre et vous verrez comment on devient père 18 000 enfants ! Lisez et vous comprendrez ce que veut dire " la blessure de la frontière " et la survie dans les camps de réfugiés.

 

Père Ceyrac

Tout ce qui n'est pas donné est perdu !


Desclée de Brouwer.
2000

Cette phrase est inscrite en sanskrit sur le livre d'or d'une léproserie du Sud de l'Inde. Voici la vie d'un jésuite de la Corrèze aux camps de Thaïlande et du Cambodge, en passant par l'Himalaya et surtout l'Inde si aimée. On rencontre des personnes exceptionnelles, Yvonne Tap, le docteur Yvette Tiphagne, qui travailla pendant une dizaine d'années chez les Soeurs Salésiennes de Kombakkunam, à soulager les personnes victimes de la lèpre. Ce livre vous conduira sur les routes de l'Inde que le père connaît très bien, un livre de rencontre avec des gens exceptionnels, le père Monchanin, Kalei, Anthony Raj, Adaikalam...
Voyage dans les taudis, opération Mille puits, vous trouverez des étoiles. Le père vous parlera de ce bénédictin le Père Le Saux, de Marthe Robin, et de tous les autres, de ses joies et souffrances : " L'ombre, c'est la lumière de Dieu " cette phrase attribuée à Saint-Bernard, résume beaucoup les doutes et la paix.

 

Jérôme Cordelier
Une vie pour les autres,
L'aventure du père Ceyrac

Perrin
2004

L'auteur nous permet de rencontrer cet homme exceptionnel le Père Ceyrac. Une riche documentation est à notre disposition : l'enfance en Corrèze, le milieu familial, la petite ville, la grande histoire et la vie quotidienne, l'éducation de Pierre Ceyrac, sa formation de jésuite, sa vie de missionnaire, sa passion pour l'Inde, sa foi, son amour des autres, des plus pauvres parmi les pauvres, tout dans ce livre nous pousse à la réflexion et à l'action. Si vous ne comprenez pas l'Église, si vous doutez des orientations de l'Église, plongez dans ce livre, vous serez rassurés, il existe des êtres qui montrent la direction, qui nous conduisent vers ceux qui ont besoin avant tout d'amour, de respect, de dignité. Nous voici devant un homme de foi, un prêtre, un serviteur des pauvres, un Indien d'origine française qui est plus Indien que beaucoup d'Indiens. De l'Inde il aime tout, les cultures, la population surtout. Il se rebelle, se révolte contre le sort des dalits, les Intouchables, il se bat de toute son énergie pour que l'homme retrouve sa dignité. Tous les gens qui gravitent autour de Pierre Ceyrac sont touchés par sa bonté, son dynamisme, sa sagesse, sa lucidité.
Quelques phrases : " Un lépreux, pour moi, représente la Sainte Face "
" Il faut comprendre que le secret de nos vies, c'est Jésus-Christ. "
Une phrase qu'il fait sienne : " Si l'espérance t'a fait marcher au-delà de ta peur, tu pourras tenir jusqu'au soleil de Dieu. "p.183
De Saint-Jean de La Croix : " Tout mon exercice est d'aimer. " Une phrase qui était chère à Sainte Thérèse de Lisieux.
De lui : " Tant que l'argent sera la valeur numéro un, les structures de monde resteront les mêmes. Et pour chambouler les valeurs, il faut de la compassion. Il existe donc trois échelons : compassion, valeurs, structures. Et le processus doit partir du fond des entrailles, de la racine de l'homme. " Page 251
La vie de " cet homme pour les autres ", qui a connu l'Inde, mais aussi la misère durant quinze ans dans les camps de réfugiés cambodgiens, est un exemple pour l'humanité. Jérôme Cordelier a écrit un livre fort et il a le mérite de ne pas avoir : " enfermé une personnalité aussi vivante dans un livre ", au contraire, voici un livre ouvert sur le monde, sur la vie, qui colle à la réalité, à l'histoire, et qui nous force à réfléchir.
Dernière citation, une phrase Dostoïevski : " Sauver un enfant, c'est sauver le monde. ", cette phrase que cite Cordelier, fait partie du bagage du père Ceyrac, une petite phrase, un immense devoir collectif à accomplir.

 

L'Africain,
J.M.G Le Clézio

Mercure de France

2004

Ce livre est beau. De la première à la dernière page, le texte, les photographies, l'esprit du livre, nous emplissent d'émotion et de souvenirs. J'ai retrouvé des pages de mon enfance africaine. Les mots, la poésie, la rudesse, la force de la nature, ses odeurs, les sons, l'auteur nous les révèle de l'intérieur. Son voyage en Afrique, sa communion avec les espaces, son enfance sont décrits par le coeur. On a l'impression d'être dans la case, dans le tourbillon des papillons de nuit, avec ce goût de la quinine qui colle au gosier, et les odeurs de la soupe d'arachide...
" Je vais regarder la fièvre monter dans le ciel du crépuscule, les éclairs courir en silence entre les écailles grises des nuages auréolés de feu...Tout cela est si loin, si proche. Une simple paroi fine comme un miroir sépare le monde d'aujourd'hui et le monde d'hier. " Page 102
" Si je n'avais pas eu cette connaissance charnelle de l'Afrique, si je n'avais pas reçu cet héritage de ma vie avant ma naissance, que serais-je devenu ? " Page 103
L'auteur m'a donné le goût de lire toute son oeuvre, que dire de plus.

 


Entre l'humain et l'animal.
De la zoothérapie à la télépathie.
Maryse de Palma

Les Éditions Québecor
2004.

Pour les personnes intéressées par le monde animal, par la zoothérapie, cet ouvrage deviendra vite indispensable. Partant d'un profond amour de l'animal, Maryse de Palma nous permet, par une approche scientifique, raisonnée, de mieux comprendre nos amis les animaux. On pourra lire des histoires touchantes. On trouvera des références précises, sur des personnes ou des centres qui peuvent venir en aide aux enfants, aux parents, aux personnes âgées, aux malades, aux détenus, à toute la société. Des conseils, des idées, des réflexions qui sont souvent d'actualité. Si vous aimez les animaux, ce livre très complet pourra vous être utile et renforcera votre intérêt pour eux. C'est une mine de renseignements pour tout ce qui a trait à la zoothérapie, le tout en un style clair, rendant accessibles les données.
" Ils (animaux) sont des thérapeutes exceptionnels qui se contentent de quelques caresses et de mots doux. J'ai l'espoir un peu naïf qu'après la lecture de ce livre, certains chasseurs poseront leur carabine au profit d'un appareil photo ou d'une ciné-caméra et qu'ils poursuivront leur rituel annuel en forêt à observer la faune vivre plutôt que de la faire mourir. " Page 266
Un livre utile, accompagné d'une bibliographie sérieuse.

 

Christian Bobin:

Je ne connaissais pas l'oeuvre de Christian Bobin. On m'a offert cet ouvrage récemment. Quelle chance ! On a envie de souligner chaque phrase. Ce livre est à déguster, méditer, recommander, lire et relire. Mieux que moi, la belle préface de Lyddie Dattas vous en convaincra.

De Christian Bobin, je me permets deux citations, c'est sacrilège, comme si je volais deux notes à Mozart:

<<Quelque chose de l'automne entre dans l'âme,avec la lumière. Le goût d'une vie claire et chantante, avec du lierre autour des fenêtres et la bonté dans les plis du vêtement.>>

p.53

<< Les enfants quittent la table avant le dessert, ils ne supportent pas le bruit que font les idées >> p.66

Que Bobin me pardonne ! Lisez, si vous le voulez, bien sûr, ce livre. Il nous apprend

aussi la beauté du silence. Et comme moi vous plongerez ensuite dans l'univers de

Christian Bobin avec des livres que l'on croirait écris pour quelques amis:

L'inespérée, Geai, La plus que vive, La part manquante...

 

Georges Hyvernaud

La peau et les os

 

Carnets d'oflag

Lettre anonyme

Je suis plongé dans l'oeuvre de Georges Hyvernaud. Je recommande de commencer par La peau et les os. Je suis ébloui par son style et sa pensée. Cet écrivain est hors du commun. Je me sens petit face à son grand talent. Mes mots sont incapables d'exprimer la force de son écriture décapante. Dans un univers cru, nos vies se dénudent. Le quotidien crache sa misère. La parodie de nos gestes et prétentions cède sous l'oeil du peintre Hyvernaud. Il nous renvoie notre image sur le miroir de nos vies démaquillées. Hyvernaud lâche des mots gentiment, ils vous explosent en plein visage! Attention dynamite!

JLG

 

 

Je lis souvent des passages

dans le livre suivant:

Voici un autre livre de la Grande Dame:

Mère Teresa.
Un chemin tout simple, Pocket 10146

Textes réunis par Lucinda Varey

" Le fruit du silence est la prière
Le fruit de la prière est la foi
Le fruit de la foi est l'amour
Le fruit de l'amour est le service
Le fruit du service est la paix."
Mère Teresa


Je lis et relis toute
l'oeuvre de Jean Robinet:
L'autodidacte, Compagnons de labour,
( Comme cet homme aime les chevaux, magnifique!!!)
Une écriture qui me touche.
J'apprécie la grande sagesse de cet écrivain-paysan.

 

 

Et voici un livre étonnant:

Brigitte Bardot
Le carré de Pluton, Grasset 1999

J'admire le courage, la volonté, la lucidité de cette Dame !

La lecture de ce livre bouleverse. On sort de ces Mémoires encouragé à défendre, plus que jamais, nos amis les animaux.

L'humain doit immédiatement cesser de faire souffrir les animaux. Lisez ce livre, vous comprendrez pourquoi Madame Brigitte Bardot lutte depuis des années. Si chaque humain ne faisait qu'un centième de ce que cette Dame fait, la Terre ne serait pas loin d'être un paradis.

 

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Films:

 

Allez voir Voyage en sol majeur de Georgi Lazarevski, ( 52 minutes 2006 )

Un chef-d'œuvre, le voyage d'un grand-père au Maroc et la rencontre avec le petit-fils et la grand-mère passionnée de musique. Un film de l'intimité joyeuse, un hymne à la vie, une délicatesse revigorante, un don de la beauté intérieure, de la spontanéité, de la douceur, de la vie palpable, de la passion, ce film est mon beau coup de cœur en ce novembre 2008.

 

 

 

L'adaptation cinématographique du roman d'Alessandro Barrico Soie par François Girard est à la hauteur du livre, un chef d'oeuvre !

Ce film est aussi envôutant que le livre.

Il faut un immense talent pour atteindre de tels sommets dans l'adaptation d'un livre que tant de gens ont aimé. Quel défi !

La réussite est parfaite.

Les scènes sont d'une fine poésie, purs tableaux de maîtres dans lesquels vivent des actrices et acteurs d'une présence exceptionnelle.

Nous sommes en voyage dans le temps et le monde, emportés par les personnages.

Voir ce film, c'est plonger dans un rêve qui passe trop vite.

Ce film nous donne un univers d'une beauté délicate, d'une intensité frissonnante, un cadeau prodigieux.

Un immense merci à toute l'équipe qui nous offre cette LUMIÈRE poétique absolue.

JLG

 

 

 

Le film suivant est touchant, bien joué, la musique prenante, une vraie réussite. À voir !

 

http://www.joyeuxnoel-lefilm.com/

 

http://www.allocine.fr/film/galerievignette_gen_cfilm=56539.html

 

J'ai aussi beaucoup appréçié ce film:

 

Monsieur Ibrahim,

Je vous le recommande pour la sagesse qu'il enseigne,

le jeu des acteurs et des actrices, du plus grand rôle au

plus discret, pour la musique et les décors, et quelles belles

voitures d'époque ! Ce film est émouvant.

Une grâce, une magie se dégagent dans une atmosphère

envoûtante, une amitié entre deux êtres que la vie

réunit et faire grandir. On sort touché par ces heures passées trop vite

en compagnie d'une équipe talentueuse. Du grand cinéma,

un futur classique !

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Nebbia

du cirque Éloize et Teatro Sunil,

 

Pour moi, c'est le spectacle total, des saltimbanques ( dans le sens noble du terme ) généreux, des poètes, des clowns, des décors oniriques, un éclairage qui transporte, donne des profondeurs immenses à la scène.

Est-ce du cirque, est-ce du théâtre, de la musique, des chants ?

C'est du très grand art !

http://www.nebbia.com/fr/Nebbia/