| J'ai
lu et aimé les livres suivants:
Quelques
lectures Suite française
, Irène Némirovsky Que
ce livre nous soit parvenu tient du miracle. Quel ouvrage ! L'auteur peint la
société française durant l'exode de juin 1940. Nous sommes
envoûtés par la précision des détails, la richesse
du texte, la pureté du style, la force évocatrice des images, les
réflexions sur la vie, sur l'essentiel de la vie, les relations entre les
êtres dans une période chaotique. Il s'agit d'un talent exceptionnel
qui fut couronné par le prix Renaudot 2004. Ce livre devrait être
lu par toutes les personnes qui oublient le prix exorbitant payé par les
guerres. Quelle tragédie pour cette auteure et son époux, qui disparurent
dans les camps d'extermination et pour toute la famille et d'abord leurs enfants. Comme
une lumière qui surgit au milieu de la nuit, ce manuscrit sauvé
nous apporte intacte la sensibilité, l'intelligence, l'esprit d'une femme
exceptionnelle. Merci à la famille, merci à
toutes les personnes et en particulier à l'éditeur de nous avoir
permis de lire la Suite française. La préface de Myriam Anissimov
permet de situer l'auteure et le parcours du manuscrit. Denise Epstein, une des
filles d'Irène, a ainsi dignement honoré la mémoire d'une
grande dame et de son époux. Jamais je n'ai lu
des pages aussi vraies et denses sur cette période de 1940. Un chef d'uvre
! Denoël, Paris 2004, Prix Renaudot, 2004

Voici
un ouvrage que j'ai beaucoup apprécié : Juste avant l' aurore. C'est
un roman du célèbre auteur de franc-comtois André Besson. André
Besson nous raconte l'histoire des habitants d'un petit village de Franche-Comté
sous l'occupation nazie. Ce qui fait l'originalité de ce texte est l'intensité
du suspense et la profondeur des personnages. André Besson a su montrer
des soldats pris dans une horrible tourmente et obligés de se dépasser.
Les Allemands ne sont pas dépourvus de sentiments humains et les Français
ne sont pas tous animés de bonnes intentions. Certaines scènes relèvent
de la tragédie grecque, la vie, la mort, l'amour, la guerre, se mélangent
et exacerbent les caractères. Un village franc-comtois sous l'occupation,
des paysans, une institutrice, un curé, des amoureux, des soldats, des
chefs, un paysage grandiose, sont violemment happés par la guerre et sa
folie. Un jeune franc-comtois, qui a rallié les troupes de la France libre,
tente désespérément d'éviter le drame. Bizarrement,
un général allemand, cultivé et sensible, tentera lui aussi
l' impossible pour sauver des vies. De sa plume alerte, André Besson
nous plonge dans une histoire qui pourrait
se dérouler dans n'importe lequel des conflits contemporains. Encore une
fois, André Besson est un auteur a fréquenter. Pour les gens qui
ne le connaissent pas, je vous recommande, parmi les derniers ouvrages de cet
écrivain prolifique: Les rouliers de la Bérézina, aux
Éditions Mon Village, et Victor Hugo, vie d'un géant,
aux Éditions France-Empire Voilà
quelques passages de Richesse de la pauvreté, Soeur Emmanuelle
avec Philippe Asso. Ce récit est publié dans la collection
J'ai lu nº 6473, Flammarion, Paris 2001 
<<Emmanuel,
« Dieu avec nous ». Ce nom est fêté le jour de Noël.
Noël est devenu le phare de ma vie. ... Le scandale vient en effet d'un
ordre planétaire injuste et finalement accepté. C'est le péché
du monde : l'indifférence des uns devant la misère des autres. Dans
quelle de société vivons-nous qui laisse ainsi crever à ses
pieds des milliers d'humains, sans leur accorder un regard, sinon de mépris
? Dans ses tournées à l'étranger, Don Helder Camara fulminait:
« Payez-nous le café brésilien son juste prix, sans fluctuations,
et nous n'avons que faire de votre aide ! » Il en est ainsi pour l'ensemble
des matières premières que le tiers-monde est forcé de livrer
au prix qu'on lui impose. Si, en consommant notre banane, en enfilant notre
tee-shirt, nous pouvions voir leur visage abruti, défiguré par un
travail inhumain - surtout s'il agit d'un enfant -, les achèterions-nous
encore ? Il ne faudrait pas non plus passer sous silence le trafic d'armes,
obstacle fondamental au bien-être et à la paix du monde. Si je ne
me trompe, nous, Français, sommes les troisièmes fabricants de la
planète. Celui qui exerce sa responsabilité aux bénéfices
des autres entre dans sa nature d'homme libre et fraternel. C'est donc au prix
d'un certain dépouillement que s'ouvre la voie du bonheur. Pourquoi
amasser encore et toujours ? Le rapport juste aux choses et aux autres ne vient
pas du cerveau mais de la fine pointe de l'âme. L'avare ne possède
pas, il est possédé. Ce qui est émouvant dans l'homme,
ce n'est pas l'homme victorieux, mais celui qui lutte. Soyons concrets : personne
n'est appelé à imiter qui que ce soit, et surtout pas un François
d'Assise ou une mère Teresa ! Chacun doit réaliser son affranchissement
personnel selon sa vocation propre. C'est en découvrant en lui, en faisant
jaillir de lui, ses qualités à lui qu'il atteint sa stature d'homme. Le
Christ pauvre, souffrant, mourant, seul et abandonné, devient-il le salut
de l'humanité pauvre, souffrante, mourante, seule et abandonnée
? Le Christ est vivant et continu à s'incarner dans tout ce qui est
humain. Je suis convaincue que ceux qui n'arrivent pas à croire en Dieu
mais agissent dans la fraternité, Dieu, lui, croit en eux. Pour moi
je reprends sans cesse ce thème de la résurrection car seul il me
permet de trouver un sens à notre bref et difficile passage sur terre.
Ce qui me paraît merveilleux, c'est que Dieu ne m'abandonne jamais.>> Voici,
maintenant, quelques extraits d'un livre qui a suscité émois et
polémiques lors de sa sortie : <<...
pousser ce dernier cri, cet ultime S.O.S. qu'elle essayait de faire comprendre
au monde indifférent et cruel dans lequel elle survivait.
Elle
adorait les loups, ces animaux mythiques, mal-aimés, attachants, courageux,
exclus parce qu' insoumis à l'Homme, tout comme les renards pour lesquels
elle avait une véritable passion. ...fourrières
saturées de petits museaux humides, de grands yeux affolés, jetés
là par des municipalités intransigeantes sur la propreté
de leur commune, n'ayant aucune compassion pour tous ces petits corps tremblants,
blottis les uns contre les autres dans des espaces réduits, insalubres
et obscurs dont ils ne sortiront, à part miracle, que pour la piqûre
mortelle faite maladroitement et à la chaîne par un vétérinaire
administratif sans états d'âme. Elle
pleurait devant son inutilité face à ce commerce d'animaux vivants,
souffrant, mourant, ce scandale multiquotidien qu'elle tentait de dénoncer
depuis des années...
Une nourriture
saine, une belle âme, une discipline de vie tournée vers une certaine
spiritualité, un sourire un éclat dans les yeux, la générosité
du coeur, l'élévation de l'esprit au détriment du matériel.
C'est simple, ça ne coûte rien ! À flanc de colline, la
minuscule chapelle, dédié à la Vierge, qu'elle avait fait
construire, était le but de ses promenades quotidiennes. Alors,
un jour poussant l'autre, elle tentait de survivre.>> Vous
avez deviné que ce livre est celui de Mme Brigitte Bardot : 
Un
cri dans le silence, révolte et nostalgie. Éditions
du Rocher, Jean-Paul Bertrand, 2003. On
aime ou on n'apprécie pas ce livre. J'en recommande la lecture.
Cet ouvrage porte à la réflexion, souligne de grands défauts
de notre société, donne des orientations, soulève parfois
la controverse, laisse place à l'humour et au rêve fou, celui d'un
monde plus humain et respectueux de la faune de la flore. Je
n'ai pas retenu , dans ce livre, ce que beaucoup de critiques ont noté
ou ont prétendu qu'elle disait. Après tout, chacun trouve dans la
lecture ce qu'il veut. Madame Bardot exprime franchement ce qu'elle pense, sans
se préoccuper de la rectitude politique. Il faut du courage pour cela.
J'ai été sensible aux combats de Mme Bardot, à ce cri qui
mérite de ne pas rester dans le silence. À vous de faire votre propre
idée en lisant ce livre. Moi, je dis : merci Mme Bardot.
Brigitte
Bardot "supplie le peuple français de ne plus manger de cheval"
et demande aux pouvoirs publics d'interdire les transports de chevaux. La viande
de cheval "fut une survie lors du siège de Paris en 1870 pour une
population affamée" mais sa "consommation actuelle reste une
barbarie dans une société de surproduction qui mène à
l'obésité", estime l'ancienne actrice dans une lettre ouverte
publiée au nom de la Fondation Brigitte Bardot qu'elle a créée.
Dénonçant des "transports de mort qui n'ont d'égaux
que certains génocides que le monde réprouve", Brigitte Bardot
demande au président Jacques Chirac, au Premier ministre Jean-Pierre Raffarin
et aux parlementaires d'interdire tout transport de chevaux de consommation. "Ces
animaux, effrayés, mutilés, affamés, atrocement martyrisés
et stressés dont les yeux reflètent l'épouvante sont les
victimes muettes de marchés européens", écrit Brigitte
Bardot. "De la Pologne à Bari, au sud de l'Italie, en passant par
la Belgique et la France, ces transports déposent des cadavres ou des animaux
tellement mutilés après cinq jours de voyage qu'il est parfois impossible
de les mener jusqu'à l'abattoir". Source
TF1.Fr Madame Brigitte Bardot a totalement raison,
tant d'animaux sont transportés dans des conditions ignobles, indignes
et révoltantes. JLG
La
route des petits matins Gilles Jobidon VLB
Éditeur, 2003 Ce livre émouvant vient du coeur et roule
à fleur de peau. Lhistoire des Chinois de Saigon, des Chinois du
monde, des naufragés, des réfugiés, cest plus que cela,
en contrepoint surgit notre histoire, nos oublis, notre manque d'ouverture aux
autres. D'une écriture cristalline, l'auteur révèle le prix
de la liberté, arrachée à la douleur et le désastre
des liens familiaux happés par la tourmente. Il y a le départ, immense
fuite sous la pluie et, tout au long des pages, des tableaux précis tracés
en quelques lignes. Une phrase suffit à tout exprimer. Chaque mot, soigneusement
choisi, évoque une situation, un caractère, un sentiment, un paysage
qui nous touche, nous bouleverse. Un peintre, un poète, un écrivain
sensible, nous conduit sur la route des petits matins, dans une brassée
d'émotions soutenues par un style d'une pureté aérienne.
Ce livre me rappelle Soie de Baricco, par sa tension narrative,
sa force évocatrice, sa lumineuse poésie. La route des petits
matins mérite une diffusion internationale. Grosmaire Jean-Louis 31/01/05 Le
15 mars 2005, une bonne nouvelle, l'auteur Gilles Jobidon
mérite le prestigieux Prix Anne-Hébert.
Bravo !!! Voir le site suivant: http://www.ledevoir.com/2005/03/15/77015.html
Gilles Jobidon L'âme
frère V.L.B. Éditeur, Montréal, 2005 Ce
livre nous prend comme une fièvre. Nous sommes transportés sur les
rives du Saint-Laurent dans les Isles, à Louisbourg. Tout s'anime, vibre
résonne. L'auteur ouvre les joies, trames et drames de vies dans un style
étincelant. Un livre haletant, de frissons poétiques, du feu
de la passion. Éclatent par touches précises des mondes de vents,
de mer, de neige, de tropiques, dans les pays de l'amour en tableaux de lumière
crue ou douce. Un livre, qui comme La route des petits matins touche l'âme
et passionne l'esprit.Envoûtant. Grosmaire Jean-Louis 14/03/
06
André Besson, Le
roman de Sissi Roman France-Empire Paris,
2005 André Besson signe ici une uvre géante. Cet
ouvrage est si minutieusement documenté, que nous avons l'impression de
vivre aux côtés de l'impératrice! L'auteur connaît bien
les lieux. Il peint les paysages et anime les personnages. Voici les couloirs
des châteaux, les palais, les chambres et les salons, les bals et les chevauchées,
les lacs glacés, les montagnes autrichiennes, les plaines hongroises. Nous
partons en voyage de Corfou à l'Angleterre de la France à la Méditerranée.
La comtesse Alexandra, la confidente, l'amie de l'impératrice, nous relate
la vie à la cour, les joies, les douleurs de Sissi. Des pages de l'histoire
européenne se déroulent sous nos yeux, dans une perspective intime
qui nous passionne. André Besson est un maître. Il nous tient en
haleine et nous touche. Cette fastueuse fresque historique est roman d'amour,
de passion, d'amitié et un hommage à une femme hors du commun Sissi,
un livre d'André Besson, que du grand talent!
Grosmaire Jean-Louis 14/03/06
Jean
Robinet, Instants, Éditions
Dominique Guéniot
Langres 2005 Je suis
un admirateur de l'uvre de Jean Robinet. Cet auteur a beaucoup écrit
et surtout bien écrit! il nous offre des instants, des pages de vie, et
quelle vie, depuis le 20 janvier 1913! L'amour des animaux, des chevaux, ses frères!
la vie, malgré la longue captivité en Silésie, des matins
et des saisons, des pâquerettes, aux oiseaux, du rosier sous les buissons
et du soleil à la fenêtre, Jean Robinet semble s'adresser personnellement
à nous, c'est un extraordinaire conteur et poète, un Grand Monsieur,
je l'ai rencontré récemment et il est un vrai écrivain, un
homme vrai!
Merci Jean Robinet, pour ces pages touchantes. Voici un extrait
du Roman de la rose: " Et les fleurs sont là, effacées,
mais bien vivantes comme le fut celle qui cultiva le jardin. J'en ai respiré
la parfaite essence et, puisque la légende veut que dans toute rose une
âme de femme soit cachée, je crois y avoir , sans me tromper, retrouvé
l'âme de celle qui s'est tant courbée et même tant agenouillée
dans l'espace aujourd'hui envahi et qui, si longtemps accompagna ma vie. C'est
elle qui avait placé la bouture, il y a bien des ans. " p.127 Grosmaire
Jean-Louis 14/03/05 Le rire des arbres,
les pleurs des forêts Luc Fournier Lanctôt
éditeur, 2003 Un livre sur les arbres, donc sur
nous ! Un ouvrage qui conduit à la réflexion. Les phrases touchent
la fibre intérieure, nous aident à vivre. Lauteur dénonce
les « écocides », se révolte contre la destruction de
la planète. Il ouvre des pistes vers les arbres, nos alliés, nos
amis, en somme vers nous. Les citations, judicieusement choisies, bijoux de la
pensée, sont des fleurs vivantes qui nous guident. Ce livre est à
mettre entre toutes les mains. Si seulement les décideurs, les politiciens,
pouvaient le lire, le comprendre, ils aimeraient les arbres, les respecteraient,
et nous serions rassurés pour l'avenir. L'auteur nous conduit vers les
arbres et la beauté intérieure, nous invitant au dialogue silencieux
et doux entre l'homme et l'arbre. Luc Fournier a ajouté le bambou, la si
généreuse graminée, c'est une excellente idée, de
même que de nombreux arbres tropicaux nous sont présentés
dans toute leur magnificence. Les références, les pensées
de l'auteur sont pleines de sagesse. Il nous permet ainsi de vivre mieux et de
souhaiter que les arbres, les forêts, donc la nature puisse vivre mieux,
elle aussi. Admirer, respecter, aimer les arbres, les défendre, c'est ce
que ce livre-arbre nous rappelle. Victime du pillage la forêt canadienne
et mondiale est une amie en détresse. On ne
ferme pas ce livre, on y repense, on le relit avec grand intérêt.
L'ouvrage est de très haute tenue et représente
une somme de connaissances facilement accessibles, bien agencées, qui conduisent
à la réflexion et à la passion des arbres, de la nature,
de la vie. Grosmaire Jean-Louis 31/01/05 Variations
sauvages Hélène Grimaud,
Robert Laffont, 2003, << Je voudrais aider les enfants
à reconnaître cet espace, leur espace, celui que les loups m'ont
permis de retrouver, cette part de soi-même qui possède l'univers
et, avec lui, le temps par la clef de la musique. L'espace
de la santé essentielle.>>p.286 Hélène
Grimaud est une pianiste de renommée mondiale. Ce livre est sa musique
intérieure. Un magnifique témoignage, qui
touche, car tout se tient, l'âme et le monde, les Loups et la musique: la
vie ! Pierre Ceyrac Pèlerin
des frontières, Cerf 1998
Un
petit livre, un grand livre. Impossible de résumer cet ouvrage, par cette
phrase peut-être: " partir et marcher dans la force du pain. " C'est
un hymne à la joie, un encouragement à relever les manches, à
travailler, à lutter pour l'amour des enfants, le respect, l'éducation,
la joie de Dieu. "Rêver ses rêves ". Cet homme, ceux
et celles qui l'entourent, sont de la vitamine, un bouquet de fraternité. Ce
livre nous rajeunit. Pierre Ceyrac fait sienne la parole du Psalmiste, "
Je cherche le visage, le visage du Seigneur. " Et il ajoute : " Et je
tâche de découvrir le bruit de son pas sur les routes de l'Inde.
" Il y a un chapitre très éclairant sur : " Hindouisme
et christianisme : affinités " où le père montre qu'il
se sent proche et distant à la fois en particulier avec " ce qui est
dur et inhumain dans ce système, cette hiérarchie qui empêche
tout passage d'une caste à l'autre. ". Le père dénonce
l'oppression et l'exploitation des dalits, ceux que Gandhi nommait les "
fils de Dieu ", les Harijans. Il est séduit par : " cette
longue marche vers Dieu, cette recherche de Dieu à l'intérieur de
soi-même. Dieu habite dans la caverne de Guha ) de mon coeur
Rechercher
Dieu à l'intérieur de moi-même. " Lisez ce livre et
vous verrez comment on devient père 18 000 enfants ! Lisez et vous comprendrez
ce que veut dire " la blessure de la frontière " et la survie
dans les camps de réfugiés. Père
Ceyrac Tout ce qui n'est pas donné est
perdu ! Desclée de Brouwer. 2000
Cette
phrase est inscrite en sanskrit sur le livre d'or d'une léproserie du Sud
de l'Inde. Voici la vie d'un jésuite de la Corrèze aux camps de
Thaïlande et du Cambodge, en passant par l'Himalaya et surtout l'Inde si
aimée. On rencontre des personnes exceptionnelles, Yvonne Tap, le docteur
Yvette Tiphagne, qui travailla pendant une dizaine d'années chez les Soeurs
Salésiennes de Kombakkunam, à soulager les personnes victimes de
la lèpre. Ce livre vous conduira sur les routes de l'Inde que le père
connaît très bien, un livre de rencontre avec des gens exceptionnels,
le père Monchanin, Kalei, Anthony Raj, Adaikalam... Voyage dans les
taudis, opération Mille puits, vous trouverez des étoiles. Le père
vous parlera de ce bénédictin le Père Le Saux, de Marthe
Robin, et de tous les autres, de ses joies et souffrances : " L'ombre, c'est
la lumière de Dieu " cette phrase attribuée à Saint-Bernard,
résume beaucoup les doutes et la paix. Jérôme
Cordelier Une vie pour les autres, L'aventure du père Ceyrac Perrin 2004 L'auteur
nous permet de rencontrer cet homme exceptionnel le Père Ceyrac. Une riche
documentation est à notre disposition : l'enfance en Corrèze, le
milieu familial, la petite ville, la grande histoire et la vie quotidienne, l'éducation
de Pierre Ceyrac, sa formation de jésuite, sa vie de missionnaire, sa passion
pour l'Inde, sa foi, son amour des autres, des plus pauvres parmi les pauvres,
tout dans ce livre nous pousse à la réflexion et à l'action.
Si vous ne comprenez pas l'Église, si vous doutez des orientations de l'Église,
plongez dans ce livre, vous serez rassurés, il existe des êtres qui
montrent la direction, qui nous conduisent vers ceux qui ont besoin avant tout
d'amour, de respect, de dignité. Nous voici devant un homme de foi, un
prêtre, un serviteur des pauvres, un Indien d'origine française qui
est plus Indien que beaucoup d'Indiens. De l'Inde il aime tout, les cultures,
la population surtout. Il se rebelle, se révolte contre le sort des dalits,
les Intouchables, il se bat de toute son énergie pour que l'homme retrouve
sa dignité. Tous les gens qui gravitent autour de Pierre Ceyrac sont touchés
par sa bonté, son dynamisme, sa sagesse, sa lucidité. Quelques
phrases : " Un lépreux, pour moi, représente la Sainte Face
" " Il faut comprendre que le secret de nos vies, c'est Jésus-Christ.
" Une phrase qu'il fait sienne : " Si l'espérance t'a fait
marcher au-delà de ta peur, tu pourras tenir jusqu'au soleil de Dieu. "p.183 De
Saint-Jean de La Croix : " Tout mon exercice est d'aimer. " Une phrase
qui était chère à Sainte Thérèse de Lisieux.
De lui : " Tant que l'argent sera la valeur numéro un, les structures
de monde resteront les mêmes. Et pour chambouler les valeurs, il faut de
la compassion. Il existe donc trois échelons : compassion, valeurs, structures.
Et le processus doit partir du fond des entrailles, de la racine de l'homme. "
Page 251 La vie de " cet homme pour les autres ", qui a connu l'Inde,
mais aussi la misère durant quinze ans dans les camps de réfugiés
cambodgiens, est un exemple pour l'humanité. Jérôme Cordelier
a écrit un livre fort et il a le mérite de ne pas avoir : "
enfermé une personnalité aussi vivante dans un livre ", au
contraire, voici un livre ouvert sur le monde, sur la vie, qui colle à
la réalité, à l'histoire, et qui nous force à réfléchir. Dernière
citation, une phrase Dostoïevski : " Sauver un enfant, c'est sauver
le monde. ", cette phrase que cite Cordelier, fait partie du bagage du père
Ceyrac, une petite phrase, un immense devoir collectif à accomplir. L'Africain, J.M.G
Le Clézio Mercure de France 2004 Ce
livre est beau. De la première à la dernière page, le texte,
les photographies, l'esprit du livre, nous emplissent d'émotion et de souvenirs.
J'ai retrouvé des pages de mon enfance africaine. Les mots, la poésie,
la rudesse, la force de la nature, ses odeurs, les sons, l'auteur nous les révèle
de l'intérieur. Son voyage en Afrique, sa communion avec les espaces, son
enfance sont décrits par le coeur. On a l'impression d'être dans
la case, dans le tourbillon des papillons de nuit, avec ce goût de la quinine
qui colle au gosier, et les odeurs de la soupe d'arachide... " Je vais
regarder la fièvre monter dans le ciel du crépuscule, les éclairs
courir en silence entre les écailles grises des nuages auréolés
de feu...Tout cela est si loin, si proche. Une simple paroi fine comme un miroir
sépare le monde d'aujourd'hui et le monde d'hier. " Page 102 "
Si je n'avais pas eu cette connaissance charnelle de l'Afrique, si je n'avais
pas reçu cet héritage de ma vie avant ma naissance, que serais-je
devenu ? " Page 103 L'auteur m'a donné le goût de lire toute
son oeuvre, que dire de plus. Entre
l'humain et l'animal. De la zoothérapie à la télépathie. Maryse
de Palma Les Éditions Québecor 2004.
Pour
les personnes intéressées par le monde animal, par la zoothérapie,
cet ouvrage deviendra vite indispensable. Partant d'un profond amour de l'animal,
Maryse de Palma nous permet, par une approche scientifique, raisonnée,
de mieux comprendre nos amis les animaux. On pourra lire des histoires touchantes.
On trouvera des références précises, sur des personnes ou
des centres qui peuvent venir en aide aux enfants, aux parents, aux personnes
âgées, aux malades, aux détenus, à toute la société.
Des conseils, des idées, des réflexions qui sont souvent d'actualité.
Si vous aimez les animaux, ce livre très complet pourra vous être
utile et renforcera votre intérêt pour eux. C'est une mine de renseignements
pour tout ce qui a trait à la zoothérapie, le tout en un style clair,
rendant accessibles les données. " Ils (animaux) sont des thérapeutes
exceptionnels qui se contentent de quelques caresses et de mots doux. J'ai l'espoir
un peu naïf qu'après la lecture de ce livre, certains chasseurs poseront
leur carabine au profit d'un appareil photo ou d'une ciné-caméra
et qu'ils poursuivront leur rituel annuel en forêt à observer la
faune vivre plutôt que de la faire mourir. " Page 266 Un livre utile,
accompagné d'une bibliographie sérieuse. Christian
Bobin: Je ne connaissais pas l'oeuvre de Christian
Bobin. On m'a offert cet ouvrage récemment. Quelle chance ! On a envie
de souligner chaque phrase. Ce livre est à déguster, méditer,
recommander, lire et relire. Mieux que moi, la belle préface de Lyddie
Dattas vous en convaincra. De Christian Bobin, je me permets deux
citations, c'est sacrilège, comme si je volais deux notes à Mozart: <<Quelque
chose de l'automne entre dans l'âme,avec la lumière. Le goût
d'une vie claire et chantante, avec du lierre autour des fenêtres et la
bonté dans les plis du vêtement.>> p.53 << Les enfants
quittent la table avant le dessert, ils ne supportent pas le bruit que font les
idées >> p.66 Que Bobin me pardonne ! Lisez, si vous le voulez,
bien sûr, ce livre. Il nous apprend aussi la beauté du silence.
Et comme moi vous plongerez ensuite dans l'univers de Christian Bobin avec
des livres que l'on croirait écris pour quelques amis: L'inespérée,
Geai, La plus que vive, La part manquante... 
Georges
Hyvernaud La peau et les os Carnets
d'oflag Lettre anonyme
Je suis plongé dans l'oeuvre de Georges Hyvernaud. Je recommande de
commencer par La peau et les os. Je suis ébloui
par son style et sa pensée. Cet écrivain est hors du commun. Je
me sens petit face à son grand talent. Mes mots sont incapables d'exprimer
la force de son écriture décapante. Dans un univers cru, nos vies
se dénudent. Le quotidien crache sa misère. La parodie de nos gestes
et prétentions cède sous l'oeil du peintre Hyvernaud. Il nous renvoie
notre image sur le miroir de nos vies démaquillées. Hyvernaud lâche
des mots gentiment, ils vous explosent en plein visage! Attention dynamite! JLG
Je lis souvent des passages dans le livre suivant:
Voici un autre livre de la Grande Dame: Mère
Teresa. Un chemin tout simple, Pocket
10146 Textes réunis par Lucinda Varey " Le fruit
du silence est la prière Le fruit de la prière est la foi
Le fruit de la foi est l'amour Le fruit de l'amour est le service Le fruit
du service est la paix." Mère Teresa Je lis et relis
toute l'oeuvre de Jean Robinet: L'autodidacte,
Compagnons de labour, ( Comme cet homme aime les chevaux, magnifique!!!)
Une écriture qui me touche. J'apprécie la grande sagesse de
cet écrivain-paysan. Et voici un livre étonnant: Brigitte
Bardot Le carré
de Pluton, Grasset 1999 J'admire le courage, la volonté, la lucidité
de cette Dame ! La lecture de ce livre bouleverse. On sort de ces Mémoires
encouragé à défendre, plus que jamais, nos amis les animaux.
L'humain doit immédiatement cesser de faire souffrir les animaux. Lisez
ce livre, vous comprendrez pourquoi Madame Brigitte Bardot lutte depuis des années.
Si chaque humain ne faisait qu'un centième de ce que cette Dame fait, la
Terre ne serait pas loin d'être un paradis. ******************************************************************************* Films: 
Allez
voir Voyage en sol majeur de Georgi Lazarevski, ( 52 minutes 2006
) Un chef-d'uvre, le voyage d'un grand-père
au Maroc et la rencontre avec le petit-fils et la grand-mère passionnée
de musique. Un film de l'intimité joyeuse, un hymne à la vie, une
délicatesse revigorante, un don de la beauté intérieure,
de la spontanéité, de la douceur, de la vie palpable, de la passion,
ce film est mon beau coup de cur en ce novembre 2008.
L'adaptation
cinématographique du roman d'Alessandro Barrico Soie par
François Girard est à la hauteur du livre, un chef d'oeuvre ! Ce
film est aussi envôutant que le livre. Il faut
un immense talent pour atteindre de tels sommets dans l'adaptation d'un livre
que tant de gens ont aimé. Quel défi ! La
réussite est parfaite. Les scènes sont
d'une fine poésie, purs tableaux de maîtres dans lesquels vivent
des actrices et acteurs d'une présence exceptionnelle. Nous
sommes en voyage dans le temps et le monde, emportés par les personnages.
Voir ce film, c'est plonger
dans un rêve qui passe trop vite. Ce film nous
donne un univers d'une beauté délicate, d'une intensité frissonnante,
un cadeau prodigieux. Un immense merci à toute
l'équipe qui nous offre cette LUMIÈRE poétique absolue. JLG
Le
film suivant est touchant, bien joué, la musique prenante, une vraie réussite.
À voir ! 
http://www.joyeuxnoel-lefilm.com/ http://www.allocine.fr/film/galerievignette_gen_cfilm=56539.html J'ai
aussi beaucoup appréçié ce film: 
Monsieur
Ibrahim, Je vous le recommande pour la sagesse
qu'il enseigne, le jeu des acteurs et des actrices,
du plus grand rôle au plus discret, pour
la musique et les décors, et quelles belles voitures
d'époque ! Ce film est émouvant. Une
grâce, une magie se dégagent dans une atmosphère envoûtante,
une amitié entre deux êtres que la vie réunit
et faire grandir. On sort touché par ces heures passées trop vite
en compagnie d'une équipe talentueuse.
Du grand cinéma, un futur classique
! ****************************************************************************** Nebbia
du cirque Éloize et Teatro Sunil,
Pour moi, c'est le spectacle total, des saltimbanques
( dans le sens noble du terme ) généreux, des poètes, des
clowns, des décors oniriques, un éclairage qui transporte, donne
des profondeurs immenses à la scène. Est-ce
du cirque, est-ce du théâtre, de la musique, des chants ? C'est
du très grand art ! http://www.nebbia.com/fr/Nebbia/ |