Voici la recension de Tout le monde vous aime, monsieur Salim par madame Andrée
Poulin lors de l’émission Divines Tentations en compagnie
de madame Danièle Grenier, le 23 mai 2009 à Radio Canada:
http://blsite.perso.sfr.fr/rc3.html Disponible
aussi sur le
site suivant de Radio-Canada. Autre
recension d'Andrée Poulin le 8 mai 2009 sur
: http://andreepoulin.blogspot.com/2009_05_01_archive.html Le
récent roman d'un écrivain qui habite mon patelin et dont j'ai toujours
aimé la prose d'une sensibilité à fleur de peau. Sans complaisance,
il décrit ici les ravages de la vieillesse. Il m'a donné des fourmillements
de voyageuse avec ses envoûtantes descriptions du Maroc, qui donnent envie
d'aller se promener sur les remparts de Taraoudante ou la corniche de Sidi Ifni.
Andrée Poulin Merci
également à toutes les personnes qui ont pris le temps de me lire
et de donner leurs points vue, que je place ci-dessous: Recension
dans le Métropolitain de Toronto: le
21 10 09 Bienfaits du dialogue entre les générations
et les cultures
Paul-François Sylvestre À
chaque recensement on nous dit que la population est de plus en plus vieillissante,
que nous nous dirigeons vers une société où les personnes
aînées constitueront la plus importante tranche d'âge. Les
résidences pour retraités et aînés se multiplient,
tout comme les foyers ou centres de soins de longue durée. Cette réalité
demeure au cur du dernier roman de Jean-Louis Grosmaire, Tout le monde vous
aime, monsieur Salim. À 93 ans, monsieur
Salim habite malgré lui dans la Résidence des joyeux marronniers,
une maison pour personnes âgées de la banlieue parisienne. Il s'en
évade en composant dans sa tête le Livre invisible qui raconte sa
vie depuis son adoption au Maroc par un couple français. Un jour, monsieur
Salim rencontre le jeune Hassan (23 ans), un délinquant à qui un
juge donne une chance en le plaçant " en service commandé par
la justice " ; il écope d'une peine de travaux communautaires à
la Résidence des joyeux marronniers. Monsieur
Salim est né au Maroc et a suivi ses parents adoptifs à Paris. Hassan
est né à Paris de parents marocains. Les atomes crochus ne tardent
pas à se manifester entre ces deux personnages, l'un cloîtré
dans une résidence pour " les vieux ", l'autre cherchant sa place
dans la société. L'auteur aborde
de plein fouet la situation des personnes âgées dans certaines résidences
: solitude, manque d'attention et de considération, ennui, difficulté
de léguer son capital humain et de partager des idées. Il se penche
aussi sur les difficultés des jeunes gens qui ne trouvent pas leur place,
le décalage entre leur vie et celle de leurs parents, les dérives,
les échecs. Tout le monde vous aime, monsieur Salim fait surtout ressortir
les bienfaits de l'entraide et du dialogue entre les personnes, les générations
et les cultures. Le récit est parfois
teinté de petites touches poétiques. À titre d'exemple, monsieur
Salim suit le vol oscillant des martinets qui sillonnent le ciel, puis ajoute
: " ils me conduisent vers le chez-nous de mon cur. " Quant aux
dialogues de Hassan, ils peuvent à l'occasion fourmiller d'expressions
françaises peu connues de ce côté-ci de l'Atlantique : "
c'est pas un Nordaf qui allait lui en imposer, encore moins un loubard
;
pas d'argent dans le gourbi ; qu'est-ce que tu glandouilles ? " Le
style de Jean-Louis Grosmaire est remarquable. Ses phrases sont toujours finement
ciselées. Lorsque monsieur Salim nous raconte un petit voyage entre Meknès
et Erfoud (Maroc), il dit : " je voyageais dans une peinture de Delacroix.
[
] Je cueillais les lueurs de l'aube sur les jeunes fleurs de bougainvilliers
et les corolles écarlates des soyeuses fleurs d'hibiscus. " Tout
au long du roman, Jean-Louis Grosmaire formule de profondes et parfois subtiles
réflexions sur la vieillesse, sur cette période où "
la vie palpite aux secondes de mon frêle cur, [
] où "
la solitude s'éternise. " En une seule phrase, l'auteur réussit
à décrire avec brio toute l'importance que revêt le temps
aux yeux des personnes âgées : " L'avenir est impossible, le
présent, j'essaie de l'accepter, de l'endurer, mais ce que je possède
de beau se niche dans mon passé. " Paul-François
Sylvestre Recension dans Cité
Boomers: Par André
Maccabée le
18-10-2009 J'ai connu Jean-Louis Grosmaire
comme géographe et auteur de livres scolaires, avec la maison Guérin
dans les années 70. J'ignorais qu'il écrivait des romans depuis
2 décennies. Je viens de terminer avec plaisir le dernier, sur monsieur
Salim, une belle histoire sur le besoin de rapprochement entre les générations. Monsieur
Salim a 93 ans, il est placé dans une résidence, un lieu d'ennui
qui ne lui donne pas du tout le goût de vivre, il ne veut pas manger, ni
marcher, ni même se rendre aux toilettes, il vit en couche et rêve
au Maroc. Hassan est un jeune délinquant qui se fait prendre et qui recoit
comme sentence de travailler et d'aider à la résidence de Monsieur
Salim. Les deux vont devenir des amis, et réapprendre à vivre, être
attentif aux gens. Salim se blessera mais en reviendra et des liens se tissent
entre les deux familles, même l'amour se met de la partie. Un exemple
fictif mais qui peut sûrement se vivre pour montrer la nécessité
de vivre entre les générations. Chacun peut en apporter à
l'autre. On est attentif aux paysages, aux gens et la vie redevient belle. Le
format est idéal pour lire dans les transports en commun, pour ensoleiller
notre automne.
André Maccabée
Recension sur LivresPlus: Par
Alexandra S. Holstein TOUT LE
MONDE VOUS AIME, MONSIEUR SALIM (Les Éditions
du Vermillon) Au
fil des années, Jean-Louis Grosmaire a été plusieurs fois
récompensé par des prix pour ses différents ouvrages. Pour
ne citer que celui-ci, son précédent roman, Tu naurais pas
dû partir, a été récompensé par le Prix Louis-Pergaud
2007. Publié il y a quelques semaines par les Éditions du Vermillon,
une maison dédition dOttawa, son tout dernier roman, Tout le
monde vous aime, monsieur Salim, mériterait amplement de recevoir à
son tour un prix. Jean-Louis Grosmaire
a un talent qui, bien trop souvent à mon goût, semble se perdre de
nos jours chez bon nombre décrivains ou prétendus tels : lart
de savoir peindre tant les personnages et leur environnement que latmosphère
et lambiance qui sen dégagent. Cet auteur à la plume
intelligente na donc aucune difficulté à nous entraîner
dans une histoire qui nous semble presque familière, car par sa simplicité
ordinaire, elle peut sassimiler à un quotidien qui pourrait être
ou devenir le nôtre ou celui dun proche. Cette
histoire est parfaitement servie par lécriture fluide de Jean-Louis
Grosmaire. Véritable poésie en prose, tout en clins dil
entre souvenirs et réalité, entre présent et passé,
entre présent et futur, le texte de Tout le monde vous aime, monsieur Salim
est tantôt grave, tantôt léger, à la fois plein de tendresse
et de douceur, mais aussi de cette douleur issue de la solitude de ceux qui ont
perdu quelque chose : que ce soit leurs racines, leur passé et leur jeunesse
comme monsieur Salim, ou leurs origines et leur présent comme Hassan, ce
jeune déraciné qui se tient en équilibre au bord du gouffre
de la délinquance. Monsieur
Salim vit bien malgré lui, dans une résidence pour lâge
dOr
Pour tromper lennui et le temps qui ségrène,
il voyage dans sa tête dans un carnet de souvenirs quil appelle son
« livre invisible ». Natif du Maroc, il y raconte sa vie depuis ce
jour où un couple de Français la adopté jusquà
sa rencontre avec Hassan, fils dimmigrés marocains. Hassan est le
représentant type de cette deuxième génération dimmigrés
pris dans la tourmente du décalage perpétuel entre leur vie et celle
de leurs parents, entre leurs habitudes de vie moderne et le poids des traditions
et des coutumes. Une distorsion douloureuse qui peut faire basculer un avenir
en quelques instants de dérive ou déchecs
La communication
va sinstaller entre ses deux êtres qui se cherchent dans une société
qui semble les avoir laissés sur le bord du chemin : lun parce quil
est trop vieux, lautre parce quil est trop jeune ou dailleurs.
Ce roman nous fait vivre un bel exemple dentraide
et de dialogue entre les générations et les cultures : combattre
la solitude, lennui, labandon et labsence de partage de lun
et la recherche de sa place dans une société qui semble ne pas vouloir
de lui, pour lautre. Loin dêtre
triste, ce roman nous fait espérer dans le genre humain, et cest
tant mieux, car ces temps-ci, les occasions de cette espérance ne sont
pas légion. Monsieur Salim vous
êtes l'un de mes coups de cur de lannée 2009, donc rassurez-vous
tout comme Hassan et Julie, moi aussi je vous aime! ©
Alexandra S. Holstein © LivresPlus Montréal,
2009 www.livresplus.com Recension
dans Info-Culture:
par Luc Bertand Le 18
octobre 2009 Monsieur Salim, âgé
de 93 ans, habite malgré lui dans une résidence pour personnes âgées
La Résidence des joyeux marronniers de la banlieue parisienne. Il sen
évade en composant dans sa tête le Livre invisible qui raconte sa
vie depuis son adoption au Marc par un couple français. Un jour, il rencontre
le jeune Hassan, ce jeune délinquant, qui risque de basculer dans la délinquance.
Peut-être que, comme Hassan et Julie, jeune étudiante en médecine,
à votre tour direz-vous : « Tout le monde vous, monsieur Salim ». Deux
personnages dorigine marocaine, en France, monsieur Salim, cloîtré
dans une résidence, et Hassan, un jeune qui cherche sa place dans la société. Lauteur
aborde les sujets comme la situation des personnes âgées dans certaines
résidences : la solitude, le manque dattention et de considération,
lennui, la difficulté de léguer son capital humain et partager
des idées. Pour certains enfants dimmigrés, les difficultés
des adolescents qui ne trouvent pas leur place, le décalage entre leur
vie et celle de leurs parents et leurs échecs. Bienfaits de lentraide
et du dialogue entre les personnes, les générations et les cultures. Hassan,
suite à une comparution à la cour, ils lont condamné
à faire des travaux pour la communauté. Voilà un bel exemple
pour aider les jeunes délinquants. Ce
roman nous démontre que nos personnes âgées nont pas
souvent de la visite de leurs enfants, de la famille et des amis, ils sont eux-mêmes
sans communication sauf avec le personnel des résidences des personnes
âgées. Jean-Louis Grosmaire nous fait prendre conscience de la réalité
daujourdhui, aussi dans ce merveilleux roman, il démontre que
faire du bénévolat auprès cette clientèle, cela nous
donne une satisfaction accomplie. Comme Hassan
était un délinquant aux prises avec la drogue, un jour sest
fait prendre par la police, comme punition il doit aider une personne âgée
dans une résidence. Les deux personnages se lient damitié,
grâce à laide de Gracibella, une femme portugaise, volubile,
dynamique et souriante qui les a mis les deux en contacts. Nous
pouvons adopter ce moyen pour aider les jeunes délinquants de prendre connaissance
de la réalité en les faisant aller visiter les résidences
de personnes âgées ou les soins de longues durées. Au lieu
de toujours envoyer les délinquants en prison, voilà une alternative
aux jeunes de prendre connaissance de la vie et les surprises dont une personne
peut nous apporter. Je recommande ce livre à tout le monde pour prendre
conscience des effets de bienfaits. Nuit
Blanche Numéro
117, janvier, février, mars 2010 Deux
Marocains à Paris : C'est un souci du réalisme
et beaucoup de tendresse pour ses personnages qui ont animé Jean-Louis
Grosmaire dans l'écriture de Tout le monde vous aime, monsieur Salim. Ce
roman, publié chez Vermillon, évoque entre autres la difficile insertion
d'immigrés d'origine marocaine dans une banlieue de Paris. Recension
de Michèle Laframboise, une artiste d'une grande originalité et
d'un talent tout aussi impressionnant: http://savantefolle.wordpress.com/ Le
jeune Hassan, qui a trempé dans un trafic de drogue, doit pour se racheter
tenir compagnie à un vieillard amer, monsieur Salim, qui, se remémore
son pays natal, le Maroc. Salim fut un enfant trouvé, adopté par
un couple dEuropéens, ramené à Paris, où il
a vécu et ravaillé, avant dêtre, comme tant dautres,
parqué dans ces résidences de personnes âgées. Peu
à peu, les deux sapprivoisent. Monsieur Salim découvre que
même à son âge, il peut apporter aux autres. Hassan prend conscience
de limportance des liens familiaux et renoue avec ses parents, eux aussi
originaires du Maroc. « Jai
été adopté bébé, et pépé, voilà
que je suis à nouveau adopté! » Jai
interrompu la lecture non parce que le livre était ennuyeux, mais parce
que les descriptions des villes et des habitants au rythme de vie lent y sont
magnifiques. Ce nest pas un livre pour écrit pour en tourner les
pages à toute vitesse, mais pour goûter et savourer longuement. Il
faut prendre le temps de lire ce parcours de la mémoire, ce livre vivant. JLG
a longtemps séjourné dans ces pays, et il en a distillé la
grâce dans ce livre. Il a voulu partager son émerveillement avec
nous, et parfois, les conversations entre Hassan et Salim servent à démontrer
un point, comme le traitement des vieux en Europe par rapport dans ces pays de
lAfrique du nord, et à senvoler verbalement vers les villes
du Maroc. En conséquence, et
est le seul défaut du roman, ces échanges sonnent moins naturel
(et je lai dit à lauteur). Certaines informations arrivent
aussi très très tard dans le roman, comme la description physique
de Salim par Hassan, et ce que Hassan a fait apès sa retraite qui auraient
pu nous être donné plus tôt. Mais
le voyage en vaut la peine! La page 75 est un des bijoux descriptifs. «
Un dattier offre son panache en floraison verte au milieu de la vallée
brûlée. Les palmes jouent ombres et lumières sur loasis. Le
vent torsade es colonnes de sables, les engloutit, les élève dans
le ciel rougeâtre. Le vent grenaille le visage, fouette les épineux,
assèche les flancs montagneux, brûle les villages de pierre. Michèle
Laframboise Avis de
lecture d'une lectrice Lundi 4 Octobre 2010 Livres Nadia Sendin Tout le
monde vous aime monsieur Salim de JL Grosmaire Éditions du Vermillon La
rencontre entre un adolescent délinquant et Monsieur Salim qui vit
mal son placement en maison de retraite.
Un
livre plein d'humanité. A lire sans modération !
http://www.limprimante.com/vesoul/avis-de-lecture-d-une-lectrice_a40.html
Choc
des cultures et des générations
Il
était une fois un monsieur respectable cloîtré à son
corps défendant dans une résidence pour gens âgés.
Il sennuie fermement et recherche lévasion mentale. Il la trouvera
dans la rencontre de deux jeunes gens dorigine marocaine. Naîtra entre
ces personnes que tout oppose une belle amitié au point où comme
le dit le titre du livre on finira par dire Tout le monde vous aime monsieur Salim.
Cest un livre de réconfort et despoir en lhumanité. Culturehebdo.com,
octobre 2009 http://www.culturehebdo.com/livres_reel_octobre.htm
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