LES VAGINITES

La vaginite à champignons

La vaginose

Trichomonas vaginalis

L'Uréaplasma

 

Voici certains facteurs pouvant causer une vaginite:
Les irritations locales: savons, parfums, bains moussants, désodorisants féminins, douches vaginales, serviettes sanitaires ou tampons parfumés, eau de javel, piscine, etc.
Antibiotiques
Relation sexuelle avec lubrification inadéquate
Contraceptifs oraux et grossesse
Maladie chronique ( ex: le diabète )
Vêtements serrés, en nylon, etc.
Corticothérapie ( thérapie à la cortisone )

 

 

Vaginite à champignons   

(Infection à Candida)

La Vaginose  

(Gardnerella vaginalis)

Particularité: Levures qui causent des mycoses (champignons) surtout au niveau des régions vaginales et vulvaires, les aisselles, les aines, les pieds et toutes régions humides.

** Cette vaginite se retrouve surtout chez la femme pubère, mais on peut aussi la voir chez l'homme ainsi que chez l'enfant.

Bactérie qui fait partie de la flore vaginale normale pouvant causer une vaginite.
Incubation: Variable: de 3 jours à 2 mois (difficile à déterminer, car les levures font parties de la flore vaginale normale) Variable: de 3 jours à 2 mois (difficile à déterminer, car les levures font parties de la flore vaginale normale)
Symptômes: Chez les filles:
irritations vulvaires et vaginales
rougeur
enflure
ÇA PIQUE!
douleur
sensation de brûlure en urinant
perte blanche épaisse et collante  (style fromage cottage)
peu d'odeur
douleur à la pénétration

Chez les garçons:
rougeur
ÇA PIQUE!
écoulement léger
ulcère (rare)

** La transmission se fait chez le garçon lors de pénétrations répétées avec une partenaire porteuse ou ayant une vaginite.

pertes vaginales claires et liquides
pertes grisâtres
odeur de " poisson pourri " (surtout post-coïtale, après une relation sexuelle avec pénétration)
Ça pique  peu)

 

 

Traitement:
éliminer autre infection sous-jacente(
 ex: MTS )
soulager par une bonne hydratation
antifongiques: Monistat, Canesten, etc.
durée du traitement: 1,3,7,10 ou 14 jours
forme de traitement: suppositoires vaginaux, crèmes vaginales, voie orale (plus rare)
modifier les facteurs qui prédisposent aux vaginites afin d'éviter les récidives
selon certains, il faut éviter les régimes riches en sucre
au départ, pas de traitement pour le partenaire, sauf s'il y a de fréquentes récidives chez la fille    
Métronidazole
quelquefois à l'Ampicilline
Il faut porter une attention spéciale à l'alcool durant le traitement, car cela évite les nausées ainsi que les vomissements
le Métronidazole est contre-indiqué pour une femme enceinte
pas de traitement pour le partenaire au départ, sauf s'il y a de fréquentes récidives chez la fille
 

Trichomonas vaginalis

L'Uréaplasma

Particularité: Parasite transmis le plus souvent par relations sexuelles.

** L'infection est souvent asymptomatique chez les deux sexes.

Bactérie que l'on retrouve dans la flore vaginale normale chez 30% des femmes.

** Il existe une association entre certains cas d'avortements à répétitions ou spontanés, d'urétrites, de vaginites à répétitions et l'uréaplasma.

Symptômes: Chez les filles:
pertes vaginales verdâtres et très odorantes
Ça pique (moyennement)

Chez les garçons:
possibilité d'urétrite (infection de l'urètre)

 
Traitement:
Antibiotique Métronidazole (contre-indiqué pour femme enceinte)
1 seule dose ou plusieurs doses réparties sur 1 semaine
inclure le partenaire dans le traitement

** Il peut y avoir une possibilité d'effets secondaires lors du traitement soit des nausées et/ou des vomissements.  Par contre, si la consommation d'alcool est évitée lors du traitement, il est possible de réduire ou encore d'éliminer ces effets secondaires.

Attention: le trichomonas peut " avaler " les gonocoques ( responsables de la Gonorrhée ) et la Chlamydia.  Il faut donc vérifier s'il n'y a pas d'autres infections sous-jacentes.
idem à celui de la Chlamydia  (Tétracycline ou Erythromicine)
inclure le partenaire dans le traitement

 

** Le traitement de L'Uréaplasma est parfois plus prolongé que celui de la Chlamydia, car il peut arriver que celui-ci soit inefficace, par exemple, dans le cas d'une personne qui est porteuse chronique.

Source:

   OTIS, Johanne et al.  Fertilité, contraception et maladies transmissibles sexuellement: dimensions biomédicales.   Université du Québec à Montréal.  Département de sexologie.