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Cette section du site
est réservée afin de publier des textes et des
oeuvres que je souhaite faire connaître : écrits
sur l'histoire médiévale, oeuvres d'enluminures,
poèmes d'amours courtois, etc. Elle s'enrichira avec le
temps de la contribution de ceux qui comme moi ont moult choses
à dire ou à partager.
Place aux riches heures.....
de lecture.....

Certains
mythes du Moyen-Âge
Daniel
Gélinas (
de l'Association Récréative Médiévale
(Oriflamme
)
Saviez-vous que :
- Une des épices qui aujourdhui
visite régulièrement notre table soit le poivre, se vendait au grain à lépoque.
Les épices étaient dailleurs un cadeau apprécié
et un signe de richesse. En effet, il fallait se rendre en Orient
pour les obtenir.
- Contrairement aux croyances
populaires et à un certain film de Woody Allen (" Tout
ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe mais navez
jamais osé demander "), la ceinture de chasteté pour la femme na pas existée. À
quand celle pour les hommes??
- Les armures de plates (métal) quon peut observer dans bien
des films médiévaux pesaient de 80 à 100 livres. Les chevaliers devaient donc être
en forme et résistant à la chaleur. Ils s'entraînaient
dailleurs au port quotidien de ces armures.
- Lhygiène était léquivalent de ce que
nous connaissons aujourdhui. Les gens prenaient un bain
tous les jours. Ce nest quà la Renaissance
que la malpropreté a pris de lampleur. Pour remédier
à certaines odeurs persistantes, les gens bien nantis
avaient recours aux poudres et parfums. À mentionner,
Louis XIV na pris que trois bains durant toute sa vie et
ce sur les conseils de ses médecins mais se lavait toutefois
le visage et les mains à leau de Cologne tous les
matins.
- Avis aux amateurs de Braveheart:
le droit
de cuissage nétait
pas le droit du seigneur de dépuceler une jeune mariée
mais celui de bénir le lit nuptial en y posant le pied
(les époux nétant pas en train de consommer
leur union, bien sûr!!). Désolé pour les
nostalgiques de cette époque...
- Aujourdhui nos politiciens
sont bien plus " mystérieux " quau
Moyen-Âge. En effet, la vie des rois était publique de la naissance à la mort : tous
pouvaient assister à laccouchement de la reine.
Certaines étaient au bord de lévanouissement
à cause du manque dair dans la pièce où
elles accouchaient (il y avait tellement de personnes présentes).
- Le rôle dun roi était surtout honorifique : son
pouvoir lui venait de Dieu et il le transmettait à ses
vassaux. LHommage au roi était la reconnaissance
publique dun noble envers le rôle divin du roi.
- Il y avait beaucoup de nobles qui étaient plus riches et plus puissants que le
roi. Ce dernier devait donc veiller à
ce que ses " amis " lui soient favorables.
Cette différence de revenus a été à
lorigine de bien des guerres. À noter que ce nest
quau XXe siècle que la famille royale
dAngleterre est devenue la plus riche (elle ne payait pas
dimpôt, mais cela a changé en 1995).
- La femme
était "libérée" au Moyen-Âge. Elle pouvait exercer
tous les métiers, se marier selon son choix (sauf dans
la noblesse mais il en était de même de lhomme),
léguer ses biens à qui elle voulait etc. Elle na
perdu ses droits quà partir de la Renaissance.
- Enfin un stéréotype
qui tombe. En effet, la broderie était
un métier
traditionnel de lhomme
bien que les femmes nobles sy adonnent pour se divertir.
- Une part importante de léducation des
nobles consistait à
apprendre à jouer dun instrument de musique, les
manières à table, la conversation courtoise et
tout ce qui permettait de rendre agréable la vie. Désolé
pour les nostalgiques du barbarisme.
- Grands espaces, chauffage central,
ensoleillement sont aujourdhui choses courantes. Pourtant
les châteaux à lépoque étaient
généralement petits, sombres et froids en hiver.
Tout pour apprécier notre confort
actuel.
- La nudité navait
pas de connotation sexuelle. Dailleurs les lits (objets
de luxe) nétaient jamais utilisés pour une
seule personne. De plus, la baignade se faisait au " naturel "
peu importe lâge ou le sexe. De quoi réjouir
les naturistes...
- Le passage du temps était calculé en heures canoniques,
en saisons, années, règnes (de roi) pas en heures,
minutes et secondes. Une des façons de faire cuire un
oeuf à la coque était de "le faire cuire durant
le temps que cela prend pour réciter trois Pater Noster".
- Bien quaujourdhui
les chiffres arabes (1,2,3...) soient dusage universel,
les chiffres romains étaient exclusivement utilisés
dans tous les documents au Moyen-Âge.
- Durant longtemps, lannée ne
débutait pas le 1er janvier mais à Pâques (résurrection
du Christ) tout étant axé sur la religion chrétienne.
- Les cartes géographiques représentaient souvent lest en haut (à la place du nord). On voulait
ainsi illustrer que Jérusalem (lieu de mort du Christ)
était supérieure à tout.
- Le français était
la langue
universelle de la noblesse et des lettrés et ce même en Angleterre. Richard
Coeur de Lion parlait donc français.
- Le latin était utilisé dans
tous les documents officiels.
Fait à noter, une bonne partie de la noblesse ne savait
ni lire ni écrire. Toutefois les femmes nobles étaient
lexception.
- Les heures de travail nétaient
pas de durée fixe. Il était interdit de travailler
à la lumière artificielle afin déviter
la malfaçon. Les ouvriers et artisans travaillaient donc
de plus longues journées lété que
lhiver.
- Le nombre de jours travaillés était sensiblement le même
quaujourdhui : la majorité des jours fériés
étaient cependant religieux. Le concept de vacances nexistait
pas. Désolé pour les vacances de la construction.
- On mentionnait une date en fonction de la fête du saint
et de la X ième année du règne du roi par
exemple le jour de la Saint Patrice durant la troisième
année du règne du roi Louis.
- Un enfant avait plusieurs parrains et
marraines soit autant
de personnes que ses parents pouvaient en trouver puisque le
taux de mortalité faisait en sorte que la plupart disparaissait
avant que lenfant soit adulte. Imaginer les cadeaux quon
recevrait aujourdhui si cétait encore de mise!!
- Les lépreux devaient
se promener avec une crécelle et étaient obligés
de faire du bruit à lapproche de toute personne.
Ceci afin dindiquer quils étaient impurs et
quil ne fallait pas les approcher. On ne leur apportait
de la nourriture quà une certaine distance afin
de ne pas les toucher.
- Luniversité est une
invention
du Moyen-Âge. De
quatre à sept matières étaient enseignées.
À mentionner, les mathématiques étaient
comprises dans les Arts et la théologie dans les Sciences!!!
- Les oubliettes, comme on les imagine, nont jamais existé.
Ce que lon prend pour tel était des espaces pour
ranger le grain. De même, le donjon
nétait pas une prison mais le bâtiment principal
du château. Si on vous y jette un jour, considérez-vous
comme chanceux.
- Les tapis
dorient étaient tellement précieux quon
les posait sur le mur en tant que décoration. Identique
à " Matante Simone " qui met du plastique
sur ses divans dans le salon que personne na jamais visité.
- Les miroirs étaient
faits de métal poli et étaient rares. Vous nauriez
que très peu vu le bouton sur votre nez avec ces miroirs.
Une façon efficace denrayer la vanité...
Certaines
vérités du Moyen-Âge
Claude Laurent
Saviez-vous que :
- Fierabras était un redoutable guerrier sarrasin dans
une chanson de Geste du XIIe sciècle. Son nom
à donc franchi les sciècles pour devenir l'expression
symbolique que nous connaissons.
- Richard coeur
de Lion, le roi le plus
connu de l'histoire dAngleterre, ne résida même
pas un an au total en Grande Bretagne. Il ne partlait même
pas langlais et préférait de loin ses possessions
dAquitaine, du Poitou et de Normandie. Mort à Chalus,
il est enterré à l'abaye de Fontevraud (France)
où on peut voir son gisant.
- La célèbre chanson
concernant le "bon roi Dagobert"
(roi des Francs de 632 à 639) date en fait de la Révolution
Française et était destinée à ridiculiser
la royauté. Elle aurait été inspirée
par la vie mouvementée et débauchée de Dagobert.
- Au Moyen Âge, se faire traiter de bourgeois ne choque personne, puisque le mot,
issu du latin burgensis, signifie habitant du bourg. Toutefois,
être bourgeois ne sapplique pas au premier manant
venu sétablir au bourg. Pour être bourgeois,
il faut être libre et habiter le bourg depuis un an et
un jour. Serfs, pèlerins et artisans itinérants
nont pas droit au titre de bourgeois et aux privilèges
quil confère; mais si lon possède des
maisons dans plusieurs villes, on peut se dire bourgeois dans
chacune.
- Le prénom Louis provient d'un dérivé du
prénom Clovis qui en germano-latin (Chlodowich ou Chlodovechus)
signifiait "célèbre par ses combats".
- Les épices sont tellement
populaires dans la gastronomie médiévale que leur
commerce vient même baptiser les commerçants des
gens qui font commerce des denrées alimentaires, les épiciers.
- L'expression "mettre la table" à l'époque médiévale
avait tout son sens. Même dans les demeures les plus aisées
il n'y a pas de pièce réservée aux repas.
On devait donc pour pouvoir manger monter la table qui à
l'époque était composée d'une simple planche
posée sur des tréteaux, que l'on recouvre d'un
drap de table, le «doubier».
- Le mot "Hasart" vient de l'Arabe "az-zahr"
(jeu de dés), il donnera "hasard" et ses dérivés.
Le " jeu de Hasart " a été rapporté
des Croisades, il se joue à trois dés.
- Le mot "roman" avant de devenir la forme littéraire
que nous connaissons, correspondait au Moyen Âge à
la langue parlée dans certaines régions de la France
par le peuple et les chevaliers. Ne connaissant souvent pas le
latin, en usage pour les textes officiels, les exploits chevalresques
ont été consignés par écrit au cur
dune littérature destiné à leur usage.
Cest ainsi que furent écrits les premiers romans
en roman, cette langue snobée par les ecclésiastiques.
- Au Moyen Âge, lorsquon
versait un "pot
de vin", on le faisait
sous forme "liquide". Lexpression quon
utilise aujourdhui pour décrire une somme illégalement
versée à une personne influente était courante
dans le vocabulaire médiéval. Mais elle sentendait
alors dans son sens littéral, puisquon corrompait
son dignitaire avec des cruches ou des jarres de bon vin.
- À l'époque médiévale
les foires
se tenaient les jours
de fête. On a donc pris lhabitude dutiliser
le même mot pour désigner un jour de congé
et un jour de fête. Le mot latin "feriae" qui
désigne les jours consacrés au repos et dont dérive
notre expression "jours fériés" est aussi
à lorigine des mots "foire" en français,
"fair" en anglais, "ferie" et "fiera"
en italien, "feria" en espagnol, et "feier"
en allemand. Alors depuis l'époque médiévale
on fait la fête à la foire les jours de fêtes
et c'est la fiesta.
- Au Moyen Âge, largent est... en agrent. Cest en effet de ce métal
que sont constituées les pièces de monnaies les
plus courantes. La monnaie dor n'apparaît en Europe
quau XIIIe siècle, sous la forme de florins
ou ducats dor frappés par les marchands de Florence
et de Sienne, ou encore décus et de louis dor
émis par les rois de France. Les pièces d'or servent
à l'époque surtout aux échanges internationaux.
Pour nous maintenant dans notre vocabulaire l'expression "as-tu-de
l'argent ?" ne corresponds plus au fait de détenir
le métal, mais aux devises en papier, voir même
à la capacité de payer avec une carte de plastique
ou à puce. Peut-être dirons nous un jour "as-tu
des puces ?"
- Vous êtes-vous déjà
demandé doù venait la coutume russe du baiser sur la bouche
entre hommes politiques ? Du Moyen Âge, bien
sûr, période où le baiser sur la bouche,
loin de se limiter à la sensualité, constitue dans
lunivers médiéval, un geste aux fonctions
multiples. Il se pratique régulièrement entre hommes
de la haute société, les laïcs comme les ecclésiastiques,
cela comme marque de bienvenue et d'acceptation.
- Le fammeux "V-Sign" que l'on fait avec l'index et
le majeur en symbole de victoire tire son origine de l'époque
médiévale . Lors de la guerre de cent ans, les
français tranchaient systématiquement l'index et
le majeur des archers anglais qu'ils capturaient pour les rendre
inaptes au tir à l'arc. Les archers anglais sur les champs
de bataille prirent bien vite l'habitude de montrer tout haut
la main tendue leur index et leur majeur intactes en signe de
défi.
- l'époque médiévale
voit naître le trafic des reliques.
Au IIIe et IVe siècles, détranges rumeurs
circulent. On raconte que des miracles se produisent sur la tombe
de vertueux personnages ayant consacré leur vie à
défendre lÉglise. Des aveugles retrouvent
la vue, des membres tordus se redressent, des morts sont ressuscités
Seulement voilà, aller prier sur les dernières
demeures des saints nest pas toujours aisé. Aussi
établit-on bientôt quil nest pas indispensable
de se rendre sur la tombe dun saint pour bénéficier
de sa protection et de ses bienfaits. Le seul contact physique,
ou mieux encore, le contact visuel avec une partie de son corps
est suffisant. Ainsi naît le culte des reliques. Les saints
sont déterrés, et des fragments de leur squelette
sont dispersés aux quatre coins de la chrétienté.
Toutefois si on devait rassembler les fragments aujourd'hui,
il y a fort à parier que nous pourrions retrouver pourrait
suffisamment d'os d'un même saint pour en faire deux ou
trois. Un miracle dirons nous, tout comme la multiplication des
pains.
- Dans l'Angleterre médiévale,
la récompense offerte pour la tête d'un hors-la-loi
était la même que celle pour la tête d'un
loup, soit cinq shillings. Ne vous surprenez donc pas de retrouver
dans les ballades anglaises l'expression "Wolf head" lorsque l'on réfère
à Robin des Bois ou l'un de ses compagnons.
- Le purgatoire est une invention de l'Église qui date
du XIIe siècle. On crée donc ainsi à
l'époque médiévale cette forme de banc de
punition comme au hockey où le pêcheur peut peurger
ses fautes et accéder éventuellement au ciel. Le
purgatoire laisse une chance au pêcheur daccéder
au ciel malgré ses mauvaises actions. Sa « purge
» peut être longue, dix ans, cent ans, voire mille
ans. Cela laisse donc amplement le temps à ses descendants
de prier pour lui ou, mieux encore, de faire des dons à
lÉglise pour accélérer la manuvre.
Les âmes des défunts viennent même dit-on
hanter les vivants pour leur rappeler de contribuer à
leur salut. Un "commerce" très lucratif pour
l'église vient ainsi de naître.
- La découpe du temps :
Jusquaux années 1100, une journée comptait huit heures. LÉglise a ainsi divisé
lhoraire journalier selon les huit prières récitées
par les moines. Au XIIe siècle, les marchands et les savants
découpent le temps à leur convenance afin de graduer
les heures de la journée en parties égales. Leurs
efforts aboutissent à la création dun appareil
qui bouleversera, et pour longtemps, la perception du temps,
lorganisation du travail, voire la conception du monde
en Occident : lhorloge mécanique dont le cadran
gradué est conçu pour égrener deux cycles
de douze heures. À partir de ce moment, une féroce
concurrence sengage. Qui deviendra maître du temps
? Les hommes dÉglise et leurs huit heures monastiques
ou les tenants de la journée de 24 heures ?
- L'expression "tenir le haut du pavé" vient de l'époque médiévale.
Cette expression désignant une condition sociale élevée
provient dune caractéristique de la rue médiévale.
À cette époque les systèmes dégouts
étaient à peu près inexistants et les immondices
et les eaux de pluie se déversent dans les rues. Les porcs
laissés souvent en liberté soccupent d'une
partie des vidanges, mais un excédent de déchets
samasse dans la partie centrale de la rue, creusée
en sillon, canivau pour laisser couler les eaux usées.
Il était de coutume de laisser la partie haute de la chaussée
aux personnes les plus riches, afin quelles évitent
de souiller leurs vêtements. Elles tenaient donc "le
haut du pavé".
- Le sport la plus pratiqué
par les communautés villageoises médiévales
est le jeu
de soule l'ancêtre du soccer-football
et du rugby. Deux équipes
pouvant compter plusieurs dizaines de participants sefforcent
de semparer dune balle faite de cuir ou de bois et
de la conduire au but constitué par une porte, un arbre,
un mare ou une marque imprimée au sol. Tous les coups
sont permis et le terrain nest généralement
pas délimité. Il y a souvent des blessés,
parfois même des morts. On projette la balle (la soule)
avec les pieds ou les mains ou encore à laide dune
crosse. La soule oppose souvent deux communautés voisines,
une fois lan, au moment de Noël ou d'un carnaval,
sur un terrain situé à la limite des paroisses.
Cest le moment de régler par le jeu les rivalités
entre les villages.
- Les tournois de chevaliers du XIIe siècle sont
des événements dont on décide du lieu et
du jour au dernier moment. Aujourdhui, quelques heures
suffisent pour organiser une activité par téléphone
ou par courriel, à l'époque médiévale
il faut compter quelques semaines. On choisit les lieux de lévénement
entre deux localités, un peu à lécart
des villages ou des villes : de préférence sur
un vaste champ sans clôture et on monte le tout prestement.
- Les shérifs ne sont pas une invention des Western américains.
Le concept provient de l'Angleterre où le pays était
divisé en compté (shires) que gouvernait un shérif.
Choisi parmi la noblesse ou les chevaliers, les shérifs
étaient payés par le roi pour collecter les impôts
et faire respecter la loi. Le plus célèbre est
sans nul doute le shérif de Nothingham. Bien qu'il s'agit
personnage légendaire dans la célèbre légende
de Robin des bois, la ville de Nothingham en Angleterre existe
pour le vrai et on y retrouve un vrai shérif.
- La forêt de Sherwood en 1200 s'étendait sur près
de 80km2. C'était une des plus vaste forêt
d'Angleterre. Aujourd'hui elle ne couvre à peine plus
que 2km2. Robin des Bois pourrait à peine y
cacher un chat.
- Frère
Tuck, le mot anglais
tuck désigne la corde que les moines nouaient autour de
leur taille en guise de ceinture. Dans l'histoire de Robien des
bois si l'office de la langue française était passé
par là, on aurait appelé le bon frère Tuck
le frère Ceinture.
- En anglais le mot hood dans
Robin Hood fait référence au fait
que Robin devait se cacher dans les bois. Hood en anglais signifie
le fait de recouvrir quelque chose. On désigne courrament
par hood une forme de capuchon ou capuche que les gens du peuple
utilisaient à l'époque médiévale
pour se couvrir la tête. On utilise encore l'expression
s'encapuchonner lorsqu'il fait froid l'hiver.
- Les villes étaient bien
moins moins grande qu'aujourd'hui à l'époque médiévale.
la polulation
des grandes villes au
XIIe siècle :
Paris: 150 000, Milan: 100 000, Venise: 90 000 (capitale du commerce
méditerranéen), Florence: 80 000, Bruges: 50 000
(le gouvernement des marchands), Londres: 40 000, Amsterdam:
40 000, Rouen: 30 000.
- Au Moyen Âge, «Noël !, Noël
!» était
un cri de réjouissance proclamé par le peuple à
nimporte quel moment de lannée, pour saluer
un événement heureux. Le crit Noël ! Noël
pouvait donc être entendu lors d'un couronnement, une naissance,
un mariage etc.
- Crier «Haro ! Haro !» sur quelqu'un signifie manifester énergiquement
sa réprobation et réclamer un châtiment pour
la personne en question. C'était donc le cri que l'on
entendait lorsqu'un badaud se faisait couper sa bourse ou un
chevalier arracher son manteau.
- Voici quelques phrases célèbres
et devises et leur origine médiévale :
- «Vox
populi, vox Dei » (voix du peuple, voix de Dieu)
On doit cette devise
au théologien anglo-saxon Alcuin (735-804),
. Alcuin fut disciple de Bède et l'un des principaux artisans
de la renaissance carolingienne, il aida notamment Charlemagne
à organiser l'enseignement en Occident.
- «Tuez
les tous, Dieu reconnaitra les siens !»
Cette phrase aurait été
prononcée par Arnaud Amalric, légat du pape
Innocent III chargé de réprimer l'hérésie
Cathare lors du terrible massacre de Béziers en 1209.
Arnaud questionné pour savoir comment distinguer les Cathares
des bons chrétiens dans la ville, se serait exclamé
avant de lancer ses troupes à l'assaut : « Tuez-les
tous, Dieu reconnaîtra les siens...
Le massacre de Béziers fit entre 20 000 et 60 000 morts,
il marqua le début de la Croisade des Albigeois, qui se
termina en 1244 par un autre bain de sang à Montségur,
dans le Comté de Foix.
- «Maudits
! Maudits ! Tous maudits jusqu'à la treizième génération
de vos races !»
Ces mots auraient été
prononcés par Jacques de Molay - (19 mars 1314), grand-maître de l'Ordre des Templiers,
lors de son supplice sur le bûcher de l'île aux Juifs
à Paris le 19 mars 1314.
L'Ordre souverain des Chevaliers du Temple de Jérusalem
fut fondé en 1128 par Hugues de Payns pour assurer la
garde des Lieux Saints de Palestine et protéger les routes
des pélerinages.
Au début du XIVe siècle, le roi de France
Philippe IV le Bel, lourd emprunteur de l'Ordre, décide
de s'attaquer aux Templiers afin de s'approprier leurs richesses.
Le 13 octobre 1307, Jacques de Molay, le grand-maître,
et les 140 Chevaliers de la maison-mère sont arrêtés
à l'Hôtel du Temple sous des chefs d'inculpation
douteux (profanation de la croix, idolatrie d'une tête
de chat, sodomie), tout comme des centaines d'autres Templiers
de Province.
Le procès dure près de sept ans et, un à
un, sous les tortures, les Chevaliers du Temple finissent par
avouer les crimes qu'on leur impute. Sous la pression de Philippe
le Bel, le pape Clément V émet le 3 avril 1312
la bulle Ad providam, annonçant la suppression de l'Ordre.
Le 18 mars 1314, Jacques de Molay, emprisonné depuis octobre
1307 dans la prison du Temple, est conduit devant la cathédrale
de Notre-Dame pour entendre le verdict du procès. Mais
celui-ci haranguent la foule en disant que leurs aveux ont été
volés, que les Templiers n'ont commis aucun crime et sont
victimes d'une machination. Les templiers alors condamnés
au bûcher.
Le lendemain, 19 mars 1314, sur le bûcher, Jacques de Molay
s'écrie :
«Pape Clément ! Roi Philippe ! Avant un an, je vous
cite à paraître au tribunal de Dieu pour y recevoir
votre juste chatîment ! Maudits ! Maudits ! Tous maudits
jusqu'à la treizième génération de
vos races !»
La malédiction du grand-maître allait s'avérer
exact : Clément V meurt le 20 avril 1314 d'étouffement.
Philippe le Bel décède dans la nuit du 26 au 27
novembre 1314 d'un ictus cérébral ; ses trois fils
mourront dans les 12 années à venir, sans laisser
de descendance mâle, mettant ainsi fin à la lignée
directe des Capétiens.
- «Honi
soit qui mal y pense !»
Devise des chevaliers
de l'ordre de la Jarretière fondé en 1348 par Édouard
III Plantagenêt
(1312-1377), roi d'Angleterre.
Selon la chronique, la comtesse Jeanne de Salisbury avait perdu
sa jarretière au cours d'un bal à Calais. Le roi
se serait baissé pour ramasser celle-ci en défiant
les railleurs par cette réponse courtoise. Il fit alors
du ruban bleu l'insigne et la devise de l'odre le plus noble
de toute la royauté. Cet ordre a compté avec le
temps des empereurs et de nombreux rois parmi ses membres.
- «Immensi
tremor Oceani»
Devise des Chevaliers
de l'ordre de St-Michel.
- «Pretium
non vile laborum»
Devise des Chevaliers
de l'ordre de la toison d'or.
- «Qui
m'aime me suive»
À peine a-t-il
été sacré à Reims que le roi Philippe
VI de Valois (1293-1350) part en guerre contre les bourgeois
de Bruges, insurgés contre leur seigneur, le comte de
Flandre Louis de Nevers.
Il demande alors aux barons qui lui ont offert la couronne de
l'assister dans cette première campagne. Comme ils se
montrent quelque peu réticents, le connétable Gautier
de Châtillon leur lance : «Qui a bon coeur trouve
toujours bon temps pour la bataille». Et Philippe VI d'ajouter
cette turade qui devint célèbre «Qui m'aime
me suive».
- «A
coeur vaillant, rien d'impossible»
Telle était la
devise de Jacques Coeur (1395
- 1456), homme d'affaire
devenu grand argentier du Roi de France Charles VII.
Fils d'un marchand de Bourges, Jacques Coeur se lance dans le
commerce maritime avec la Turquie, l'Inde et la Chine. Ayant
amassé une grande fortune et rendu de nombreux services
à la Cour de France, il est nommé Maître
des monnaies en 1436 puis Argentier du Roi en 1439. Anobli, nommé
au Conseil du Roi et protégé par la maîtresse
de ce dernier Agnès Sorel, Jacques Coeur finance largement
les dernières campagnes de la guerre de Cent Ans.
Très ambitieux, il construit dans sa ville natale l'Hotel
qui porte son nom et sur le fronton, duquel est gravée
sa devise «A cuers vaillans, riens impossible».
- «La
fin justifie les moyens»
Philippe van den Clyte (1445-1509), seigneur de Commynes, servit le duc de Bourgogne
Charles VIII le Téméraire en qualité de
chambellan avant de prendre le parti de son rival, le roi de
France Louis XI. Ayant sauvé la mise du roi lors de l'entrevue
de Péronne, il en fut récompensé par le
titre de sénéchal de Poitou et quantité
de richesses.
Après une brève disgrâce sous la régence
d'Anne de Beaujeu, fille de Louis XI, il revint au service de
Charles VIII et se retira sur ses terres à Argenton-sur-Creuse,
où il écrivit ses mémoires. De ces Mémoires
en forme de traité de morale politique fut extraite la
célèbre formule que nous connaissons qui fut appelée
à devenir un proverbe.
- «Qui
s'y frotte s'y pique»
Devise des ducs d'Orléans
qui avaient adopté le porc-épic comme emblème.
Le roi Louis XII (1462-1515), fils du poète Charles d'Orléans,
conserva ces insignes quand il succéda en 1498 à
son neveu Charles VIII, mort sans héritier, et épousa
la jeune reine devenue veuve Anne de Bretagne... et sa dot.
- «Un
cheval ! Mon royaume pour un cheval !»
Fils de Richard d'York
et Duc de Gloucester durant le règne de son frère
Edouard IV, Richard III (1452
- 1485) devient régent à la mort
de son frère. Séquestrant ses deux neveux Edouard
V et le Duc d'York dans la Tour de Londres, il parvient à
les faire déclarer enfants illégitimes et est certainement
à l'instigation de leur assassinat, qui lui permet de
se faire couronner roi le 6 juillet 1483.
Le 7 août 1485, Henry Tudor débarque en Angleterre.
Une bataille oppose ses partisans à l'armée royale
le 22 août 1485 à Bosworth. Richard III y est tué
et son armée vaincue. Henry Tudor accède au trône
sous le nom de Henry VII mettant ainsi fin à la guerre
des Deux-Roses qui opposa les familles des York et des Lancaster
de 1454 à 1485.
Dans la tragédie Richard III qu'il écrit en 1592,
William Shakespeare (1564-1616) prête à Richard III la
volonté d'avoir voulu échanger son royaume pour
un cheval lors de la bataille de Bosworth, afin de prendre
la fuite. Mais ces paroles semblent être une pure invention,
prenant place dans la campagne de diffamation dont fut victime
Richard III de la part des défenseurs de la dynastie des
Tudor.
- De près
comme de loin.
Devise de Louis XII.
- Dat virtus
quod forma negat.
Le courage donne ce que refuse la beauté.
Devise de Bernard du Guesclin.
- Donec totum
impleat orbem.
Jusqu'à ce qu'il remplisse l'univers.
Devise d'Henri II.
- In via virtuti
nulla est via.
A la vertu, il n'est pas d'obstacle.
Devise d'Henri IV.
- Memento finis.
Penses à ta fin.
Devise de l'ordre des Templiers.
- Melius mori
quam foedari.
Il est mieux de mourir que de se désonorer.
Devise d'Anne de Bretagne.
- Voici quelques cri de guerre
:
- «Mont-joie
Saint Denis»
Il s'agit du cri de guerre
des capétiens, véritable signe de ralliement autour
du royaume de France.
L'origine de ce cri serait liée à celle des monts-joie,
qui sont des collines. Une mont-joie existait à 3km de
la basilique de Saint Denis, et avait un caractère sacré
par le fait qu'elle aurait été le lieu du martyr
de Saint Denis au IIIe sciècle. «Mont-joie
Saint Denis» associerait ainsi la royauté à
un lieu sacré, comme pour mieux auréoler le pouvoir
royal.
- «Dieu
et mon droit»
Cri de guerre des anglais
à la Bataille de Crécy où le roi d'Angleterre
réclamait son droit à la couronne de France.
- «In
deffens» (Pour
ma défense)
Cri de guerre des rois
d'Écosse.
- «Diex
aye dam» (Dieu
nous aide)
Cri de guerre des ducs
de Normandie.
- «Montjoie
au riche duc / Montjoie Saint-Andrieu»
Cri de guerre des ducs
de Bourgogne qui vénèrent St-André au lieu
de St-Denis.
- «Montjoie
Anjou»
Cri de guerre du roi
René, duc dAnjou.
- «Malo
au riche duc»
Cri de guerre des ducs
de Bretagne.
- «Notre-Dame
Bourbon / Montjoie Bourbon / Montjoie Notre-Dame / Espérence»
Cri de guerre des ducs
de Bourbon qui vénèrent Notre-Dame.
- «Frappez,
entrez, rompez tout !»
Cri de guerre des ducs
de Savoie.
- «Vlaenderen
die leu» (Flandre
le lion)
Cri de guerre des comtes
de Flandre.
- «Passavant
li meillor» (Que
le plus brave s'avance contre nous)
Cri de guerre des comtes
de Champagne.
- «Au
feu ! Au feu !»
Cri de guerre des comptes
de Bar.
- «Saint-Liénard»
Cri de guerre des comptes
de Limoges.
- «Saint-Maurice»
Cri de guerre des comptes
d'Anjou.
- «Chartres»
Cri de guerre des comptes
de Vandôme.
- «Toulouse»
Cri de guerre des comptes
de Toulouse.
- «Place
à la bannière»
Cri de guerre des comptes
de Courcy.
- «Dieu
aide au premier baron chrétien / Sans errer ni varier»
Cri de guerre des seigneurs
de Montmorency.
- «A
Salvaing le plus gorgias» (gorgias = hardi ou richement armé
et vêtu)
Cri de guerre des seigneurs
de Salvaing en Dauphiné.
- «À
la rescousse»
Cri de guerre des seigneurs
de Montoison.
- «Au
plus dru»
Cri de guerre des seigneurs
de Tournon.
- «Moult
me tarde»
Cri de guerre de Phillipe
le Hardi.
- «Ainsi
je frappe»
Cri de guerre de Charles
le Téméraire.

Production © 2004, Claude
Laurent
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