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L'astronomie amateur

Mes instruments pour pratiquer l'astrophotographie

Vue d'ensemble

Note : Au moment d'écrire cet article j'utilisai un APN Nikon Coolpix 4500,
j'utilise depuis décembre 2003 un Canon Rebel 300D

  • Télescope Meade LX90 avec monture équatorial
  • Lunettes SkyWatcher 120/600mm et une Orion 80 ED à focale courte sur une monture EQ5, idéal pour les objets de grande dimension comme l'amas double de persée ou M 42
  • Oculaire Astrométrique Meade pour faire la mise en station équatorial
  • "Flip Mirror System" de Meade, idéal pour les objets du ciel profond
  • Levier "fabrication maison" pour faciliter la mise au point
  • Filtre Baader pour le Soleil
  • Petit téléviseur noir et blanc de 5 pouces qui fonctionne sur le 12 volts et qui possède une entrée video, très utilile pour faire la mise au point sur la lune, les planètes et le soleil.
  • Caméra Nikon 4500 avec déclencheur souple électronique et à pression
  • Oculaires William Optic DCL-28 de 24 mm et Celestron Ultima de 35 mm
  • Bague avec filet mâle 28 mm pour caméra et femelle 42 mm de l'autre coté

Descriptions des différents composants

Ma caméra est une Nikon Coolpix 4500 qui en passant fonctionne très bien même à -20 deg. cel. Ce type de caméra nous permets de prendre plusieurs photos du même objet sans se soucier du prix de la pellicule et du développement. Justement il faut toujours prendre plusieurs images, les meilleurs sont conservées et il est possible de les "Stacker" pour faire ressortir les détails ou pour augmenter la luminosité des objets. J'utilise également un déclencheur souple Nikon, en passant je ne suis pas en amour avec ce modèle, mais il est indispensable. Et très important avec la Nikon 4500 il ne faut pas utiliser le mode "mise au point automatique" réglé sur l'infini mais plutôt le mode "mise au point manuel" réglé sur l'infini. Le mode automatique refait une mise au point à la dernière minute qui donne un flou sur la photo.

J'utilise également une lunette SkyWatcher 120/600mm à focale courte sur une monture EQ5 motorisé sur les deux axes, idéal pour les amas ouverts (l'amas double de persée ou M 45) ou les objets de grande dimension comme M 42. Je préfére utiliser le LX90 avec une focale de 2 000 mm pour les galaxies, les amas globulaires, les nébuleuses planétaires car ils sont généralement de petite dimensions, sauf peut-être pour la galaxie M31.

 

Dernièrement j'ai fabriqué un support pour adapter un déclencheur souple à pression (avec une poire) à ma caméra qui ne coûte que 20$. Il possède un très long tube qui supprime les tremblements qui sont transmis à la caméra. Le fil du modèle Nikon est trop court et il n'est pas très souple par temps froid.

 

 

 

 

J'utilise l'oculaire Celestron Ultima 35mm que j'ai fais machiner pour qu'il vise directement dans la bague qui est fixé sur la caméra. Cette bague a des filet mâle 28mm pour la caméra et femelle 42 mm de l'autre coté, elle est disponible à La Maison de L'astronomie, Montréal.

Il est extrêmement utile pour photographier le soleil et la lune dans leurs intégralité.

 

Ma dernière achat est un oculaire qui a été conçu spécialement pour les caméras Nikon avec filet de 28 mm, il s'agit de la William Optic DCL-28 de 24mm de focale (voir les deux premières photos de cette page). Pas besoin d'adaptateur avec cet oculaire et il donne de bon résultat, même avec la caméra "zoomer" au maximum comme cette photo de tache solaire ou de cratères.

Les oculaires qui s'adapte directement à la caméra sont facile à utiliser et il sont très stable comparativement au support universel qui sont vendu pour s'adapter à différent modèle de caméra. Ils sont difficile à centrer, aligner et surtout de le rester.

 

Le Flip Mirror n'est pas très utile pour le planétaire, la lune et le soleil, car l'objet est bien visible sur l'écran de la caméra. Il est possible de faire le cadrage et la mise au point en temps réel à partir de celle-ci. Mais pour le ciel profond, il est d'une grande utilité. Le miroir étant en position abaissé, il nous permet de voir le faible objet dans l'oculaire, de le centrer et de faire la mise au point. Il ne reste qu'à relevé le miroir pour faire la photo.

Mais il faut au préalable calibrer l'oculaire et la caméra pour que la mise au point soit identique. Cette procédure est très simple.

Premièrement, le miroir est relevé pour faire la mise au point d'un objet brillant sur l'écran de la caméra. Cette mise au point est faite comme d'habitude avec le bouton de mise au point du télescope.

Et deuxièmement, le miroir est abaissé pour faire la mise au point de l'oculaire. Cette fois nous tournons le porte oculaire sur le dessus du système de miroir pour obtenir la meilleure mise au point possible. Cette mise au point peut être très précise car le porte oculaire possède des filets très fin.

Un masque de Hartmann (couvercle avec deux ou trois trous que l'on place devant le télescope) est très utile pour faire ce calibrage.

Il est aussi possible de faire la mise au point à l'écran quand il y a une étoile brillante visible dans ou près de l'objet à photographier. Exemple, avec la nébuleuse d'Orion M42, nous pouvons voir 2 à 3 étoiles en temps réel sur le petit écran. Plus la mise au point est fine, plus elles sont brillantes.Il ne faut oublier que le plus difficile c'est justement la mise au point. L'usage d'un petit téléviseur en remplacement de l'écran intégré nous aides beaucoup pour cette opération.

Un autre gadget pour la mise au point, un levier "fabrication maison" qui se fixe sur le bouton rotatif du LX90. La précision est grandement améliorée à cause de l'effet de levier et une bonne partie des vibrations causées par la manipulation sont supprimées.

L'astrophotographie n'est pas toujours facile, plusieurs photos finissent dans la corbeille. La météo travaille souvent contre nous, la turbulence est le pire des phénomènes, elle fait danser les planètes. Il y a également l'humidité et la pollution lumineuse.

Une fois le travail sur le terrain terminé et que les images sont transférés dans l'ordinateur nous passons au traitement de celles-ci, et là il est possible de s'amuser très longtemps, mais c'est une autre histoire …

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