(France), le 26 novembre 2000
Je viens de
perdre, en trois ans, mon beau père d'un cancer, mon frère d'un suicide,
et maintenant ma mère des suites d'une longue maladie.
Je voudrais
essayer de redonner l'espoir à ceux qui l'ont perdu ; quoique l'on
pense, quoique l'on fasse, ils sont toujours là, présents avec nous sur
le chemin. Alors il faut se battre, pour eux car notre tristesse les
empêche de s'épanouir dans l'autre monde, mais aussi par amour pour eux
il faut continuer à aimer la vie. Nous avons chacun notre croix à
porter, en pensant toujours que la nôtre est la plus mauvaise.
Laissons le
passé derrière, pensons à l'avenir car quoique vous pensiez, vous
continuerez à vivre, nous continuerons à avoir des épreuves. Elles
seront moins dures à porter si nous avons quelques souvenirs merveilleux auxquels
nous accrocher.
Ne perdez
pas courage, soyez forts. Je vous aime tous très fort.
Noëlle

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