Labelle
(Québec), le 26 juillet 2002
Ma fille est maintenant un ange... et comme c'est difficile pour moi !
Vickie chérie avait sept ans quand le cancer s'est déclaré. Elle a
livré bataille dans la sérénité pendant près de deux ans. Quelle
sagesse ! Jamais de plaintes, jamais de « pourquoi moi »,
une seule parole de regret environ une semaine avant de partir. Elle m'a
dit : « Maman, comme j'aurais aimé être comme les enfants de
mon âge et aller à l'école ».
Elle connaissait sa destinée mais n'en parlait jamais ; je
respectais son silence. Peut-être aurais-je dû aborder le sujet mais ça
me faisait tellement mal. Peut-être m'aurait-elle parlé de ses peurs, de
ses peines. Il est maintenant trop tard ; j'aurais peut-être dû...
C'était une petite fille qui aimait la vie, ses amis, ses professeurs,
son chat, son chien et énormément ses parents. Sur tous ses dessins il y
avait des cœurs et des X pour signifier des caresses. Elle nous écrivait
souvent des petits mots d'amour. J'en ai même trouvé un sur un
papier-mouchoir camouflé dans mon sac de cosmétiques, c'était écrit :
« Je t'aime Maman, ta fille Vickie xxx ». Comme il est
précieux pour moi.
Mon amour, il y a déjà près de sept mois que tu es partie ; comme
tu nous manques ! À chaque jour je demande au bon Dieu de venir me
chercher. Comme j'ai hâte qu'Il se décide. J'ai hâte de te serrer dans
mes bras, toi, mon unique enfant, ma joie de vivre, mon petit cœur
d'amour, mon ange dans le ciel. Que Dieu exauce ma prière,
Maman
Jocelyne

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