Saint-Eustache
(Québec), le 14
août 2002
Allô mon amour,
Déjà
cinq longs mois sans toi. Ton absence est toujours aussi lourde, les
journées sont toujours aussi longues. Maintenant les vacances sont
arrivées et je ne sais quoi faire de mes journées. Je vois les enfants
régulièrement, j'essaye toujours de comprendre mais je n'y arrive pas.
À chaque matin c'est encore une lutte à finir, c'est l'éternel combat
qui recommence.
Les sports d'hiver sont à la veille de recommencer et je me dois pour toi
de faire face à la musique. L'autre jour, je suis allée à l'aréna et
je te sentais si présent, c'est comme si tu étais toujours là. J'y ai
revu tous nos amis, tout le monde était content de nous revoir, ta fille
et moi.
Je n'arrive pas me mettre dans la tête que tu n'es plus là. Tu étais si
jeune, on ne meurt pas à ton âge, mais comme toujours je dois me rendre
à l'évidence car le soir venu tu ne rentres pas à la maison, et ça me
frappe à chaque fois. C'est comme si je gardais espoir jusqu'à la tombée
du jour.
Mais je sais que d'où tu es, tu gardes toujours un œil sur nous et que
tu nous protèges. J'attends avec impatience le jour ou j'irai te
retrouver. D'ici là je continue la route qu'on avait choisie ensemble et
je sais que même si physiquement tu n'es plus là, tu es toujours malgré
tout parmi nous.
Je t'aimerai toujours mon amour.
Sylvie
xxxxx

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