COMMENT PENSENT LES CHIENS

Une relation non-verbale à la communication canine

 

L'article suivant de William E. Campbell a été publié la première fois dans le magazine Dogworld. Il vous est présenté ici afin de vous transmettre les concepts humains de Campbell et des façons non-punitives pour corriger un problème de comportement chez un animal de compagnie.

Publié aussi en anglais dans "Behavior Problems in Dogs" (1995, Mosby Yearbook Publishers) et "Owner's guide to Better Behavior in Dogs" (1995, Alpine Publishers.

 

CONTENU

·        Introduction

·        Compréhension de la pensée non-verbale

·        Évidence de l'image

·        Quelques exemples humains

·        De retour aux chiens

·        Le dilemme du chiot

·        Traumatisme psychique

·        Application d'images positives pour résoudre "l'anxiété de séparation"

·        Le programme

·        À L'AIDE!

·        Les images d'hyper-émotivité

·        La grande image

 

Introduction

Avez-vous déjà entendu parlé d'un appareil ou d'un programme conçu pour corriger un problème de comportement canin qui explique à quel point les chiens sont intelligents et de quelle façon ils pensent ? La plupart des programmes ou gadgets permettent littéralement aux propriétaires de déclarer la guerre à leurs animaux de compagnie malchanceux. L’entreprise ne permet que peu ou pas du tout aux chiens de penser.

 

En fait, leur idée fondamentale est que les chiens ne pensent pas du tout ... qu'ils réagissent plutôt aux stimulus externes seulement, comme des robots, ou répondent simplement à leurs instincts. Le chien est rarement crédité de la capacité de résoudre un problème mentalement, d’analyser une situation, d’imaginer des façons de le résoudre ou de la contrôler, et ensuite planifier une action pour atteindre le but qu’il s’était fixé dans son esprit. Bref, le chien est considéré comme un vrai mannequin et traité alors comme tel. Mais ce concept est incorrect. Le chien est intelligent. Il peut, et habituellement le fait,  faire le tour de la question plus vite que son propriétaire; il le peut parce que la plupart des propriétaires n’ont jamais appris à penser comme un chien.

 

Compréhension de la pensée non-verbale

Nous nous demandons parfois ce que peut bien penser notre chien. Si nous nous le demandions à haute voix, quand l’heure du repas approche et que le chien nous regarde avec espoir nous dirions quelque chose comme : « Je parierais que Tippy se dit : quand mon dîner va-t-il être servi? ». En toute probabilité, Tippy n’est même pas en train de penser à « quand son dîner sera servi ». Il est plus probable que Tippy imagine ou pense aux mots et aux mouvements que vous dites et faites d’habitude avant de lui donner son dîner; quelque chose dans le genre de : « Tu veux manger, Tippy? ». Tout ce remuage de queue et ces yeux suppliants n'ont pour seul but que de vous faire dire ces mots.

 

Mais l’incapacité de traduire sa pensée en langage parlé n’en fait pas un chien inintelligent. Les personnes elles-mêmes ne pensent pas activement dans une langue parlée à moins qu’elles ne  soient "en train de parler". Par exemple, pendant une courte vacance au Japon, si vous ne parlez pas déjà japonais, vous apprendrez probablement la signification de quelques mots. Un matin, quelques habitants vous regardent et vous disent: « Ohio »; vous savez qu’il ne s'agit pas de l'endroit d’où vous venez mais qu’ils vous disent plutôt « Bonjour! ». Cependant vous ne penserez pas encore en japonais tant que vous n'y aurez pas vécu pendant quelques mois et appris à parlé couramment la langue. Même un chien de race Akita n’apprendra jamais à parler ou à penser dans le jargon du pays parce que ses cordes vocales, sa langue et ses lèvres ne peuvent formuler les sons des Japonais.. ou des Anglais… ou des Français, etc, etc. Chez le chien, l’apprentissage des langues se limite à la signification des sons de certains mots. Heureusement, le chien apprend rapidement les sons qui sont importants pour lui.

 

En gardant cela en mémoire, quand Tippy nous pousse pour que nous lui servions son dîner, nous serions sages de renoncer aux idées de phrases complètes et devrions les remplacer par le concept d’images mentales du langage. Illustrons à nouveau : quand Tippy demande son dîner il voit en fait, à travers son maître, l'endroit où lui sera servi son repas, généralement la cuisine.

 

Évidence de l'image

Quelques recherches très convainquantes suggèrent que le chien pense en se servant d’impressions sensorielles : le visuel, le son, l’odeur, etc. Ceci ne veut pas dire qu’il reste tranquillement assis pendant des jours à se passer des vidéos dans son cerveau. Cependant, il partage probablement notre capacité de former et d’expérimenter certaines images dans son esprit, des odeurs et des sons. La base scientifique de cette idée vient de la Russie et a été publiée aux EU en 1973. Un scientifique nommé V.S. Rusinov étudiait l’électrophysiologie du cerveau et avait plusieurs chiens en cages dont les cerveaux étaient branchés à des câbles, des sondes cérébrales et des émetteurs. Quand les chiens étaient transférés du chenil vers le laboratoire pour les tests expérimentaux du conditionnement, l’appareil électro-encéfalographe était allumé pour enregistrer les ondes cérébrales. Ceci se passait à la même heure, chaque jour, cinq jours par semaine. Durant un week-end, Rusinov amena un groupe de visiteurs dans le laboratoire et alluma accidentellement l’appareil d’EEG. LO, le chien dont les tests n'étaient prévus que pendant la semaine, envoyait des ondes presque identiques à son graphique  de tests habituels. Lorsque la période du test fut passée, les ondes cérébrales sont bientôt revenues au repos, à leurs formes "repos".

 

Je n’ai jamais trouvé de mention de Rusinov à savoir que les chiens dans le chenil exécutaient en fait leurs comportements conditionnés de laboratoire. Les chances sont qu’ils ne l’étaient pas, mais une chose est presque sûre : en comparaison avec l’expérience chez l’humain dans des études semblables, les chiens le faisaient mentalement.

 

Le scientifique Jerzi Konorski enseignait aux chiens à saliver et attendre la nourriture quand une lumière clignotait. C'était fait régulièrement aux deux minutes. Cependant, après quelques essais, les chiens commençaient à saliver et à regarder le bol comme si la nourriture y était réellement, même si la lumière n'avait pas clignoté. Konorski avança que les chiens hallucinaient  sur les deux: le stimulus (la lumière) et la récompense pour avoir salivé (la nourriture). Une chose est sûre: quelque chose se passait dans l'esprit des chiens et les faisaient se comporter comme si elle se produisait réellement.

 

Quelques exemples humains

Avant de poursuivre sur le sujet des chiens, considérons quelques facettes de notre propre "façon de voir", telle que suggérée par Konorski. Imaginez que vous avez rendez-vous avec votre amoureux/amoureuse à un restaurant bondé. Vous arrivez à l'heure prévue et vous vous installez à une table près de la porte. Quinze minutes passent, mais aucun(e) ami(e) n'arrive. Vous commencez à vous demander s'il va venir. Vous commencez à observer les gens qui s'approchent de la porte. Bientôt, une personne lui ressemblant attire votre attention et vous vous apprêtez à lui parler. Plus vous devenez inquiet et anxieux, plus vous risquez de prendre un étranger pour votre ami(e). Quand il/elle arrive finalement, le plaisir et le soulagement que vous ressentez se mêlent avec le mécontentement; vous êtes ambivalent… vous mélangez les émotions que vous aurez dans l'avenir.

 

Nous avons presque tous des images mentales. Souvent, juste  la pensée de l'être aimé fait apparaître son image. Cela peut s'appliquer aussi bien aux sons: pensez à votre morceau de musique préféré et vous pouvez souvent l'entendre dans votre tête.

 

Celles-ci sont des images positives. Elles procurent d'agréables émotions. D'un autre côté, se rappeler d'une expérience terrifiante ne crée pas seulement ses images, mais un jour ou l'autre elle peut même nous faire frissonner. C'est un exemple d'images négatives d'une émotion désagréable.

 

De retour aux chiens

Revenons maintenant à nos chiens. Quand nous arrivons tard à la maison ou, si nous lui manquons parce qu'il a l'habitude d'obtenir beaucoup d'attention chaque fois qu'il le demande, il est très probable qu'il ait aussi des images d'inquiétude. Il peut même se rappeler des images de nous et de nos activités comme: replacer les coussins du sofa, ramasser des disques, lire des magazines et des livres, mettre nos chaussures, être assis dans notre fauteuil préféré, etc. Suite à cela, le chien s'engage souvent dans des activités qui lui rappelle ces images: les coussins finissent alors sur le plancher, les disques et les magazines sont déplacés ou grignotés, un fauteuil est perforé, les chaussures sont transportées ailleurs.  S'ils ne peut nous avoir physiquement avec lui ici, il essaye d'interagir avec les choses qui nous symbolisent.

 

Si les chiens mettent vraiment en réserve des images de nous, des objets et des expériences de notre vie, il s'ensuit que nous pourrions utiliser cela à notre avantage mutuel. Mais puisque la plupart des propriétaires ne comprennent pas comment pensent les chiens, ces images deviennent l'endroit où sont semées les graines de la plupart des problèmes de comportement. Les chiens reçoivent et retournent des images conflictuelles de leurs propriétaires et de plusieurs expériences importantes.

 

Le dilemme du chiot

Considérons le nouveau chiot dont le propriétaire revient de façon régulière à la maison et qui le reçoit avec un cérémonial de salutations joyeuses. Ces images sont rapidement enracinées chez le chiot et il commence à prévoir la situation, tout comme les chiens de Konorski hallucinant à la lumière vacillante et au plateau d'alimentation. Il arrive cependant que, même dans les meilleurs foyers, le propriétaire soit en retard… Le chiot commence alors à voir les images de son propriétaire tardif…. il commence à geindre, faisant les cent pas. Bien pourvu d'énergie, il prêt pour la cérémonie d'accueil.

 

Que se passe-t-il dans son esprit ou ses oreilles? Il imagine probablement entendre des pas, peut-être même voit-il la porte s'ouvrir… mais elle ne s'ouvre pas… elle le devrait pourtant!  Ceci présente un conflit entre ce qu'il veut et prévoit, et ce qui arrive vraiment. Le conflit crée la frustration. La frustration produit l'anxiété et l'inquiétude, laquelle  déclenche une grande production d'adrénaline. Le chiot cherche alors quelque chose de réel pouvant satisfaire son désir de "ressentir" son propriétaire… une revue ou un livre qu'il a vu lire par son maître  récemment. Il cherche l'odeur de son propriétaire. Si il ne peut "avoir" son maître là, maintenant, il a au moins son odeur ou son goût. Donc il renifle, goûte, peut-être même mâche une partie de l'objet. Naturellement, cela ne remplace pas entièrement le propriétaire lui-même; l'appétit social du chiot n'est donc pas vraiment satisfait.

 

Finalement, le propriétaire arrive. Le chiot se lance innocemment dans son habituel, joyeux et semi-hystérique rituel. Le propriétaire se joint d'abord à lui et voyant le magazine ou le livre pulvérisé s'écrit: "Qu'est-ce que c'est ça?". Naturellement, s'il n'est pas très brillant,  le propriétaire en colère saisit le chiot et le traîne jusqu'à l'objet détruit et le gronde sévèrement, ou lui donne même une tape sur le museau ou la cuisse, ou les deux. L'esprit "sens-unique" de l'animal est rivé sur le propriétaire; il crie, roule, lutte en vain pour s'échapper. La punition terminée, le propriétaire toujours en colère ramasse les restes de l'objet et les jette rageusement à la poubelle.

 

Traumatisme psychique

Le résultat final de cet événement est un chiot totalement confus, embarrassé par un ensemble d'images conflictuelles de son propriétaire. Cette sorte de choc du système nerveux est appelé le "traumatisme psychique", chez les animaux comme chez les humains. Un conflit a été établi entre l'image positive du propriétaire (l'heureux Dr. Jeckyll) et l'image négative (l'horrible M. Hyde). Cela crée la frustration, l'inquiétude et l'anxiété des retours à la maison, dont la sévérité grandit si le scénario est répété durant quelques temps.

 

Il est intéressant de savoir que, dans de nombreux cas, les propriétaires disent que le chiot avait un excellent comportement pendant un jour ou plus après la première punition. Ceci peut se rapporter à l'expérience de répression chez l'humain dans laquelle la mémoire de l'expérience traumatique est oubliée, créant une sorte d'amnésie à rebours. Même si cela arrive, étant donné que la punition n'a pas été associée à l'acte de mâchonnement de quelque chose, le chiot recherche un autre article, peut-être une chaussure, et le cycle est répété jusqu'à ce que la relation entre le propriétaire et le chien ne soit gâtée par l'ambivalence émotionnelle. Des sentiments mitigés érodent les qualités positives de leur rapport. Des impressions émotionnelles négatives peuvent commencer à prendre le dessus.

 

À cette étape, beaucoup de propriétaires concluent que la punition de devait pas avoir été assez sévère et que la correction n'a pas été comprise par le chiot; donc il l'intensifie. Leur relation se détériore au fur et à mesure que les semaines passent. En ayant assez de cet effet négatif, le propriétaire est prêt à prendre une action drastique. Le chien, maintenant hypersensible au changement d'humeur de son maître, estime que quelque chose ne va pas. Ceci est souvent reflété par de nouveaux problèmes  comme les mictions de soumission lorsque le propriétaire revient à la maison ou s'approche du chien; il commence à déféquer ou uriner dans la maison, etc…

 

Beaucoup d'animaux de compagnie inquiets et anxieux obtiennent beaucoup de faveurs et d'attention quand le propriétaire est à la maison et, de là, s'ennuie d'autant plus de leur maître lorsqu'ils sont laissés seuls. La frustration et l'inquiétude grandissent, tandis que le comportement lié à l'isolement réduit la tension. Le propriétaire inconscient, pensant à l'origine que le chien "apprendra" à rester seul, commence à le considérer incorrigible.

 

À L'AIDE!

C'est ICI qu'une aide extérieure est souvent recherchée. On achète un livre, on consulte le vétérinaire, l'éleveur, la boutique d'animaux, un entraîneur ou le comportementaliste. S'il est chanceux, le propriétaire  obtiendra le conseil qui lui permettra de comprendre véritablement le rapport entre animal de compagnie/propriétaire et le comportement du chien. Mais de façon plus probable, il trouve des moyens traditionnels plus rapides et le chien se retrouve dans un programme de désensibilisation, on lui prescrit des antidépresseurs ou des barbituriques, il est mis dans une cage ou on lui interdit la cour, on va même parfois (que Dieu leur pardonne!) jusqu'à lui remplir la bouche de papier mâché ou autres, gardant ses mâchoires attachées pendant des heures. Puisqu'aucune de ces approches ne s'occupe ni des causes, ni du "chien-pensant" et non plus de la relation entière avec son propriétaire et l'environnement, les succès sont rares. La majorité de ces précieux animaux de compagnie se retrouve rejetée… Pourtant les choses ne seraient pas si sinistres si les propriétaires apprenaient comment pense le chien.

 

Application d'images positives pour résoudre "l'anxiété de séparation"

On dit des chiens qui se comportent mal quand ils sont laissés seuls souffrent d'anxiété de séparation. Le terme est vague et très populaire; presque tout le monde l'utilise. Cette expression sonne professionnel. Le problème est que, tout comme une partie de la psychiatrie humaine, il ne transmet pas vraiment beaucoup d'information utile. Cependant le terme existe donc nous l'emploierons dans son sens le plus large: "un sentiment  de dérangement quand laissé seul ou séparé d'une certaine personne ou de certaines personnes". Ceci nous permet de recommander un programme de traitement comportemental lequel s'occupe de l'entière réalité relationnelle du chien. Nous devons d'abord nous assurer que le vétérinaire du chien a exclu la plupart des causes physiques/médicales comme thyrotoxicose, hyperthyroïdie, le pré-diabète, l'encéphalite, des allergies, l'hyperkinesie, etc…

 

Le programme

Les chiens qui sont paniqués quand on les laisse seuls aiment d'habitude recevoir toute l'attention de leur propriétaire et être chouchoutés chaque fois qu'ils le demande (ou même l'exigent) quand les gens sont à la maison. Pour appliquer le concept d'images à ceci, nous pourrions dire que le chien "se voit lui-même" diriger ou guider le propriétaire: quand il veut quelques caresses, il pousse le coude ou le stimule autrement et celui-ci s'exécute. Le chien veut sortir, il geint à la porte et la porte s'ouvre. L'heure du repas approche, le chien geint et sautille et voilà le dîner servi. Quand le propriétaire va de pièce en pièce, le chien marche devant ou suit derrière. C'est la réalité de leur relation, du moins dans l'esprit du chien. Mais quand le propriétaire quitte, contrairement aux souhaits du chien, l'animal est bouleversé et un problème de comportement arrive. Celui-ci peut impliquer l'aboiement, le mâchonnement, les cent pas, la mutilation, la défécation et l'urine dans la maison, etc.

 

Le problème de leadership peut être renversé en présentant au chien une réalité différente: demander agréablement mais fermement et successivement au chien d'exécuter quelque acte simple comme "assis" chaque fois que le chien essaye de gagner l'attention ou l'affection, et avant que le propriétaire donne quelque attention au chien. Tous les "assis" ou peut importe la commande utilisée ("couché" dans le cas d'un chien très dominant) sont récompensés par 3 à 5 secondes de caresses; le chien est alors gaiement libéré de son "assis" avec un joyeux "OK!.

 

Si un chien vraiment dominant refuse d'obéir, et beaucoup le font quand ils réalisent que leur relation change, ignorez simplement la situation, détournez-vous et continuer de faire quelque autre activité, ignorant totalement le chien. Quelques chiens ont refusé de répondre pendant aussi longtemps que quatre jours avant d'en arriver à accepter la discipline. Peu importe le temps que cela prendra, après quelques jours l'image qu'a le chien de lui-même semble se développer à partir

 

Quand vous vous déplacez dans la maison, à chaque fois que le chien vous devance, faites volte-face et allez dans l'autre direction. Ceci doit être répété jusqu'à ce que le chien marche patiemment derrière vous ou, encore mieux, ne vous suive même pas. Il est aussi utile, mais non essentiel, de pratiquer les "longs couchés" plusieurs fois par jour et par semaine, en augmentant la durée graduellement. 

 

Les images d'hyper-émotivité

La plupart des chiens qui restent seuls à la maison deviennent extrêmement émotifs quand leurs propriétaires reviennent; certains le deviennent même  quand le temps du départ approche. Pour supplanter à ces images émotives sur-stimulantes, assoyez-vous tranquillement pendant 5 minutes avant de partir, aux environs de l'endroit où le chien sera laissé seul. Aucun contact visuel ou mot ne doit être permis. Levez-vous ensuite et partez sans regarder ou parler au chien.

 

Au retour à la maison, entrez tranquillement et ignorez le chien jusqu'à ce qui soit complètement calme (couché et calme). Alors saluez-le calmement, heureusement mais brièvement, loin de la porte d'entrée. Cette routine établie remplace vite les images mentales fortement émotives du retour et du départ du propriétaire, avec calme et sérénité.

 

Voici la partie la plus difficile pour la plupart des propriétaires de chiens: en revenant à la maison, vous trouvez la place en désordre! des coussins ont été déchiquetés, ou le fauteuil est déchiré en lambeaux, ou un caca est devant la porte, ou d'autres dégâts évidents. Si nous gardons à l'esprit que le chien a souffert dans le passé d'images conflictuelles du retour à la maison, il est impératif qu'aucune émotion et même qu'aucune attention ne soient dirigées vers le problème (revue mâchée, une chaussure déchiquetée , défécation, etc.) Au lieu de cela, après avoir ignoré le chien pendant cinq minutes, il doit être salué loin de la scène de la mauvaise action et ensuite conduit dehors ou dans une autre pièce et laissé seul, tandis que le désordre est nettoyé. Ceci évite de créer de nouvelles images (ou de renforcer les vieilles images) contradictoires de réactions émotives associées aux débris, à la défécation, etc.

 

J'appelle toujours ça "le nettoyage secret". Ceci a fait des miracles dans des programmes d'entraînement du chien qui creuse dans la cour jusqu'à l'éducation d'un chiot à la propreté. En attendant, nous devons dire que le manque d'image du propriétaire et du désordre est plus salutaire que ne l'est la correction d'une image.

 

La grande image

Donc, voici. Les chiens pensent en images et nous pouvons modeler et changer leur comportement de façon diverses si nous pensons comme eux. Exemple d'une façon négative: une voiture passe dans la rue pendant que le chien s'apprête à traverser, subitement elle klaxonne et freine en faisant crisser ses pneus. Féliciter le chien pour sa retraite (recul) est un exercice valorisant d'image négative. Cependant il doit être répété plusieurs fois avant que le chien n'évite la rue même quand il n'y a pas de voiture.

 

Pour enseigner le commandement "de panique" pour que le chien revienne, il faut dire le nom du chien suivi par un mot de code, une image du son qui est exclusivement associé au retour quand c'est absolument nécessaire, suivi  de mots gentils que l'on dit d'un rythme vocal unique à cette commande,  en applaudissant rapidement dans une position accroupie. Cette combinaison d'images positives amènera un chien à répondre à votre mot de code et il répondra à votre commande. Il est particulièrement important d'apprendre aussi cette commande quand le chien est hors de vue.

 

Notez: Les informations fournies ici sont complémentaires à celles fournies par votre vétérinaire. Rien ne peut remplacer un historique complet et un examen physique du chien par votre vétérinaire.

Copyright c1996 HomeVet

Traduit par Dianne Chrétien

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