Pierre Hudon dit Beaulieu

Voiçi son Histoire


Fils de Jean Hudon et Françoise Durand

Né à Notre-Dame de Chemillé, Anjou, France vers 1647 ou (1649).

Pierre, arrive à Québec 17-08-1665, soldat de la Compagnie de Grand fontaine au régiment de Carignan. Il serait âgé de 16 ou 18 ans . .!.

Un autre document dit que Pierre se serait plutôt engagé comme volontaire dans le régiment de Carignan vers 1666 et est sur la liste des soldats du régiment de la Compagnie du Chevalier de Grandfontaine. On le nomme Pierre Hudon dit Beaulieu...

Mais un jugement du conseil Souverain de Nouvelle-France en date du 3 avril 1664 signale pour la première fois sa présence en Amérique. Il aurait été un serviteur du Sieur Nicolas Marsolet (compagnon de Samuel de Champlain). ...........Pierre gagna sa cause dans un proces contre un autre domestique, suite à une bagarre. . .Il avait environ 15 ans.

Puis il est volontaire et travaille à Québec comme boulanger. ( Pas de nouvelle de lui jusqu'à son mariage.)

Il se marie à Marie-(Jeanne) Gobeil le 13 juillet 1676. Un contrât de mariage signé le 12 Juillet 1676 devant le notaire Pierre Duquet de Québec..En fait preuve.

Leurs premiers enfants, (Marie-Gertrude et Pierre)sont nés à Québec en 1677 & 1679.

Tous les autres enfants sont nés à Rivière-Ouelle.

Vers l'âge de 32 ans, ils déménagent à Rivière-Ouelle.

Òu il exploite une terre à Rivière-Ouelle. Il reçoit une concession du seigneur Jean- Baptiste-François Deschamps de la Bouteillerie , une terre de 8 arpents de front sur le fleuve dans l'anse aux Iroquois sur 42 arpents de profondeur. Pierre en deviendra seul propriétaire le 28 février 1692, suite au bornage fait par l'arpenteur Jean le Rouge. Terre qui s'agrandira deux fois suite à des acquisitions. Source: Georges H. Beaulieu.

 

On peut croire qu'en 1690, Pierre Hudon fit feu sur les Anglais, qui sur l'ordre de l'amiral Phipps,tentère de prendre pied à la Rivière-Ouelle. L'abbé Pierre de Francheville incita les colons à prendre les armes. Selon les annales de l'Hôtel-Dieu de Québec, Phipps perdit la moitié de ses 150 hommes qu'il avait engagés dans cette opération.

Décédé, le 25 avril 1710 à Rivière-Ouelle, à l'âge de 63 ans.

Marie Gobeil est née en 1654 à Nior France. Elle est la fille de:
Jean Gobeil qui est de Nior France et décédé en 1698 à l' Hôtel-Dieu de Québec et de Jeanne Guyet qui est de Nior France et décédée en 1689 à St. Laurent, Orléans, Québec.

5 GÉNÉRATIONS PLUS TARD

Moïse : fils de Vincent, part avec sa famille vers un nouvel horizon. C'est au début de mai 1849 que partent un groupe de 44 colons sous la direction de l'abbé Nicolas Tolentin Hébert de Saint Pascal de Kamouraska vers la Malbaie puis vers la rivière Saguenay ou déjà 21 associés, des cultivateurs, étaient installés depuis peu dans la région. Ils amorcèrent l'abattage des arbres dans le canton Labarre près du lac Long. (Kénogamichiche)

L'année suivante1850, le curé Hébert avec son équipe reviennent poursuivre les défrichements jusqu'au Portage-des-Roches. De là partirent 25 hommes en chaloupe pour monter à la tête du lac Kénogami.. Emporté par le courrant, nous étions tout près de tomber dans la chute ( de la rivière Chicoutimi ) quand le curé Hébert sorti de sa tente les mains levées vers le ciel et encouragent les rameurs pour sauver leur vie : : : Et nous avons été sauvés.

Cette histoire à été racontée par son fils Antoine qui était âgé de 95 ans à ce moment là et est décédé à l'âge de 100 ans en 1932 !

A différents endroits ont faisaient des abattis et ensemençaient du blé. Il y en avait un entre les deux lacs, Kénogami et Kénogamichiche. Ce travail terminé, Moi (Antoine) et mon Père Moïse, nous étions allés à la décharge du lac pour y construire des fours pour cuire le pain; nous avons passé l'été là. Plus tard pendant l'été tous ensemble nous avons construit un camp de 60 pieds de long par une trentaine de large. Derrière, une petite chapelle a été érigée. Tous les campements avaient une chapelle.

Dans cet été là les hommes firent des abattis, un arpent de large, sur tout le long de la rivière jusqu'au commencement du village d'aujourd'hui ( Hébertville )

Le village d'Hébertville était né. Moïse et ses fils, Pierre, Antoine, Augustin et Tancrède s'établirent sur des lots dans les environs. Les autres enfants prirent des directions différentes.

Sa fille Claire à épousée Tibusse Simard le 24 août 1852. Ce fût le premier mariage célébré a la mission d'Hébertville !

 

Joseph : fils de Pierre, est le 12 ième enfant . Il se mari avec Marie-Anne Fortin de St. Gédéon le 30 sept. 1901. Il a été cultivateur à Héberville sur la même ferme que un de ses frères durant plusieurs années. Ils se séparent et en 1903. Joseph et son épouse, vinrent s'établir à Chambord sur la Pointe " good bye pour Chambord " disait ma grand-mère.


Sur la ferme qu'ils achetèrent, la maison, est probablement la plus vieille maison encore habitée de la paroisse.
On dit que pendant le grand feu de 1870 une vingtaine de personnes se sont réfugiées là. Ensembles ils ont transporté l'eau du lac pour arroser la maison pendant que les flammes faisaient rage tout près.
C'est en 1922 qu'ils achètent une seconde ferme pour établir le 2 ième fils Welley, qui est alors âgé de 11 ans. Cette ferme (anciennement la ferme de l'arpenteur Dumais) est située au bout du rang de la Pointe : ( voir photo de la ferme en 1992 ). Qui dans Chambord n'a pas entendu parler de l'arpenteur Dumais et de l'île qui porte son nom? Île que mon père a acheté avec son frère Sylvio plusieurs années plus tard, vers 1945. M. Pascal-Horace Dumais était un passionné de la nature. Sur sa ferme de la Pointe-aux-Pins, il élevait quantité d'oiseaux d'espèces variées. Il avait l'habileté incroyable de pouvoir approcher et capturer les outardes sauvages qui s'arrêtaient sur la Pointe-aux-Pins. Il leur passait un anneau à la patte et les relâchait pour les retrouver au printemps suivant lorsqu'elles revenaient de Floride ou de Californie. On peut dire qu'il fût le précurseur des environnementalistes actuels. Il était curieux et respectueux de la nature qui l'entourait. Il vivait familièrement avec des pintades, des paons et des outardes qui lui tiraient la barbe et les lacets de ses souliers. Il avait aussi trois cents pigeons et lapins n'acceptait jamais qu'on les tuât.
Je me souviens que dans mon enfance, nous allions jouer dans le haut de l'atelier que nous appelions la boutique, qui était anciennement la maison d'été de M. Dumais. C'est à cet endroit que mon père faisait ses travaux de réparation et de bricolage. Nous trouvions des plumes de paon et de pintade et beaucoup de crottes de lapins, " des vestiges de l'arpenteur Dumais " nous disait ma Grand-Mère.
Voici ce qu'écrivait Le Progrès du Saguenay en date du 10 mai 1906 : " Un des citoyens très estimés de Chambord vient de disparaître. M. Pascal-Horace Dumais vient de s'éteindre dans la paix du Seigneur, après une longue et douloureuse maladie. M. Dumais était né à Saint-Georges-de-Cacouna, le 27 août 1836. Il fit ses études au collège Saint-Anne et fut reçu arpenteur-géomètre à l'âge de 21 ans. Outre ses talents d'arpenteur et de géomètre, M. Dumais était écrivain à ses heures, aussi, penseur sérieux en même temps que fin observateur. Ses funérailles ont eu lieu mardi matin à Chambord. Le service a été chanté par Mgr Belley.

Vers accueil