24 avril 2004, première chronique

09 mai 2004
  19 mai 2004   20 février 2005  20 novembre 2006

15 mai 2007

Édit-O-Réal

Bonjour amis visiteurs de mon site,

Aujourd'hui sonne le glas de la page « Photo du mois » qui était plutôt moche et sans intérêt, de toute façon. Vous avez été trop nombreux à me faire parvenir vos suggestions et le choix devenait vraiment difficile. Je ne vous en veux pas, je vous aime trop pour ça, comme dirait Foglia.

Nous avons tous au moins un tonton ou un beau-frère qui parle sans arrêt jusqu'à ce qu'il trouve quelque chose à dire. Cette chronique en sera l'illustration ou plutôt, la version écrite. La technique est très simple. Il suffit de n'avoir rien à dire et de le dire quand même ou encore, de l'écrire, ce qui est évidemment moins efficace car le lecteur n'a qu'à cesser de lire et vlan... le raseur devient silencieux.

Dans mon cas, la manière la plus efficace pour m'arrêter d'ergoter et de fabuler à tort et à travers serait de cliquer de deux petits coups de souris, bouton gauche, sur la boîte aux lettres suivante et bingo !

marquis.real@videotron.ca

Vous aurez alors droit de parole et si vous me le permettez, votre prose pourrait même être publiée, soit dans cette chronique ou encore mieux, dans mon « Livre des invités » dans lequel il reste beaucoup d'espace avant qu'il soit rempli. Ne vous gênez pas, laissez vous aller, cela pourrait vous aider à faire sortir le méchant.

Je viens de réviser en partie la page d'accueil de mon site. Pour vous, rien que pour vous, pour vous rendre la vie plus facile. J'ai bûché comme un malade pendant deux jours pour maîtriser un JavaScript conçu par un espèce de génie qui aurait dû savoir qu'un simple mortel tel que moi aurait de la difficulté à l'utiliser. Si vous ne savez pas ce qu'est un JavaScript, vous faites partie du vaste club de gens qui ne connaissent pas leur bonheur. À genoux et remerciez le ciel.

Quand on a plus rien à dire, qu'est-ce qu'on fait ? On parle température, voyons ! Hé bien, le mois d'avril est presque terminé et il neige. Une grosse neige molle qui semble vouloir se faire pardonner sa présence en tombant tout doucement, prenant bien son temps. Je m'en vais voir de plus près de quoi elle a l'air.

Tourelou

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09 mai 2004

La fête des mères...et des pères

Comme les Muses semblent me bouder, je me suis dit qu'il vaut mieux profiter du sujet de la fête des mères pour trouver l'inspiration qui me manque désespérément.
Ma propre mère étant depuis belle lurette au paradis des femmes mortes de misère et d'épuisement découlant d'une vie on ne peut plus difficile, mon enthousiasme pour les célébrations qui entourent cet évènement est plutôt modéré.
Mais comme je suis entouré de mères de tout acabit, Lina mon épouse, Lise ma fille, Anne ma belle-fille et même de Véronique ma petite-fille, mère en devenir paraît-il, je me prête au jeu et accepte volontiers de boire et de bouffer toute la journée à cette occasion. Ma bonne volonté n'a d'égal que le plaisir évident que j'y prends.
Le tout n'est cependant pour moi qu'un prélude et une préparation pour la fête des pères qui s'en vient et que je me promets de célébrer dignement avec ou sans la collaboration volontaire de mes deux enfants. Par mesure de prudence et pour m'assurer à l'avance qu'on ne m'oublie pas, j'ai demandé un mois à l'avance le cadeau que je désire en précisant l'endroit et à quel prix l'on peut se le procurer. Il y a de ces petites précautions élémentaires qu'un père prudent se doit de prendre quand il sait à l'avance que ses enfants seront forcément absents pour ce grand jour, l'un à Québec, l'autre à Montréal et moi à Cacouna, la belle affaire ! Mais qu'ils soient présents physiquement ou pas, je festoierai, quoiqu'il advienne. Avec prudence quand même, car s'il existe une pilule du lendemain pour les jeunes filles qui se sont abandonnées imprudemment aux jeux de l'amour, rien ne peut calmer l'inconfort du lendemain de veille de celui qui a atteint l'âge adulte depuis des décennies et qui se comporte comme s'il avait oublié ses nombreuses expériences malheureuses de jeunesse. Mais personne et surtout pas moi n'est à l'abri de ce genre d'erreur. Qui vivra verra !

Tourelou

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20 mai 2004

Pour la suite du monde

Nicolas Marquis

Il y a quelques années, j’avais déclaré textuellement dans mon livre « Avant de partir » que : « Quelqu'un devrait un jour écrire un livre ayant comme sujet " Les douleurs de l'accouchement pour un père ". » C’était un commentaire sur la naissance de Lise, notre premier enfant, dont la venue au monde s’était pourtant bien déroulée, pour moi, en tout cas. J’ajouterais maintenant qu’un autre livre ayant comme sujet les douleurs de l’attente pour un grand-père serait tout aussi opportun.

Ce n’est pas sans raison qu’on en vient à philosopher sans être philosophe. C’est que les dernières semaines m’ont épuisé mentalement sinon physiquement parce que, physiquemnt, je l’étais déjà.
Si vous n’êtes pas père ou encore mieux, grand-père, arrêtez de lire immédiatement, vous perdrez votre temps. Les phrases ne seront qu’une suite ininterrompue de mots ne faisant aucun sens. Déjà que je me fais comprendre difficilement même quand mes lecteurs connaissent mieux que moi le sujet dont je traite.

Commençons par le commencement. Il y a maintenant un bon bout de temps, huit mois peut-être, François, mon garçon, (mon garçon quand il se conduit bien et le garçon à Lina quand il entrait tard) mon garçon donc, et Anne sa compagne de vie depuis quelques années, profitent d’un repas de famille pour nous annoncer fièrement que, vous l’avez deviné, Anne est enceinte. Ouais…pensai-je, ah !…dis-je, et toute la suite de mensonges joyeux que vous pouvez facilement imaginer. J'avais oublié que François avait depuis longtemps atteint l'âge d'être père. Il ne lui manquait que la fille merveilleuse, la perle rare qui l'aimerait beaucoup et lui ferait assez confiance pour se lancer dans un projet aussi important.

Pour expliquer mon état d’esprit à ce moment là, je vais vous raconter une petite anecdote :
Avant que ma fille Lise et Robert ne se mettent à l’œuvre pour procréer et engendrer deux merveilleux enfants, Guillaume et Véronique, j’avais pris la ferme résolution de ne pas m’attacher aux enfants qu’ils projetaient d'avoir. Mon prétexte mental inavoué était sans doute que leur patronyme ne serait pas Marquis, comme si cela avait de l'importance. J’en ai honte quand j’y pense, la stupidité n’a pas de limites, ma foi ! Il y a aussi que je me trouvais trop vieux et voilà que j’ai 16 ans de plus aujourd’hui et ne suis pas plus sage pour autant. Heureusement, huit mois d’attente laisse beaucoup d’espace pour la réflexion et ce n’était pas trop pour moi. Pas dur de la feuille comme disait mon grand-père, mais dur de comprenure.

J'avoue que j’ai supporté assez facilement les premiers mois ou Anne était enceinte. Elle était bien portante, et moi aussi. Les dernières semaines ont été plus difficiles. Je commencais à avoir hâte qu’il arrive, ce beau bébé. Parfois, il promettait presque de le faire, mais ne s’exécutait pas. Des vraies promesses de gars et il n’était même pas encore né. Comme s'il savait que sans lui, la descendance de ma famille était moribonde, finie, kaput ! Sa présence était indispensable, il le pressentait et il se laissait désirer, voilà tout.

Aujourd’hui est le grand jour. Nicolas est arrivé, au jour et à l'heure qu'il a choisi. Je sais maintenant qu’il occupera une place de choix dans les quelques années de vie qui me restent.

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Je ne peux résister à l'envie de vous faire partager ce très beau texte que Doris Lussier écrivait peu de temps avant sa mort.

Les Enfants

Rien n'est grand comme les petits. C'est tellement vrai qu'un penseur a pu dire que, de tous les êtres, l'enfant est le seul qui exige qu'on se mette à genoux pour s'élever à sa hauteur.

Chaque fois qu'un enfant naît, c'est le monde qui recommence. Nos enfants sont le sang de notre sève. Ils sont les recrues continuelles du genre humain.

Parce qu'ils portent en eux la possibilité du meilleur, ils sont notre espérance.

Parce que leur innocence ressemble à celle que nous avons perdue, ils sont notre pureté.

Parce qu'ils sont la chair de notre chair et l'âme de notre âme, ils sont notre amour. Claudel disait : «Je n'ai jamais autant aimé les humains que depuis que je suis le père de l'un d'eux »

Parce qu'ils sont l'avenir et que nous savons tous les pièges qui guettent leurs pas, ils sont notre inquiétude.

Les enfants sont les princes de la vie. Ils sont le premier matin du monde. Ils ne sont jamais blasés. Ils s'émerveillent de tout. La vie pour eux, c'est une création et une récréation.

Les souvenirs d'enfance que je garde précieusement épinglés sur le mur gris de ma mémoire sont les refuges où va s'abriter mon âme quand elle fuit les orages de la vie…Ils sont mes arcs-en-ciel…Ils sont mes clair de lune…

Plus tard, devenu père à mon tour, je me rappelle avec une purifiante nostalgie les instants privilégiés où, revenant de mon travail, la nuit, j'allais toujours, avant de me coucher, regarder dormir mes deux loupiots…C'était ma prière du soir…

Leur enfance m'a gardé enfant…Leur jeunesse m'a gardé jeune…Et je me dis que ça n'existe pas vieillir…ça n'existe pas mourir…quand on laisse derrière soit la vie recommençante.

Le poète a dit mieux que moi ce que je pense.

« Nous ne vivons vraiment que pour ces petits êtres

Qui dans tout notre cœur s'établissent en maîtres,

Qui prennent notre vie et ne s'en doutent pas,

Et n'ont qu'à être heureux pour n'être pas ingrats… »

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20 février 2005

Quel beau présent !

Quand j'ai commencé à écrire cette rubrique, je l'imaginais à l'avance composée d'une nombreuse série d'articles plus brillants et intéressants les uns que les autres.

Le réveil a été brutal. L'idée de devenir célèbre par mes écrits m'avait même effleuré l'esprit, que les dieux me pardonnent. La pensée magique accomplissait son oeuvre mais...il y avait du sable dans l'engrenage. Le talent et l'imagination que j'aimais m'attribuer n'étaient pas au rendez-vous. Je savais pertinemment qu'implorer tous les saints du ciel pour corriger la situation ne donnerait aucun résultat, encore moins si ces derniers sont un peu rancuniers, car il y a belle lurette que je ne leur ai pas adressé la parole.

Le secours tant désiré devait m'arriver en ligne directe de St-Bruno, là où ma fille Lise et sa famille résident depuis peu. Cette bouée de sauvetage porte le doux nom de Véronique, ma petite-fille. Un joli poème qu'elle a composé récemment compensera donc le vide cérébral de son grand-père. Puissiez-vous prendre autant de plaisir à le lire que j'y ai pris moi-même.

Une tendre douceur

Le plus beau son du monde, c'est...
Celui qui fait déclencher un sourire dès qu'on l'entend.
C'est lui qui nous fait sentir harmonieux
après l'avoir entendu.
C'est le mot qui est synonyme de douceur et d'intérêt.
C'est le son que je décrirais comme
porteur de sentiment.
Peut-être parce qu'il apporte la joie,
Peut-être parce qu'il annonce un début...
C'est lui qui nous inspire une brise de tendresse.
Ce magnifique son, c'est "Je t'aime"
Si simple, si courant
mais pourtant toujours grandement apprécié !
Seulement sept lettres collées l'une à l'autre.
C'est si court, mais ça en dit tellement long...
Ces deux simples mots pourraient changer le monde !
Ils arrivent toujours au moment où
on s'y attend le moins.
C'est comme un éclair d'attention
qui nous frappe en plein coeur.
Mais c'est si doux et agréable à l'oreille !
"Je t'aime", c'est le plus beau son du monde
depuis toujours
et ce, à jamais.

 

Véronique, 13 ans.

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15 mai 2007

À l'aube de ses 16 ans,
Véronique nous étonne encore une
fois
par la profondeur de sa pensée...

                                              Pépère Réal

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Prisonnière d'une étoile

La vie est une étoile filante :
Elle apparaît soudainement,
Perdue dans l'immensité du ciel
Brille, file, soupire et meurt.

On voudrait la garder plus longtemps,
La prendre dans nos mains pour un moment,
Conserver sa lumière,
Pour la rendre éternelle.

Moi, il ne me reste que des poussières :
On nous a volé des vies, brisé des amours,
Sans pitié,
Capturés au centre d'une cible cruelle.

Les bombes éclatent au hasard,
Comme des feux d'artifice.
Je voudrais partir, courir, m'envoler,
Fuir le trou noir que l'on m'a destiné.

Pluies de balles incessantes,
Sont venues heurter le bouquet que j'étais,
Peut-être me reste-t-il un pétale d'espoir,
Dans la fleur fanée que je suis devenue?

Il ne me reste que la mémoire, les souvenirs, le désir,
Parmi les ruines de mon existence.
Pour un instant, je rêve à la liberté,
Mais les bruits d'explosions me ramènent à la dure réalité.

Je m'imagine que quelqu'un vient me sauver,
M'empêche de me perdre dans ce ciel tourmenté.
Je t'en supplie, sors-moi de cette misère,
De cette triste étoile dont je suis prisonnière.

Véronique, secondaire 1V

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20 novembre 2006

Bébé Gabriel
Enfant de Caroline et Martin

Un mélomane quelque peu distrait

Premier concert

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