Quelle amitié!

Il était une fois, il y a de cela, plus de dix ans, sept (ou plutôt huit) personnes qui avaient décidé, individuellement, de suivre un cours d’espagnol – histoire d’améliorer leurs connaissances dans un champ nouveau propice au tourisme et aux voyages mais aussi, et surtout, pour garder en alerte, leurs neurones de retraitées.

Venues de différents milieux, elles s’inscrivent donc à l’Université Laval, dans le cadre de la série d’Entretiens du Troisième Âge, et commencent par un mois de janvier particulièrement rigoureux.

Dès la première rencontre, ces trois hommes et cinq (ou plutôt quatre) femmes développèrent une connivence peu commune. Enjoués, curieux, ouverts, intéressés, mais surtout ricaneux, ces élèves (qui ne se connaissaient nullement avant) montrèrent une assiduité vraiment prodigieuse pour les cours qui avaient lieu à raison de deux fois par semaine, chacun mettant à contribution sa vaste et riche expérience.

Pour être diversifié, le groupe l’était sûrement, tant par son cheminement de vie que par les intérêts multiples de la plupart d’entr’eux. Du riant commerçant , au fonctionnaire retraité, en passant par la vive-la-joie, le quincaillier-vinificateur, l’épouse aux-mille-métiers, le globetrotter aux allures de sage, et cette originale qui rédige ce texte, il faut admettre qu’il y avait tout un monde de différences….

Et c’est probablement ce qui a donné le plus de dividendes – la variété des conversations, chacun voulant en apprendre davantage sur un membre de l’équipe ayant vécu une situation inhabituelle. (A ce chapître, Louis remporte la palme, haut-la-main).

Tout de suite, les atomes crochus se sont multipliés, et à la fin de la session, la possibilité d’une rencontre mensuelle a été mise sur la table, et ……. ça s’est réalisé !

Depuis 1994, chacun des sept linguistes-en-herbe (le numéro 8 nous ayant quitté avant terme) est responsable de la mise sur pied d’un lunch du midi, dans un restaurant de la région.

Ensemble, comme disait ma belle-mère, nous chedevrons (sa propre adaptation du mot chef d’œuvre) sur nos réalisations passées ou présentes et nos projets futurs, nous augmentons notre répertoire d’anecdotes cocasses, d’historiettes amusantes, et nous annonçons nos plus récentes applications, en y ajoutant, selon le besoin, une mise en scène, une mise en ondes ou une mise en images. Tous les moyens sont bons pour amener le sujet au centre de la table – et Dieu sait que de ce coté, nous ne sommes jamais à court d’idées.

Durant toutes ces années, nous avons visité de nombreux bons restaurants, mais RIEN ne remplacera, non, rien ne remplacerait vraiment, la visite que nous faisons, chaque mois de juin, au chalet de Réal (c’est le quincaillier-vinificateur).

Vous vous doutez bien que la ronde de golf pour laquelle nous sommes conviée se déroule toujours dans la plus grande gaiété, après avoir été gavés comme des oies, de hors d’œuvre, de mets italiens et de quelques bons vins savamment muris dans sa cave de Sainte-Foy.

Toujours nous anticipons cette rencontre – espérons que cette année, la température sera clémente, parce que….. l’an dernier, il a plu, l’activité a été annulée pour la première fois, et nous en avons gardé une certaine nostalgie - en fait –pour être bien honnêtes, ça nous a manqué … et… Réal a fini la saison avec 5 bouteilles de vin en trop !!!.

 

(mémo à Réal) :

Toi qui es le propriétaire de cette page WEB, prépare-toi, en juin, nous y serons – prévois ton esturgeon fumé, ton pain de ménage et tout le tra-la-la. A la généreuse façon avec laquelle toi et Lina accueillez les invités à Cacouna, nous ne voudrions surtout pas rater une si belle occasion d’être ensemble encore une fois, et de grâce, Réal, mets ton chapelet sur la corde à linge pour attirer le beau temps, nous en ferons tout autant.

Nous sommes heureux lorsque nous nous rencontrons, et cette belle amitié ne semble pas près de s’éteindre.

Puisse notre groupe survivre longtemps et permettre aux sept que nous sommes, d’avoir toujours une aussi franche camaraderie dotée d’un sens de l’humour extraordinaire. C’est une richesse que plusieurs doivent nous envier.

C’est en tout cas, c’est le souhait que je formule et je prends la liberté d’être le porte-parole du groupe à ce sujet !!!

Ainsi-soit-il.

 

p.s. vous qui lisez ces pages, vous vous demandez peut-être ce qu’il est advenu de notre étude de l’espagnol. Louis, Pauline et Réal ont vaillamment continué d’apprendre pendant que Jean-Paul, Andrée, Raymond et moi-même avons abandonné en cours de différentes étapes – l’agenda devenant trop serré dans certains cas.


Raymond nous a quitté le 11 novembre 2001
Nous avons perdu un merveileux compagnon !

Donde vives, Raymond ?

Céline Lecours


Merci Céline pour avoir si gentiment répondu à mon invitation de
résumer l'histoire d'amour de notre groupe de "would be" polyglottes