HIRAM ABIFF, SEQENENRE TAO OU
MORT ET RENAISSANCE DU MAITRE-MAÇON

"Ainsi Hiram acheva tout l'ouvrage que le Roi Salomon lui fit faire pour la maison de l'Éternel." (I Rois 7: 13:40)

Le rayonnement de la civilisation égyptienne n'a pas empêché sa chute, malgré les Pyramides, l'Astrologie, la Science en général... le phare s'est éteint. L'importance a été retirée de l'Égypte et du nord-est de l'Afrique. La vérité des vrais maîtres bâtisseurs a été camouflée et ensevelie sous toute une montagne de mensonges et de supercheries. Seuls quelques-uns ont su découvrir la vérité, c'est-à-dire ceux qui avaient appris la science de la cryptologie, l'étude des morts - non pas des morts physiques mais de ce que l'on appelait d'idées périmées confinées dans une langue ancienne. Même encore aujourd'hui, la Maçonnerie Moderne a ce qu'elle appelle des degrés cryptiques et la Maçonnerie cryptique. Mackey l'explique comme "la division du système maçonnique dirigée vers la recherche et la culture de degrés cryptiques." C'est littéralement la Franc-Maçonnerie de la Voûte Secrète (Encyclopedia of Freemasonry, vol. 1, page 256)

L'histoire de Hiram Abiff, le fils de la veuve, a été greffée sur celle d'Osiris par ceux qui désiraient réorienter l'intérêt humain. L'histoire est chargée de joyaux et de perles de sagesse. Comme la plupart des mythes et des paraboles elle permet différentes interprétations. Selon la légende, Hiram Abiff était l'un des trois responsables de la construction du Temple de Salomon. La légende dit que le Roi Salomon, Hiram Abiff, Roi de Tyr (1 Rois: 7:13), et Hiram Abi de la tribu de DAN (2 Chr.: 2:13) se sont réunis pour concevoir les plans de la construction du Temple. Nous apprenons que le grand savoir devait être gardé par ces trois personnes jusqu'au parachèvement du Temple.

La légende poursuit qu'un jour, alors que Hiram Abiff, le Maître Bâtisseur, était en route vers le lieu de prière du midi, trois voyous juifs viennent à sa rencontre. C'étaient des ouvriers, appelés Jubela, Jubelo et Jubelum. À l'origine, il y avait quinze conspirateurs pour préparer l'assassinat de Hiram Abiff. Cependant les douze autres se sont retirés du complot, car ils avaient une conscience du divin ou du spirituel. (Douze représente le divin ou le spirituel.)

Hiram Abiff est interpellé par Jubela à la porte sud, qui s'adresse à lui en ces termes: "Grand Maître Hiram, je suis heureux de te rencontrer seul: c'est une occasion que je cherche depuis longtemps. Tu sais que tu nous a promis de nous transmettre, après le parachèvement du Temple, les secrets d'un Maître Maçon ou le mot du Maître, nous permettant de voyager dans des pays étrangers, de travailler et de gagner le salaire d'un Maître. Le Temple est presque fini, et nous n'avons pas obtenu ce que nous cherchons depuis si longtemps. Je te demande donc de me donner les secrets d'un Maître Maçon." Regardez bien la réponse de Hiram: "Mon frère, c'est une manière extraordinaire de demander les secrets d'un Maître Maçon et ce n'est ni l'heure ni l'endroit; tiens ta promesse et je tiendrai la mienne. Attends la fin de la construction du Temple et si tu es digne tu les recevras, autrement tu ne peux pas les recevoir." Jubela dit alors: "Ne me parle pas de l'heure ni du lieu; au début je ne doutais point de la véracité de tes paroles, mais maintenant j'ai des doutes!" Hiram dit: "Je ne le ferai pas et je ne peux pas les donner avant le parachèvement du Temple et ensuite seulement en la présence de Salomon, roi d'Israël, d'Hiram, Roi de Tyr." Jubela lui transperce alors la gorge avec la baguette de 24 pouces (l'un des outils de travail du premier degré).

Hiram, le Maître Bâtisseur, court alors vers la porte ouest. C'est là qu'il rencontre Jubelo qui lui demande également le mot de pouvoir. Hiram refuse et il est frappé sur la poitrine gauche par l'équerre (l'outil de travail du deuxième degré ou du Compagnon). Hiram essaie désespérément de se sauver par la porte est. C'est là qu'il rencontre Jubelum qui lui demande le mot. Sur son refus, Hiram Abiff est frappé sur la tête avec un maillet (outil utilisé par le Maître Maçon) ce qui le tue.

La Bible dit: "Il était le fils d'une veuve de la tribu de Nephthali et d'un père tyrien, qui travaillait le bronze. Il était rempli de sagesse, d'intelligence et de connaissance pour faire toutes sortes d'ouvrages en bronze... Il sait travailler l'or, l'argent, le bronze et le fer, la pierre et le bois, les étoffes teintes en pourpre et en violet, les étoffes de byssus et le carmin. Il connaît tout l'art de la gravure et la fabrication de tous les objets qu'on lui donnera..." (1 Rois 7:40: 2 Chroniques 2:13).

Hiram périt par les mêmes outils qui lui servirent à la construction du temple. Un bâtisseur doit avoir des outils. Il était un Maître Bâtisseur ce qui signifie en Franc-Maçonnerie que ses outils étaient la baguette de 24 pouces, le marteau, le fil à plomb, le niveau, l'équerre, la truelle. Il utilise également la pelle, le compas, le burin, etc. Le premier point à noter c'est que les voyous ont utilisé les mêmes outils et la connaissance des ces outils pour tuer le Maître Bâtisseur. Ceci fait référence à la dualité du savoir et de la nature. Tout comme le feu on peut les utiliser pour le bien et pour le mal. Le feu n'est pas mauvais en soi. Cet aspect de la légende nous apprend que le savoir a été altéré, contrefait, qu'il ne sert plus à construction mais à la destruction.

On nous explique ensuite, une fois Hiram Abiff assassiné, Jubela, Jubelo et Jubelum l'ont caché sous les déchets du temple. À minuit ils ont pris son corps et ils l'ont enseveli à nouveau: cette fois-ci à l'ouest au sommet d'une colline. Rappelons-nous qu'en premier lieu Seth jette le corps d'Osiris dans le fleuve et qu'ensuite il l'a découpé en quatorze morceaux et dispersé à travers tout le pays. La légende nous dit que les trois voyous ont essayé de s'enfuir vers l'Afrique, l'Éthiopie. Nous apprenons qu'ils se sont adressés à un capitaine de navire dans le port de Joppa (Joppa est également le mot de passe d'un Maître Maçon de Marque). Ils espèrent pouvoir quitter Jérusalem pour se diriger vers l'Éthiopie. Cependant, on leur refuse le départ, car ils ne connaissent pas le mot de passe de Salomon.

Cette légende est appelée à se situer sur l'histoire de l'Hiram véridique qui n'est autre que celle du roi Seqenenre Tao, dernier roi de Thèbes avant l'avènement des Pharaons, et qui est exposé dans la salle des momies au sous-sol du Musée du Caire.

C'est l'histoire de l'Égypte vaincue temporairement par les Hyksos dont les chefs se placèrent la couronne des rois égyptiens sur la tête. Ils pouvaient ainsi s'arroger le pouvoir civil, mais non le pouvoir divin qui était conféré aux seuls rois de lignée divine.

Or, pour faire le voyage des morts vers les étoiles que chaque roi égyptien devait faire et la purification en Osiris et renaître en Horus, afin de recevoir le couronnement, avec toutes les fêtes, rituels et processions qui s'y rattachèrent, il était indispensable de posséder le rituel funéraire, le rituel de renaissance et le rituel de couronnement afin de constituer un vrai roi de droit divin.

Malheureusement, le sort qui fut fait à Seqenenre Tao, le dernier roi, frappé à mort au front, derrière l'oreille gauche et sur la tempe par Jubélo pour l'obtention des rituels, et dont le cercueil en bois clair se trouve à côté de Seqenenre Tao, nous donne l'histoire véritable et la perte définitive de ces rituels avec la mort du roi, qui a préféré mourir plutôt que de livrer le secret, ce qui s'exprime en maçonnerie par la "parole perdue".

Les textes funéraires ont été reconstitués d'après le "Livre des Morts égyptiens", mais le rituel de couronnement et les incantations du voyage vers les étoiles préliminaire n'ont jamais été pleinement reconstitués. Ils sont perdus à jamais, à moins que certaines fouilles, révélations ou l'étude de textes anciens ne lève le voile de l'obscurité.

Voilà le sens de cette recherche "éthique" des Hyksos.

Le Saint Coran innocente Salomon de toute négligence et explique comment les gens vivant à cette époque auraient pu se protéger contre de tels méfaits: "Ils suivent les dires des satans sous le règne de Salomon. Salomon n'était pas un incroyant, mais les satans étaient des incroyants. Ils enseignaient la magie et les révélations des deux anges de Babylone Hârout et Mârout mais ceux-ci n'instruisaient personne sans avoir dit d'abord: Nous ne sommes qu'une tentation, ne sois pas un infidèle. Ils apprenaient d'eux ce qui pouvait diviser l'homme d'avec sa femme, mais ils ne pouvaient nuire qu'avec la permission d'ALLAH. Ce qu'ils apprenaient leur était nuisible et ne pouvait leur servir. Ils savent pourtant que quiconque fait cette emplette n'aura pas de part à l'autre vie. Mauvais marché. S'ils avaient su! (2:102,3)

Les trois assassins voulaient fuir vers l'Éthiopie. Pourquoi l'Éthiopie? L'Éthiopie représente l'origine d'un système d'éthique. Le nom Éthiopia signfie Vision étique. Ethia fait référence à éthique et Opia à voir; donc Éthi-opia signifie "Focus éthique". Une des raisons pour lesquelles Jubelo, Jubela et Jubelum désiraient se rendre en Éthiopie était de réviser leur vision morale. Ils avaient perdu de vue le grand plan et le destin de l'Homme. Une autre explication suggère que l'Éthiopie était gouvernée par une grande reine et que les trois assassins voulurent s'y rendre pour implorer son pardon. Rudolph R. Windsor explique dans son livre From Babylon to Timbuktu: "En l'an 1012 avant notre ère une reine éthiopienne appelé Bilkis rendait visite au roi Salomon à Jérusalem. Bilkis venait du royaume de Saba faisant partie de l'empire de l'Éthiopie. Cet empire comprenait la Haute Égypte, l'Éthiopie et l'Arabie incluant le royaume de Saba."

Une autre hypothèse expliquant le projet de fuite vers l'Éthiopie est donné dans le Coran. La huppe dit: "J'ai vu qu'une femme est leur reine, elle est comblée de biens et elle a un grand trône. J'ai vu qu'elle et son peuple se prosternent devant le soleil et non devant ALLAH. Le Satan leur a embelli leurs actions et les a écartés du sentier, ils ne sont pas guidés. Ne se prosternent-ils pas devant ALLAH qui dévoile ce qui se cache au ciel et sur terre et sait ce que vous cachez comme ce que vous ébruitez. ALLAH, il n'y a de dieu que lui, est le Seigneur du trône sans borne." (27:23-26)

La légende nous apprend qu'ils ne pouvaient pas se rendre en Éthiopie, parce qu'ils ne connaissaient pas le mot de passe; ils ne savaient pas percer l'énigme. L'histoire de l'Islam révèle que pendant les premières années de la mission du prophète Mahomet certains de ces disciples fidèles se rendirent en Éthiopie et qu'ils y gagnèrent accès et restèrent avec les gens chrétiens. Selon l'histoire de l'Islam les musulmans essayaient d'échapper à leurs ennemis et on leur demanda d'expliquer leur religion et ce qu'elle dit de Jésus. Apparemment, ils portèrent le bon message, car on leur accorda le droit de passage et protection.

La légende poursuit disant qu'ensuite Jubela,Jubelo et Jubelum retournèrent vers l'intérieur des terres et qu'ils se cachèrent dans une caverne. Le rituel nous dit que le roi Salomon qui se rendait au Temple le lendemain, trouvant les ouvriers confus et aucun plan sur le tréteau, se faisait du souci pour Hiram Abiff. On informa Salomon que personne n'avait vu Hiram Abiff depuis midi la veille. Salomon ordonna une recherche minutieuse dans tous les coins du Temple. Ne le trouvant nulle part, Salomon convoqua le Grand Secrétaire et lui ordonna de faire un appel de tous les ouvriers pour voir s'il y en avait de disparus en même temps qu'Hiram Abiff. L'appel révéla que Jubela, Jubelo et Jubelum étaient également absents. Le roi Salomon ordonna leur recherche. Il envoya douze hommes à leur recherche. Ils se lancèrent à la recherche par groupes de trois. Ils voyaient vers l'est, vers le nord, vers le sud et vers l'ouest à la recherche du Maître Bâtisseur. Nous apprenons que le groupe ayant voyagé vers l'ouest rencontra le capitaine près de Joppa et lui demanda s'il avait vu des étrangers. Le capitaine disait qu'il avait vu Jubelo, Jubela et Jubelum et qu'ils avaient l'intention de se rendre en Éthiopie. Ils retournèrent et informèrent le roi Salomon qui leur ordonna à nouveau d'aller à la recherche d'Hiram Abiff. Selon la légende, ils cherchèrent le Maître Bâtisseur avec beaucoup de ferveur. Il est dit que "parmi eux il y avait un qui était plus épuisé que les autres et il s'était assis au sommet de la colline où Hiram était enseveli." En voulant se mettre debout, il accrochait accidentellement un plant d'acacia qui s'était laissé arracher facilement. Cela attirait son attention et il appela ses deux autres compagnons. Ils examinèrent le secteur et ils découvrirent une tombe récemment creusée. L'histoire nous dit qu'à ce moment-là les assassins avouèrent leur crime et ils furent amenés devant le roi Salomon. Après avoir avoué leur crime, Salomon ordonna leur exécution.

Un autre récit de la capture des assassins relate qu'un groupe de neuf personnes guidé par Jaobert arriva à la caverne où l'un des assassins se cacha. Comme l'assassin était endormi, Jaobert courut dans la caverne et lui coupa la tête. Le rituel dit: "Qu'as-tu vu dans la caverne?" RÉPONSE: "Une lumière, un poignard, une source et un traître." QUESTION: "Qui t'as indiqué le chemin jusque-là?" RÉPONSE: "Un inconnu." QUESTION: "Que signifie le chien que tu vois dans le chapitre sur la route au seuil de la caverne?" RÉPONSE: "L'inconnu ou le bon citoyen qui conduit l'Élu." QUESTION: "Quand arrivent-ils à la caverne?" RÉPONSE: "À la tombée de la nuit." QUESTION: "Quand sont-ils revenus?" RÉPONSE: "À l'aube."

Il est intéressant de voir que le Coran parle du compagnon de la caverne. Il fait également référence à un chien près de la caverne. Le Coran dit: "Quand les jeunes gens se réfugièrent dans la caverne, ils dirent: Seigneur, aie pitié de nous, donne-nous le droit chemin." (18:10). Le verset 18 dit: "Tu aurais cru qu'ils veillaient mais ils dormaient. Nous les retournions sur le côté droit et sur le côté gauche et leur chien avait les pattes étendues sur le seuil. Si tu les avais aperçus, tu te serais enfui, saisi de frayeur." Et le verset 22: "Ils vont dire: Ils étaient trois et le quatrième était leur chien. D'autres visant l'insondable: Ils étaient cinq et le sixième était leur chien. Ou bien: Ils étaient sept et le huitième était leur chien. Réponds: Mon Seigneur sait leur nombre mais peu de gens le savent. N'en discute pas, sinon pour la forme et ne questionne personne là-dessus."

Albert Pike écrit: "Isis était accompagnée dans sa quête par Anubis sous la forme d'un chien. Il était Sirius ou l'étoile-chien, l'ami et le conseiller d'Osiris, l'inventeur du langage, de la grammaire, de l'astronomie..." (Morals and Dogma, p. 376).

Une autre version veut que deux des assassins furent trouvés par Bengabee, l'un des serviteurs du pays de Salomon, de Cheth, gouverné par le roi Macha. On les renoya à Jérusalem où ils furent exécutés. Le rituel dit: "Le jour de l'exécution ils furent attachés à deux poteaux par le cou, la taille et les pieds, les bras derrière le dos. Les bourreaux leurs ouvrirent alors la poitrine jusqu'aux parties génitales et pratiquèrent une entaille transversale. On les laissa ainsi pendant huit heures; pendant cette durée des insectes et des mouches se gorgeaient de leur sang. Leurs cris étaient si terribles qu'ils parvenaient à émouvoir même le bourreau qui leur coupa la tête et jeta leurs corps par-dessus les murs de Jérusalem en pâture aux vaches et animaux sauvages de la forêt."

La légende continue qu'après l'exécution des trois assassins, Salomon, Hiram de Tyr et quelques ouvriers se rendirent à la tombe du Maître Bâtisseur. Cependant, l'histoire relate qu'avant d'arriver à la tombe le roi Salomon et le roi Hiram s'entendaient pour que le "premier signe donné à l'arrivée à la tombe et le premier mot dit seraient adoptés comme signe et mot donnés dans toutes les loges de Maîtres jusqu'à ce que des générations futures trouvent les justes." Le Maître Bâtisseur avait été dans sa tombe depuis 15 jours, alors quand ils s'approchèrent de la tombe, l'odeur et la condition du corps étaient si terribles que les hommes spontanément portèrent le dos de leur main droite sur leur visage pour protéger les yeux et ils tournèrent leur tête légèrement vers la droite. La main gauche est un peu plus bas et tournée vers le sol, comme si elle devait protéger les yeux de quelque chose sur le sol. Ceci fut adopté comme le signe d'horreur.

Selon la version maçonnique de cette histoire, le premier mot prononcé était Mah-Hah-Bone. Certains érudits maçons disent que la prononciation est Machaben ou Machbinna. Il existe différentes interprétations de ce mot substitué. Certains disent qu'il se réfère au roi Macha et Bengabee. D'autres disent qu'il fait allusion aux trois hommes qui étaient les premiers à découvrir la tombe. En tant que définition, il est dit signifier "Que le Bâtisseur"; "C'est le Bâtisseur". "Moelle dans l'os". Moelle dans l'os." Mah-Hah-Bone, moelle dans l'os."

L'histoire nous informe qu'ensuite Salomon ordonna à l'un de ses hommes d'essayer de soulever le Maître Bâtisseur avec l'attouchement de l'apprenti (premier degré). (On le fait en prenant la main comme pour une poignée de main normale, sauf que le pouce est placé sur la première phalange.) Cependant, comme le corps est dans la tombe depuis 15 jours, la peau est devenue trop glissante et le premier essai échoue. Il dit alors à Hiram, roi de Tyr: "Mon valeureux compagnon, tu prendras le corps avec l'attouchement du Compagnon (deuxième degré) pour voir s'il t'est possible de le soulever". Il prend la main droite comme pour une poignée de main normale et il place le pouce sur la deuxième phalange et il essaie de lever le Maître Bâtisseur, mais la peau glisse à nouveau et il est impossible de le lever.

Salomon dit: "J'ordonne le silence complet. Et avec ton aide mon valeureux compagnon de Tyr, je vais maintenant lever le corps avec la poignée forte du Maître Maçon ou la Patte du Lion." Salomon s'avance et saisit la main droite du Maître Bâtisseur - la tenant fermement - et il appuie les bouts de ses doigts fortement contre les jointures du poignet du Maître Bâtisseur, là où le poignet s'unit à la main et avec beaucoup de force il le tire de la tombe sur les cinq points du compagnon qui sont: pied contre pied; genou contre genou, poitrine contre poitrine, la main au dos et la bouche contre l'oreille.

C'est dans cette position que le mot substitué "Mah-Hah-Bone" est chuchoté dans l'oreille. Le corps est ensuite ramené au Temple où il est enterré dans le Saint des Saints qui est le troisième niveau du Temple. Le Temple du roi Salomon se composait du rez-de-chaussée, des chambres du milieu et du Saint des Saints.

Chaque Maître Maçon à l'instar de la légende de Hiram Abiff fait l'expérience de cet événement. On dit alors qu'il a été élevé. En termes maçonniques on pose la question: "De quoi, vers quoi et par quoi es-tu élevé au degré du Maître?" RÉPONSE: "De l'état de mort, à une vie perpendiculaire à l'équerre, par la forte poignée du Maître Maçon ou de la Patte de Lion sur les cinq points du compagnon." Cette histoire a une profonde signification spirituelle et une extraordinaire importance dans la vie de l'homme moderne.

G:.M:. Robert Deumié 33º/95º
G:.L:. Sol-Om-On

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