21h00, camp nomade 1. La fête commence. On ouvre tout
ce qui reste à manger : deux sacs de chips Tostitos un pot de beurre
d’arachide et un pot de confiture de fraise. A tour de rôle dans
le sens des aiguilles d’une montre, on fait circuler les pots à
chaque personne. En attrapant un chip, on l’enfonce dans un des pots et
le mange immédiatement. Oups, l’autre pot arrive, même stratagème.
C’est tordant ! J’en pleure tellement je ris. Les uns crient après
les chips, les autres attendent impatiemment un des pots. C’est tellement
drôle. Nous rions comme des perdus. Vers 22h30, le sommeil nous gagne
et tout le monde rejoint son lit. Afin de sécher nos sacs de couchage
trempés, nous avons dû chauffer le poêle du chalet et
la chaleur qu’il y avait lorsque je me suis couchée était
intolérable. A deux reprises j’ai dû sortir à l’extérieur
pour prendre de l’air frais. Durant la nuit, je fus réveillée
par un bruit étrange. On aurait dit qu’un ours grattait le mur du
chalet. Pierrette qui m’a entendue me poser des questions à voix
haute, me dit qu’on lui avait expliqué hier soir que c’était
un porc-épic qui grattait le plancher du chalet. Bruit très
étrange, je l’avoue. Je me rendors.
27/06/97 7h45 vendredi (jour 6)
Lever du corps assez difficile ce matin. J’ai beaucoup de mal
à marcher. Mes rotules me font souffrir. Je prend deux Advils et
un bon déjeuner au gruau. Aujourd’hui, journée de B.A. au
camp. Réparation de la marche brisée, mousse sur le toit
d’un des chalet, coupe de billots de bois, raclage du terrain et on brûle
les déchets. Nous devons aussi faire sécher nos tentes au
soleil. Alain et moi organisons une chasse aux trésors pour les
pionniers. L’arrivée d’André et Ginette nous arrête
momentanément. Ceux-ci auraient bien voulu nous voir sortir du sentier
un par un aujourd’hui et ne s’attendaient certainement pas à ce
qui nous soyons sortis depuis hier.
Durant la soirée, la « gang » s’est amusée
à jouer aux cartes. Ginette et moi avons bavardé au feu.
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