sel. Dix minutes plus tard, nous repartons encore plus haut, rejoindre
les autres qui se demandaient ce qui se passait. Arrivée à
leur hauteur, je n’en pouvais plus. Yves décide d’arrêter
pour vingt minutes le temps que je récupère. Je me suis couchée
par terre et j’ai tenté sous le regard des autres de me remettre
le plus rapidement possible. Mais à l’intérieur, je me demandais
si je serais capable de continuer ou, si je devais retourner sur mes pas.
Après une demi-heure, j’ai dit à Yves que j’allais bien.
Je me sentais mieux. Pas à 100% mais assez bien pour continuer.
Le groupe en était bien heureux. Nous reprenons notre ascension
et trente minutes plus tard, les bienfaits du sucre apparaissent. J’étais
en pleine forme. Nous arrivions en haut de la montagne et nous avons alors
commencé à traverser la toundra. Sol très rocailleux,
ce fut très agréable de se trouver tout en haut. Le vent
était de la partie, et pendant que plusieurs d’entre eux revêtaient
leur manteau, je savourais le vent sur mon visage. Je ne voulais pas mettre
de manteau de peur d’avoir trop chaud et que le mal de cœur me prenne.
Soudain, le brouillard descendit sur nos têtes. Impressionnant !
La fine pluie qui nous frôlait était majestueuse. Ma condition
physique était épatante. Un carré de sucre «
dextrose » que l’on trouve en pharmacie sous forme de pastille de
sucre peut faire des miracles.
Toundra
Du haut de la montagne on pouvait apercevoir le flanc enneigé
de la montagne qui nous faisait face. Nous devions suivre le parcours identifié
avec des pierres empilées les unes sur les autres, que l’on appellent
« des cairns ». Selon le trajet à faire nous devions
traverser cette montagne. Première expérience dans la neige.
L’ascension fut difficile car c’était très escarpé.
Ensuite vient la marche dans cette neige. Une petite peur m’envahit car
je ne savais pas si elle pouvait supporter mon poids. Les jeunes étaient
au sommet et nous attendaient. Je gravis la distance qui nous séparait
en posant chacun de mes pieds dans l’empreinte de celui qui m’avait précédé.
A dix pieds de l’arrivée, Pierre-Luc m’avise d’être prudente
car il s’était enfoncé jusqu’aux fesses. Il m’indiqua l’endroit
où traverser et m’aida à enjamber le bord de la surface non
enneigée. Lorsque tout le monde fut traversé, nous atteignirent
le sommet. De l’autre côté nous devions redescendre vers la
droite à travers la vallée. Un paysage fantastique se dessine
alors sous nos yeux. Nous apercevons la rivière que nous devons
suivre vers la droite pendant à peu près une heure. La fatigue
et la faim nous gagnèrent et nous avons dû (les adultes) nous
motiver pour terminer les quelques kilomètres qui nous séparaient
du lac Quintin. C’est vers 19h00 que nous sommes arrivés au refuge
du lac Quintin. J’ai ôté mon sac à dos et me suis assise
10 minutes avant de faire quoi que ce soit. J’étais crevée.
J’avais les jambes molles d’épuisement. Ensuite, je sortis de mon
sac mes vêtements secs afin d’aller me changer. Direction piano (toilettes).
Cet abri sans porte faisait face à la vallée et était
situé en bordure du flanc de montagne, 40 pieds derrière
le refuge. Je m’assois donc sur se siège royal et me soulage de
la journée. Je pouvais admirer le paysage majestueux qui s’imposait
devant moi. Ensuite j’ai commencé à ôter mes vêtements
très lentement. Je n’avais pas de force tellement j’étais
épuisée. Ensuite j’ai accéléré le processus
pour me revêtir car le vent assez froid me glaçait le sang.
J’ai dû prendre une quinzaine de minutes pour me changer mais lorsque
je fus dans mes vêtements chauds, je me suis sentie beaucoup mieux.
Je suis partie retrouver le groupe, qui s’affairait au souper en équipe.
Pierrette avait allumé le poêle et m’attendait pour choisir
le souper. J’ai mangé un peu. C’était une fausse faim je
crois, car j’avais très soif mais pas beaucoup d’appétit..
Après avoir chauffé l’eau pour le café, Pierrette
a bu le sien ainsi que le mien sans s’en rendre compte. Je me suis donc
assise au feu et j’ai chauffé mes bas comme des guimauves au-dessus
de la flamme pour les sécher. Vers 21h00 je suis allée me
coucher. Rejointe par les autres trente minutes plus tard. Quelques farces
contées par Sylvain suffirent pour que nous éclations de
rire.
Chalet du lac Quintin

Pas de guimauve...Pas grave!! Nous avons nos bas....!!!
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