Spiritualité

Itinéraire des Exercices pauliniens


De la Pentecôte au 30 juin

"Demeurer en Jésus Christ jusqu'au "vivit vero in me Christus""… (DF 99)

Nous avons vécu ensemble la grande semaine qui nous a conduits à la Pentecôte: avec Marie, nous sommes entrés nous aussi dans le Cénacle, recevant une effusion renouvelée d'Esprit Saint. Comme nous le savons, notre Fondateur a toujours souligné le lien étroit entre l'action de l'Esprit et notre sanctification.

Toujours guidés par la révision que le Fondateur nous offre concernant le parcours accompli, en cette période, nous sommes invités à réfléchir aux applications pratiques qu'il associe à la conclusion de la deuxième étape, "demeurer en Jésus Christ": "jusqu'au "vivit vero in me Christus": intelligence, cœur, vie" (DF 99). Nous savons bien que c'est le but de notre itinéraire spirituel-apostolique: notre transformation en Jésus, mieux, notre identification à Lui, grâce à laquelle nous " disparaissons" et seul le Christ vit en nous!

Il s'agit d'une orientation qui traverse tout l'enseignement du Fondateur. À commencer par l'œuvre chronologiquement plus proche du Donec formetur, c'est-à-dire l'Apostolat de la Presse (1933). "La vie d'apostolat suppose une vie chrétienne et une vie sainte à laquelle nous joignons l'accomplissement héroïque du zèle pour la gloire de Dieu et pour les âmes… Pour que, désormais, l'âme tende uniquement à la gloire de Dieu et à la paix des hommes dans le Christ et avec le Christi: "L'amour du Christ nous presse". C'est la vie complète: "Je vis, mais ce n'est plus moi, c'est le Christ qui vit en moi".

À partir de ce moment, nous pouvons affirmer que don Alberione n'a pas eu d'autre préoccupation que celle de revenir à l'infini sur cette consigne: que seul Jésus vive en nous. Simplement, à titre d'exemple: "Que le cœur soit sanctifié, que tout l'enchevêtrement des passions soit régularisé. Aimer, mais aimer Dieu, aimer les âmes… Nous devons enlever certains sentiments et les changer en bons sentiments, changer le coeur: "Vivit vero in me Christus"". Et encore: ""Vivit vero in me Christus", quand Jésus est devenu notre cerveau, notre cœur, notre volonté…". Les personnes qui entrent dans cet optique "veulent que leur vie soit le "vivit vero in me Christus"; elles pensent toujours au but. Leurs pas sont toujours dirigés vers le but; elles sont comme un voyageur toujours orienté vers le but: la gloire de Dieu…, elles avancent comme l'horloge qui n'arrête jamais, tout comme la respiration, le pouls, le temps ne doit pas arrêter". "Le Seigneur nous donne chaque année pour que nous parvenions à une perfection de plus en plus haute, plus profonde qui arriverait au "Vivit vero in me Christus", c'est-à-dire quand Jésus Christ vit en nous; ses pensées dans notre intelligence; que ses pensées soient les nôtres, que ses vouloirs soient en nous; et les désirs et les intentions, celles de Jésus en nous".

Par conséquent, l'orientation pour vivre les exercices "pauliniens" en cette période pourrait être:

¢ Je me souviendrai qu'un des "effets les plus admirables" de l'action de l'Esprit en moi, c'est "l'affection sainte du coeur". C'est pour cela que le Fondateur désire que les "désirs et les intentions de Jésus habitent mon coeur". Je demanderai à Marie, ma Mère, d'invoquer et d'accueillir l'Esprit Saint en moi, de vivre dans ce climat spirituel durant la journée, et je m'engagerai à demander fréquemment à l'Esprit ses aspirations, de manière à m'approcher toujours mieux de l'occupation maximale: "demeurer dans un climat méditatif, dans la vie de Jésus" (DF 41).

"La sainteté consiste à vivre les mystères de la vie de Jésus en union avec Lui. Elle consiste à s'unir à la mort et à la résurrection du Seigneur d'une manière unique et personnelle, à mourir et ressusciter continuellement avec Lui. […] Le dessein du Père, c'est le Christ, et nous en Lui. En définitive, c'est le Christ qui aime en nous, parce que "la sainteté n'est rien d'autre que la charité pleinement vécue". Par conséquent, "la mesure de la sainteté est donnée par la stature que le Christ atteint en nous, depuis qu'avec la force de l'Esprit Saint, nous modelons toute notre vie sur la sienne". C'est ainsi que chaque saint est un message que l'Esprit tire de la richesse de Jésus Christ et donne à son peuple".

Ces expressions du pape François ne semblent-elles pas un écho parfait de notre Fondateur? Remercions le divin Maître pour le don de notre spiritualité et accueillons l'invitation à être un message de vie pour quiconque est à nos côtés et pour les personnes que nous rencontrons dans notre apostolat.

En communion profonde, don Guido.