1- (fils de Pierre Bergeron et de Catherine Marchand) 

 

Chapitre 1


    André Bergeron, 1642 à 1712 fut le premier Bergeron à faire souche en Nouvelle-France.  Il est l'ancêtre de la plupart des Bergeron du Québec.  Né à Saturnin-des-Bois, dans le centre-ouest de la France (en Charente-Maritime) près du port de Larochelle.  Voici son certificat de naissance:

Acte de naissance d'André Bergeron

 

DÉPARTEMENT de la CHARENTE-MARITIME 
Arrondissement de Rochefort 
MAIRIE DE SAINT-SATURNIN-DU-BOIS 
17700 Surgères 
Téléphone (46) 07.07.54 

(Année 1642) 

Le sixième jour de Février a été baptisé 
André Bergeron 
Fils de Pierre Bergeron 
et de Catherine Marchand 
ses père et mère 
(le reste de l''acte est illisible) 

                        

                                                                      SAINT-SATURNIN-du-BOIS 22. AVR. 1983

                                                                       

                                                                          Le Maire

Catherine Bergeron née le 1er octobre 1643 
Franins ou (Francis) Bergeron née le 6 avril 1645 
Ann Bergeron née le 29 janvier 1647


Le départ d'André pour l'Amérique

André part (vers 1665) pour la Nouvelle-France pour quelque obscure raison, avec son vieux père, un sexagénaire sans doute veuf, pour le grand voyage en Amérique.  Il avait bien une vingtaine d'années, à cette époque.


André à la Nouvelle-France

        En 1966 (recensement de Benjamin Sulte, his.1V53b ) et en 1667 (recensement de Benjamin Sulte, his. 1V 71c), on trouve André, ainsi que son père Pierre, à Lauzon.  Ils sont engagés domestiques chez Eustache Lambert.  André a 23 ans.

    Après avoir rempli leurs engagements de trente-six (36) mois à la Seigneurie, ils obtiennent la concession de leur terre de huit (8) arpents bornée d'un côté à la terre D'Eustache Lambert et de l'autre côté à celle de Jean Charpentier.

    Le 12 juin 1669, ils figurent comme témoins à l'arpentage, par Jean Guyon, de la Seigneurie de Lauzon (Jugements du Conseil Souverain 1V #1002); le 5 mai 1670.  André Bergeron prend, en compagnie de Philippe Guyon, un bail à ferme de Marie Laurence, femme d'Eustache Lambert (greffe du notaire Becquet).  Ce n'est qu'en 1670, le 10 décembre, qu'il s'établit, acceptant une concession à Lauzon, puis une autre du même, le 25 novembre 1672 (greffe du notaire Rageot).


Mariage d'André Bergeron et de Marguerite Dumets (Dumay)

    Une fois établi, l'ancêtre crut qu'il était temps pour lui de se marier.   Arrivée depuis peu à Lauzon avec ses parents, de Montréal, la petite Marguerite Dumets, 14 ans eu le don de plaire à notre homme qui lui, approche déjà la trentaine.  Après de brèves fréquentations, le mariage a lieu en juillet 1673.  


Contrat de mariage: (difficile à lire de par l'écriture ancienne (vieux français) et aussi parce qu'il est écrit sans paragraphe comme l'original).

André Bergeron et Marguerite Dumets

Notaire Rageot, 9 juillet 1673

Pardevant Ledict Greffier Notaire gardenottes du Roy nostre Sire en la Jurisdiction de cette ville de Quebecq en la Nouvelle france furent présents en leurs personnes André Bergeron habitant en la coste et Seigneurie de Lauzon fils de Pierre Bergeron et de Catherine Marchand ses pere et mere de la paroisse de sainct Sourlin dubois evesché de la Rochelle, led. Pierre bergeron de pnt demeurant en lad. Seigneurie dune part Et Jean Dumets  Et Jeanne Vedix sa femme de lui duement authorisée pour leffet des pntes stipulans en cette partye pour Marguerite dumets leur fille a ce pnte et de son consentement lesd.  Dumets habitans demeurants en lad. coste Et Seigneurie de lauson dautre part, Lesquelles partyes de leur bon gré et vollonté en la présence de ladvis et consentement de leurs parens et amis pour ce assemblés de part et dautre sçavoir de la part dud Bergeron, dud. Pierre Bergeron son pere Pierre Lelat et françoise Crespeau sa fe. cousine dud. Bergeron et du Sr. Jean paul Maheut, et de la part des d Dumets, Vedix et leur fille de Estienne Dumets oncle de lad. fille de Eustache de Laune et de Jean Migneron Georges Cadoret amys, Ont faict et accordé les traités et promesse de mariage qui ensuivent  Cest a sçavoir led. André Bergeron avoir promis et promet par ces pntes prendre pour sa femme Et légitime Espouse lad. Marguerite Dumets, comme aussy lesd, Jean dumets et Vedix sa femme promis donner laditte Marguerite dumets leur fille en mariage audit André Bergeron, Laquelle le promet prendre a son Mary et légitime Espoux Icelluy mariage faire et sollemniser en face de nostre mère  Saincte Esglise Catholique apostolique et Romaine le plustost que fe ce pourra et ql sera advisé et deliberé entr'eux leurs d. parents et amys sy dieu et nostre ditte mere Saincte Esglise y consentent et accordent pour estre uns et communs en touts biens meubles et conquets Immeubles du jour des espousailles suivant la coustume de paris suivie en ce pays, Ne seront tenus aux debtes lun de lautre faictes et créées avant le futur mariage ainsy aucune y a seront payées et acquittées par celluy de qui elles procederont et sur son bien Sera douée la future espouse du douaire coustumier ou de la soe.  de six cents livres de douaire préfix pour une fois payer au choix de la future espouse, a prendre generallement sur tous les biens presents et advenir du futur espoux ql. en a des a pnt, affectez et hipotecques, en faveur duquel mariage Lesd Jean dumets et sad. fe. ont promis et se sont obligés donner a leur d. fille la soe de trois cent livres en trois termes et payement esgaux sçavoir cent livres un an en suivant q. lon comptera M V1 c soixante seize et led. Estienne dumets oncle de lad. future lui a aussy promis et s'est obligé lui donner cent livres apres leurs espouzailles, Et ce pour tenir nature de propre a lad. future espouse et a ceux de son costé et ligne Et advenant la dissolution de communté pourra lad. future espouze remoncer a Icelle et ce fesant reprendre la soe.  de trois cent livres de ses propre d'une part Et cent livres dautre, ensemble et tout ce qui lui pourra advenir et eschoir pendant leur mariage, tant par succession, donnation qu'autrement avec ses habits linge bagues et joyaux a son Usage, sans estre tenue daucune debtes de la communauté encor qlle y fut obligée ou condamnée, comme aussy led. futur espoux prendra ses habits et linge a son Usage en cas ql succedde,  Et ce avant partage, A led. Sieur Jean paul Maheust en contemplation dud. mariage a promis et sest obligé donner aud. futur espoux apres espouzaille la somme de vingt livres pour entrer en communauté car ainsy pmettant Obligeants Renoncant faict et passé aud. Quebecq en la maison de Sr Maheust le jeudi après midy le neufieme jour de juillet Mil six cens soixante treze es presence de Jean Marnay clerc et de Jean Michel tesmoigs qui ont avec lesd. Maheust et de Laune Lelat et notaire signé et led. Estienne dumets faict sa marque ordinaire et les partyes et autre parens et amys susnommés déclaré ne sçavoir escrire ny signer de ce interpellés suivant Lordonnance

Marque du futur    

  


Marguerite Dumets

    Marguerite Dumets est née le 21 octobre 1659.  Elle est la fille de Jean Dumets et de Jeanne Rédié ou Védié.  

    Marguerite est âgée de 14 ans lorsqu'elle épouse André Bergeron.  A 15 ans elle  donnera un premier garçon à son mari, qu'ils appelleront, comme le veut la tradition de l'époque, André  lui aussi.  Onze autres suivront avec la régularité d'un pendule;  ( 1676, 1678, 1680, 1682, 1687, 1691, 1693, 1695, 1697, 1699, 1701.)


André et Marguerite à St-Nicolas 

    En 1681, nouvelle étape, dans la vie de l'ancêtre, il vend sa propriété de St-Romual à son beau-frère pour se fixer à St-Nicolas . Ce qui va faire de lui  l'un des fondateurs de St-Nicolas..  

    C'est d'ailleurs sa maison qui tenait lieu de Chapelle pour les missionnaires qui venaient y célébrer les services religieux pour la petite population de pionniers.  

    Au recensement de 1681, André à 38 ans, sa femme Marguerite 22 ans et 4 enfants: André 6 ans, Jean 5 ans, Pierre 4 ans et Jacques 5 mois. il a pour tout pécule, 1 fusil, 2 bêtes à cornes, 8 arpents de terre.

    Sur le plan de Catalogne (1709), la terre "aux Bergerons" est marquée un peu au-dessus du Sault de la Chaudière, ayant Louis Gautier, Sr de la Pigeonnière au Nord-Est, et la veuve Lamontagne au Sud-Ouest.  (Vol. de Tanguay 1 p. 42).   


Les enfants d'André Bergeron (1) et de Marguerite Dumets

 

ANDRÉ :  Baptisé à Québec le 28 janvier 1675.  Il se marie 4 fois. (à lire dans André 11)

 

JEAN: Baptisé le 29 décembre 1676, il se marie une première fois à Marguerite Grenon (soeur de Marie Grenon, sa belle-soeur) le 9 novembre 1699 à Pointe-aux Trembles.  

2ième mariage: À Marie-Madeleine Ferland, veuve de Mathieu Blouard, à St-Pierre, Ile d'Orléans le 27 juillet 1711.

3ième mariage: À Madeleine Bourassa, veuve de Jean-François Dussault, à Lévis le 18 mai 1719.  

 

PIERRE: Baptisé à Québec le 15 mai 1678. Sépulture à St-Nicolas le 18 décembre 1701.  

 

JACQUES: Né vers 1680.  Il épouse le 2 avril 1704 Marie-Louise (Agnes) Grenon à Pointe-aux-Trembles

2ième mariage: À St-Nicolas, le 6 février 1720, il se marie à Marie-Anne (Madeleine) Dubois  

 

MARIE-FRANÇOISE: Baptisée à Québec le 30 juin 1682.  Mariée à Étienne Garnier. Sépulture le 30 novembre 1758 à Pointe-aux-Trembles.  

 

MARGUERITE: Née le 6 janvier et baptisée à Lévis le 18 janvier 1687.  Mariée à St-Nicolas le 16 mai 1707 à François Fréchette.  Sépulture à  St-Nicolas le 18 juin 1734  

 

MARIE-ANNE: Née vers 1691.  Sépulture à St-Nicolas le 26 mars 1712.  

 

EUSTACHE: Baptisé à Québec le 11 mai 1693.  Sépulture St-Nicolas le 22 décembre 1708.  

 

GENEVIÈVE: Baptisée à Québec le 1er juin 1695.  Mariée à St-Nicolas le 27 avril 1714 à Bernard Vaillancourt.  Sépulture en 1748.

 

NICOLAS: Baptisé à St-Nicolas le 15 avril 1697.  Il se marie le 11 juin 1725 avec Marie-Élisabeth Fréchette à St-Nicolas.  

2ième mariage:  À Québec en novembre 1734 avec Marie-Gertrude Robin, veuve de Pierre Chatel.  

 

JOSEPH: Baptisé à St-Nicolas le 28 juin 1699.  Il épouse à St-Antoine de Tilly Marguerite Dussault le 6 septembre 1722.

2ième mariage  À Marie (Catherine) Bordeleau, veuve de René Rousseau.  

 

MARIE-LOUISE: Mariage à St-Nicolas le 20 novembre 1719 avec Jean-Dupont.  


Décès d'André et de Marguerite

    André meurt à St-Nicolas à l'âge de 69 ans.  Sur l'extrait du registre de sépulture de la paroisse de St-Nicolas, on dit qu'André (habitant de profession) est décédé à l'âge d'environ soixante-dix ans.  Étaient présents à la sépulture: François Dubois et Étienne Fréchette.  L. Picard officie la cérémonie.   

    Jusqu'à sa mort, survenue en février 1712, il défrichera le sol avec ses enfants.  Sa femme ne lui survivra que cinq ans.  Ses fils, dont André, qui sera un pionnier à St-Antoine-de-Tilly, lui assureront une nombreuse descendance dans tout le Québec et même, au-delà.  Aujourd'hui on trouve des Bergeron en grand nombre dans les comtés de Lobinière, Lévis, Charlevoix, Saguenay, (depuis 1864, alors que Pascal Bergeron s'établit à Jonquière), Richelieu, dans les villes comme Québec, Montréal, St-Hyacinthe, Sherbrooke, etc....

Source Principales.... Archange Golbout;, Nos ancêtres au XV11eme siècle...

    André Bergeron né en 1642, fut inhumé à St-Nicolas le 21 février 1712.  Son inventaire est du 6 juillet 1717 (greffe du notaire Laneuville).  On possède le Testament de Marguerite Dumets, sa veuve;  ce document est du 4 août 1720. (greffe du notaire Laneuville).  

    En 1909, la terre ancestrale était encore en la possession des descendants de Joseph Bergeron, le benjamin de la famille.  (Le Livre d'Or de la noblesse rurale).


 

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